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Shadowgate
6.8
Shadowgate

Jeu de Icom Simulations Inc., Mindscape et Kemco (1987 · Apple II)

Issu de la série des MacVenture en utilisant la même interface de jeux d'aventures en point-and-click, Shadowgate nous fait traverser le château éponyme truffé de pièges vicieux et d'énigmes à s'arracher les cheveux. On peut mourir dès le second écran (une mort con en plus), et l'on verra la Grande Faucheuse un paquet de fois. Si je devais faire un comparatif, c’est un peu le Dark Souls du point-and-click, mais avec le coté injuste et réellement frustrant en bonus.


Injuste parce les énigmes sont très retorses, voir parfois insolubles sans le petit coup de chance ou l'acharnement de psychopathe à essayer toutes les combinaisons possibles, mêmes les plus absurdes. Frustrant car les erreurs te font inexorablement mourir. Pire, certaines bourdes ne tuent pas, sauf qu'elles empêchent de progresser dans l'aventure, obligeant à recommencer du départ. Alors le jeu est court quand on le connait par cœur, mais cela demande un nombre impressionnant de die and retry and restart. Et certaines salles et/ou possibilités ne sont que des pièges à cons juste là pour te troller (et te faire mourir). Je n'en aurais jamais vu le bout sans quelques coups d’œils occasionnels à un guide.


Et vu que les développeurs ont dû estimer que ce n'était pas assez dur comme ça, ils ont rajouté un temps limite pour en venir à bout. Pour résumé, tu dois constamment avoir au moins une torche allumée sur toi, et leur durée de vie est bien sûr faiblarde, sinon tu te retrouves dans le noir et tu crèves en chutant. On se débrouille donc à gérer les stocks de torches, à ne pas devoir en prendre trop car l’inventaire est limité en place et qu'ils faut aussi tout un tas d'objets constamment sur toi pour progresser, mais en avoir assez de réserves pour les passages où elles se font rares. Un coup à s'arracher les tifs.


Pas de véritables scénario, à l'image de pas mal de jeux d'époque, l'histoire tient principalement sur les quelques lignes de départ et de fin. Il y a aussi tout un background à peine effleuré via des noms, mais on apprendra que dalle sur cet opus fondateur de l'univers.
Hormis quelques notes à des moments précis, pas de musiques, et assez peu d'effets sonores. Les différentes zones sont représentées via un dessin avec quelques animations localisées de temps en temps. On a même une blague récurrente avec ce chat poursuivant une souris.


Une bien maigre consolation pour un jeu à la difficulté aberrante plombant pourtant un concept simple mais efficace de donjon avec énigmes et pièges.

auty
3
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le 30 juil. 2015

Critique lue 360 fois

auty

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