Parce que Media Molecule, ce sont de petits malinois, hein… avec Little Big Planet, tout le monde avait bien vu qu’ils avaient un bon moteur, un bon concept de création de monde(s) mais tout était collé à un gameplay approximatif, à une physique un peu pénible et à une histoire un peu bébête. Et ben, Tearaway Unfolded, c’est pareil, sauf que la narration, le scénario et l’univers sont tellement brillants qu’il faut être un sacré sans cœur pour ne pas être enchanté.
Parce qu’une histoire gentiment méta dans laquelle le personnage se doit d’atteindre le sommet d’une montagne pour combattre des méchants monstres qui finalement n’en sont pas mais ça on le découvre qu’à la fin après être passé par l’enfer des jeux et des consoles qu’on doit nettoyer du papier sale qui recouvre les murs… reprenons notre souffle et admirons le travail. La gestion approximative des plateformes n’étant pas vraiment gênante, on passera sur ce petit point noir et on s’arrêtera sur tout le reste. Le design choupinou entre origami et scrap booking, le personnage muet qui se nourrit de la personnalisation qu’on en fait, les thématiques des niveaux variées et bien amenées sans oublier l’utilisation des spécificités de la console et notamment de la manette (éclairage, pavé tactile et micro). Sans parler de l’humour bon enfant omniprésent et de coups donnés au quatrième mur. Enfin, MM oblige, le joueur completiste n’a pas fini de faire le tour s’il souhaite décorer toutes les zones libres, débloquer toutes les apparences et accompagner tous les écureuils.
Alors ? Ben en piste pour cet excellent portage depuis la regrettée PS Vita qui, si elle n’a pas eu le succès qu’on attendait d’elle, est tout de même parvenue à offrir à la PS4 à la fois l’incroyable Gravity Rush et ce brillant Tearaway Unfolded.