Sympathique en début de partie, Tropico 4 s'avère extrêmement répétitif passé les dix premières heures. La faute à un manque de renouvellement flagrant avec le précédent opus, à une campagne très longue malgré la capacité des développeurs à ne pas trop se répéter question scénario et à un manque de diversité dans le choix des constructions possibles. Les parties finissent par se ressembler invariablement. L'astuce pour ne jamais être dans la panade financièrement consiste à construire, dès le départ de n'importe quelle mission, une tonne de champs (en fonction des ressources de l'île), des fermes à bétail en pagaille, des ports de pêche et des bâtiments de production divers. En une année, vous observerez de très larges excédents commerciaux rendant beaucoup plus simples les objectifs principaux et hop, on répète ad nauseam la stratégie afin de ne surtout pas perdre les missions qui durent souvent une heure voire plus. La répétitivité vient par ailleurs d'une escroquerie douteuse, il y a plus d'une trentaine de missions dans la campagne principale (sans le DLC) mais vous reviendrez, de manière astucieuse, en permanence sur les mêmes îles (même topographie mais angle de caméra différent...). Tropico 4 n'est même pas capable de générer des îles variées afin de limiter l'effet de répétition, c'est dommage. Le choix du dictateur en fonction de ses points forts et faibles est anecdotique comme l'a toujours été la possibilité de le jouer physiquement sur la carte afin de booster les constructions ou la production des usines. On se retrouve donc avec un jeu de construction lambda dans ses mécaniques mais s'inscrivant, effectivement, toujours dans ce contexte humoristique et rafraîchissant d'une dictature communiste en pleine guerre froide. Techniquement, c'est correct mais ça ne casse pas trois pattes à un canard. Sur le plan audio, les musiques collent bien à l'ambiance tropicale et latine du jeu mais sont trop répétitives, les mêmes trois morceaux tournent en boucle...


Pour les néophytes, je recommande tout de même surtout qu'il n'est pas cher. Pour les joueurs de Tropico 3, passez directement au cinquième ou sixième opus, vous gagnerez du temps car comme dirait le grand Z : "Tropico 4, contrairement à d'autres productions, ne fait pas partie des jeux qui se contredisent mais fait partie des jeux qui se répètent.

silaxe
6
Écrit par

Créée

le 4 oct. 2021

Critique lue 80 fois

silaxe

Écrit par

Critique lue 80 fois

1

D'autres avis sur Tropico 4

Tropico 4

Tropico 4

7

Bjorn

49 critiques

Jouez un révolutionnaire. Le jeu, lui, ne l'est pas.

Tropico 4 est un bon jeu... tout comme le 3, en fait. Il partage les qualités de l'opus précédent, qui était déjà réellement bon. Et pour cause... vu qu'entre les deux épisodes, il faut bien...

le 19 sept. 2011

Tropico 4

Tropico 4

5

Aldareis

22 critiques

Une daube de plus...

Ayant adoré Tropico 3 et son extension, j'attendais avec impatience de pouvoir tester le 4ème opus. Commençons par le côté positif du jeu (ça va aller vite) Deux améliorations notable. Tout d'abord...

le 6 mars 2012

Tropico 4

Tropico 4

6

TheMattou

65 critiques

Dis que t'as tort !

Ce jeu est assez paradoxal. La campagne a beau être chiante comme la pluie et dépourvue d'idées (deux ou trois scénarios mis à part), on reprend sa partie en cours avec un certain plaisir. La BO et...

le 10 janv. 2017

Du même critique

Darkest Dungeon

Darkest Dungeon

6

silaxe

700 critiques

Pile ou face ? Pile je gagne, face tu perds.

Non. Darkest Dungeon malgré ses qualités évidentes est un jeu qui m'a particulièrement soulé. Acheté en version beta il y a plus de six mois, je me suis replongé dans cette aventure sinistre depuis...

le 30 janv. 2016

Fondation - Le Cycle de Fondation, tome 1

Fondation - Le Cycle de Fondation, tome 1

5

silaxe

700 critiques

Il était une fois dans une lointaine galaxie...la déception.

Je vais probablement fâcher beaucoup d'entre vous mais personnellement je n'ai pris aucun plaisir à la lecture de ce premier tome du célèbre cycle d'Asimov. N'étant pas un lecteur adepte de...

le 19 juil. 2015

Par-delà le bien et le mal

Par-delà le bien et le mal

8

silaxe

700 critiques

On ne hait pas tant qu'on méprise. On ne hait que son égal ou son supérieur.

Il faudrait faire une exception pour Descartes, le père du rationalisme (et par conséquent le grand-père de la Révolution), qui ne reconnaissait d'autorité qu'à la seule raison : mais la raison...

le 3 févr. 2017