Encore une fois, Platinum Games frappe très fort.
Voilà un studio en qui je peux donner une confiance aveugle après avoir pondu de nombreux hits sur la génération PS360/Wii et surtout quand on sait que le titre est signé Hideki Kamiya, le créateur de jeux remarquables tels que Devil May Cry, Viewtiful Joe, Okami et Bayonetta.
La note que j'ai attribué témoigne avant tout d'un vrai coup de coeur.
Car si les tests de sites de jeux vidéo ne lui ont pas fait de cadeaux, je ne suis pas surpris des défauts qui ont été mis en évidence un peu partout. Le jeu est pas facile à maîtriser au départ mais le tutorial se charge tout de même de bien mettre le joueur dans le bain en n'oubliant pas d'être un prologue sympa pour lancer l'histoire.
Il ne faut surtout pas se fier à la démo qui vous jette sur le terrain sans que vous puissiez comprendre quoi que ce soit.
Si j'en parle c'est parce que je tiens avant tout à rappeler que le jeu n'est pas parfait.
Il y a quand même un prix à payer pour avoir sa petite place au soleil.
Soyez prévenus. Il y a de fortes chances que vous pestiez contre les angles de caméra un peu mal placés par moments. L'espace de quelques instants, il arrive qu'on ne sache pas trop où aller, où se trouve le dernier ennemi à éliminer ou quelle combinaison il faut exécuter pour progresser dans les niveaux.
En pleine action, il y a des passages où le jeu devient tellement bourrin qu'il est parfois épuisant de tout gérer. Entre mener les affrontements à bien, reconstituer son équipe après un coup fatal, se retrouver dans ces batailles de masses recouvertes d'explosions, de lasers, d'immeubles qui se détruisent et d'exécuter certaines combinaisons avec le gamepad pour activer les armes spéciales.
Mais le soft jouit d'une telle générosité et d'une telle énergie qu'il m'a été impossible de lui résister. J'ai voulu de la surenchère, de la bonne humeur et du challenge?
Eh bien, j'ai été servi. Bien plus que ce que je pouvais espérer. Il s'agit sans doute du jeu vidéo le plus épique que j'ai joué de toute ma vie. Puis à ce propos, je pensais que Bayonetta et God of War resteraient à jamais sur le podium des boss fights les plus dantesques du JV mais force est de constater que Monsieur & Madame se font déjà chiper la ceinture. C'est ce qui m'a le plus surpris.
L'un est un Dieu, l'autre une sorcière mais eux... ils étaient 101.
Et mention spéciale au boss final qui envoie du Over-The-Top complet.
Jouer à The Wonderful 101? C'est prendre une bouffée d'air frais à t'arracher la peau.
D'éprouver le même plaisir qu'un gosse au milieu des jouets dans un Toys'R'us.
Avec sa patte visuelle pleine de charme, l'ambiance digne des meilleurs Super Sentaï, son humour décapant et les musiques entraînantes de bout en bout.
Jouer à The Wonderful 101, c'est un peu comme vous retaper la compilation des meilleurs programmes du Club Dorothée et Cartoon Network pendant une dizaine d'heures minimum. Et encore plus si vous voulez pousser le gameplay dans ses derniers retranchements en débloquant plus de coups et améliorer vos scores.
Du bonheur en barre. Une valeur sûre de la Wii U à mes yeux.