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Wolverine bondit, écharpe un soldat, esquive un autre avant de le lacérer. Un coup, deux coups, trois coups ! Ses griffes fendent les corps, des gerbes de sang inondent l'image et teintent la tenue du héros qui, plus que jamais, ressemble à une bête sanguinaire. Il grogne, grimace, hurle et étripe ! Wolverine, c'est l'art du spectacle, en résulte une progression étriquée et un gameplay minimaliste, presque automatisé. Carré, carré et encore carré ! C'est un mal nécessaire pour que chaque bataille, chaque mise à mort ressemble à un théâtre macabre : quelque soit votre niveau manette en mains, des soldats se retrouveront propulsés par delà des bâtiments, d'autres seront fendus en deux, cloués à un arbre, plantés dans les fourches d'un chariot élévateur. Si Insomniac Games dicte le rythme et facilite l'accès à des combos dévastateurs, c'est parce qu'il cherche à donner vie par le jeu aux blockbusters cinématographiques de la maison Marvel.
Puis, enfin le calme… Les scènes d'action laissent place à des séquences plus légères, là où notre cher Logan et Jean se dévoilent, partagent des discussions qui sonnent constamment justes, entretiennent une relation qui paraît crédible – tout ceci est fortement aidé par un doublage français parfaitement incarné. C'est aussi durant ces passages que des longues traînées bleues apparaissent : elles mènent à de rares objets à collecter. Même si l'odorat surdeveloppé du héros aurait pu être matérialisé différemment – via les retours haptiques de la DualSense ? –, ces lignes bleues ne sont jamais invasive. Elles existent surtout pour éviter tout éparpillement, afin que l'histoire se dévoile d'un seul tenant : le sentiment d’urgence doit constamment guider les faits et gestes du personnage. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'équipe californienne a eu tort d'écouter les retours des joueurs et des joueuses, de masquer via des mises à jour ces fameuses lignes bleutées. La progression s'en trouve impactée, l'impression de donner vie à un film Marvel également. Se « perdre » dans les rues de Tokyo n'a effectivement rien de gratifiant.
Outre les bugs particulièrement nombreux pour une production de ce calibre et des séquences d'investigations bien trop scriptées, le réel défaut de ce Wolverine intervient finalement dans le dernier quart de l'aventure. D'un coup, l'histoire qui prenait jusqu'ici son temps – il m'a fallu pratiquement 20 heures de jeux pour le 100% dans la plus haute difficulté – accélère, semble bâclée. Cela se ressent davantage par le manque de diversité dans les environnements. Insomniac Games recycle encore et toujours les mêmes lieux, impactant la force du grand final. Si Wolverine n'est pas un grand jeu – Insomniac Games en a-t-il déjà fait ? – il n'en reste pas moins un blockbuster vidéoludique efficace, cohérent, qui sait garder en haleine grâce à son sens de la mise en scène, parfaitement intégré au jeu, et son rythme maitrisé. Tout simplement un défouloir d’antan, plus cinématographique encore,avec une technique et des graphismes d'aujourd'hui !
Créée
le 5 oct. 2026
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