Voilà que je termine Skyrim — enfin « terminer », pas vraiment, vu que le jeu ne s'arrête jamais. En effet, il n’y a pas de cinématique de fin ni de crédits. J’ai d’ailleurs trouvé ça très intéressant : cela renforce cette impression d'immense liberté.
Bon, Skyrim est effectivement un jeu que j’ai trouvé bon. Sans doute pas autant que la plupart des gens, mais je l’ai aimé.
Si je l’ai apprécié, c’est principalement pour son univers. Visuellement, c’est fort : ce côté paysages montagneux et froids, avec le souffle du blizzard qui balaie les surfaces, ou même simplement la nature de manière générale. Combiné avec la musique, cela donne un cocktail d’ambiance tout bonnement merveilleux. Je tiens à le souligner : la musique apporte une atmosphère dingue au jeu, quelque chose d'unique, avec cette teinte mélancolique et poétique omniprésente. Les graphismes de l’époque donnent aussi un certain charme à l'ensemble, au point que je me demande si l’ambiance aurait été aussi réussie avec un rendu plus moderne.
Il y a aussi le fait que, contrairement à un The Witcher 3 où la progression reste relativement balisée dans son approche, ici, tu peux aborder ton aventure d'une infinité de manières différentes. J’ai été très surpris de voir une telle richesse dans les possibilités de gameplay pour un jeu de cette époque. Le fait de tracer nous-mêmes notre route accentue ce sentiment de liberté totale qu’on recherche dans un monde ouvert. Autre point marquant : la diversité des environnements. Même les donjons paraissent variés, ce que de gros jeux récents comme Elden Ring ne parviennent pas toujours à faire.
Après, si je ne l’ai pas autant idolâtré que la majorité, c’est parce qu'il y a des aspects qui m’ont moins parlé.
Premièrement : les combats et les déplacements. Purée, je suis désolé, mais je les trouve beaucoup trop rigides. Ça manque clairement de punch et d'impact. Même s'il y a des finishers, je n’ai jamais pris un réel plaisir manette en main durant les affrontements.
La deuxième chose qui m’a laissé sur ma faim, ce sont les quêtes : je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions en les parcourant. Il y a une sorte de distance qui m'a empêché de m'y attacher, et c'est pareil pour les personnages : aucun ne m’a vraiment marqué. Après coup, je me dis que cette froideur émotionnelle dans l'écriture est peut-être volontaire, et d’un certain côté, elle colle plutôt bien avec la rudesse de l'univers. Donc, à voir...