Avertissement : Tender Loving Care étant assez proche du nanar, j'ai fait ce jeu avec un ami, parce qu'il est toujours plus amusant de découvrir un nanar à deux.


Tender Loving Care est probablement l'un des FMV ayant bénéficié du plus gros budget de production. Transformer le scénario d'un film en jeu interactif atteint vite ses limites, mais Tender Loving Care s'en sort assez bien en nous mettant dans la peau d'un voyeur passif qui voit les événements se dérouler devant lui sans pouvoir les influencer directement, du moins à première vue.


Lorsque nous ne sommes pas de simples spectateurs passifs, nous avons l'opportunité de nous balader dans la maison. Lors des phases d'exploration, nous avons tout le loisir de lire les textes des protagonistes, plus ou moins tous obsédés par le sexe, avec des passages assez hallucinants qui auraient émoustillé l'adolescent que j'étais au début des années 2000.

Le jeu est également entrecoupé de séquences de questions surréalistes qui, lorsqu'on y répond en toute candeur, aident à entrer dans l'état d'esprit qu'il cherche à instaurer. En fait, la grande force du jeu réside dans son charme suranné, celui d'une époque révolue, avec un thriller pseudo-érotique terriblement ancré dans les années 90.


Tender Loving Care, donc, est une sorte de capsule temporelle ; le voyage dans le passé qu'il permet est particulièrement réussi et ne pourra laisser indifférents les anciens adolescents, qui se rappelleront avec nostalgie les années 90-2000. Le scénario du jeu tient bien plus la route que ne le laisse croire son introduction et, sous la couche libidineuse typique des années 90, il y a un vrai scénario.


Dommage que seule la fin « historique » (celle filmée pour le film) tienne vraiment la route ; les autres sont beaucoup plus étranges.


Petite note concernant le gameplay : à l'aide d'un LLM, j'ai pu analyser la façon dont les scènes étaient déclenchées et comment les joueurs obtenaient telle scène plutôt qu'une autre. C'est amusant parce qu'il y a une part d'aléatoire et qu'il n'existe pas de run « parfait » permettant d'atteindre une fin. Le jeu, par la part de hasard qu'il impose, force les joueurs à perdre le contrôle du déroulement des événements.

polykaa
8
Écrit par

Créée

le 26 août 2026

Critique lue 1 fois

Astérix & Obélix : Le Combat des chefs

Astérix & Obélix : Le Combat des chefs

5

polykaa

le 1 mai 2025

Suivre

Critique de Astérix & Obélix : Le Combat des chefs par polykaa

Si "Le combat des Chefs" reprend certains des codes de(s) BD d'origine, et si il essaie de garder de grande principes pour bien montrer qu'il aime le matériel de base, Il rate à peut près...

Brazil

Brazil

5

polykaa

le 12 juin 2012

Suivre
Dernière modification

le 10 août 2012

La forme ne fait pas tout.

Putain, faut pas déconner... Brazil a de sacrés défauts et pour crier au génie il faut éluder BEAUCOUP de choses.Alors oui, dans la forme on note tout plein d'éléments géniaux. Cet univers...

XCOM: Enemy Unknown

XCOM: Enemy Unknown

6

polykaa

le 31 oct. 2012

Suivre

XCom: L'ennemi était dans le gameplay

J’ai eu envie d’aimer XCom, mais je dois bien le reconnaître à mon corps défendant, le jeu a des défauts de game design importants difficiles à pardonner.J’ai d’abord essayé le mode Normal (il existe...