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Quand on rallume Mario 64, la première chose que l'on se dit, lorsque cette énorme tête de Mario occupe l'écran, c'est ... Ouch, que c'est polygoné. Et pourtant, cette tête de Mario, c'est la nostalgie. C'est le retour d'une émotion profonde, révolutionnaire, née à la fin des années 90. Celle où on allait chez le cousin qui avait déjà la toute nouvelle console, et où on le voyait jouer à Mario, ou à Banjo-Kazooie, voir même à Glover. Et on se disait ... "Oh ** (on ne disait pas de gros mots en ce temps là), c'est en 3D !!!!".
Habitués à la NES ou à la SUPER NES, nous étions habitués à nous éclater sur nos jeux pixelisés en 2D, où nous allions de gauche à droit, de bas en haut (mais plus souvent de haut en bas). Ces jeux étaient déments, et prenaient tout notre temps d'enfance, là où des plus anciens allaient jouer au cerceau ou aux osselets. Et c'est là que Mario est arrivé, polygoné certes, mais en 3D. Nous allions dans le château de la princesse, et sa musique répétitive mais déjà culte, et nous découvrions les tableaux un à un, et leurs environnements tous différents. D'abord, nous escaladions une montagne, après avoir évité des Bob-ombs et évité l'énorme Chomp près du pont. Et au sommet, nous combattions le roi. La mission d'après nous obligeait à participer à une course contre une tortue ... et à l'époque où l'on découvrait cet univers, nous ne gagnons pas forcément haut la main. Un autre niveau, nous étions dans un niveau aquatique, explorant des fonds-marins ou une caverne secrête. Ensuite, nous étions dans un monde de neige, ramenant un bébé pingouin à sa maman, en espèrant ne pas le perdre bêtement après une malheureuse glissade. Et les toboggans, Super Mario 64 avait des toboggans ! On dégringolait à toute vitesse en récupérant des pièces, tentant de vaincre notre meilleur score, ou essayant de battre un pingouin à la course. De nombreuses chutes avant de le finir les yeux fermés, que ce soit sur les fesses ou à plat ventre.
Car oui, il n'était plus juste question de sauter et courir avec l'ami Mario. Celui-ci faisait des sauts en longueur, des pirouettes, rebondissait contre les murs, donnait des coups de poings, pieds, fesses. Il faisait des triple sauts, il volait même ! Bon, Mario 3 l'avait déjà fait, mais là ! Une simple casquette ailée, et nous voilà explorant les cieux des mondes, les redécouvrant sous une nouvelle facette, attaquant en piqué avant de redresser à temps pour s'envoler à nouveau en entendant Mario crier d'allégresse.
Et des étoiles, toutes ces étoiles à récupérer. Plus d'étoiles nous avions, plus loin nous pouvions aller dans le château. Nous explorions des déserts de sables mouvants, des mondes de lave, des montagnes abrupts, une île alternant entre le minuscule et le gigantisme, un monde de nuage, une caverne souterraine, une horloge, une maison hantée. Chaque monde devait être retourné dans tous les sens pour retrouver chacune des étoiles. Au maximum : 120 étoiles. Leur utilité finale ? Sachant que 75 permettaient de finir le jeu ? Un mystère. Le seul indice. Un canon à l'extérieur de château dans les rumeurs disaient qu'il se débloquait lorsque nous avions toutes les étoiles. Et toutes les retrouver n'était pas une mince affaire. Un vrai travail d'investigation. Parfois, c'était en fonçant dans un mur que l'une d'elles était cachée là. Parfois, simplement en conversant avec un Toad, ce dernier nous en donnait une. Il fallait parfois battre son meilleur temps au toboggan, et même récupérer 100 pièces dans chaque niveau. Une quête longue, et acharnée, mais la curiosité nous entraînait à continuer.
Et pour finir ... le boss ? Bowser. Ce dragon a toujours été le but final dans chaque Mario. Dans les anciens jeux, nous le combattions parfois à chaque monde, toujours plus fort et dur à vaincre. Dans un autre, il était l'ennemi final, celui qui apparaissait après de nombreuses heures de jeux et de nombreux ennemis vaincus. Dans Mario 64, bon j'avoue, il était le moins difficile à vaincre. Mais il était impressionnant, nous dépassant de plusieurs têtes de haut. Il fallait l'attraper par la queue, et faire tourner le stick de la manette pour que Mario le fasse tourner de plus en plus vite. Puis, lorsqu'il tournait à une telle vitesse que viser juste était simplement une question de chance, nous appuyions sur A. Et voilà que Bowser s'envolait au loin. La visée juste l'envoyait sur l'une des quelques bombes aux extrémités du terrain, et permettait de lui asséner un coup fatal. Bowser disparaissait, ne nous laissant non pas à une étoile, mais une clé qui permettait ainsi d'atteindre de nouveaux sommets.
Bref, Mario 64, c'était une révolution de surenchère. Et il suffit de le rallumer presque 20 ans après pour que cette révolution polygonée revienne en force. Si parfois vous êtes pris de la nostalgie de Mario 64. Rallumez-le, vous replongerez dans les années 90 et retrouverez la modernité.
Créée
le 16 avr. 2016
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