L'avant-dernière œuvre à ce jour signé Miyazaki, développer par FromSoftware, diffère des précédent opus tirée de la série souls, il s'inscrit dans un Japon médiéval dans le genre action-aventure et infiltration. Après plus, de 80 heures de temps de jeu, je termine Sekiro: Shadows Die Twice, et je suis satisfait.
Satisfait, car le gameplay le permet. Une des nombreuses mécaniques que les soulsbornes on à nous offrir est l'endurance et sa gestion qui va avec mais là il n'est pas question d'endurance mais de parade. Combler ça avec des gadgets et des compétences, qui au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu s'accumule, nombreuses possibilités de gameplay vous seront mis à votre disposition et une fois que vous comprenez comment exploiter ce gameplay, c'est là que la satisfaction rentre en compte.
Le tout dans un monde semi-ouvert, conçu de manière à pouvoir utiliser le grappin du protagoniste prénommé Loup ou bien de son vrai nom Sekiro qui a pour mission de servir et protéger Kuro, son maître.
Une posture au prix de vos réflexes
Le système de combat est réussi. Oui, c'est difficile, mais une difficulté juste. Pour chaque parade avec un timing parfait vous êtes récompensé, la posture de l'ennemie s'affaiblit, un contre bien exécuté ? Pareil.
Vos réflexes sont mis à l'épreuve, la clé du gameplay va être votre habilité à savoir dévier les attaques, ajouter à cela les compétences et outils pour vous facilitez la tâche, ne limitant pas le gameplay a juste une seule mécanique, au final l'ensemble des éléments rend le jeu abordable, notamment avec la résurrection qui est possible.
Infiltration et level design
Le jeu veut vous faire comprendre au début que l'infiltration est possible en utilisant le décor mis à votre disposition, cependant, j'ai l'impression que ce n'est pas vraiment exploitable, les niveaux regorgent d'ennemies et il est assez dur de ne pas se faire repérer une fois en passant inaperçue, à moins de connaître parfaitement le tracer à faire ou utiliser des objets, mais sérieux qui les utilises ? Alors oui là peu être, vous réussirez à ne pas vous faire voir.
La carte est conçue de manière à vous faire utiliser votre grappin, qui est même indispensable pour avancer dans les niveaux, des zones majoritairement en vertical donc, quand il est question de se déplacer dans les niveaux, on quitte très souvent le sol, ce qui donne un sentiment de liberté, dans des zones remarquablement interconnecté. Ce que vous voyez au loin, tôt ou tard, vous pourrez y accéder, jusqu'à se surprendre d'être déjà passé par là. Oui, c'est maîtrisé, malgré un système d'infiltration pauvre.
Univers dans l'ère Sengoku
L'atmosphère pèse dans une période de conflit et de guerre à la fin de l'ère Sengoku. Le jeu va tirer une inspiration de cette ère en apportant sa touche de fantastique. La narration est beaucoup plus linéaire de ce qu'on a pour habitude de voir dans les soulsbornes, il y a le protagoniste, l'antagoniste, un but, une histoire, sans prise de tête, le problème est que cette narration avec une approche directe va se perdre dans certains moments du jeu où on a une accumulation d'information de l'histoire trop importante qui nous tombe dessus sans vraiment élargir ça sur la totalité globale de votre temps de jeu.
N'empêche que les personnages, eux, se développent avec le temps, beaucoup de dialogue riche en information. Certains vous mettent face à des choix, selon vos décisions, différentes fins se distinguant de chaque seront présentée, tout reste envisageable comme fin possible même s'il y a objectivement des meilleurs que d'autres à mon opinion.
J'ai été rarement déçu durant ma session de me retrouver face à de mauvais boss. Ils sont excellents, mêlant à cela le très bon gameplay lors des combats, nombreuses possibilités sont mises à votre disposition qui rend le tout jouissif. Un point fort, ce sont bien les boss, oui, je m'amuse contre chacun, car déjà encore une fois, le gameplay le permet et c'est réussi, il y a grand max un seul qui est juste bêtement réutilisé, pour te compliquer la tâche avec un deuxième dans le même combat ce qui fait deux boss en un, mais c'est tout.
Il y a une maîtrise complète sur ce point, on ne se fout pas de vous en mettant plein de mob qui intercède entre le boss et vous, ils savent ce qui font et la tâche de juste le vaincre en un contre un est déjà assez dur comme ça, sachant que nous sommes tous, nous joueur, sur un pied d'égalité, votre puissance d'attaque s'améliore seulement après avoir vaincu un boss, interdiction de farm, la difficulté est plafonné.
Point faible et conclusion
Outre les minis boss qui n'ont pas vraiment d'intérêt et son juste des copier-coller en grand nombre. Le monde est beau, graphiquement parlant, mais sans vraiment de DA propres à elle. L'univers du Japon médiéval est imposé, mais en termes du ressenti, j'ai l'impression d'avoir un énième thème sur l'Asie sans vraiment se distinguer des autres jeux, bref du vu et revue, c'est dommage.
Les musiques non plus n'aide pas à la création d'une identité unique, aucune qui ne marque, ne laisse une trace dans la tête, on est sur du classique thème asiatique pour captiver le joueur, rien de plus.
Je pense que Sekiro: Shadows Die Twice est réussi dans l'ensemble, il profite en grande partie de son gameplay, qui à mon opinion est le plus gros facteur qui va différencier un bon jeu d'un autre. L'idée est présente et je pense que FromSoftware à su se renouveler par rapport au habituel action-rpg type soulsborne et apporte une fraîcheur au studio japonais.