Et bien quelle surprise ! Moi qui m’attendais à un énième jeu d‘inspiration lovecraftienne comme on en fait tout le temps avec un résultat souvent très moyen, voici que plongé en mer baltique sur une plateforme pétrolière nous réveillons quelque chose dans les profondeurs en forant au mauvais endroit…
Premier coup de cœur : Les Dialogues qui sont (si on configure bien) avec de véritables accents des différentes régions d’écosse qui rendent le tout difficilement compréhensible à 100% pour le néophyte (ce qui renforce vraiment l’immersion et est par la même tellement agréable à l’oreille…).
Les textes et autres intéractions qu’il n’est pas obligatoire de lire/lancer renforce d’autant plus l’immersion et les raconte à qui veut les différents problèmes inhérents à la plateforme vieillissante et à son directeur légèrement tyrannique. Tout en renforçant le caractère de certains personnages, mais rien ne peut préparer à ce qu’il se passe ensuite…
ATTENTION INTRIGUE DÉVELOPPÉE À PARTIR D’ICI
Lorsque les premiers événements surnaturels parviennent ils sont plus ou moins évitables, personne n’a vraiment l’air d’y faire attention et nous assistons à une terreur et un envahissement progressif jusqu’à vraiment ressentir que l’on est piégé, à la fois sur la plateforme qui tombe en morceaux au milieu de l’eau glacée mais aussi par l’entité qui tue ou transforme certains membres de l’équipage.
Ce que j’ai particulièrement aimé dans l’écriture du scénario c’est que l’on incarne pas un héros qui affronte tout et qui n’a peur de rien, en effet dans ses échanges et réflexions on sent bien que Caz a peur et plusieurs fois un personnage secondaire va lui demander de faire quelque chose ou d’aller quelque part de dangereux il va tout simplement lui dire « Tu te fous de moi ? Jamais je vais là-bas ! » ou « J’ai pas envie de crever ». Nous incarnons un personnage lucide et surtout humain, il a peur pour lui et il veut retrouver sa famille.
En terme de gameplay c’est assez classique mais ça marche pas mal, il faut aimer les survival au sens propre du terme, on se cache et on essaie de passer incognito en faisant diversions.
Le design des créatures est excellent et certaines font bien flipper, très organique mêlés à une entité qui oscille entre pourriture marine et algues multicolores.
Un petit point qui me dérange à la toute fin quand le dernier personnage qui était en vie va mourir il dit à Caz « Sois courageux pour une fois »… Euh ouais je trouve que pour faire tout ce qu’il a fait depuis le début du jeu je pense qu’il l’a déjà été…
En résumé une très bonne surprise.