Mon expérience avec la fin de Quantum Break a été tiraillée par deux extrémités: la frustration de cette fin (et p'têtre aussi le boss final, je déteste les bosses qui balancent des mobs à foison) et l'excitation de découvrir cet univers en profondeur.
Attention, ça va spoil.
Parce que Quantum Break, plus que ses gunfights peu excitants, plus que le contrôle temporel qui sauve tout un gameplay, c'est un avant tout un scénario somme toute classique de voyage dans le temps (paradoxe, boucle temporelle, la fin est le commencement...) mais qui n'est que la surface d'une mythologie que s'efforce de créer Remedy. Ainsi, on est constamment teasé par la "Fin du Temps", qui s'apparenterait à une apocalypse temporelle, où un connard aurait appuyé sur le STOP de son lecteur de VHS, décrite avant toute chose dans les divers documents audios/écrits que l'on trouve au sein de l'aventure.
Mais c'est frustrant, car comme dit plus haut, le scénario, bien que tenant en haleine, est assez peu original, et on aurait vraiment voulu s'aventurer au sein de la Fin du Temps (mon côté Chrono Trigger, probablement). Alors pourquoi 7 ? Eh bien, car j'ai quand même pris une sacré baffe. Les pouvoirs temporels ne sont pas directement intuitifs : joueur de Gears of War, il m'arrivait trop souvent de compter sur le gunfight, alors que le véritable atout de Jack, c'est ses pouvoirs. De ce fait, on en a une grosse panoplie: arrêt du temps dans une zone restreinte, bouclier qui dévie les balles, "dash" temporel, etc... Si au final, on sentira plus une version EX du bullet time de Max Payne ou Vanquish, il faut admettre que dans la forme, la chose est originale tout en sachant se démarquer.
Et puis, c'est sacrément beau: j'ai jamais vu une synchronisation labiale (en VO, je précise) aussi bluffante. De même pour la direction artistique: les séquences d'arrêt temporel sont magistrales, avec ses effets de particules totalement maîtrisées. Enfin, les choix qui impactent directement l'histoire: bon, comme d'habitude, le marketing vous vendra "la façon dont vous jouez influe sur le scénario !", c'est pas totalement vrai. On aura surtout des entractes où des choix vous mèneront sur d'autres routes, mais elles ont pour elles d'être nombreuses et d'impacter la fameuse série, que j'ai trouvé très bien réalisée et en parfaite adéquation avec le jeu. Elle permet de développer les personnages un peu en retrait au sein du jeu: de ce fait, on reste centré sur Jack tout en suivant les autres intrigues. C'est bien pensé, et les acteurs sont très bons. Chapeau.
En conclusion, ce jeu m'aura moins marqué qu'Alan Wake, néanmoins la fin est vraiment prometteuse pour l'avenir de cette licence. On sent que l'univers du jeu n'est pas qu'un lac, mais un océan.