Comment dire… ce jeu n’attend pas que l’on existe : il existe, vit et avance par lui-même. Son histoire est incroyablement vivante et émouvante. Rares sont ceux qui ne le citent pas comme l’un des meilleurs jeux au monde, et Arthur Morgan comme l’un des personnages les plus profonds de l’histoire du jeu vidéo. Maintenant que j'y ai joué, je comprends enfin pourquoi.
La nature respire, les PNJ mènent leur propre vie, et le clan de Dutch est truffé de micro-histoires passionnantes. Visuellement, la claque graphique était exceptionnelle à sa sortie et elle le reste aujourd'hui. Ce jeu ne vieillit pas comme du bon vin, il brille de dorures et de diamants d'année en année. Sa narration, son écriture et sa quête de rédemption dépeignent parfaitement la fin d'une époque, de la boue de Valentine à la modernité de Saint-Denis, en passant par la sombre ville de Van Horn.
Un grand coup de chapeau au passage aux personnages de Charles Smith
et Sadie Adler, qui sont tout simplement incroyables. Enfin, c’est bien la première fois dans un jeu vidéo que la lenteur du gameplay sert une cause : elle nous pousse à la contemplation. Prendre le temps d'observer la nature, de regarder la vie des autres défiler ou de se perdre dans les missions secondaires devient un plaisir total.
Ce jeu, c'est plus de 1000 développeurs et un budget estimé à 500 millions de dollars. Les studios Rockstar ont tout donné, une fois de plus.