SpaceStation : Silicon Valley (N64)
Evidemment, quand on dit Rockstar North, tout le monde pense à Grand Theft Auto. Ce qui est évidemment réducteur, étant donné que le studio est également à l'origine d'un jeu de plates-formes aujourd'hui oublié : SpaceStation : Silicon Valley sur Nintendo 64. Dans ce jeu original, le joueur incarne une puce obligée de pirater des animaux robotisés pour survivre sur une station orbitale hostile. Le but est ensuite de parcourir les différents mondes en profitant des abilités de chaque bête. Et il y a de quoi faire, puisque l'on croise des dizaines d'animaux différents dans l'espace.
Chaque niveau comprend donc ses petites énigmes à résoudre en fonction des animaux du coin, et l'on doit souvent passer de l'un à l'autre histoire de profiter de leurs différentes capacités. Evidemment, le bestiaire diffère selon la région, et l'on ne trouve pas les mêmes espèces dans l'Euro-Eden que dans le Royaume Arctique, la Jungle Safari ou le Désert de l'Aventure. C'est ainsi que l'on peut s'amuser à se prendre pour un pingouin, un piranha, un ours, un renard à roulettes, un chien qui lance des missiles, ou un morse à hélice. Les objectifs sont loin d'être simplistes, et il faut souvent avoir de la suite dans les idées pour imaginer le cheminement qui va permettre de débloquer une situation. Les liens naturels entre les animaux sont également très importants : on n'attaque pas un lion avec une souris.
Dix ans plus tard, les graphismes du titre accusent le coup : les modélisations sont assez sommaires et les textures loin d'être sexy. Pourtant, le titre a un style bien particulier, notamment grâce à ses animations assez sympathique pour l'époque, ses musiques très cool et ses bruitages rares mais fendards (on pense évidemment au cri hystérique des hyènes). L'originalité du gameplay n'a néanmoins pas suffit à ancrer le titre dans les mémoires, et c'est vraiment dommage. Il faut dire que le titre n'était pas non plus exempt de bugs, et qu'il était même impossible de le finir à 100% et donc de voir la véritable fin à cause de cela. Mais puisque rien ne se perd, on peut se dire que le concept a survécu et s'est en partie réincarné dans Ghost Trick.