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Il s'agit de la meilleure variation du Peur bleue de Renny Harlin, et on serait même tenté de dire que ce jeu est meilleur que le film. En prenant un contexte très similaire à notre chère bisserie régressive (un labo sous marin étudiant des requins particulièrement intelligents), le jeu parvient à créer les petits frissons qu'on recherchait, à savoir patauger dans une eau trouble avec un sonar qui attire les bestioles tout en nous indiquant très approximativement leur proximité. En alternance avec des séquences au sec où le niveau d'eau monte et où d'autres menaces apparaissent, on n'a guère le temps de s'ennuyer dans cette série B vidéoludique.
Mais voilà. On n'a pas le temps de s'ennuyer car le jeu est aussi extrêmement court. 2 ou 3 heures suffiront à boucler le tout, qui plus est sans grand scénario pour doper le suspense. On note aussi la tentative opportuniste de se relier à Lovecraft dans les 20 dernières minutes pour tenter le buzz (mais faire ça seulement dans les 20 dernières minutes, c'est dommage). Malgré des graphismes absolument pas à la hauteur de notre époque (ils évoquent ceux de call of cthulhu dark corner of the earth), l'ambiance est là et fonctionne. Plusieurs requins vicelards vous obligeront à courir et à nager en vitesse, soit tout ce qui était prévu au programme. Un petit regret pour la bande originale pas toujours subtile (et franchement, qu'est-ce que c'est que cette guitare électrique pendant certains affrontements avec les requins ? Ambiance ruinée). Mais résultat sympathique bien que totalement anecdotique.
Créée
le 29 juin 2020
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