Le problème avec Spelunky, c'est que durant les premières heures, tu ne peux pas t'empêcher de te foutre de la gueule du jeu, de son personnage, de sa DA, de son concept, du serpent, de la chauve-souris, du vendeur, de la blonde à sauver, et de tout ce qu'il semble représenter.

On dirait une démo de jeu envoyées par un gars qui habite ton immeuble, tu sautes sur l'animal, tu poses une bombe, tu ouvres le coffre et tu passes par la porte.

MAIS, en forçant le truc (aucune raison de le faire hein), le jeu offre enfin toute sa complexité, montre enfin son potentiel, fait même supposer une forme de grandeur.

J'ai eu le sentiment de découvrir la difficulté, 10 000 façons de mourir, l'animal qui meurt au fouet, l'autre non, celui ou tu peux sauter dessus, l'autre non, celui ou tu ne peux QUE sauter dessus, celui qui meurt qu'à la bombe, le piège qu'il faut sauter, l'autre qu'il faut éviter, l'autre ou il faut sacrifier quelque chose, tu le sais, tu le sais, tu le sais encore, mais même au bout de 20 heures tu te fais niquer par excès de confiance.

C'est terrible.

Trop difficile ? Oui je crois.

C'est "presque" toujours ta faute, le personnage réagit bien, l'univers ne te trahit jamais, même si parfois il semble vouloir t'enculer un peu (les niveaux dans le noir, c'est pas possible), mais le niveau du temple est une catastrophe de pénibilité, tu peux avoir 40 vies, 200 bombes et 80 cordes, selon la disposition tu peux te faire one shot en une fraction de seconde sur un malentendu, et personnellement après 18 heures, j'en ai eu marre de m'acharner.

J'ai stoppé car rien ne m'aidait à trouver une solution, tout refaire depuis le début pour acheter des items, c'est inutile sans une connaissances exacte de certains passages, utiliser les raccourcis sans ressources revient à te couper une bourse avec un ciseaux, et finalement, le plaisir s'est transformé en frustration, et la frustration en arrêt.

Bref, c'est 100% d'inintérêt au préalable, 80% de plaisir sur la durée, 300% de tics nerveux, mais quelque chose qui se doit d'être vécu, il me semble.

monDmonium
7
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le 2 févr. 2026

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