Le 27 février 2026 est sorti Resident Evil Requiem, un jeu dont tout le monde parle et qui me donne très envie. Problème : je n’ai jamais fait un seul Resident Evil… Alors je me suis lancé le défi de faire toute la saga dans l’ordre ! Après avoir fait le premier et le deuxième, qui sont tous deux d’immenses chefs-d’œuvre, et le troisième, qui a le mérite d’exister, c’est parti pour Resident Evil 4 Remake !


J’avais joué quelques heures à l’original, mais je n’avais jamais dépassé la zone du village. Autant dire que je suis un novice !

Aux premiers abords, Resident Evil 4 est un jeu assez déstabilisant. Les premiers épisodes nous avaient habitués à faire très attention à nos ressources et à tenter d’éviter au maximum les ennemis. Dans cet épisode, il va falloir tout dézinguer sur notre passage !


Le jeu est donc beaucoup plus axé sur l’action et nous lâche dès le début face à une armée de zombies prêts à en découdre. Seulement voilà : beaucoup trop d’ennemis à l’écran, pas assez de ressources, et surtout, un Leon qui peine à se mouvoir, avec un gameplay plutôt lourd et lent.

Je ne compte donc plus les fois où j’ai pesté devant mon écran face aux « embouteillages » de zombies, nous coinçant dans un coin et nous laissant toutes les peines du monde pour nous sortir de ces situations délicates.

Vous l’aurez compris, mes premières impressions sur ce Resident Evil 4 furent plutôt mitigées. En plus des défauts précédemment cités, la première zone du jeu, le Village, est assez répétitive et ne possède pas d’environnement véritablement marquant.


Et puis arrive la deuxième zone : le Château.

Et là, le jeu se transforme complètement !


D’une part, la phase du Village nous a appris à ne pas jouer de manière défensive comme dans les précédents épisodes, mais à être beaucoup plus agressifs avec les adversaires rencontrés. Cela nous permet donc de mieux appréhender le gameplay. Mais surtout, nous entrons là dans un véritable manège à sensations fortes qui ne s’arrêtera pas jusqu’à la fin du jeu !

C’est simple, le Château va nous faire enchaîner les niveaux, plus inspirés et variés les uns que les autres, débordants de bonnes idées, tout en conservant l’aspect survival des anciens épisodes. Le Château nous permet ainsi de retrouver une ambiance similaire à celle que l’on pouvait avoir dans le Manoir du premier épisode ou dans le Commissariat du deuxième.


Le découpage en chapitres de Resident Evil 4 permet au jeu de se composer de « petits » niveaux, mais va tout de même nous permettre, à certains moments, d’explorer de grandes zones et de revenir dans d’anciens environnements pour ramasser les potentiels trésors loupés ou remplir les quêtes annexes. Cela nous ramène directement à l’exploration des zones interconnectées entre elles des premiers épisodes.


L’aspect light RPG est plutôt bien amené : nous croiserons à de très nombreuses reprises le Marchand, qui nous permettra d’acheter de nouvelles armes, d’améliorer celles déjà acquises et surtout de revendre les trésors dénichés un peu partout dans le monde de RE4. Cela nous apporte une motivation supplémentaire pour explorer les moindres recoins.

La gestion de l’inventaire est également plus fluide, grâce à une simple idée, mais qui va tout changer : les objets de quête ne sont désormais plus dans votre inventaire ! Terminé le temps où l’on devait se débarrasser de munitions ou de soins pour pouvoir ranger une clé qui nous servira à avancer dans le jeu. Désormais, l’inventaire se compose uniquement de vos ressources d’armement et de soins, et c’est tant mieux !


Tous ces éléments permettent de placer Resident Evil 4 comme une véritable suite, qui conserve le charme des premiers épisodes tout en se démarquant avec son côté action omniprésent et sa mise en scène assez spectaculaire.

Attention cependant : si le jeu est désormais beaucoup plus orienté vers l’action, que les néophytes se rassurent, Resident Evil 4 n’en oublie pas pour autant l’aspect horreur ! Ainsi, c’est peut-être l’épisode de la franchise qui m’a le plus foutu les chocottes, grâce à certaines phases d’une tension extrême. On pense notamment à la phase d’Ashley dans le Château… Absolument terrifiante ! De plus, les sensations de jeu sont décuplées sur PS5 grâce à la DualSense, qui est ici utilisée aux petits oignons.


Je ne vais pas vous gâcher la surprise de la dernière zone du jeu. Si elle s’avère peut-être légèrement moins inspirée que les niveaux du Château, cette zone n’en reste pas moins fun à parcourir. Le dernier chapitre de l’aventure est une véritable apothéose, avec un boss final épique et une conclusion vraiment réussie.


Bref, vous l’aurez compris, si j’étais très dubitatif en commençant ce Resident Evil, avec une première zone qui manque parfois d’inspiration, le jeu arrive non seulement à se rattraper par la suite, mais également à surpasser ses aînés sur pratiquement tous les points.


Resident Evil 4 est un chef-d’œuvre (je parle ici du remake, j’ai très hâte de faire l’original), et très certainement le meilleur épisode de cette saga, même si le deuxième opus s’avère être également un sérieux concurrent pour ce titre.



Noctibrick
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