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The G-Virus
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le 2 juil. 2011
Après un formidable premier jet qui a en 1996, Capcom enchaine deux années plus tard avec un second épisode à la licence Resident Evil. Initialement prévu pour conclure la licence, c’est finalement au bout de 70% du développement qu’une nouvelle version est relancée de zéro. C’est cette copie qui est publiée et jouable sur PS1 en 1998. Finito Chris et Jill, on découvre Léon Kennedy et Claire Redfield. Le premier est flic et commence sa première journée à Raccoon City, la seconde est à la recherche de son frère, disparu depuis les évènements du premier jeu. Les deux protagonistes se retrouvent piégés dans une ville qui baigne dans le sang et les flammes provoquées par une horde de zombies. Direction le commissariat de la ville.
Comme en 1996, Resident Evil 2 propose de jouer deux personnages. Cependant, jouer l’un ou l’autre en premier ou en second présente deux itinéraires différents. Chaque personnage a le droit à une run A et une B s’il est joué en premier ou second. Ainsi, les parcours de Léon A, Claire A, Léon B et Claire B sont différents et complémentaires. Certes, les environnements sont identiques, les couloirs similaires et il n’y a que quelques salles en plus ou en moins par run, mais elles suffisent à relancer l’intérêt dans le jeu et à vouloir jouer quatre itinéraires différents. Un minimum en tout cas, peut-être pas assez pour le faire réellement. Les énigmes, ressources et armes changent aussi. Certaines cutscenes sont exclusives à un parcours et apportent des informations supplémentaires sur la ville et ce qu’il se trame. De plus, les actions faites en run A pourraient avoir une influence sur la run B. Par exemple, récolter un item ou utiliser un certain cordon pour fermer les volets électriques. C’est ponctuel, mais diablement pertinent. Les décors restent très beaux, bien qu’ils ne semblent pas avoir une âme comme dans le 1.
Dès les premières secondes, le jeu nous fait comprendre que l’aventure sera différente de celle de son aîné. On ne joue plus contre quelques zombies ici et là, où la rareté est liée à la tension durant chaque affrontement. Cette fois, ce sont des armées qui nous attaquent. Jusqu’à près de six (6) zombies peuvent se trouver sur le même écran. Les développeurs semblent avoir réduit leur nombre de polygones pour les rendre moins gourmands techniquement. Pourtant, ils sont encore plus « réalistes ». Ils ont des skins variés, des déplacements adynamiques en ébranlant des mouvements lents, ils peuvent être démembrés… C’est impressionnant pour de la PS1 en 1998. L’ambiance est aussi différente. La difficulté est moins corsée, mais on peut bloquer sa run sur Léon ou Claire qui traînent de la patte, n’ont plus de munitions et qu’il faut traverser une foule de zombies ou un licker. Aussi, j’admets qu’il est agaçant de changer de plan de caméra et de tomber dans les bras d’un zombie sans savoir. Sans parler du malin plaisir qu’ont pris les développeurs à en cacher volontairement, ça devient frustrant.
De nombreuses autres idées viennent accompagner celles déjà citées. L’introduction d’un antagoniste appelé T-00 ou de l’infecté par le virus-G, sorte de leitmotiv qui rythme la progression de l’aventure. À chaque nouvel affrontement, ce dernier évolue et est encore plus un monstre. On peut penser aux nombreux procédés qui nous font bondir de notre chaise, comme des mains de zombies qui nous attrapent depuis les fenêtres, un licker qui traverse un miroir sans tain d’une salle d’interrogation… À côté de cela, le scénario ne fait pas bondir, est assez convenu et, malgré quelques révélations, reste classique. La narration grâce aux différents parcours est plus intéressante. J’ai trouvé que l’aventure globale était moins percutante que celle du premier jeu. Le commissariat a moins de charisme que le manoir, et la seconde partie semble être une succession de couloirs.
Bref, Resident Evil 2 est un jeu remarquable, qui a réussi à la fois à se démarquer du premier jeu, mais qui ne tombe pas dans le too much. Les idées ne sont pas en reste et les développeurs les marient à merveille avec ce qui semble devenir les codes de la licence. Le premier jeu me paraît toujours supérieur grâce à son ton, son ambiance, sa structure et son esthétisme, mais cette suite réussit un pari risqué, et c'est bien joué. Il ne reste plus qu'à voir comment il est possible de moderniser un tel jeu, sans le rendre banal et noyé dans la masse. Recréer vingt ans plus tard à travers un remake, à une époque où jouer à un jeu solo, couloiresque, avec des énigmes serait une curiosité sur le marché.
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Créée
le 17 mai 2026
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