Thief est la suite d'une série du même nom sortie aux alentours des années 2000. Souhaitant remettre au goût du jour leur ancienne licence, Square Enix décide donc de sortir ce nouvel opus. Après 11h de jeu que peut-on en dire ?
Et bien le constat est pour ainsi dire, mitigé. Le jeu est en perpétuelle recherche de soi mais sans jamais réussir à trouver la direction à prendre. Ce qui malheureusement donne lieu à un mélange hybride et hétérogène que ce soit dans l'histoire, le gameplay, ou même dans le level design. Et c'est possiblement cela qui donne lieu à de si vives critiques à son égard, jamais il ne tombe dans le profondément mauvais, ou en fait si, c'est le cas; mais il réussit toujours à se démener pour avoir un élément de jeu (gameplay, histoire) tellement jouissif à côté qu'il réussit presque à réparer les pots cassés. Et c'est extrêmement frustrant, car on se dit, et le jeu nous le montre, qu'il aurait pu être tellement mieux s'il savait quelle direction prendre.
Se retrouver dans un chapitre où l'accent est mis sur le cambriolage mais où l'histoire nous mène finalement à la résolution d'événements surnaturels, tout en nous faisant jouer une course endiablée pour sa propre survie alors que des coffres à crocheter sont disséminés sur le chemin, confirme réellement cette sensation que le jeu est perdu. Il ne possède pas de ligne directrice et semble voguer au gré d'idées apparus en cours de développement.
En soit le jeu n'est pas mauvais, il est simplement trop bipolaire pour avoir une identité propre. Cela n'empêche pas le fait qu'il soit beau, qu'il ait de très bonne idées et qu'on sent la volonté des développeurs de lui donner une vrai profondeur. Malheureusement là où il pourrait commencer à avoir des fondations solides, tout s'écroule à l'arrivé d'un nouvel élément qui fragilise tout ce qui a été fait auparavant.