Un titre épuisant, éprouvant par la sensation de survie, de claustrophobie même, qui s’immisce en nous dès lors qu'on y participe mais aussi par sa longueur et sa surenchère, propres aux autres créations de Shinji Mikami.
Et c'est là tout le problème; non content de nous faire incarner l'amerloque à la frange rebelle dans une mission des plus anecdotiques, sauver la fille du président, qui propose soit dit en passant, sans doute l'un des pires moments d'escorte au monde; cet illustre game-designer, juge bon de lui faire recouvrir 1/3 de l'écran.
Car oui, c'est à partir d'ici que l'on jouait à la 3ème personne, il n'y a encore pas si longtemps, au Résident Malveillant.
Il ne reste plus qu'a exacerber ces prémices de claustrophobie à l'aide de déplacements en trois dimensions qui ont rarement été aussi rigides pour un jeu d'action et d'interactions simplistes avec le décor, limitées à des actions contextuelles.
Cette plaisanterie vaguement amusante et rafraîchissante au départ, tient malheureusement à s'étaler jusqu'à un bien trop futile cinquième chapitre.
Futilité qui atteint son paroxysme dans la benne particulièrement étroite d'un camion où les beuglantes et incessantes hordes de villageois, ceux-là mêmes qui nous suivent depuis le début, jugent bon de s'y engouffrer (et ce, bien que ledit camion roule à vive allure vers une sortie qui n'apparaît jamais) tel un best-of de ce calvaire.
Cela en fait, je n'en doute pas, l'un des jeux les plus plaisants auquels participer...
...pour ces zombies, qui n'en ont d'ailleurs jamais vraiment été, tant leur excroissances lovecraftiennes agrandissent le rapport de force entre eux et le joueur.