The Consequence fait office de suite et de conclusion aux aventures de Kidman débutées dans The Assignment. La trame scénaristique se déroule toujours en parallèle du jeu principal et apporte quelques réponses et détails quant aux motivations des personnages, tout en prodiguant à son tour toute une vaste série de questions susceptibles de cautionner un hypothétique deuxième opus.
Se voulant plus équilibré que son prédécesseur par l'apport de quelques phases d'action, ce second DLC échoue dans ce registre tout aussi bien que l'infiltration. Peu d'armes et des ennemis apparaissant par vagues, on sent de la part du développeur une volonté de remplir un cahier des charges. Les boss sont également anecdotiques et ne nécessitent pas un talent monstre pour les achever. L'aspect furtif est toujours aussi poussif, la faute à une IA qui accomplit des prouesses en matière de stupidité. Ce défaut est tel que, fatigué par la répétitivité des situations, j'ai passé les scènes de cet acabit sans chercher à me dissimuler en passant au nez et à la barbe de zombies souffrant à l'évidence d'une sévère myopie. A propos de répétitivité, à l'image d'un Capcom qui excelle dans le recyclage, The Consequence nous propose ici des lieux déjà visités dans l'histoire de base, ce qui est logique étant donné le contexte, mais également ceux du DLC précédent, pourtant déjà fades dans tous les sens du terme. A titre personnel, j'ai conclu l'intégralité de ces deux parties en environ 4 heures tout en essayant de récolter les indices et autres objets disponibles.
Bref, The Consequence s'avère tristement creux, là où le cauchemar vécu par Sebastian proposait des environnements riches et variés et des possibilités suffisamment étoffées sans être complexes. J'ai la sensation d'avoir vécu une expérience similaire qu'avec les DLC de Bioshock Infinite avec une histoire alternative qui tentait de bouleverser la manière d'aborder le même jeu en intégrant au forceps des mécanismes qui n'étaient pas faits pour lui.