Bon, je me suis mis à la licence Shantae en commençant par Shantae and the pirate curse. Une vraie boule de bonne humeur.
En bon positiviste, j'ai voulu revenir à la source. Le chemin fut rocailleux....
Je ne prétends pas faire une critique exhaustive du jeu : j'arrive après la bataille, et celle de low energy idol est vraiment très détaillée, je vous la recommande.
La première baffe, c'est que le jeu a des contrôles beaucoup moins permissifs. Il faut vraiment apprendre à gérer la latence du coup de cheveu de Shantae. Le design des niveaux est vraiment à l'ancienne, avec des pics et des gouffres qui tuent en un coup, et on n'a que quatre vies avant de retourner à sa sauvegarde précédente. Heureusement, le jeu semble avoir un cache qui fait que si vous êtes mort sans sauvegarder au milieu d'un donjon, vous n'aurez pas à tout vous retaper : les objets débloqués le sont encore.
On va de ville en ville, avec entre chaque deux ou trois tableaux vraiment longs, avec des ennemis qu'il faut souvent tuer en cinq coups alors qu'ils bougent vers vous, et la nuit leurs points de vie doublent. Et bien sûr, leur placement est étudié pour être pénible.
Il y a des upgrades à débloquer dans les boutiques, et aussi des items de régénération et de défense/attaque, mais au début il m'a fallu farmer près d'un trou d'où sortent des serpents jusqu'à avoir plusieurs centaines de rubis.
C'est simple, au début de ma partie, quand je n'avais que trois coeurs, j'ai vraiment eu envie d'arrêter.
Si vous découvrez, je vous conseille vivement de suivre une solution. Car les dialogues du jeu sont peu explicatifs sur ce qu'il faut faire. Peut-être y avait-il un manuel à l'époque ? En tout cas j'ai beaucoup plus apprécié le jeu en suivant le guide qui m'a évité de perdre du temps pour rien. Car le jeu n'explique pas bien ce qu'il faut faire.
Et puis on comprend que le jeu n'est pas un jeu de plateforme où on avance sans se poser de questions. Il faut observer, prévoir, être prudent. Surtout, les objets ne sont vraiment pas quelque chose d'accessoire : il faut en avoir en réserve, ils vont servir, forcément.
Passé cette difficulté, le jeu développe son charme. On prend plaisir à trouver un bébé poulpe dans un recoin devant lequel on était passé (si vous en avez quatre, vous obtenez une danse de téléportation immédiate vers une ville). On maîtrise le timing des danses (il faut faire un petit QTE en rythme pour que Shantae se transforme en araignée, en singe, en harpie ou en éléphant, chaque transformation permettant d'accéder à des coins sinon inaccessibles). On apprend à connaître la particularité de chaque ville (la boutique pas chère de la caravane zombie, le tournoi des geckos de la ville des sables, parfait pour remplir sa bourse, les améliorations dans la vilel de l'eau...). On savoure l'humour, l'érotisme soft du jeu, sa bonne humeur.
Le dernier niveau, sur l'île de Risky, est un festival d'animations drôles. Vous allez dézinguer ses sbires de bien des manières, et le boss final, à défaut d'être un challence important, est assez drôle. J'ai aussi apprécié qu'on ne passe plus par la sauvegarde, mais par des vies illimitées (le jeu fait semblant de buguer).
C'est le fondement d'une nouvelle série, avec des décisions cohérentes mais qui caractérisent un jeu de plateforme à l'ancienne, qui récompense le fait de savoir où tout se trouve. On ne peut que tirer à Wayforward son chapeau pour l'originalité et l'ambiance si particulière.