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Horace, ô désespoir
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le 2 mai 2020
[Redacted] se présente comme un hack’n’slash / twin stick shooter, procédural (on y reviendra), avec des compétences et armes déblocables définitivement. Un roguelite donc, assez classique. C’est un spin off de Callisto Protocol, du même studio : quand on a dit ça, on n’a rien dit. Perso, je ne connais pas vraiment ce studio, et si je connais Callisto Protocol de nom, ce n’est pas forcément pour ses qualités. Donc on va laisser ça de côté et plutôt se lancer dans l’aventure sans a priori.
Premier contact : c’est graphiquement sympa, avec ce petit côté comics old school, on sent que le jeu ne se prend pas au sérieux, et ça tourne de manière très fluide sur mon PC famélique, ce qui n’est pas rien !
On apprend le déplacement, les armes (armes à distance et corps à corps), les différentes techniques (dash, coup de pied, tacle, etc). C’est un peu confus au début, mais on comprend qu’on pourra débloquer de nouvelles armes, de nouvelles combinaisons, etc. Bref, on apprendra en jouant.
Venons-en au concept-histoire du jeu, pour moi son véritable point fort par sa simplicité et son immédiateté : vous êtes un des gardes d’une prison qui vient d’être envahie par des monstres/zombies, et vous devez vous évadé en rejoignant une capsule qui vous éjectera vers de meilleurs cieux.
Problème : en dehors des monstres, quelques dangereux prisonniers se sont évadés, et le petit personnel pénitencier (aussi dingue que les prisonniers) veut aussi sa place pour la capsule. Mais il ne pourra en rester qu’un ! Vous voilà donc face à 3 antagonistes à chaque run (sur une huitaine en tout).
Pour arriver à la capsule d’évacuation, 4 zones seront à traverser. Une barre en bas de l’écran matérialise votre position sur le chemin vers la capsule, ainsi que celle des autres antagonistes.
Pour arriver avant eux, vous aurez la possibilité d’embêter ces sympathiques coreligionnaires en les retardant, en les bloquant ou et leur faisant des dégâts ponctuellement, mais pour cela il faudra compléter une barre, qui se remplie… au fur et à mesure que vous combattez.
L’inverse est également vrai : durant votre progression, vos rivaux pourront provoquer des évènements aléatoires : éteindre la lumière, ajouter une bombe à désamorcer, ajouter des barils explosifs partout, etc.
Le jeu se joue donc sur 2 niveaux : il faut atteindre la capsule, mais surtout, l’atteindre avant les antagonistes. Si vous les tuez avant (car vous pouvez les rencontrer durant votre périple), ça fera ça en moins sur le chemin. Sinon, vous risquez de les rencontrer devant la capsule, et là, il faudra en vernir aux mains dans le temps imparti.
Pour vous aider dans la mission, de multiples armes, combinaisons et bonus sont achetables et reste disponibles. Pendant les runs, on trouve des buffs temporaires, répartis selon leurs effets (feu, glace, gravité, biotechnologie, etc.)
A chaque salle nettoyée, on aura le choix entre 2/3 portes qui mèneront à la salle suivante. C’est là que l’aspect procédural entre en jeu : si la première et la dernière salle seront toujours les mêmes pour chaque zone, chaque porte mènera à une salle différente aléatoirement. Tout ce que vous saurez, c’est quel type d’amélioration vous pourrez y trouver (via un panneau au-dessus de la porte).
Dans les faits, les salles ne sont pas si nombreuses que ça, et on aura donc tendance à les reconnaitre au fur et à mesure des parties. Mais si on compte le nombre de salle, les différents ennemis qui y seront positionnés (cela variera selon les biomes, mais aussi selon votre niveau), plus les évènements déclenchés aléatoirement par les ennemis, on n’a pas le temps de s’ennuyer ni de trouver que c’est trop répétitif. Même si au bout d'un moment, on se dit parfois "shit, here we go again", c'est un peu le principe de ce genre de jeu.
Les boss quant à eux ne sont pas nombreux : 4 seulement (auxquels on peut ajouter 4 salles « spéciales » avec des mini+boss non obligatoires), mais il y a du challenge pour chacun d’entre eux.
Par contre le prix à payer pour performer un peu, surtout dans les premières parties, est élevé : l’essentiel des runs du début ne viseront qu’à avoir de quoi s’acheter des bonus permanent, essentiellement de la vie d’ailleurs pour pouvoir avancer un peu plus loin. De plus, pour affaiblir les antagonistes, plutôt costaud au début, vous devrez accéder à différents ordinateurs pour en apprendre plus sur leur vie (d’où le nom du jeu, puisque les dossiers sont classifiés.
Donc, il faudra s’armer de patience, car la difficulté est au rendez-vous. Heureusement, les runs sont courts : pour un run complet (donc finir le jeu), il faudra compter 40 minutes de jeu environ.
POur résumer : je suis loin d’être un spécialiste des roguelites, mais j’ai vraiment apprécié Redacted. Fun, généreux, immédiat et addictif, j’ai bien apprécié son côté hack’n’slash survolté typé série B. Très décomplexé dans son approche, sans prise de tête, il offre un gameplay rigoureux et varié. Relativement difficile au début, il le reste au fur à mesure car une fois la première « évacuation » réussi, le jeu vous proposera encore énormément de chose à faire et à débloquer, tout en vous incitant (assez habilement d’ailleurs) à changer d’armes, d’armures et à essayer différents sets. Pas de raison ici de rester sur le matos qui vous plait le plus, on a tout à gagner à changer notre équipement. Un brin répétitif, mais c'est un des défauts lié au genre Roguelite.
Bizarrement le jeu est peu connu. Pas de doute qu’un jour il deviendra un « Hidden gem » ou un « Underdog » du jeu vidéo. En attendant, il est toujours temps d’en profiter !
Créée
le 20 mars 2026
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