Si vous aimez finir les jeux à 100% : fuyez. Ou perdez, à mon instar, trois mois de votre vie. Du reste, rien de bien innovant ici. Skyrim reprend la recette classique des Elder Scrolls : repomper ce qui se fait déjà un peu partout en terme de fantaisie et y rajouter 2-3 détails insignifiants.
Mais, si j'ai beaucoup apprécié le titre, ce n'est pas tant pour l'univers en lui-même ni pour son gameplay. Si ce dernier est extrêmement permissif et permet quelques trucs marrants comme déshabiller les gens en pleine rue si vous montez le vol à la tire au maximum, il se révèle au final assez répétitif. La difficulté du jeu est lamentable : la quête principale est déjà d'une difficulté relativement faible, ajoutez à cela que vous ferez 3000 escales pour achever des quêtes secondaires et vous vous retrouvez presque à tuer le dernier boss d'une flèche.
Non, si je l'ai apprécié, c'est plutôt pour sa cohérence et le soin apporté aux détails. Par soin, ne pensez pas en terme technique, le jeu était bourré de bugs à sa sortie. Ainsi, j'ai pu admirer des dragons voler à reculon et des PNJs changer de langue au milieu d'un dialogue. Ça aura le mérite d'ajouter une petite touche comique, à défaut de complètement sortir de l'univers. Non, par soin, j'entends que le tout est extrêmement cohérent. Les dialogues du moindre PNJ, le plus inutile, sont travaillés et sont suffisamment riches. Le monde est vaste et est peuplé de personnalités très variées, qu'il s'agisse des guildes (voleurs, mages, bardes, assassins, etc.), des villages, des dragons, des capitales, et j'en passe.
Et, du haut des 200 heures qui m'ont été nécessaires pour terminer le titre, j'ai particulièrement apprécié la possibilité de faire des choix. Je me fais enlever par la cheffe de la guilde des assassins et elle me demande de tuer l'une des trois personnes présentes dans la pièce – qu'elle a séquestrées ? Eh bien je peux la tuer elle. Un type se plaint de son travail ? Je peux l'aider ou le balancer à sa cheffe. Skyrim permet d'être une ordure et c'est tout ce que j'aime. J'ai donc buté tout le monde et foutu le monde à feu et à sang. C'était très plaisant.
Anecdote réelle : à un entretien d'embauche, mon futur patron m'a demandé "tu joues à quoi en ce moment ? Et qu'est-ce que tu aimes dans ce jeu ?". Ce à quoi j'ai répondu tout naturellement "Skyrim, et j'aime bien voler les biens des gens puis les tuer". Ensuite, je me suis rappelée d'où j'étais.