Quand tu passes 20min à tester les touches dans la 1ère salle du jeu tu sais que ça va être du bon platformer 3D. Et ça c'est avant de débloquer quoi que ce soit, car Pseudoregalia est aussi un metroidvania. Ce côté là m'a fait un peu peur au début, n'étant pas un fan du genre, mais c'est ici un excellent moyen de donner envie au joueur de rater des sauts en boucle parce que "nan mais j'suis sûr que ça passe". Quel plaisir de retrouver ce sentiment, réalisé avec tant de minutie. On sent vraiment que les salles sont faites pour être sequence "break", qu'on peut "arnaquer" cet obstacle au lieu de prendre le chemin évident de l'autre côté. Ce n'est évidemment jamais laissé là par hasard, et les runs peuvent ne pas se ressembler d'une personne à l'autre tant tout est atteignable avec assez de persévérance.
On débloque donc des capacités au fur et à mesure d'exploration, qui ajoutent toujours un truc simple et direct, mais aussi des combos entre les pouvoirs, des trucs cachés dans le moveset qui permettent de pousser encore et encore l'agilité de Sybil. Jusqu'à la satisfaction ultime quand on apprend à se déplacer correctement, rapidement et avec fluidité, rendant risibles les sauts si précis du début. Chaque capacité à sa place, et j'ai trouvé de nouveaux mouvements jusqu'à la fin du jeu. Tout ça pour mater une vidéo de tuto speedrun après coup, qui me montre une quinzaine de mouvements que je n'ai jamais soupçonné.
Bon, j'me suis emballé sur le principe du jeu, mais il faut passer outre les quelques défauts du jeu. D'abord, le perso sans slip un peu gênant (l'option pour lui mettre un pantalon est cachée), les menus assez moches, quelques bugs et une map assez mal foutue. Bien que ce dernier point ait tendance à me faire tiquer, Pseudoregalia est si agréable à jouer que je m'en foutais complètement.
Le style graphique est lui bien cool et personnalisable, les défis speedruns rajoutent des objectifs qui ne sont que des excuses pour schmover comme jamais, et ce jeu est une vraie lettre d'amour au gameplay émergent des fleurons du genre, et un pur kiff manette en main.