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248 films

par Nwazayte

Bigger, and louder. Ou pas, on fait tenir le bordel.

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  • How I Was Systematically Destroyed by an Idiot (1983)

    Kako sam sistematski unisten od idiota

    1 h 32 min. Sortie : .

    Film de Slobodan Sijan

    Août - Bon burlesque yougoslave des familles, Slobodan Sijan étant précurseur du style Kusturica, avec bonne grosse dose de folklore et de fioritures du pays. Ici, ce sont les tribulations d'un imposteur mi-intellectuel mi-clodo mi-thomane (lol) qui se prend pour Che Guevara. Comme Qui chante là-bas, le film reste bon enfant et témoigne pourtant d'une vraie rigueur dans les cadrages, et les teintes froides de la photographie contrastent violemment avec cet univers volontiers gargantuesque. Disons que la force des films de Sijan, c'est cette dichotomie entre l'épure et la précision de la mise en scène et le ton léger et ahuri de l'ensemble, comique de situations et de gestes à gogo. Sympathique, délirant, un film folklo comme on en fait plus.
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    Je suis un évadé (1932)

    I Am a Fugitive From a Chain Gang

    1 h 32 min. Sortie : . Drame et film noir.

    Film de Mervyn LeRoy avec Paul Muni, Glenda Farrell, Helen Vinson

    Août - Ca me saoule un peu d'écrire sur un film comme ça, très emblématique d'un classicisme hollywoodien assez didactique, et c'est aussi son défaut, tout est surligné au stabilo. Et en même temps, c'est un grand mélodrame transgressif, qui remet en cause 1/ les travaux forcés, évidemment 2/ plus généralement, sur la justice américaine (en l'occurrence, plus inique, tu meurs). Je m'arrête là parce que je vais dire des banalités, mais voilà, il faut le voir.
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    Cold Fish (2010)

    Tsumetai nettaigyo

    2 h 26 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Sion Sono avec Makoto Ashikawa, Megumi Kagurazaka, Denden

    Août - Un délire mi-sérieux mi-demeuré de plus à ajouter à l'ardoise déjà bien chargée de Sion Sono. Ce qui me sidère là-dedans, en dehors de la vulgarité et de l'ennui ambiants, c'est la vacuité profonde de ce film autiste, totalement refermé sur lui-même. Sono commence à méchamment se répéter dans la gratuité là, ça en devient assez navrant.
  • Caravaggio (1986)

    1 h 33 min. Sortie : 1986. Biopic, drame et historique.

    Film de Derek Jarman avec Nigel Terry, Sean Bean, Garry Cooper

    Août - 1985. 8 ans avant Blue, le film testamentaire de Jarman, qui travaillait l'épure formelle (pas le choix, quand on est aveugle, il faut bien), Caravaggio, biopic d'esthète peint façon toile classique. Comme Fassbinder, Jarman est un féru du cadre et des intérieurs : découpage symétrique des plans, souci géométrique constant, lumière chaude et colorée et captation des faciès, des visages. Il y a dans Caravaggio cette conception quasi pasolinienne de la mise en scène, dans cette dichotomie entre le prosaïsme moderne et le perfectionnisme classique, cette contradiction d'apparence entre vulgarité et beauté.

    Alors, cela a un revers, c'est que l'on est jamais très loin de la pose, et par conséquent de l'imposture. Il y a chez Jarman, ou du moins dans ce Caravage, un caractère quelque peu séducteur, quelque peu apprêté, dandy, formaliste qui le sacrifie parfois au lyrisme et à la poésie. Mais le Derek est quand même en grande forme, et il y a chez lui le goût de l'élégie et du raffinement artistique.
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    Snowpiercer, le Transperceneige (2013)

    Seolgungnyeolcha

    2 h 06 min. Sortie : . Action, drame et science-fiction.

    Film de Bong Joon-ho avec Chris Evans, Song Kang-ho, Tilda Swinton

    Séances de cinéma (2 salles)
    Août - L'horizontalité de la lutte de classes. Intéressant, n'est-ce pas ? Oui, à condition d'une écriture irréprochable, ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Disons que BJH sacrifie la densité idéologique au profit d'une efficacité très blockbuster, nécessité du gros casting, de la grosse mise en scène, du gros twist vaseux à la fin. C'est dommage, y avait des choses à faire !
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    Mad Max : Fury Road (2015)

    2 h. Sortie : . Action, aventure, science-fiction et road movie.

    Film de George Miller avec Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult

    Août - Tout le monde m'a un peu vendu du rêve dans cette histoire : j'avais rarement vu autant de hype et de dithyrambes pour un blockbuster. Il faut dire que les vieux de la vieille l'attendaient, ce nouveau Mad Max, et qu'ils ne furent pas les seuls convaincus. Ici et là, "plus grand film d'action de ces dernières années", "superproduction ultime", "il y aura un avant et un après". Et d'un certain côté, je peux comprendre cette emphase tant Mad Max envoie du spectacle sans se foutre de la gueule de son spectateur.

    On est très très très loin de la paresse stylistique du Marvel Cinematic Universe : l'esthétique y est particulièrement travaillée pour façonner un univers sur mesure, entre kitscheries et dunes arides. Chaude et poussiéreuse, la mise en scène de Miller, entièrement au service de ce souffle puissant et rauque, convainc.

    Mais, mais, je regrette justement qu'il n'y ait pas davantage de respiration dans ce Fury Road où tout va à cent à l'heure, qui empile scène d'action sur scène d'action (bien filmées, badass, efficaces, là n'est pas la question). Et j'ai eu cette impression de me retrouver devant une forme de pornographie visuelle, où le spectacle n'est jamais qu'au service d'autre chose que le spectacle.

    C'est bien, je ne dis pas, ça t'accroche à ton siège, je ne le nie pas. Mais putain, mec ! T'as tellement une esthétique de cinéma, t'as tellement quelque chose de fort et tu n'en fais qu'un film d'action finalement assez banal. C'est quand même un peu dommage.

    Je pense que dans un monde idéal, avec le budget explosif des superproductions, tout blockbuster devrait au moins ressembler à ça. D'où la réjouissance du public. Mais j'attendais plus qu'une machinerie bien huilée, d'autant plus que le potentiel est là pour faire quelque chose d'inoubliable. Et que ce n'est pas le cas, malheureusement.
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    Chaw (2009)

    Chawoo

    2 h 01 min. Sortie : . Comédie, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Shin Jung-Won avec Uhm Tae-Woong, Jung Yu-mi, Jang Hang-Seon

    Août - Nanar volontaire sud-coréen, sans prétention certes, mais sans talent non plus. Merci, au revoir.
  • M/other (1999)

    2 h 27 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Nobuhiro Suwa avec Tomokazu Miura, Makiko Watanabe, Ryudai Takahashi

    Août - Quelle petite merveille. M/other est un shomingeki modernisé, qui s'inscrit dans la descendance artistique des Ozu et autres Naruse, sans trop le dire. Rarement vu un naturalisme aussi achevé : point d'éclaboussures de performance ici (cimer Kechiche, l'Avis d'Abdel, les bons bails), M/other a pour lui la pudeur de son sujet et celle de sa mise en scène. On est dans l'économie formelle, Suwa refuse le gaspillage. Aussi, la dynamique de plans fixes fonctionne par un certain minimalisme : des jeux sur les reflets, des perspectives derrière les vitres.

    C'est ce qui permet à Suwa d'éviter des champs contrechamps trop intrusifs, de ne garder que la quintessence du film, de développer ses personnages sans stabilo, sans lourdeurs psychologiques. Ajoute à cela une direction d'acteurs hors du commun et tu le tiens, ton grand film japonais contemporain, celui qui porte l'héritage des grands maîtres sans se la jouer.
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    Fog (1980)

    The Fog

    1 h 29 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de John Carpenter avec Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis, Janet Leigh

    Août - Un peu la flemme d'écrire là-dessus mais en deux ou trois mots, c'est le film carpenterien typique : la petite musique d'atmosphère et la terreur crépusculaire d'un mal anonyme (cf la Chose / Halloween) qui avance masqué. Pas le meilleur du bonhomme mais d'une grande richesse stylistique, comme toujours. Bravo Big John !
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    Atlantique, latitude 41° (1958)

    A Night to Remember

    2 h 03 min. Sortie : . Catastrophe et drame.

    Film de Roy Ward Baker avec Kenneth More, Ronald Allen, Robert Ayres

    Août - Mouais, comprends pas trop l'engouement autour de cette reconstitution (sympathique certes) diablement académique. Je pense que le film a surtout un intérêt historique, de voir dans quelle mesure il a pu être la matrice du Titanic de Cameron. Au delà de ça, ça se laisse regarder mais ça n'est certainement pas le chef d'oeuvre annoncé ...
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    Strange Circus (2005)

    Kimyô na sâkasu

    1 h 48 min. Sortie : . Thriller, drame et Épouvante-horreur.

    Film de Sion Sono avec Masumi Miyazaki, Issei Ishida, Rie Kuwana

    Août - Un délire d'ahuri qui m'a d'abord fait espérer de grandes et de belles choses : le soin apportée à l'esthétique pas vraiment coutumier du style cheapos' de Sion Sono. L'univers coloré et intimiste promettait quelque chose de plus lyrique et de plus mature que les gamineries habituelles du cinéaste. Mais non, il faut que le film s'enfonce violemment dans le ridicule, sous couvert de folie, sous couvert de cinéma lynchéen avec, à la clé, et en guise de cerise sur le gateau, le twist final le plus ignoble que j'ai jamais vu dans un film. Dommage ...
  • Taxi Blues (1990)

    Такси-Блюз (Taksi-blyuz)

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pavel Lounguine avec Natalia Koliakanova, Hal Singer, Elena Saphonova

    Août - La perestroika a donné lieu à de nombreux chefs d'oeuvre en URSS : c'est un vent de liberté, la parole et le geste cinématographique qui se libèrent enfin. Taxi Blues est très symptomatique de cette petite révolution filmique, parce qu'en 1990, il semble déjà annoncer la couleur en mettant en scène un conflit générationnel : celui du stakhanoviste soviétique déjà désuet et le musicien extraverti symbole d'un nouveau libéralisme en Russie ... Le film a ce côté intéressant, dans la confrontation de deux idéologies et la façon dont elles parviennent à se rejoindre. Mais il pêche par trop d'hystérie, de too much, d'exagération, d'emphase. Difficile d'en vouloir à Lounguine, c'est l'époque qui le veut, mais difficile aussi de ne pas enrager devant ce film assez bâclé au final, plus lourd et pompeux qu'autre chose ...
  • Les Idiots (1998)

    The Idioterne

    1 h 47 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Lars von Trier avec Troels Lyby, Nikolaj Lie Kaas, Henrick Prip

    Août - Bravo, Lars, tu as réussi à faire un film aussi immonde que ton pote, Vintenberg ! Oui, oui, Les Idiots réussit l'exploit (et ce n'est pas peu dire) d'être aussi détestable que Festen. D'ailleurs, c'est dans le même genre hein, un blaireau qui filme n'importe comment des consanguins qui se tapotent leurs bites sur le front. Mais attention ! Les Idiots est un film critique, hautement satirique même sur le conformisme de l'anticonformisme : ces gens là révèlent leur idiot intérieur pour lutter contre les carcans sociaux ! Fascinant, n'est-ce pas ?

    Oui, ou alors c'est encore une fois un délire transgressif bien couillon et hideux qui aimerait se faire passer pour une thèse de sociologie. Moi, je n'y vois que de la provoc gratuite, un film de petit malin, et une complaisance à toute épreuve ! Trier filme ses personnages comme il filmerait des plantes vertes, se réjouissant de leur sort comme Vintenberg se réjouissait de celui de sa famille d'abrutis congénitaux. Il n'y a rien dans cette forme purulente de cinéma, dont la seule motivation est de choquer le petit bourgeois. Raté pour ma part, les ficelles sont si grosses, l'envie de malmener son spectateur si présente et le cynisme si sentencieux que je ne puis qu'être profondément gêné par un spectacle aussi grotesque et minable. Comme quoi, c'est triste à dire mais Lars Von Trier est allé en s'améliorant !
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    Blankman (1994)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Mike Binder avec David Alan Grier, Christopher Lawford, Lynne Thigpen

    Août - C'est du navet sauce barbecue, avec un petit soupçon d'humour absurde toujours moins détestable que Sexy Movie. Prévisible et crétin, le film ne s'élève pas à des niveaux stratosphériques, loin de là, mais demeure plus supportable que les nanars les plus opportunistes de Hollywood, il y a une certaine humilité là-dedans.
  • Other People's Letters (1976)

    Chuzhie pisma

    Sortie : 1976. Drame.

    Film de Ilya Averbakh avec Irina Kupchenko, Svetlana Smirnova, Sergei Kovalenkov

    Août - Ayant adoré Monologue du même cinéaste, ce Other People's Letters ne peut que me décevoir malgré sa jolie photographie ... Je ne m'étendrai pas en long et en large dessus, je ne me rappelle déjà plus de grand chose.
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    Sexy Movie (2006)

    Date Movie

    1 h 23 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Aaron Seltzer et Jason Friedberg avec Alyson Hannigan, Adam Campbell, Sophie Monk

    Août - Toute la néo-beauferie à l'américaine en un seul film ! Enfin film, n'abusons pas, ce serait trop d'honneur pour cette succession de saynètes vulgaires parodiant avec une lourdeur pachydermique des émissions télé et des clips à la mode. Stupide, peu ragoûtant et aussi opportuniste et détestable que les "nanars" volontaires made in Asyum. Allez, poubelle.
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    Himizu (2011)

    2 h 09 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sion Sono avec Shôta Sometani, Fumi Nikaidô, Tetsu Watanabe

    Août - Sono a une filmographie éclectique et c'est pour ça qu'après les psychodrames lynchéens chiants (Guilty of Romance) et les délires d'HP (Strange Circus), il pond son grand film d'auteur post-tsunami avec des gamins qui pleurent et des gangs de maffieux. Troll mis à part, le résultat est profondément agaçant, le ton brailleur et archi misérabiliste de ce Himizu s'accommodant mal avec la pudeur avec laquelle il aurait fallu traiter un sujet aussi délicat.
  • Le Chemin de la vie (1931)

    Путёвкa В Жизнь

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Nikolai Ekk avec Nikolai Batalov, Ivan Kyrla, Mikhail Djagofarov

    Août - Premier film parlant en Soviétie et voilà ... Ca s'arrête là, j'ai vu le film il y a un mois, je n'en ai aucun souvenir, je me souviens du fait que ça n'a strictement aucun intérêt, que c'est pompeux, maladroitement propagandiste et infect ... Comme quoi les performances techniques, bah ça va deux minutes.
  • La parade des planètes (1986)

    Parad Planet

    1 h 37 min. Sortie : 1986. Drame et fantastique.

    Film de Vadim Abdrashitov avec Oleg Borisov, Sergey Shakurov, Sergey Nikonenko

    Août - Un film naturaliste, dans la veine de la Chasse aux Renards du même Adbrashitov en moins nihiliste et aux légères consonnances mikhalkoviennes ::l'esthétique colorée et léchée fait la diff, notamment dans une scène sublime sur la plage OKLM. Beau film, sans exaltation de ma part mais quand même, pas anodin de voir ça, une mélancolie certaine, un académisme tout aussi certain mais faut pas déconner, c'est cool et ça fait plaiz. Niveau crise de la quarantaine / nostalgie du retour, bah ça se pose là, sans trop de difficulté.
  • Cochon qui s'en dédit (1979)

    38 min. Sortie : 1979.

    Documentaire de Jean-Louis Le Tacon

    Août - Vase de Noces version documentaire ou presque. Cochon qui s'en dédit avec son sujet à la "Tellement vrai" aurait pu bien tomber dans une complaisance affligeante et un sensationnalisme déplacé, mais Jean-Louis le Tacon joue l'humilité : il ne multiplie pas les effets de style, et il redonne la parole à cet éleveur. C'est ses commentaires qui donneront son rythme à ce court film de 40 minutes, quelque part entre militantisme avoué et poétique du vide affectif : le portrait, pour ne pas dire l'autoportrait, de cet exilé marginal aux moeurs citadines. Mais comme un ouvrier dans l'entreprise, il est aliéné par son travail : l'odeur de merde le suit partout, et occupe toutes ses pensées, sa porcherie c'est toute sa vie et le Tacon met un point d'honneur à filmer l'éternel recommencement des mêmes tâches, des mêmes corvées, des mêmes castrations ... Un docu enrichissant, à hauteur d'éleveur, sans aucun cynisme.
  • Schramm (1994)

    1 h 05 min. Sortie : 1994. Épouvante-Horreur.

    Film de Jörg Buttgereit avec Florian Koerner von Gustorf, Monika M., Micha Brendel

    Août - Buttgereit, petit malin qui a trouvé la bonne formule pour qu'on parle de lui, revient quelques années après Nekromantik avec ce film pas plus aimable, toujours d'une gratuité insupportable, d'une vanité à toute épreuve. Buttgereit n'a aucun talent : ses films sont infects, dégueulasses, filmés avec le cul, dépourvus de toute la poésie cheap éventuelle qu'ils auraient pu développer. Non, ce sont des machineries consciencieusement médiocres refermées sur elles-même, plus ridicules que réellement dérangeantes. Des machins informes qu'on aimerait faire passer pour de l'introspection subversive alors qu'il n'y a rien à garder. La perspective de se mettre dans la tête d'un psychopathe est intéressante à condition de savoir l'exploiter : Angst proposait ainsi une expérience visuelle et esthétique proche des obsessions de son personnage, serial killer nécrophile. Ici, rien de tout cela, juste l'immonde vulgarité de l'ensemble travestie en grand film d'auteur bis avec quelques pointes d'autocitation ultra dispensables. A jeter, intégralement.
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    Mirrors (2008)

    1 h 51 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Alexandre Aja avec Erica Gluck, Amy Smart, Mary Beth Peil

    Août - Alors là, NON. Faut arrêter les conneries deux minutes. Aja, tu sais que je t'aime bien en plus, tu sais que j'ai de l'affection pour toi, alors pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi tu nous sors un film aussi calibré, dégueulasse et ridicule, à fond dans les standards minables de l'horreur mainstream façon US. Ton film n'a strictement aucun intérêt, c'est risible, mal filmé, et ça se paye le luxe d'être interminable ! Plus jamais ça, Alexandre, tu viens de baisser grandement dans mon estime avec cette purge innommable. Plus jamais ça, TU M'ENTENDS ?
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    Le Dernier voyage de Tanya (2010)

    Ovsyanki

    1 h 15 min. Sortie : . Drame.

    Film de Aleksei Fedorchenko avec Yuriy Tsurilo, Viktor Sukhorukov, Igor Sergeyev

    Août - Une belle errance spiritualo-chamanique (oui, j'invente des mots, et alors, tu vas faire quoi hein ?) à mi-chemin entre le récit initiatique et l'exploration mystique. La force du film de Fedorchenko, apparemment coutumier des tableaux métaphysiques (je vous dirai quand j'aurai découvert plus en profondeur sa filmographie), c'est de toujours être dans l'invitation adressée au spectateur. Jamais hermétique, le Dernier Voyage de Tanya berce son spectateur de séquences douces et de mélodies éthérées, à la découverte d'une culture oubliée et de ses rituels religieux. Elegiaque et lyrique, le Dernier voyage de Tanya s'inscrit dans une veine post-Tarkovski pas si en vogue que ça dans un cinéma russe contemporain tantôt politisé (les films bizarres et gore d'un Balabanov) tantôt américanisé. Un très joli film.
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    Severance (2006)

    1 h 37 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Christopher Smith avec Toby Stephens, Claudie Blakley, Andy Nyman

    Août - Entendons nous bien, Severance n'est pas le film du siècle, ni la fable subversive que certains critiques ont voulu en faire. C'est un slasher débile, qui fonctionne sur le même principe que tous les slashers : le bonheur partagé de voir des abrutis se faire truicider de la manière la plus loufoque possible. Excentrique et abruti, le film de Christopher Smith ne cherche absolument pas à renverser les codes comme un petit malin, plutôt à les épouser dans la dérision de manière un tantinet autiste, sans grand talent non plus, mais avec un petit savoir faire pas déplaisant.
  • Un dieu rebelle (1986)

    Es ist nicht leicht ein Gott zu sein

    1 h 56 min. Sortie : 1986. Fantastique.

    Film de Peter Fleischmann avec Christine Kaufmann, Edward Zentara, Alexander Filipenko

    Août - Après le Guerman, cette première adaptation du bouquin des frères Strougatski me faisait du pied. Malheureusement, au delà de l'intérêt comparatiste, on tient là un Dieu rebelle nettement plus académique, dont l'esthétique est à mille lieux du délire apocalyptique de Guerman. On le sent quand même un peu le post-apo fauché des années 80, ici très très très loin de l'intelligence minimaliste d'un Monde sur le Fil, par exemple. Un peu trop fade pour cultiver mon intérêt.
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    Bon à Tirer (B.A.T.) (2011)

    Hall Pass

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Peter Farrelly et Bobby Farrelly avec Owen Wilson, Jason Sudeikis, Jenna Fischer

    Août - Le cinéma des frères Farrelly a souvent été un délicieux plaisir coupable pour moi, de l'absurde débilosse de Dumb and Dumber et de Fous d'Irène à l'espèce de mélancolie burlesque que pouvait avoir un Mary à tout prix. Malgré quelques merdes au compteur (l'horripilant Femmes de ses rêves avec Ben Stiller), les Farrelly se portaient toujours bien en 2011 : B.A.T est une comédie qui se cherche entre l'irrévérencieux et le conformisme, quitte à se laisser un peu rattraper par le second (mais pas totalement héhé !) sur son final. C'est un divertissement de qualité et vous m'entendrez rarement dire ça, et malgré ses imperfections, ça suffit pour que je lui accorde une appréciation honorable.
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    Pokémon 16 : Genesect et l'Éveil de la légende (2013)

    劇場版ポケットモンスター ベストウイッシュ 神速のゲノセクト ミュウツー覚醒 (Gekijōban Poketto Monsutā Besuto Uisshu! Shinsoku no Genosekuto: Myūtsū Kakusei)

    1 h 26 min. Sortie : .

    Long-métrage d'animation de Kunihiko Yuyama

    Août - POKEMON
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    Taxidermie (2003)

    Taxidermia

    1 h 31 min. Sortie : . Comédie dramatique, Épouvante-horreur et sketches.

    Film de György Pálfi avec Gergely Trócsányi, Adél Stanczel, Zoltán Koppány

    Août - Délire organique, volontiers dégueulasse et esthétisant, Taxidermie n'est pas dépourvu d'un certain intérêt mais s'épuise trop facilement dans la provoc gratuite et ne développe pas ses idées, outre mesure, sinon via le prisme d'un burlesque assez couillon. Ca sent un peu la pose, tout ça, ou le film d'initiés, destiné à un certain public. Trop complaisant, vraiment, et trop gratuit pour que j'adhère.
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    Taxi zum klo (1982)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Frank Ripploh avec Frank Ripploh, Gitte Lederer, Hans Gerd Mertens

    Août - Bim bam boum, un taxi pour les chiottes. A lost gay masterpiece nous apprend l'affiche de ce film, très iconique d'une certaine époque où l'homosexualité se pratiquait dans les toilettes publiques. Frank Ripploh, le réalisateur, y joue son propre rôle, dans une oeuvre naturaliste, limite docufiction : il est prof et il se tape tout plein de mecs. Scènes de sexe non simulées, travestissement, le film se veut être le plus fidèle possible à la réalité de cette Allemagne des années 80 et à celle de son créateur, quitte à ne pas tenter l'esthétisation. C'est un peu l'anti-Fassbinder, ce Taxi Zum Klo, un sujet proche et commun aux deux cinéastes (leur orientation sexuelle) mais une épure stylistique qui confine parfois à la négligence formelle. Pas inoubliable, certainement un peu long pour ce que ça raconte, mais très intéressant.
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    Land of the Dead, le territoire des morts (2005)

    Land of the Dead

    1 h 33 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de George A. Romero avec Simon Baker, John Leguizamo, Dennis Hopper

    Août - Oulala, tu le sens le gros nanar travesti en fable sociologique ?