Resident Evil 6 : boum boum aaaarrrrrgghhh (même pas mal)

Deuxième run dans le run "tout Resident Evil" (voir notes sur les précédents)

1. Campagne de Léon : ça commence doucement, dans un campus. On ne comprend rien, c'est sombre et moche, les actions scriptées dégueulent, les sales icônes XBOX première du nom envahissent l'écran, la maniabilité du personnage, même pour un Resident Evil est pas terrible... On se dit qu'on n'ira pas au bout. Et ça ne s'arrête pas : les environnements qui suivent ne sont pas très originaux ni jolis : des égouts, une cathédrale et... des souterrains. Mais peu à peu le Gameplay s'améliore, on s'attache un peu à ce Léon débile (dis-moi ce que tu sais ! Non Plus tard ! OK !) et à cette Héléna...

Héléna qui "cache un lourd secret" (copyright, elle laisse tuer tout le monde pour sauver sa sœur qui en fait est déjà infectée). Pour changer, une histoire de Super virus C, avec en prime le fils de Wesker qui fait une apparition et sera dans les campagnes suivantes et Ada qui va et vient et qui laisse tout le monde mourir mais en même temps aide Léon et Héléna.

C'est plein d'invraisemblances, doublé tellement sérieusement que c'en est comique... et pourtant... on ne passe pas un mauvais moment une fois évacué le moment des souterrains ; la fin en apothéose dans la ville chinoise est plutôt chouette dans le genre Nanard Call of duty...

Bref la campagne vaut à peu près 13,5/20 en étant vraiment sympa. On verra la suite pour réactualiser ou revoir la note. Ah j’oubliais les hitboxes totalement pétées et la visée bizarre, assistée mais pas vraiment avec le point rouge... Un jeu vraiment étrange, mais assez attachant dans la série des Resident Evil très bourrins bas du front et en même temps qui se prennent au sérieux...


2. Campagne de Chris : disons que c'est long... et que ce n'est pas très bon. A l'époque, les concepteurs ont sûrement voulu faire un Call of Duty survolté en mode TPS. Parfois, ça marche, rarement en fait, quand les cinématiques et l'action se synchronisent ; mais la plupart du temps le jeu ressemble à un simulateur d'ouverture de porte. Puis cinématique. Puis appuyer sur B pour ouvrir la porte, encore, ad. lib. La plupart du temps en effet, Chris ne sait pas ouvrir les portes tout seul. Ça défouraille un peu mais les combats de Boss sont en 48 phases, d'une longueur abyssale et d'une passion toute relative.

Les environnements cependant sont variés, le scénario se croise avec celui de la campagne de Léon mais... c'est long, très long. On s'ennuie un peu voire carrément, ce qui est le comble quand on pense que les créateurs ont voulu un machin survolté. Le problème du rythme est ici celui de l'action non stop, de la variété à tout crin au prix de la cohérence, et d'une ambiance militaire bas du front (on est des marines, fiston !) pénible et déjà vue 32 fois dans d'autres jeux, ainsi que d'un manque de resserrement du titre très préjudiciable. La fin dans la base sous-marine pourrait être sympa, par exemple, mais entre ouverture de portes et boss interminable, on est content d'en voir la fin ( et non, ce n'est pas la fin, le boss pas encore mort, et que je te remets une cinématique pour le faire mourir pour la 5ème fois).

Parfois, rarement je me suis amusé, mais pas assez pour que ça en vaille le coup. 10/20


3. Campagne de Jake : mention spéciale à la mission 2, plein de QTE débiles et d'angles de caméra qui font que ça foire 5 fois sur 6. De la merde en barre sans compter les séances d'infiltration pétées ou les poursuites d'une clé USB en trois morceaux dans la neige totalement stupide. La mission 1 était simplement une redite de la mission de Chris avec les deux énormes monstres. un décalque parfait. Ennuyeux...

Sinon la suite de la campagne est un peu meilleure, quelques éclaircissements sur le scénario, quelques portes et des personnages un peu plus attachants même si on a vraiment du mal à quitter le cliché. Et ça commence à être longuet... 11/20


4. Campagne d'Ada : un premier niveau très difficile (pour de vrai) : il faut s'infiltrer mais rien n'est fait pour s'infiltrer. On ne comprend rien au sous-marin dans lequel on est coincé, alors, comme un imbécile, on suit les indicateurs de quête, dans 10 mètres, dans trois mètres, etc. La seconde mission dans le labo commence à saouler. Elle nous rappelle celle de Léon avec Héléna et Déborah. D'ailleurs ça en recycle un bout, y-compris le bout dans le wagonnet. Ensuite, la Chine, un monstre à tronçonneuse, un essai de variété mais on s'ennuie un peu. Heureusement qu'on comprend qu'Ada a un double maléfique ! Bref, c'est long, et on arrive enfin sur un bateau après la Chine, tout ça pour se taper des coursives et de la recherche de clés On se croirait dans le Premier Révélations. Je crois que je n'en peux plus ! Heureusement, la fin est expédiée : on est dans un hélicoptère, pour un rail shooter médiocre. Simmons décanille en douze fois, c'est ennuyeux, ce n'est pas encore fini, il remeurt, et remeurt encore finalement pour de bon. Il faut encore détruire ce que la fausse Ada prévoyait (mais c'est une cinématique) en tant que Carla l'ancienne femme de Simmons devenue très très méchante et c'est la fin. 9/20


Bref, un peu une impression de marathon, rien de transcendant mais un jeu trop long, trop plein de trucs, trop call of dutyesque, trop scripté mais trop confus, trop plein de cascades inutiles, et pourtant... pourtant je l'ai (encore) fini et je me suis plutôt amusé à certains moments... Donc, à ne pas refaire parce que c'est une sorte de vortex, sûrement à cause de l'habileté des 4 points de vue sur l'action (c'est vraiment le point positif du titre qui nous fait tenir) et le caractère spectaculaire du jeu dans son ensemble.

Bilan : 12/20

Nathan-Adler
6
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