Signalis fait partie de ces jeux dont on n'entend que du très grand bien d’absolument partout, et qui, une fois terminé ne déçoit pas malgré les louanges qui était trop beau pour être vrai. Pour les petits fainéants qui ne liront pas cette critique jusqu’au bout je vais être très direct, je recommande très chaudement Signalis.
Pour synthétiser ce qu’est le jeu, il s’agit dans la forme d’un hommage au premiers resident evil (pour avoir enchainer ce jeu avec resident evil premier du nom je peux clairement affirmer que les distinctions sont très rares en termes de prise en main à l’exception de la caméra plus éloignée), et dans son fond le jeu est une hybridation assez inattendue entre l’horreur cosmique et ce que la Jap-animation a fait de meilleur dans les années 90, ceux qui sont familiers de l’univers de Cthulhu et qui vont tomber dès le début du jeu sur cette exemplaire du Roi en Jaune de Robert Chambers vont très vite comprendre à peu près l’ampleur de ce qui est à venir.
Je parle de Japanimation, mais la référence évidente est bien évidemment Neon Genesis Evangelion, à travers ses personnages torturés psychologiquement par des émotions qui ne contrôlent pas et une quête d'identité qui ne peut mener que vers l’autodestruction. On retrouve également l’influence de la série sur cette narration volontairement lacunaire, je vais éviter d’en dire trop sur le scénario, car même si il est quasiment impossible de faire la distinction du réel de ce qui ne l’est pas, qu’on est constamment baladé de droite à gauche à travers des souvenirs sans origine apparente, il y tout de même une petite trame qui se dessine, sur le sort horrible qui concerne la seule personne qui compte vraiment là dedans, et c’est amplement suffisant, peut être que plein de gens ont émis des tonnes de théorie crédibles sur les événements incompréhensibles qui parcourent ce jeu, mais à vrai dire je m’en fiche un peu, aussi abstrait que tout cela puisse être, ça fonctionne à merveille, on est complètement pris dans les enjeux émotionnels, tout ça pour arriver à cette fin qui ne laisse pas indifférent.
Et tout ça prend la forme d’un petit survival horror franchement, extrêmement honnête, en même temps vu qu’il reprennent vraiment tout du premier resident evil il était un peu compliqué de se planter sur ce point là, donc si vous ne supportez pas les aller retours en très grand nombre à cause du très petit inventaire, ça risque de poser problème chez certains. Sinon globalement on n’est pas vraiment sur un jeu qui fait peur en soi à la resident evil, mais plus sur quelque chose de dérangeant de par ses visuels, son univers ou sa narration. Pareille niveau menace, je ne suis jamais mort une seule fois de toute l'aventure, et gérer ou esquiver les ennemis ne représente pas un gros problème, cependant, il arrive parfois que le jeu se lâche sur certaines salles en balançant des monstres en grand nombre, ils auraient dû faire ça plus de fois, car c’est assez efficace pour nous mettre en inconfort, je trouve que le jeu manque assez de pic de difficultés, de ces moments d’impuissance comme pouvait le donner le tyran de resident evil 2.
Franchement pour un premier jeu, on n’est pas loin d’un sans faute, et si vous êtes fan du genre survival horror, il n'y aucune raison que vous ne soyez pas charmé. J’ose le dire, mais dans sa catégorie il est un incontournable.