8 de moyenne ? Alors qu'as tu à dire pour ta défense vieille canaille ?
J'ai tout fait pour qu'on m'apprécie. Puis-je avoir un prix maintenant ?
Pendez-le.
(bruit d'une nuque cassée)
Il semblerait que ce n'était qu'un membre subalterne de la bande des frères Rockstar, une petite bande de mauvaises frappes qui essayent de vagabonder sur les pas de l'ancêtre Marston. Moi, Marshall Dickson, par l'autorité qui m'est conférée par la Pinkerton elle même, je jure de mettre à bas cette racaille de délinquant.
YAAH !
Ma première destination se situe dans les montagnes enneigées au nord de Blackwater, c'est dans cette région qu'on aurait ouï dire que la bande s'est reformée pour un nouveau jeu.
J'entrepris alors de me préparer physiquement au retour en puissance de vieux souvenirs de la bande originelle, celle qui m'avait tant énervée de par ces lois de Murphy.
Je pris mon mal en patience, le début n'annonçait pas un mauvais jeu, l'intrigue de base était simple, comme le premier, il fallait maintenant voir si elle allait se développer, en mal ou en bien.
C'est en les suivant jusqu'à Valentine que mes doutes étaient bel et bien fondées, le jeu allait garnir l'intrigue principale d'une myriade de missions secondaires, toutes plus interchangeables les unes des autres.
Je comprends qu'on est au début du jeu, et qu'une bonne partie des missions servent à introduire des éléments liés à l'exploration (la chasse, la baston, l'attaque de trains, de dilligences, les cambriolages, etc...) Pourtant, je regrette amèrement que ces missions soient toutes réalisables n'importe quand, par exemple, vous pouvez attendre longtemps avant de sauver Micah alors que ce dernier est en danger et qu'il fait partie de la bande après tout. De plus, les missions sont la plupart du temps, aucunement liées à l'histoire principale, ou bien à une chronologie particulière qui rappelle à quel moment de l'histoire on se trouve.
Oui, je peux concevoir une histoire principale avec des missions secondaires, si seulement les missions secondaires n'étaient pas aussi insignifiantes ! Développer l'histoire des personnages, voilà son but, et pourtant, elle manquera à tous ses devoirs.
Déjà, citez moi plus de trois missions mettant en valeur Pearson, Micah, Kieran, Bill, Lenny, Sean, Javier, Swanson, et les filles du camp (je ne me rappelle plus des noms, tiens, tiens, tiens). Les seuls personnages à avoir eu ce privilège, attention les yeux, sont Dutch, John Marston (bof), Micah (bof), Charles, et la sublime Sadie Adler (vomit). Ouah, quelle minorité imparfaite. Imparfaite puisqu'une partie de ces personnages sont des disques rayés. Marston = Je ne crois plus en toi Dutch, j'ai une famille maintenant. Micah = Je suis le méchant hors-la-loi qui passe sa vie à faire le mal autour de soi.
J'ai mis le sujet sur la table, maintenant, approfondissons le !
Les personnages !
Qu'on les pende tous !
A commencer par Arthur Morgan, le sous-fifre de service, le paillasson attitré de Dutch, celui qui ne réfléchit jamais ! Ironique que le personnage qu'on incarne soit le plus plat de tout le jeu.
Arthur Morgan est le sceptique de service, celui qu'on tend à bout de bras depuis le début de l'histoire comme celui qui émet des doutes sur les choix de Dutch. Le seul moment où il pourra atteindre quelque chose de concret avec ses incertitudes, c'est à la fin du jeu, un peu plus et il ratait le dernier tram de minuit.
Cette baudruche dégonflé avalera son amour propre telle une sucette donnée à un chérubin en acceptant toutes les missions par des dialogues oscarisés :
- Dutch, je n'aime pas beaucoup ça, cela fait bien trois fois que tu nous sors le coup du "c'est la dernière fois" !
- J'ai besoin que tu croies en moi, Arthur !
- (maugrée en silence) Arthur pas content. Arthur démissionnait Van der Linde mais pas maintenant.
Nouvelle mission :
- Dutch, je n'aime pas beaucoup ça, cela fait bien trois fois que tu nous sors le coup du "c'est la dernière fois" !
- Eh toi ! Cela fait 43 fois que tu nous ressors ça !
Et à la fin du jeu, on se rend compte qu'après tous les services qu'il nous doit (plus de 70 missions), Dutch pense qu'on est un traître… C'est le hors la loi qui se fout de la banque !
- (Tousse comme une merde) Dutch, je n'aime pas beaucoup ça (tousse) cela fait bien (tousse) 45 fois que…
- Paroles de traîtres ! Tu ne m'as pas soutenu euh… lors de la mission 9 !
- (crache du sang) Mais c'était juste une mission où il fallait que je récupère le révérend !
- Tu comprends les sacrifices qu'il faut faire quand on veut bâtir une bande ?
- Arthur jamais revenir ! (s'effondre sur le sol et meurt)
- Micah, finit le.
- A votre sssssservissssse.
Bon sang, quand Arthur est le paillasson, Micah c'est la porte tandis que Dutch incarne à lui tout seul la maison de l'hypocrisie. La dernière scène qu'on a de lui c'est à peine s'il réfléchit.
Là, je pense qu'on devrait creuser une énorme tombe afin d'y enterrer les personnages du premier opus. Déjà on a la parodie de Dutch qui adore nous raconter combien d'argent la bande doit récupérer avec toujours le casse butoir qui ne cesse de reculer. Javier Escuella est un putain de fantôme, tandis que Bill Williamson passe pour l'idiot du village à cause de cette crétine d'Adler.
Rappelez vous que ces gens meurent dans le premier opus de par notre main, RDR2 pouvait alors essayer, je dis bien essayer de les développer pour qu'on puisse éprouver un peu d'empathie envers des visages sur des avis de recherche.
Foutu !
Ces derniers se retournent contre vous dès que Dutch vous traite de traître.
Peut être que les nouveaux personnages sont un peu plus développés ?
Vous savez, pendant un court instant, je me suis dit que vu la mode dans les grosses franchises de jeu vidéo, celle de nous sortir des héroïnes fortes à la fricassée (Assassin's Creed, Gear Of War, Tom Clancy) ; même dans les jeux où les héros sont principalement des mecs et où les jeux sont principalement joués par des mecs ; j'ai eu un bref espoir, que RDR2 allait ne pas mêler son grain de sel !
Fort est de constater qu'ils ont fait fort, vous ne jouez pas une femme (plutôt une larve), mais vous devez vous en coltiner une pendant tout le jeu. J'ai nommé, Sadie Adler.
Souvenez vous de Bonnie McFarlane qui s'occupait de son ranch devant l'adversité des bandes rivales, des orages, des incendies de granges, et des transports de marchandises sans escorte. Pour Rockstar Games, c'était pas assez féministe, il a fallu redéfinir ce qu'est une femme forte, et on a eu le droit au mélange le plus nocif de l'histoire pire que les pesticides, la peste bubonique, et Capitaine Marvel, Sadie Adler sent le cheval mouillé à plein nez.
Peut être qu'il aurait fallu donner le job à des femmes pour l'écriture du personnage comme Toy Story (en fait...non), car la faire porter un pantalon, la faire parler comme un ramoneur de Paris atteint d'un cancer des testicules, la faire jurer, la faire renvoyer chier tout personnages masculins, ce n'est pas une bonne manière pour me la faire apprécier.
Avant, on préconise les premiers regards, les mots doux, les petites touches d'attention. Là, j'ai plus l'impression qu'on me tend une perche à la piscine en n'oubliant pas de me crever un œil au passage.
Le pire c'est la mission et son titre "De l'importance du suffrage féminin", je vois même pas le rapport avec la mission. Peut être que j'ai reçu un jeu qui devait sortir en Arabie Saoudite ! Et si c'est au canada, le jeu va s'appeler comment ? "Votez Trudeau !" ?
Hum, on dirait un message, professeur Langdon, quelles sont vos ressources en cryptologie pour élucider ce mystère ?
- On dirait que cela dépasse mes connaissances.
Mince, mais ça mettrait le Da Vinci code en PLS ! Ou peut être que c'est juste un message féministe sans grande envergure, essayant de faire écho aujourd'hui, afin de donner aux femmes le choix de participer à l'illusion démocratique. Que la république est généreuse !
Ouais, m'est d'avis qu'on ne pourrait pas juger Sadie Adler en tant que femme puisqu'elle n'est même pas humaine. C'est elle qui durant la mission de la montgolfière, ne porta aucun intérêt au propriétaire dudit appareil, mort durant la fusillade, fusillade causée par Sadie en personne.
Ah attendez, j'ai une bien meilleure preuve ! C'est qui qui oublie son mari tué par les O'Driscoll après un chapitre ? C'est qui qui s'amuse, taquine, rabroue, boit, et gueule après tout le monde ? Et c'est qui qui dit mon pauvre mari (sans pleurer, faut pas trop pousser), je vais te venger en tuant des O'Driscoll après 3 autres chapitres ? Mais oui, c'est Sadie qui l'a dit !
Et les autres du camp ? Qu'est ce qu'ils en disent ? Eh ben, dès qu'ils la critiquent, Sadie réplique et eux se couchent. Vous êtes sûr que vous me la vendez pas là ? Je vois même l'étiquette du prix sur son chapeau ! Et ceux qui la critiquent en bien vont finir par être à court de bon points à lui donner, ils emploient encore plus de superlatifs que dans la musique Way Back Home !
"Sadie is the prettiest ! Sadie is the strongest ! Sadie is the smartest !"
Heureusement, que les relations hommes et femmes sont bien meilleures dans la vraie vie car pour l'instant, je préfère me souvenir que John a remué ciel et terre afin de tuer les derniers hommes qui étaient en travers de son chemin vers le domicile conjugal.
Bon assez critiqué, pendez là.
"Une minute ! Si vous la pendez, votre compte Senscritique disparaîtra avec toutes vos critiques !"
Quoi ? Mais je pensais qu'on se faisait supprimer son compte quand on tuait une suffragette ? Pas en pendant métaphoriquement quelqu'un. Bref, j'ai une autre astuce !
Lors d'une des dernières missions de Sadie qui veut achever sa vengeance en tuant tous les O'Driscoll (O'Driscoll qui ne doivent plus être qu'une poignée puisqu'on a perdu un seul membre à cause d'eux), elle nous demande de venir avec elle. Si on refuse, on perd de l'honneur.
Mais tu es une Mary Sue, tu n'as pas besoin de mon aide !
J'ai une petite question à adresser à RG… Est ce que vous avez déjà vu un western dans votre vie ? La vengeance à outrance, ce ne sont pas que les victimes qui font les frais. Et puis Arthur qui est assez réticent à prodiguer son aide (toux) et qui déteste la vengeance seulement quand c'est Dutch !
En tout cas, durant la mission, en pleine fusillade, un écran noir m'avertit d'un message céleste : Sadie Adler is dead…
Ils l'ont tué ! Hourra !
BFMTV : Nous venons d'apprendre la mort du personnage le plus chiant de RDRII, de grandes marches pour la liberté vont se dérouler dans toute la France.
EUROPE 1 : ….Des statues de Sadie Adler sont déboulonnés en Irak, les prisonniers de guerre sont délivrés….
Réfugiés politiques : A BAS SADIE ADLER ! Vive la liberté !
Après ce petit moment d'euphorie, nous avons un moment de réflexion ardue de la part de Sadie :
"Je me rends compte que je suis un monstre, je ne suis pas différent d'eux", après les avoir tous tués...
Oh mon dieu, ça marche ! La jauge de culpabilité redescend à zéro ! C'est la solution miracle !
Hitler : Je suis un monstre, j'ai tué tous les juifs !
Oh mon dieu, ça marche partout ! La jauge d'illogisme monte par contre ! C'est la solution finale !
Les autres personnages vous dites ? Non, je ne vais pas les pendre. Ils sont si peu détaillés qu'au final, ça en vaut pas la peine. Soit, ils meurent trop vite et on aura le droit à 0 mission les concernant, soit ils sont utilisés dans de courtes missions où il faut braquer des trucs, inutile de dire que c'est trop court pour un développement de personnage.
Point suivant qui fera transition entre les personnages et l'honneur… Vous entendez le clavecin ? C'est pour dire qu'on s'approche dangereusement des terres obscures, le château de Dracula est tout proche. Attendez… L'horreur ! Ah ! Vous voyez ? Toccata et fugue en ré mineur, pas vrai ?
Ce n'est pas le château du baron des Carpates qu'on entreprend l'ascension, mais bien celui de Monsieur Strauss !
Strauss incarne dans ce jeu la part d'ombre d'Arthur Morgan, un ressort scénaristique plutôt intéressant nous demandant de choisir de la jouer cool ou bien mauvais flic. Alors bien sûr, ce choix vous sera proposé lors du chapitre 6 car dans tout le reste du jeu, vous aurez droit à produire des actions vous donnant de l'honneur ou pas.
En bref, c'est ça. Mais je ne vous en parlerais pas si ce ressort n'était pas complètement pété et qu'il a manqué de m'écharper le dos quand je me suis allongé sur le matelas.
Voici mon parcours de jeu, je découvre des mauvaises actions dans un monde où les hors-la-loi se prennent pour des gentils et la Pinkerton pour des méchants, dans un monde où l'endroit le plus diversifié ethniquement (indien/afro américain), c'est dans votre campement, dans un monde où votre personnage se permet d'être gentil avec tout le monde et qu'il accepte tout tel un chien bien dressé. Qu'ai je fait alors ?
Je la joue bad guy car c'est amusant et qu'au moins je respecte mon adage "I'm a natural born killer". Et puis mince, je joue à Red Dead Redemption merde ! Rouge, mort, rédemption, sur trois mots, deux implique explicitement de tuer.
Au fond, j'ai continué à faire le connard jusqu'au jour, durant une nuit pluvieuse, devant un pont-levis, un homme à cheval passe devant un garçon blond et … Je m'égare, désolé. Je voulais dire, durant une nuit pluvieuse, j'ouvris mon manuel de soluce signé Piggyback. A une page au hasard, je me rendis compte que... Cornebidouille, une mission nécessite d'avoir l'honneur élevé.
Pas grave, je me dis, quelques malhonnêtetés, et je descends au plus profond des cercles de l'enfer.
J'annihile Butcher's creek avant de me rendre compte que c'est de l'honneur gentil qu'il faut. Evidemment, on me donne le droit d'être gentil ou méchant, bien sûr, j'aurais dû le prévoir et commencer à baiser la main des manchots dès le début du jeu.
Sans déconner, je joue un hors-la-loi, nom de dieu, un putain de voyou ! Je tue des gens, je m'en fous de savoir s'ils sont méchants ou pas car quoi que j'y fasse, ils ont une famille qui va se retrouver à la rue à cause de moi ! En plus, avec tous mes méfaits, je terrorise les habitants honnêtes, je détruis les commerces, mince mais on dirait un casseur des gilets jaunes ! Paye ton héros ! Alors je sais que des connards comme Bonnie et Clyde étaient appréciés par la gente populaire, néanmoins, là c'est une époque totalement différente.
Pour en revenir à l'essentiel, depuis quand on donne des avantages pour la gentillesse, et non pour la méchanceté ? Genre, je vais dans un magasin, je souris, réduction magique, mais il y a quelque chose qui marche encore mieux, mon flingue sur sa tempe froide ! Et même après avoir cambriolé le magasin, j'ai toujours le droit à une réduction ? Qui sait ? J'ai peut être crié "Allah est grand !" !
Deux choix, deux missions différentes accessibles selon l'honneur, deux types d'avantages, un point c'est tout ! Il n'y a pas besoin de créer des privilèges pour une caste particulière.
C'est parti, la course au progressisme a débuté ! Après cette révélation, j'ai su ce que je devais faire. J'ai manifesté pour le climat tout en donnant mon sang, j'ai traité Roosevelt de con dans un tweet, j'ai lu Omerta tout en donnant mon rein, j'ai tapé un flic (à plusieurs) en lisant du Marx, et puis j'ai écouté une suffragette tout en donnant mon intestin grêle.
Si vous croyez que j'exagère, c'est que vous n'avez pas joué au jeu.
Par exemple, je peux faire plein de choses pour augmenter mon honneur, je peux donner de l'argent aux mendiants, je peux sauver des gens malades, je peux tuer des meurtriers, je peux libérer des gens… je peux même purger ma peine en prison et… euh… attendez…
- Mais monsieur l'agent… Je ne suis plus hors-la-loi ?
- Oui mon petit Morgan, allez, profitez de la vie.
- Youpi ! Merci bien !!! Je vais rejoindre ma chérie !!
- Dépêchez vous, l'illogisme express va bientôt partir.
(Il court et s'envole vers sa liberté).
Retour vers la connerie, une fin alternative à RDR2.
Surtout que si je me fais prendre par la police, mon honneur devrait chuter car je vais me faire huer par tous ceux qui clamaient ma légende.
Des fois, j'ai l'impression que c'est Dieu qui me juge. Chaque action, que ce soit au milieu de la cambrousse ou bien dans une ville tentaculaire, l'honneur baisse ou monte au grès des envies du Dieu SJW.
On joue maintenant à la roue de l'honneur !
J'ai marché sur une tombe, détruit une croix = 0 déshonneur.
J'ai pris une petite pomme sur une tombe = - 5 !!!
J'ai volé un poisson dans un camp des O'driscoll… Hate or Love ? = Oh c'est trop compliqué, il vole, c'est mal, mais à un O'driscoll, c'est bien… Bon, - 5 !!!
J'ai maté une femme qui se déshabille = - 10 !!!!! (J'ai trouvé ça marrant plus qu'autre chose, mais le jeu à un sérieux manque d'humour).
J'ai tué plein d'animaux durant la quête où il faut que je récupère 20 plumes = - 5 (Oui, on peut réellement perdre de l'honneur en tuant trop d'animaux… Fallait pas me donner un putain d'objectif de collecte merdique !")
J'ai ligoté un pauvre rancher et je l'ai abandonné à son sort = 0 déshonneur.
Et la liste se prolonge, allant de plus en plus loin dans la dystopie Black Mirror à tel point que j'avais une peur bleue de la perte de l'honneur et donc des rencontres fortuites. Dès qu'apparaissait un point blanc sur la carte, je le jaugeais de loin puis m'enfuyais dès que ça sentait la merde.
L'aveugle que j'ai tué 4 fois : "Revenez étranger !"
Néanmoins, on sait jamais, peut être que la fuite fait perdre de l'honneur ! Le simple fait de penser à fuir me trahirait !
Parfois, je vous jure que c'était pire, prenons en exemple le prisonnier escorté par deux gardes. Situation compliqué n'est ce pas ? Si je tue des flics, je perds de l'honneur, mais si ces derniers transportent un prisonnier qui a l'air d'être innocent (enfin, on en sait rien), peut être que c'est bon.
FAUX ! Si vous tuez les flics et libérez le prisonnier, vous perdez de l'honneur et vous en gagnez juste après, autant dire que vous êtes revenu à la case départ. J'ai testé une autre fois de juste libérer le prisonnier, les flics l'ont tué.
C'est alors que mon esprit s'est ouvert à l'impossible… La métaphysique de l'univers me paraissait compréhensible, je pouvais appréhender le sens de la vie. Les extra-terrestres existent, j'en ai vu quelques uns, sur des exoplanètes lointaines. Et dire que même les règles du Caravan me sont apparues dans leur plus grande clarté ! J'ai même enfin compris le vrai but du féminisme et l'intérêt qu'on porte aux films de Lynch mais voilà, j'ai tout laissé tomber afin de comprendre réellement ce qu'il fallait faire avec ce foutu prisonnier de mes deux !!!
Ma dernière tentative s'est soldée avec une réussite ! J'ai sauvé le prisonnier en ligotant les flics qui en échange m'a aidé à les tuer. Les amis, ça, ça vaut tout l'or du monde… et quelques balles dans le corps vu le risque que j'ai dû entreprendre.
Pour en revenir à Strauss, sachez que ce dernier est la victime de la morale d'esclave de Morgan. Jeté du camp comme un malpropre alors que son argent servait à la bande, personne ne s'interposera devant Arthur le gentillet, Alexandre le bienheureux, Saint-Clar le magnifique comme quoi dans les bandes, on se serre toujours les coudes.
L'honneur, oui, mais royal ! Au service des opprimés et des éclopés. Je vais maintenant soigner les écrouelles, guérir le Sida et donner naissance à Nelson Mandela.
C'est dommage qu'avec l'obligation de se ranger du côté du bien, j'ai dû faire quelque chose d'abject, mais vous savez quoi ? Arthur fait déjà bien tout seul sa propre morale ! Dans une des missions d'inconnus, il aide un vieil homme à retrouver ses affaires avant de se rendre compte que c'est un ancien esclavagiste. Est-ce que je suis censé alors le trouver et lui cracher à la figure ? Non, et pourtant, Arthur fera sa propre justice, je ne le contrôle même pas.
Geralt de Riv me manque...
Idem pour les missions où il faut aider les indiens, rien ne nous interdit de ne pas les faire et pourtant, cela n'aura aucune répercussion sur le futur.
L'honneur influe seulement sur la vision des rêves de votre personnage, une biche ? Ou un loup ? Devinez lequel est le gentil, et celui qui est méchant ? Je sais, on peut pas toujours gagner dans la vie. Et si je le disais en islandais ? Heiða hefur aðeins áhrif á Sýn persónu þinnar á drauma, dásemd? Eða úlfur? Gettu hver er sá Góði maður, og sá sem er að meina? Ah, bravo, cette fois ci, je vous tire mon chapeau.
Voit-on le loup à la fin ? Non. Voit-on la biche ? Non. Par contre, j'ai vu Arthur Morgan mourir comme un soufflé au fromage, dans les deux fins. Mon pauvre, ma fin Retour vers la connerie était meilleure, tu aurais dû prendre l'illogisme express ! Oh non ! Débile est mort aussi ! L'amour que je portais à ce crétin de cheval n'aurait pu être contenue dans le film Equus à lui tout seul !
Surtout que j'ai pris la fin méchante, celle où Arthur Morgan retourne à la cave pour trouver le fric = - 1 .
Ah ça va.
- 1 niveau d'honneur entier (- 40)
Je m'en cure les testicules, mon perso meurt juste après ! A quoi ça sert de faire ce choix nom de dieu ?!
"C'est une illusion de choix !"
Oui mais attendez, il faut tout d'abord que le personnage soit logique dans ses actions, il a donné une partie du fric à Abigail, pourquoi veut-il récupérer le reste ? Pour sa petite copine ? Mais elle l'a quitté. Pour John Marston ? Ce dernier se casse. Pour lui même ? Mais il va mourir de la tuberculose !
- Non, en vérité (tousse), laissez moi dormir.
A + B = CQFD, Arthur en avait marre d'être traité en esclave, néanmoins, je crois qu'on peut pousser encore plus loin.
Top 13 des raisons pourquoi Arthur s'est suicidé.
1 - Son cheval ne le respectait pas : Jouer au premier jeu, et vous risquez de vous amuser beaucoup avec le cheval, lancer le deuxième, et tapez le numéro SOS suicide.
Comme je l'ai dit auparavant, j'ai appelé mon cheval Débile, oui, crétin était déjà pris par mon personnage.
Privilégiant principalement le cheval dans les trajets, vous aurez vite l'occasion de voir que le cheval aime se rouler par terre car parfois un simple obstacle comme un tronc d'arbre ne rentre pas en ligne de compte, le cheval se le prend dans les tibias, et vous c'est le sol que vous mangez. Quand on se balade dans une forêt, le cheval n'arrive pas tout le temps à esquiver les arbres et là c'est l'écorce que vous avalez. Le plat de résistance, cela reste la frustration qu'on avale crue quand Débile disparaît comme par magie car il s'est un peu trop éloigné. Plus de sifflements irréalistes où votre cheval se pointait à votre demande, accueillez Débile, le cheval qui se téléporte au donneur de quête en pleine mission juste parce que je suis mort, le cheval qui a peur du moindre petit ours noir alors que Booba essaye juste de fuir, le cheval qui zigzague comme un dératé dans le marais car je peux pas faire trois mètres sans rencontrer cinq alligators !
Ah oui ! Petite pensée au photographe qui nous avertit de l'extinction des alligators, le premier lanceur d'alerte de l'histoire pour Greenpeace et les consensus de scientifiques alarmistes !
Allez, je ne vais pas trop me plaindre, au moins quand le cheval rencontre un animal effrayant tel un ver de terre, il active la nitro !
2 - La bande ne le respectait même pas : Après avoir donné plus de 2000 dollars au coffret public, je me suis fait attaquer par le roi des hypocrites, Dutch, qui m'a reproché de ne pas donner assez de fric…
Bon sang ! Néron est dans mon groupe ? C'est quoi la prochaine ? Les gens se plaignent de ne pas manger assez avec du homard dans les assiettes ? Peut être qu'ils sont intolérants !
Mouais, bah à la différence de State of Decay, je pouvais inviter les gens du campement à me rejoindre dans l'exploration. Dans RDRII, préparez vous à les voir tous les jours en train de jouer aux dominos ! Bon sang, on est pas la bande des retraités ! Red Dead Retraite !
On est une bande de hors-la-loi ou on se prépare au concours amateur des joueurs de dominos ? Même sur l'affiche on aperçoit Arthur avec une bande de chevaux prête à l'aider, mais habituez vous aux ambiances tristes quand vous effectuez une mission avec un membre et que ce dernier vous quitte sans même une invitation à l'accompagner sur le chemin du retour, rien.
C'est la grande débandade ! J'ai l'impression de jouer au premier jeu où j'étais seul. Pas complètement seul puisqu'ils me rappellent leur présence avec le tribut à payer pour pouvoir profiter de leur compagnie ! Et dire qu'il y en a certains qui payent juste 50 centimes !
A aucun moment, ces derniers vont vous venir en aide, j'ai ramené une fois des chasseurs de prime à la base, j'ai eu le droit à Dutch qui râle et un fondu au noir. Dites le tout de suite que je vous fais chier ! Ramenant, à l'écran suivant, le jeu à la normale, comme s'ils étaient pas supposés se battre ! Quoi ? Jouer les dominos, c'est illégal dans cet Etat ?
Dernier point, quand vous êtes malades, les seuls personnes dans le jeu à vous demander si vous allez bien, c'est les vendeurs de billets dans les gares ! Tain', j'aurais dû faire une bande avec eux, vu leur gentillesse, je crois que j'ai un ticket !
"Oh no ! The angry postal workers !"
3 : Les animaux ne le respectent pas : Parlons de la chasse !
Ah la chasse, souvenez-vous en ! On y passait à peine 10 minutes, on chopait nos matériaux, on partait, et voilà.
Bien évidemment, c'est trop simple et comme la politique de Rockstar Games c'est de faire perdre du temps au joueur pour qu'ils ne se rendent pas compte du vide intersidéral que contient leur jeu, ils en profitent un maximum pour agrandir les temps d'attente.
Leur victime : la chasse. Apparemment, cette dernière n'était pas assez "réaliste", et le joueur chassait trop vite. Faisons en sorte alors de la rendre injouable mais réaliste ! J'adore le réalisme…
Tout d'abord, vous avez des appâts à animaux, et des lotions masque odeurs, je les ai testés et ils ont le mérite de ne pas marcher. Bon sang ! Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas se mettre contre le vent…
Je suis un geek, un simple geek, pas un animalier, ni un biologiste, météorologue ou que sais-je, tout ce que je demande c'est jouer, m'amuser, pas devenir un vrai chasseur !
Et puis, c'est pas tout, vous croyez que c'est tout ? Oh que non ! J'ai oublié de mettre la chantilly !
En premier lieu, il faut trouver l'animal, ce qui n'est pas une partie de plaisir en soi, le manuel Piggyback s'est associé à RG pour mener les joueurs dans des endroits erronés. Vous cherchez un pic ou un piranga ? Sur la carte du manuel, ils sont partout, sur le site 18/25, ils ne se trouvent qu'à de rares endroits au nord. Vous cherchez des corbeaux ? D'après Piggyback, c'est rare alors que pour moi, c'est l'oiseau le plus fréquenté du jeu ! Bref, maintenant que vous êtes dans la zone de l'animal, il faut le trouver ! Pour les animaux terrestres, ça va, mais pour localiser les piafs qui font trois centimètres sur l'écran et que la vision d'aigle ne les perçoit qu'en vol, c'est donc trop tard !
Chaque animal a une taille particulière, chacun doit être tué avec une arme particulière, pour l'instant, c'est logique mais chiant. Vous imaginez qu'après avoir trouvé l'animal, il faut que je choisisse la bonne arme, mais aussi la bonne munition car oui, une flèche petit gibier, c'est pas la même chose qu'une flèche normale ! Puis, après ça, il faut que je vise parfaitement bien le haut de la tête de l'animal autrement c'est foutu !
Tout ça, pour avoir une peau en parfaite état !
A quoi sert-elle ? A confectionner des armures moches et pourries chez le trappeur qui ont besoin de trente millions de matériaux. Le pire, c'est que les tenues et les sacoches peuvent être achetées à la fin du jeu. Vous avez perdu votre temps pour rien ! La logique ne va pas jusqu'au bout puisque les animaux légendaires n'ont même pas besoin d'être tués dans des conditions particulières !
Mais pour les piafs, c'est encore plus compliqué, car viser leurs têtes avec un arc (best match ever), je peux vous jurer que je me posais des questions sur l'intérêt de chasser ces pauvres piafs !
4 : Les policiers ne m'aiment pas : Une fois, j'ai tué un pillard de Lemoyne qui venaient de brûler un magasin, les flics m'ont attaqué et les deux camarades pyromanes aussi… Les flics ont alors tué les pillards. Et une prime de trois meurtres s'est ajoutée sur ma tête. Vous voulez les fuir ou rigoler ? Attendez vous à connaître les jolis tours de ces prestidigitateurs en herbe qui apparaissent n'importe comment sur la carte !
5 : Mon corps ne m'aime pas : "Mon tamagotchi s'appelle Arthur. Quand il a faim, je lui donne à manger. Quand il est fatigué, je le fais dormir dans un bon lit et puis je le berce. Quand il a froid, je le réchauffe avec des chaussettes à double épaisseur. Quand il a chaud, je le refroidis avec des Geox, la chaussure qui respire. Quand il est malade, je le fais boire du sirop pour la toux. Quand il pleut, je l'abrite. Mon tamagotchi s'appelle Arthur et je le trouve très mignon. En plus de ça, il est asexué, aucune prostituée ne peut le toucher et réciproquement. Il est très sage mon Arthur, il aime pas la masculinité toxique, il veut pas être misogyne."
Ironique que l'animal qui a le plus de couilles dans ce jeu n'est autre qu'un cheval.
6 : Les algorithmes ne l'aiment pas : Vous souvenez-vous du mec qui construit sa maison avec ses deux fils ? La première fois que je les ai vus, j'ai tué le père de famille. La deuxième fois, il est revenu à la vie alors je l'ai tué avec un de ses fils. La troisième fois, je l'ai tué avec ses deux fils. La quatrième fois, ils étaient confrontés à des bandits. Je les ai tous tués, sans exception. La cinquième et dernière fois, je les ai tués alors qu'ils faisaient semblant d'être attaqués par des bandits invisibles. Peut-être ai je dérangé un fou durant la construction de son asile ?
Eh ben, les algorithmes cassés, on dirait les mêmes que dans le premier jeu avec des ours qui apparaissent par groupe de 6, ou bien les animaux qui cessent d'apparaître. Rien de nouveau sous le soleil...
7 : Les donneurs de quêtes ne m'aiment pas : Dans un jeu aussi court que RDRII, avec si peu de quêtes à faire, il fallait forcément opter pour les quêtes de collection, un grand classique d'Ubisoft !
A croire qu'on est dans la bd "Le schtroumpf volant" !
"Et mes cartes de cigarette ?"
"Je vais les chercher, t'inquiète mais laisse moi du temps."
"Et mes os de dinosaure ?" "Et mes poissons légendaires ?" "Et mes structures rocheuses ?" "Et mes plumes d'oiseau ?" "Et mes attrapes-rêves ?" "Et mes trésors ?" "Et mes animaux en parfait état ?"
Et après avoir passé autant de temps sur ces pitreries, la quête se finit avec à chaque fois une petite cinématique moisie de 5 minutes, montre en main. Des références dans l'épilogue ? Pff ! Les seules interactions que vous avez avec eux, c'est par lettres !
Qu'en est-il des quêtes intéressantes ? Trop courtes. Trop séquencées. Et trop peu nombreuses. Pendant l'épilogue, on s'attend à de nouvelles quêtes car on est dans une nouvelle zone…
1 quête seulement !
8 : Les interfaces sont mal réglées : Si vous voulez dormir et effectuer une action, l'interface est mal gérée et disparaît au moindre déplacement, idem pour le cheval.
9 : Les chevaux ne m'aiment pas (bis) : Ai-je oublié de dire que le cheval Débile, aime partir loin quand vous descendez à pied ? Au lieu de rester proche de moi, je le retrouve à des kilomètres, et si je dois l'attacher à un arbre à chaque fois que je descends à pied autant que je me suicide à ce stade ! Loin des yeux, loin du cœur, mais aussi trop loin de mes coups de pied dans son cul !
10 : Les armes ne m'aiment pas : Connaissez vous les armes qui disparaissent de votre holster ? On dirait une légende urbaine dis comme ça, cependant, le jeu aime bien évaporer les armes que je prépare avant de sortir du cheval. Parfois, je me retrouve en pistolet alors que j'ai besoin d'un fusil, idem pour les missions principales qui me refourguent leurs armes inutiles au mauvais moment, au mauvais endroit. C'est peut être pour ça que mon camp n'a pas riposté, certains allaient se battre avec leur dernière arme utilisée, des dominos et des cure-dents.
11 : Les défis ne m'aiment pas : Une bonne dizaine de défis pour rajouter de la longueur, nous obligeant à nous retaper les montagnes russes en connaissant par cœur les scripts, sauf qu'on se rend vite compte que les défis liés au missions sont à 70 % des défis chronométrés. Wow… Et d'autres exigent un level de précision, comme si je n'avais que ça à foutre de vérifier en pleine mission, ma précision.
12 : Les joueurs et Rockstar Games ne m'aiment pas : J'ai pas besoin d'expliquer que John Marston est un personnage beaucoup plus charismatique que le paillasson Morgan. Et puis mince, il y a très peu de références à l'ancien jeu...
13 : John Marston ne m'aime pas : Détruisant à tout jamais mes espoirs, John Marston remplace le pauvre Arthur dans l'épilogue, comme si on ne l'avait jamais joué auparavant. De plus, ce dernier va même voler l'argent d'Arthur, riche comme Crésus car le jeu ne me donne pas trop l'opportunité de dépenser l'argent, 11 barres d'or et 4 Lingots, environ 15000 dollars, je crois que j'ai arnaqué le jeu. John a même volé le journal d'Arthur !
Voici ce qu'il y a d'écrit sur la tombe septique de Morgan…
…
Pendez son cadavre…
Je suis allé sur chaque tombe, maintenant, il me reste à pendre Marston et changer le futur, plus de RDRI et donc plus de RDRII !
Retour vers la connerie ! C'est parti pour prendre l'illogisme express, en route pour Armadillo, là où tout a commencé.
Epilogue : A suivre
Petite question ? Est ce que quelqu'un voit l'intérêt de se manger la partie de l'histoire transitoire qui relie RDRI et RDRII ?
Quel bande de flemmards chez Rockstar Games, je vous jure ! En prenant le point de vue de Marston, ils n'avaient rien à inventer !
Attendez vous à remplir des missions incroyables du type : Eviter le taureau qui charge, enfoncer des piquets dans le sol, traire une vache, faire des courses etc... La vie de fermier quoi ! Pas la vie de hors-la-loi quoi ! Si John se range, peut-il ne pas m'imposer de minuscules quêtes sur sa vie de salarié, puis de propriétaire terrien ? Peut-on passer directement au moment où il tue Micah ?
Vous imaginez si RDR1 était comme ça, vous seriez obligés de faire des missions où votre fils doit s'armer, préparer son coup, manger, dormir, chier, puis enfin, allez tuer l'agent de la Pinkerton.
Alors cette longueur a une utilité ! Développer le personnage d'Abigail !
Petit conseil, RG a déjà assez fait de mal à son personnage, le mieux serait de l'enterrer.
Pourquoi je dis ça ? Abigail ne fait rien pendant tout le jeu à part geindre dès que John se met en danger. Vous croyez que ça change avec l'épilogue ? Perdu ! Elle va même de colère le quitter comme une vieille chaussette... et revenir dès qu'il aura fait tout le boulot (construire la maison, s'endetter à vie, marquer son territoire par rapport aux étrangers).. Un petit peu sexiste... Et puis regeindre à nouveau quand John décidera d'aller tuer Micah. Désolé, mais il faut savoir ce que tu veux Abigail ! Soit, tu ne veux pas qu'on utilise la violence, soit tu veux qu'on l'utilise pour forger un domaine familial.
Oh ! Le sol tremble... On dirait un avertissement... OH ! NON ! Le dieu très ancien est réveillé ! S'Adleraddy est de retour ! Je vais devenir fou rien qu'à la voir !
BFMTV : Nous venons d'apprendre le retour du personnage le plus incroyable de RDRII, de profonds rituels pour la divinité vont se dérouler dans toute la France.
EUROPE 1 : ….Des statues de Sadie Adler sont construites en Irak, les fanatiques reprennent le pouvoir….
Réfugiés politiques : VIVE S'ADLERADDY ! Vive le féminisme !
Comme Nyarlathotep, son retour provoque des accès de folie dans tout le pays mais je résiste et me dis qu'elle va mourir à la fin de l'épilogue !
L'épilogue nous prodigue une nouvelle zone, celle qu'on a visité dans le tout premier jeu. L'important est de nous donner une nouvelle expérience avec de nouvelles quêtes et des références à gogo... Je vous laisse deviner ce qu'ils ont fait... Une zone triste à mourir, très peu de rencontres aléatoires, aucune référence au premier jeu, une quête d'inconnu où il faut revenir plusieurs fois au donneur, et seulement quelques événements intéressants avec le choléra à Armadillo et un shérif strict à Tumbleweed. Le reste, il n'y a rien à voir.
Vous n'aurez l'occasion de parcourir cette zone que pour y faire les objectifs optionnels de collecte débile...
"Et mes cartes de cigarette ?" "Et mes os de dinosaures ?" "Et mes chasses à la prime ?" "Et mes animaux légendaires ?" Et mes poissons légendaires ?" "Et mes armes légendaires ?" "Et mes chapeaux spéciaux ?"
ASSEZ !
Pendez moi tous ces bonimenteurs !
(bruit de plusieurs nuques cassées)
Passons à la toute fin. John Marston décide de partir tuer Micah, étrange, j'ai une impression de déjà-vu mais elle va se dissiper quand je vois qu'on est accompagné de deux hurluberlus... Depuis quand le vengeur solitaire est accompagné ? Le jeu a dû se rendre compte de sa connerie puisque les deux glands sont blessés et incapables de continuer. Enfin, incapable, c'est relatif quand ces derniers continuent à grimper la montagne avec une balle dans le buffet. L'important c'est que S'Addleraddy est blessée !!! Elle va mourir !
BFMTV : Désolé, cette fois-ci, c'est vrai. Nous venons d'apprendre la mort du dieu ancien le plus...
Attendez, ne crions pas au loup trop vite ! RG c'est pas R.G Armstrong, ils ne vont pas arriver à mourir sobrement, non, ils sont trop gentils. En tant que fan, il faut qu'ils survivent, je le souhaite de tout mon cœur...
Les développeurs : Et ton vœu est exaucé, tout pour mon fan adoré !
Merci pour le fan service ! Pendez les maintenant, je les ai fait sortir de leurs cachettes !
(Bruit de nombreuses autres nuques cassées)
La rencontre avec Micah est juste pathétique, quel combat magistral ! Pour remporter ce boss, je vais devoir demander à mon vieil ami qui m'a aidé à finir Army of Two et en partie Superhot, j'ai nommé Edouard Peuney, le zombie du farming !
"Bonjour, alors l'astuce pour battre Micah, c'est de tirer dans le vide et rester caché derrière une caisse. Je vais vous montrer comment il faut faire et les touches à utiliser. Vous allez voir, ça va aller vite."
(Images du jeu, Micah se déplace de couverture en couverture sans que nos actions aient de réels impacts sur le jeu)
"Pan, pan, ahaha, c'est drôle ça..."
(cinématique qui se lance)
"Alors là attention, on appuie longtemps sur B pour passer la cinématique, faut le savoir, c'est écrit dans mon livre... là, c'est le moment de tension, les trois protagonistes se visent mutuellement. Préparez vous à une confrontation de malade car... ah. non, il n'y a rien à faire. Dutch lui tire déjà dessus... ah, une minute. C'est maintenant qu'on intervient ! Une balle dans le corps de Micah ! Yes ! Ouf ! Que c'était dur, perso, je le mets dans mon top 10 des boss les plus durs, bon par contre, je le mettrai pas dans mon top 10 des meilleures fins, ça c'est sûr..."
Allons, t'exagère Edouard ! La fin est pas si mauvaise. Tu as vu l'expression sur le visage de Dutch, on dirait qu'il vient d'oublier de fermer la fenêtre avec le chauffage allumé pendant une partie de dominos ! On sait pas trop ce qu'il fout là, ni pourquoi il abandonne le butin, m'est d'avis que la dernière page de scénario s'est barrée en voyant ça.
Séries d'images nous montrant que chez les gentils, tout va bien, chez les méchants, tout va mal. On voit même la tombe d'Arthur où une jeune femme vient se recueillir... Ok, qui c'est qui a creusé cette tombe, qui c'est qui l'a mise là, qui c'est qui vient le voir ? Qui c'est qui l'a décroché de ma corde ?
Ci-gît Arthur Morgan, le soufflé au fromage déchu.
Je t'ai vengé Arthur, je les ai tous pendus à la fin, eux et leurs dominos diaboliques. Si tu veux, je vais m'asseoir là, et réécrire cette histoire mais avec un peu plus d'imagination...
RDR II : Après qu'Arthur Morgan soit parti chercher l'argent dans la grotte, il tombe sur Micah qui cherche lui aussi à mettre la main sur le butin. Suite à un combat mythique entre les deux êtres, Arthur finit par tuer Micah et s'enfuit avec l'argent. Deux ans plus tard, on retrouve Morgan, installé dans une maison tranquille qu'il a bâti de ses mains, situé à côté du MacFarlane's ranch, l'occasion de faire quelques références au premier opus. Sa tuberculose a disparu grâce aux conseils du docteur de Saint Denis qui lui recommandait de faire cavalier seul. Amoindri, la vie de hors-la-loi est terminé pour lui, il s'empressera alors de chercher à contacter sa Mary bien aimée mais aucune réponse ne se fit entendre. Sa vie paisible s'accompagne de moments qu'il a apprécié en compagnie du vétéran, chasse, pêche, balade en forêt. Il tombera lors d'une de ses promenades avec l'écrivain apprécié de Dutch. Dans une autre, il tombera sur le cadavre de Sadie Adler qui a un peu trop fait la maligne (yes !). Un peu ennuyé, il partira sur les routes afin de voir le plus de choses sur les routes de New Austin, puis de Mexico, afin de revenir chez lui. De nombreuses personnalités et événements rempliront sa vie déjà bien garnie. Vieux, et proche de mourir, il amorcera sa dernière promenade où lors d'une mauvaise chute, il se cassera une jambe dans un ravin. Désespéré pendant un moment, il va accepter sa mort quand il vit une biche le rejoindre dans sa souffrance / Désespéré pendant un moment, il va accepter sa mort quand il vit un loup tourner autour de lui d'un air menaçant.
Dans un endroit sans épitaphe, repose le corps d'un homme qui a bien vécu.
Fin.
Oh non. Je suis dégoûté. Ma fin est tellement jolie que je déprime de ne pas avoir pu la voir en vrai.
Vous savez quoi ? C'est ça l'effet domino...
Pendez moi.
(Bruit du dernier domino posé).