Je n’ai jamais été un fan de Beat them All, ni même de la série Street of Rage, j’ai du faire le 2 et le 3 et j’ai pas mal tâté les bornes d’arcades étant enfant… Mais sans plus, j’aimais bien la baston et le ridicule véhiculé par ces jeux, un peu comme on peut aimer le catch pour ça surenchère. Que voulez vous, j’étais un jeune garçon ayant soif de bagarre, oui, la bagarre avec des pouvoirs, avec des art-martiaux et des personnages haut en couleur. C’est violent mais dans ça façon d’être totalement décomplexé ça faisait rêver.
Grâce au Xbox Game pass, j’ai donc pu me faire plein de petits jeux ces derniers temps et jamais sans cette offre je n’aurais essayé ce Street Of Rage 4. Car les jeux vidéos m’ennuie profondément ces dernières années et je ne suis pas ce trentenaire nostalgique qui va dépenser des sommes pas possible pour 10 minutes de nostalgie...Alors dois-je remercier ce Xbox Game pass? C’est ce que nous allons voir…


Je déteste les gens qui parlent de graphismes quand ils veulent parler d’un jeu… L’un des mes 10 commandements c’est “un jeu doit être amusant… Il peut être jolie, mais il doit m’amuser avant toutes autres choses”.
Mais je vais devoir évoquer cette partie là en premier lieu, car c’est bien la première chose qui nous vient à l’esprit quand on pense à ce Street of Rage 4. C’est très beau! C’est même très très beau et je pense même que la répétitivité des coups que l’on donne dans le jeu est moins pénible, parce que c’est beau.


Le détail des ces environnements 2D qui nous plonge dans un univers loufoque.
Le chara-design qui navigue entre le ridicule assumé et le manga, des protagonistes et des antagonistes.
L’animation des FX qui est impressionnante, mais qui sait aussi rester sobrement dans un effet 2D.
Vous ferez par la suite que je ne garderai pas un bon souvenir de ce jeu, mais qu’au moins la poudre au yeux qu’il m’a servit, me la rendu moins pénible à parcourir.
J’ai tenu à en parler en premier car c’est déjà grâce à cette ambiance visuelle que j’ai réussit à tenir jusqu’au bout de l’aventure…


Parce que même si ce n’est pas un jeu trop dur pour les gens habitué au Beat them all 2D, il nous présente quand même certaines difficultés et il m’est arrivé plusieurs fois d’attraper un Game Over devant les derniers points de vies d’un boss… Qui a pour effet de me faire recommencer l’intégralité du niveau. Ce qui n’est pas grave en soit, non c’est un choix qui nous vient de ces vieux jeux et donc Street of Rage 4 ne veut pas bouder son héritage. J’ai ragé devant ce jeu, mais en m’y reprenant quelques fois j’ai compris plusieurs stratégies qui m’ont permis d’atteindre la fin du jeu sans mal. C’est donc un apprentissage par l’échec, qui pourrait en gonfler certain(e)s mais qui reste totalement accessible…
Certes, y’a quelques “injustices”, les ennemies on l’air de vous toucher plus facilement que vous n’arriverez à les atteindre… Puis quand vous vous faites enchaîner par plusieurs ennemies et que le décors s’y met aussi, y’a de quoi s’arracher les cheveux.


Alors petites astuces:
Sur-abusez des pouvoirs, même si vous mettez vos points de vies en jeu.
Puis ne foncez pas sans réfléchir, attendez une attaque de l’adversaire si il est loin de vous… En vous déplaçant vers le haut ou le bas, puis mettez vous à son niveau… Rien de bien méchant en sommes, mais je peu comprendre la frustration de beaucoup quand ils veulent juste tapper sans réfléchir… (Peut être que les jeux d’aujourd’hui nous on mal habitué?)


On va donc toucher à ce qui a rendu ma progression pénible… Car la difficulté ne m’as pas vraiment gêné, malgré certains pic assez injuste, il suffit d’y revenir une fois pour comprendre et passer l’obstacle…
Parlons donc du manque cruel de contenu!
Oui, 12 niveaux c’est corrects, 7-8 personnages jouables et quelques skins pixelisés c’est suffisant, mais on en fait très vite le tour… Ce n’est pas l’ajout du mode duel, insipide et des quelques autres modes sans intérêts qui vont vous faire relancer le jeu… J’ai allumé le jeu en début d’après midi, puis vers les 19h me voilà avec un jeu terminé, à tester les autres options futiles...Je trouve ça assez grave, mais on va y revenir plus tard, pour l’instant intéressons nous au manque de contenu dans le gameplay.


Vous avez voulu parler aux fans? Très bien… C’est gentil, mais au bout d’un moment c’est le genre d’excuse qui commence à me saouler…
On peut parler aux fans et rajouter des choses non?
Parce que déjà qu’ils n’y a pas beaucoup de personnages, il y a trop peu de coup possible! Mis à par spammer, l’attaque et le pouvoir pour achever des groupes d’ennemies ou des plus gros opposants, que peut-on faire d’autres? On peut voir que les différents personnages, ont des facilités, ou des difficultés avec le combat aérien et les objets… Mais c’est tout? On doit se tapper 12 niveaux, avec la même répétition de coup? Heureusement que le jeu ne m’a pas attiré au point que j’ai envie de le finir une deuxième fois, parce que j’aurai fini par devenir fou… C’est bien trop répétitif, il y a trop peu de coup disponible. On peut parler aux fans de la première heure et diversifier un peu le gameplay! Je ne dit pas qu’il faut le remanier, non, y’a bien assez de touche sur les manettes pour permettre aux joueurs de faire autres choses.
Heureusement aussi que je me suis forcé à changer fréquemment de personnage pour varier les plaisirs, parce que là c’est sur que je ne serais pas allé au bout du jeu...


Fort heureusement les musiques ont été la petite cerise sur le gâteau qui a aussi permis à ma patience de tenir un peu plus… On a pas mal de thèmes entraînant et d’autres qui éveilleront la nostalgie du début des années 90. Ce n’est pas de la grande composition, comme les jeux auxquels je peu jouer ces derniers temps, mais ça m’a fait du bien d’entendre ces bonnes vieilles musiques de jeux vidéos, que l’on peut fredonner facilement après une partie.
Comme quoi, si y’a bien quelque chose qui est au top dans ce Street of Rage 4 c’est ça direction artistique, dommage que le gameplay ne rende pas forcément hommage à ce travail.


Car revenons enfin sur le manque de contenu du jeu, dans son ensemble… J’ai pu testé les personnages du jeu, finir l’aventure et tester les modes de jeux supplémentaires… J’en ai eu pour une après midi et je le dis haut et fort, le jeu N’A PLUS RIEN À M'OFFRIR!
C’est un constat terrible, pourrait sembler normal pour ce type de jeu… Un Beat them all en 2D, qui a repris des mécaniques de gameplay classique, sans rajouter quoi que ce soit à la formule… J’allais pas en avoir plus plus d’heure de jeu… De toute façon j’ai tendance à penser que “peut importe le temps que l’on passe sur un jeu, si c’est du temps de qualité, même 2h de jeux suffisent à rendre une expérience mémorable”. (C’est aussi disponible dans mes 10 commandements)
Dans ce cas, il ne faut pas que le jeu se prenne pour autre chose que ce qu’il est… Oui, un jeu est un produit culturel, mais avant toutes choses c’est un produit… Et quand je vois que pleins d’autres jeux excellents se sont vendus à 15 euro ces dernières années, aux côtés de MÔSIEUR Street of Rage 4 à seulement 25 euro… J’ai envis de me plaindre…
Les trentenaires nostalgiques sont donc des vaches à lait, comme nous l’a montré le remake de FF7 et comme nous montre maintenant ce jeu. Pourquoi 10 euro de plus? Alors qu’il y a moins de choses en terme de contenu, d’originalité et de prises de risque qu’une production indépendantes? Street of Rage est une marque? C’est juste parce que y’a marqué ça sur la jaquette?


(Prenons l’exemple du jeu précédent des équipes de LizardCube, “Monster Boy”, ils ont pris la formule WonderBoy, ils l’ont magnifié de leurs artifices graphiques et même si le level design n’était pas très inspiré ils ont rajouté des petites subtilités bienvenu au genre!)


Ce jeu m’a fait réfléchir… Je peste contre les jeux vidéos ces dernières années et il symbolise ce que je n’aime pas, ce vers quoi j’avais peur que l’industrie vidéoludique se dirige…
Mais j’ai passé une après midi correct malgré tout… Je le recommande aux vieux de la vieille, qui, même s’ils n’auront rien de surprenant en parcourant le soft, prendrons du plaisir à replonger dans un gameplay simple, enveloppé une superbe direction artistique. En voyant les trailer je m’attendais à un renouveau de la série… Mais non, c’est seulement Sega qui a décidé de ressortir un vieu truc de ces cartons en faisant bosser les artistes géniaux de chez Lizardcube pour camoufler leurs paresses de game-designer derrières de jolies artifices. Alors comme à chaque fois, les français de Lizardcube m’en mettent plein les yeux, mais j’avoue que l’aventure manquait cruellement de nouveauté… 12 niveaux c’est généreux, mais si c’est pour spammer les mêmes attaques et enchainer les mêmes stratégies pour gérer la foule… 6 niveaux auraient suffit.
Merci au Xbox Game Pass de m’avoir permi de jouer à ce jeu, jamais je n’aurais miser un centime sur ce titre et même s’il remplit le cahier des charges du jeu pour faire casquer les nostalgiques du stick, je me dis que j’avais raison de ne pas y croire.
C’était un insipide retour aux source avec de belles images et de jolies musiques…

KumaCreep
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le 2 juin 2020

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KumaCreep

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