2019 : année cinématographique étourdissante

Avatar Damien Charron Liste de

371 films

par Damien Charron

Mes films vus ou revus en 2019 !
Au compteur, en 2017 : 259 films / en 2018: 420 films vus !
Objectif 365, 1 film / jour !

Photo de couverture: Julie Gayet à la cérémonie de clôture Paris Courts Devant 2017

Stats au mois :
En janvier : 38 films ! Festival Premiers Plans d'Angers
37 longs, 1 court (+1 film vu 2 fois)
10 films de 2019, 5 films de 2018, 6 films post-2000, 17 films pré-1999.
17 films vus au cinéma, 12 au festival d'Angers, 4 en DVD, 4 en fichier, 2 en SVoD (OCS)
2 AVP, dont 1 Cinexpérience
4 films en 35mm, 1 en 3D Ice Immersive, 1 en 4DX
Mes cinémas les plus fréquentés : Pathé Angers (7), UGC Halles (6), Les 400 coups d'Angers (4), mk2 Bibliothèque (2), La Filmothèque (2), CGR Lilas (1), Le Méliès de Montreuil (1), Le Louxor (1), Le Club de l'Etoile (1), Le Select d'Antony (1), Le Cinéma des Cinéastes (1), Le Grand Théâtre d'Angers (1), Le Quai-Salle nationale d'Angers (1)

En février : 23 films
20 longs, 3 courts
10 films de 2019, 1 film de 2018, 7 films post-2000, 5 films pré-1999
12 films vus au cinéma, 3 en DVD, 2 à la Fémis, 2 dans un bar, 3 sur des plateformes (Netflix, YT, OCS), 1 film en fichier
2 AVP, dont 1 Cinexpérience
Mes cinémas les plus fréquentés : Fémis (2), Le Champ (2), mk2 Bibliothèque (2), ABC Toulouse (1), American Cosmograph Toulouse (1), Grand Action (1), UGC Halles (1), Siège de la Fox (1), mk2 Quai de Loire (1), UGC Roxane Versailles (1), UGC Bercy (1)

En mars : 51 films, Voyage à Londres et Mubi, ma nouvelle tendance de visionnage
46 longs et 5 courts (+1 film de février revu)
20 films de 2019, 1 films de 2018, 10 films post-2000 et 20 films pré-1999
25 films au cinéma, 20 sur Mubi, 3 en DVD, 2 sur OCS et 1 sur YT
6 films en AVP : 1 cinexpérience et 5 prévisionnements GNCR
Mes cinémas les plus fréquentés : UGC Halles (8), Agence du court (5), Cinéma des Cinéastes (3), mk2 Bastille (2), mk2 Quai de Seine (1), Fémis (1), Grand Action (1), Club de l'étoile (1), Louxor (1), Prince Charles de Londres (1), BFI de Londres (1), Pathé Beaugrenelle (1).

En avril : 47 films
44 longs, 1 moyen et 2 courts
18 films de 2019, 12 films post 2000 et 17 films pré-1999
22 films au cinéma, 5 en DVD, 16 sur Mubi, 1 sur Arte Replay, 1 sur Youtube, 1 sur Viméo, 1 en fichier
5 AVP dont 1 Cinexpérience et 1 prévi GNCR
Mes cinémas les plus fréquentés : UGC Halles (5), mk2 Quai de Seine (3), UGC Enghein (2), Cinéma des Cinéastes (2), Fémis (3), Club de l’Etoile (1), mk2 Beaubourg (1), Louxor (1), Espace St Michel (1), Majestic Bastille (1), mk2 Bibli (1), Filmothèque (1)

En mai : 65 films, Festival de Cannes !
62 longs, 2 moyens et 1 court
49 films de 2019, 3 films post-2000 et 10 films pré-1999
45 films au festival de Cannes, 5 au cinéma, 5 en DVD, 7 sur Mubi
Au festival : 23 films au Grand Théâtre Lumière, 10 en salle Debussy, 5 au Théâtre Marriott, 4 en salle du 60e, 1 à l'Espace Miramar, 1 au Cinéma de la Plage, 1 au Forum des images (en reprise de la Quinzaine)
Mes cinémas fréquentés : UGC Halles (2), UGC Enghein (1), mk2 Bibli (1), Cinéma des Cinéastes (1)

En juin : 40 films, Festival de la Rochelle !
38 longs et 2 courts
17 films de 2019, 1 film de 2018, 11 films post-2000 et 9 films pré-1999
14 films au cinéma, 11 en festival (+1 vu 2 fois, en reprise de Quinzaine + La Rochelle), 8 sur Mubi, 3 en DVD, 2 sur OCS
2 AVP dont 1 Cinexpérience + 1 film à la commission de classification du CNC
En festival : 3 au forum des images, 4 au CGR Dragon, 4 à la Coursive, 1 au CGR Olympia
Au cinéma : UGC Halles (6), Cinéma des cinéastes (2), Majestic Bastille (1), Luminor (1), Louxor (1), Select (1), CNC (1), Fémis Alice Guy (1)

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    Spider-Man : New Generation (2018)

    Spider-Man: Into the Spider-Verse

    1 h 57 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Bob Persichetti, Peter Ramsey et Rodney Rothman avec Shameik Moore, Jake Johnson, Hailee Steinfeld

    Mardi 1er janvier
    Vu au cinéma : mk2 Bibliothèque
    Jeudi 24 janvier
    Revu au cinéma : CGR Lilas, en VF 3D Ice Immersive, avec la Distex

    Bonne surprise pour ce premier ciné de l'année. La bande annonce ne faisait vraiment pas envie, et au final je trouve que c'est l'un des-le meilleur- Spiderman de la série (dont je n'ai pas vu tous les films). C'est en grande partie due à l'autoderision qui sous-tend tout le film, qui se moche de sa franchise en proposant un nouveau Spiderman pour prendre le relais de Peter Parker, qui décéde au début du film. Brooklin est magnifiquement montré, et l'animation permet une inventivité folle : ça va à 100 à l'heure (en ce sens ça m'a un peu fait penser à La grande aventure Lego), et ça mêle cartoon et animation 3d plus classique avec brio. Point noir sur le scénario, très classique (un méchant veut anéantir le monde, il faut m'en empêcher), et à toute l'histoire des dimensions parallèles avec différents Spiderman qui en sortent. Si certains servent et son stylés, genre le spiderman black and white des années 30, d'autres sont inutiles voire moches (le pig, la fille)...
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    Zama (2018)

    1 h 54 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Lucrecia Martel avec Daniel Gimenez Cacho, Lola Dueñas, Matheus Nachtergaele

    Mardi 1er janvier
    Vu en DVD

    Une histoire qui se passe sous le joug espagnol dans une Argentine du XVIIIe siècle. On retiendra surtout de longs (et beaux) plans. Côté scénario j'ai trouvé ça un peu léger en revanche : un notable espagnol est le juge d'un village, il ne rêve que d'obtenir une lettre du Roi qui le mute dans une plus grosse ville, mais la hiérarchie du Procureur fait de la rétention. Il se lance dans la traque d'un bandit notable pour essayer de gagner les bonnes grâces. Les paysages sont magnifiques, et la réalisation lente et superbe, mais le film manque cruellement d'entrain.
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    Bienvenue à Marwen (2019)

    Welcome to Marwen

    1 h 56 min. Sortie : . Biopic, drame et fantastique.

    Film de Robert Zemeckis avec Steve Carell, Leslie Mann, Diane Kruger

    Mercredi 2 janvier - Jour de sortie
    Vu au cinéma : UGC Halles, avec Claire
    Universal

    C'est niais ! Dommage car on pouvait s'attendre à un bon film, de la part du réalisateur de Forrest Gump et du Retour vers le futur. La bande annonce laissait présager un film dans la lignée de Forrest Gump, notamment par le thème du handicap et de l'homme solitaire. Mais l'histoire ne decolle pas et reste raz des pâquerettes. Une belle scène d'ouverture qui promet (la poupée du héros sauve une jeune femme d'une attaque SS). Et puis le film chute progressivement en manquant d'intensité, malgré quelques bonnes idées. Un défaut surtout au niveau des dialogues et du scénario, avec plusieurs pistes dont les jalons sont posés mais qui ne sont pas repris ou mal exploités, comme par exemple le méchant ex copain de la jolie voisine. Idem avec le procès des agresseurs de Mark, carrément sous exploité. Un film qui manque finalement d'enjeux. On en retiendra un homme qui aime mettre des chaussures à talon et qui joue à la poupée. Bof.
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    Monsieur (2018)

    Sir

    1 h 39 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Rohena Gera avec Tillotama Shome, Geetanjali Kulkarni, Rahul Vohra

    Jeudi 3 janvier
    Vu au cinéma : UGC Halles, avec Claire

    C'est rare de voir un film indien sur nos écrans. Malheureusement j'ai quand même l'impression que le thème des intouchables et des luttes de classes est au centre d'une grosse partie des films, et le sujet semble assez épuisé. Sur ce thème, Monsieur n'ajoute pas grand chose de neuf. Une jeune indienne travaille comme servante pour un riche indien qui a étudié aux États-Unis, et qui a largué sa femme le jour de leur mariage. Il tombe amoureux de sa servante, mais différence de classe insurmontable... Quel dommage que le vif du sujet, le cœur du film, à savoir leur amour, ne démarre qu'au bout d'1h30... On s'ennuie pendant la majeure partie du film car on a deviné très tôt où l'histoire voulait nous emmener. Un film sûrement oubliable, la faute à un scénario mal conçu et à un défaut de rythme, malgré ses acteurs qui jouent tout en finesse (pas du tout comme des acteurs indiens classiques, à grand renfort de danse), et des beaux costumes.
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    Undercover - Une histoire vraie (2019)

    White Boy Rick

    1 h 51 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Yann Demange avec Matthew McConaughey, Richie Merritt, Bel Powley

    Vendredi 4 janvier
    Vu au cinéma : UGC Halles
    Sony

    Une histoire sympa mais déjà vue et revue (un jeune de 14 ans devient indic pour le FBI malgré lui, pour éviter les ennuies. On l'oblige à dealer pour infiltrer les milieux, et il finit par se prendre une balle. Une fois guerri, pour repartir dans la vie, il fait la seule chose qu'il sait faire : dealer. Une fois coffré, il écope de la peine à perpétuité et est lâché par le FBI avec qui il avait travaillé). Basé sur une histoire vraie, comme on nous l'indique avec les traditionnels cartons finaux pour nous expliquer où en est aujourd'hui le pauvre bougre. Réal des plus classiques, le jeune est convaincant même s'il fait pas vraiment dur à cuire (on a un peu de mal à comprendre comment il se fait accepter parmi la bande de blacks, lui le blanc bec). J'aime bien l'histoire annexe du bébé qu'il a à 15 ans, même si elle n'est qu'esquissée. Toujours pas le film de ce début d'année, mais on passe plutôt un bon moment même si on regarde parfois la montre...
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    Une femme d'exception (2019)

    On the Basis of Sex

    2 h. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Mimi Leder avec Felicity Jones, Armie Hammer, Justin Theroux

    Dimanche 6 janvier
    Vu au cinéma : UGC Halles, avec Claire
    Mars Films

    Début d'année sans accroc ni film qui sort du lot. Une femme d'exception, de Mimi Leder, n'est pas le film qui révolutionnera ce mois de janvier. Au contraire, voici un film bien sage, qui ne déborde pas. Tout est réalisé avec bonne facture, mais rien n'innove, rien ne surprend. L'histoire nous glisse dessus sans pour autant nous ennuyer. Sans doute, cela est dû en partie au thème du film, qui me semble être du déjà vu : un film-procès avec une femme avocate, défendant le droit des femmes. On doit pouvoir compter 1 film chaque année sur ce sujet (me vient en tête Difret par exemple, qui ne se passe pas aux US mais en Éthiopie). Felicity Jones excelle en avocate, Armie Hammer (qui jouait l'américain dans Call me by your name) également en mari-avocat confirmé, mais le film reste convenu, voire à la limite du grotesque sur la première partie et la détermination de Ruth pour être major de sa promo + s'occuper de sa fille et de son mari qui souffre d'un cancer des testicules + prendre les cours de 2e année pour son mari +, +, +. Prenons la séquence finale du procès : elle chancelle devant les questions des magistrats de la Cour, mais c'est pour mieux terminer sur une tirade qui captive l'auditoire. Au final, un film très girly-féministe (alors qu'on défend l'affaire d'un homme, mais que l'enjeu est l'égalité H/F) dont on ne garde pas un souvenir impérissable. Académique dirons-nous.
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    In My Room (2019)

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Ulrich Köhler avec Hans Löw, Elena Radonicich, Michael Wittenborn

    Lundi 7 janvier
    Avant première Nour Films au Méliès de Montreuil, en présence d'Ulrich Kohler
    Nour Films

    Étrange film en deux parties, présenté à Un Certain Regard 2018. La première tend vers l'hyper réalisme très austère et peu reluisant (on y voit Armin, cameraman looser, dans tous les instants de la vie, au boulot, aux toilettes, à se brosser les dents, au chevet de sa grand mère agonisante). Un premier tiers du film qui rebute et ennuie. Puis subitement, sans crier gare, le film bascule dans la post apocalyptique : Armin se réveille dernier homme sur Terre. Réfugié à la campagne dans une maison familiale, il y apprend la vie à la Robinson. Jusqu'à sa rencontre d'une femme, la dernière sur Terre. Adam et Eve, les références bibliques ne manquent pas. Un film fauché au rythme traînant, mené par un super acteur gueule cassée allemand Hans Low. Le film est un peu long, mais présente un post apo qu'on voit peu.
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    La Beauté du diable (1950)

    1 h 35 min. Sortie : . Fantastique.

    Film de René Clair avec Gérard Philipe, Michel Simon, Simone Valère

    Séances de cinéma (1 salle)
    Mardi 8 janvier
    Vu en fichier

    2e film de René Clair que je vois après "C'est arrivé demain", vu fin décembre au Champo. Là où le 1er film était très Hollywoodien (1945, période où René Clair a fuit la Guerre aux US), celui-ci est bien français. Même fougue, la Beauté du Diable raconte l'histoire d'un vieux professeur qui veut berner Lucifer et le contrat que celui-ci propose. Il cherche à éviter les conséquences du contrat (à sa mort, son âme appartient pour l'éternité au Diable) tout en bénéficiant des avantages (une nouvelle jeunesse et un bel amour). Un twist final sympathique et un jeune Gérard Philipe plein de fougue (on a la même "insouciance juvénile" selon Claire. Très bon moment !
  • Bande-annonce

    L'Ange (2019)

    El ángel

    2 h. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Luis Ortega avec Lorenzo Ferro, Chino Darín, Daniel Fanego

    Mercredi 9 janvier - Jour de sortie
    Vu au cinéma : UGC Halles, avec Claire
    UGC Distribution

    Très belle découverte ! L'un des meilleurs films argentins depuis No ! L'esthétique du film est incroyable (les transitions, les scènes qui se répondent entres elles), c'est une histoire à la fois violente (Carlitos tue avec une désinvolture qui rappelle l'Etranger de Camus) et légère, voire drôle par moment (la salle a rit lorsqu'après avoir tiré sur un vieux dans une maison cambriolée, celui-ci va se coucher comme si de rien n'était et que Carlitos l'accompagne en lui demandant si tout va bien, ou bien dans une autre maison cambriolée, lorsque la domestique leur demande s'ils veulent une citronnade). Le film ose, sans limite : un plan assez long pour en devenir drôle sur une couille. Maîtrisé à la perfection, aux couleurs kitchs ou criardes, et au scénario très bien ficelé. L'histoire des débuts d'un génie cambrioleur, ange blon juvénile, qui fait équipe avec un pote de lycée, Ramon, et son père, pour monter de gros coups. Violent et captivant !
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    Edmond (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alexis Michalik avec Thomas Soliveres, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner

    Séances de cinéma (1 salle)
    Jeudi 10 janvier
    Vu au cinéma : Le Louxor, avec Tristan et Claire
    Gaumont distribution

    On s'attendait à un film pas top (la bande annonce le laissait présager). Malgré les conditions de projection très limites (la salle 1 du Louxor est magnifique, mais il y a de vrais problèmes sonores, on dirait que tous le son arrive de l'écran, et les voix sont pâteuses, difficilement intelligibles... Ce qui pose problème sur un film de joutes verbales), Edmond a été une vraie surprise et un franc coup de cœur. Difficile de ne pas aimer lorsque c'est bien fait et qu'on parle de Cyrano ! C' est fin, c'est très drôle, et la relation entre l'écriture complètement à l'arrache de la pièce, et les événements qui arrivent à Edmond, est finement amenée. En un mot, Cyrano, c'est des bouts d'une vie abracadabrante qui arrive à Edmond Rostand. A qui connaît la pièce comme Tristan ou moi, on a envie de terminer toutes les répliques, de dire tous les vers. Les acteurs sont tops, le jeune Thomas Soliveres très convaincant en Edmond, le personnage d'Olivier Gourmet incroyable en acteur de renom exubérant. Très chouette pour les amoureux du théâtre, ça vaut presque un 9 !
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    Il était une fois en Amérique (1984)

    Once Upon a Time in America

    3 h 49 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Sergio Leone avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern

    Vendredi 11 janvier
    Vu au cinéma : à la Filmothèque du quartier latin, en version longue (4h11), avec Claire

    Pour mon premier cinoche à la Filmothèque, un monument du cinéma. Et c'était géant. Il était une fois en Amérique, en version longue (4h11 contre 3h42 pour la version classique, on y a ajouté ici des "scènes coupées", des bouts de pellicule qu'on a retrouvé). Une vraie expérience de cinéma de celle pour lesquelles on aime faire ce métier. L'histoire se tient sur 4h, on ne s'ennuie pas, on ne s'endort pas. Robert de Niro est incroyable comme toujours, les jeunes qui jouent les acteurs dans leur enfance sont touchants. Et puis l'on frémit régulièrement à l'écoute d'une musique d'Ennio Morricone (Sergio ose même mêler en un fondu sonore le thème principal du film signé par son grand ami Ennio, et le Yesterday des Beatles. Un régal) ; au croisement au hasard d'un effet visuel propre à Sergio, des zooms sur les yeux aux gros plans en tout genre ; ou au visionnage d'une scène archi connue, la mort du jeune gamin à New York au ralenti, le plan final et le si connu sourire de Robert de Niro sous opium qui se fige en une dernière image fixe (la dernière du cinéma de Sergio Leone). Un monument, une grande fresque qui ne peut que nous faire regretter la disparition d'un des monstres du cinéma du XXe siècle, alors en pleine préparation d'une autre fresque monumentale : Leningrad. Comme quoi, Sergio Leone excelle aussi bien dans le genre du western qu'ailleurs, ici dans le cinéma de mafia, de bandit, l'un des thèmes favoris des cinéastes du nouvel Hollywood type Scorcese ou Copolla (Il était une fois en Amérique sort 8 ans après Le Parrain, et y fait plusieurs références jubilatoires). Pour reprendre le titre d'une critique : Intemporel testament mélancolique.
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    Nobody Knows (2004)

    Dare mo shiranai

    2 h 21 min. Sortie : . Drame.

    Film de Hirokazu Kore-eda avec Yūya Yagira, Ayu Kitaura, Hiei Kimura

    Samedi 12 janvier
    Vu au cinéma : la Filmothèque du quartier latin, en 35mm

    Après la palme Une affaire de famille et son premier film Maborosi, 3e film que je vois de Kore-eda. Même veine que les 2 autres, j'aurai tendance à dire que je préfère celui-ci. Une mère abandonne dans un appartement ses 4 enfants, pour aller travailler à Kyoto, en demandant au plus grand de s'occuper des 3 autres, qui ont interdiction de sortir. Ce qui devait être temporaire dure, et l'absence pour le travail se mue en abandon. Les 4 jeunes vont apprendre à de débrouiller, sans sous, dans l'incognito. Jusqu'au jour où la plus jeune tombe d'une chaise et se tue. Un film qui prend son temps (à la limite de l'ennui sur sa première moitié), mais dont les puissants enjeux vont finalement maintenir l'attention. Les enfants excellent, touchants. De beaux moments, à la japonaise, avec un faux rythme qui n'est pas tellement ma came. Pour beaucoup le meilleur film du réalisateur.
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    Le Scaphandre et le Papillon (2007)

    1 h 52 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Julian Schnabel avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze

    Samedi 12 janvier
    Vu en DVD

    J'avoue, j'ai pleuré. Gros coup de cœur pour ce film coup de poing. Raconter une telle histoire (celle, vraie, de ce rédacteur en chef du magazine Elle qui, à la suite d'un AVC et de plusieurs semaines dans le coma, se retrouve paralysé à l'exception d'un œil qu'il peut cligner, mais avec toute sa tête. Passé la dépression de sa situation, le scaphandre de son corps qui l'encombre, il décide de penser positif - le papillon - et de dicter un bouquin) pour une grosse partie en caméra subjective, c'est trop fort. Le film fait l'effet d'une tornade et questionne la question du handicap et de comment un tel légume est perçu par les autres hommes. Mathieu Amalric, et sa si douce voix, est exceptionnel. J'ai adoré ! Un des grands films de la decenie 2000.
  • Bande-annonce

    Hôtel du Nord (1938)

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Marcel Carné avec Annabella, Jean-Pierre Aumont, Louis Jouvet

    Séances de cinéma (1 salle)
    Dimanche 13 janvier
    Vu en fichier

    "Atmosphère, atmosphère, est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère"
    Premier film de Marcel Carné (Quai des brumes, Les enfants du Paradis) que je vois. Tourné juste avant la guerre, en 1938 : d'une grande qualité pour l'époque. Le plan initial, qui répond symétriquement au plan final, en est l'exemple, une caméra qui descend en un long traveling avant, suivant les amoureux marchant sur le pont, puis pivotant tout en passant sous le pont, pour terminer en plein milieu du canal, face au banc où l'on retrouve assis nos amoureux. Quelques petites longueurs mais de beaux acteurs (Arletty est magnifique, mais son jeu est inégal). J'ai trouvé la réalisation très soignée, mais le scénario un peu faible. Un jeune couple sans le sous (ils ont quand même pas l'air trop malheureux) décide de se suicider ensemble. Avec son révolver, il la rate et la blesse, et est trop peureux pour mettre ensuite fin à ses jours. Ils vont devoir apprendre à s'aimer à nouveau, sur fond d'intrigues annexes à l'hôtel du Nord, en particulier un ex-truand reconverti que deux hommes patibulaires cherchent. Sympa, surtout un classique à connaître.
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    Un berger et deux perchés à l'Elysée ? (2019)

    1 h 41 min. Sortie : .

    Documentaire de Pierre Carles et Philippe Lespinasse avec Jean Lassalle, Pierre Carles, Philippe Lespinasse

    Lundi 14 janvier
    Cinexpérience documentaire #130, au Club de l'étoile, en présence de Philippe Lespinasse, avec Claire
    Jour2Fête


    Étienne et Sarah nous avaient montré les pastilles-annonces lors de notre suivi de la sortie de Samouni Road chez J2F. Un documentaire assez hilarant sur la campagne rocambolesque de Jean Lassalle, berger peu respecté des politiciens, et de deux réalisateurs qui décident de le suivre dans sa campagne afin de monter un film (qui devait initialement être en salle avant le 1er tour des Présidentielles), et qui deviennent par la force des choses ses conseillers de campagne. Dans l'économie de moyens, une campagne à l'artisanal. Lassalle bon vivant ne cache pas sa vie privée et ses moments de vie privée, dans ses pâturages où il élève ses moutons tout en étant au téléphone avec l'assemblée nationale, et où il se coupe deux doigts avec sa tronçonneuse. Si les effets comiques sont nombreux, l'objet du film n'est pas du tout de se moquer de Lassalle, dont les idées politiques partent parfois dans tous les sens, mais de suivre une campagne très approximative. Quelques longueurs dues à l'aspect documentaire, des événements pas très heureux, comme l'affaire de la rencontre avec Al-Assad, ou celle de la main aux fesses à l'Assemblée, qui clôturent notamment le film sur une touche en demi-teinte. Passionnant car on a encore tous en tête les rebondissements de l'élection présidentielle 2018.
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    La Balade sauvage (1973)

    Badlands

    1 h 34 min. Sortie : . Policier, drame et road movie.

    Film de Terrence Malick avec Martin Sheen, Sissy Spacek, Warren Oates

    Mercredi 16 janvier
    Vu en DVD, avec Claire

    Mon premier film de Terrence Malick que je vois. Je m'attendais à une esthétique super léchée, presque à l'extrême, de la part de ce réalisateur, mais en réalité, il s'agit là d'un film plutôt classique, avec une trame identifiée et certes des beaux plans (c'est son 1er film, son style s'est sûrement affirmé par la suite). Un jeune homme de 25 ans (Martin Sheen, d'Apocalypse Now), éboueur licencié, est amoureux d'une jeune fille de 15 (l'actrice de Carrie). Après une dispute, il tue le père de la gamine, et fuit avec elle. Jeune à la gâchette facile, sorte d'Etranger à la Camus, froid de tout sentiment, insouciant. Ils traversent ensemble les territoires désolés de plusieurs États, accumulant les bêtises et les crimes. Comme on pouvait s'en douter, le film est tiré d'une histoire vraie. Il n'y a pas à dire, Terrence Malick sait filmer les paysages, les grands espaces. Je suis très étonné de l'interdiction moins de 16, peu justifiée car le film n'est somme toute pas si violent. La Commission a sûrement voulu éviter que le personnage de ce jeune délinquant donne envie à nos jeunes de régler leurs différends de la même manière radicale. Finalement, c'est peut être pas si mal le cinéma de Malick... On m'a tellement assuré que je n'aimerai pas !
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    Glass (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Thriller et fantastique.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

    Jeudi 17 janvier
    Vu au cinéma : UGC Halles, avec Claire
    Disney

    Un gros navet, suite de Incassable (pas vu) et Split, qui cherche avec de grosses ficelles à rassembler les deux en une explication parfaitement bancale, idiote et irréaliste. Les personnages sont mal écrits, de la Bête où une séquence affreuse pour le spectateur nous explique chacune de ses personnalités (là où Split le jouait qu'avec 4 ou 5 de ses 24 personnalités), du personnage inutile et sous exploité de Bruce Willis, une psy qu'on flaire dès le départ comme une méchante (avec une scène très risible d'une réunion dans un restaurant d'un comité secret qui se dit chargé de la mission d'éradiquer les super héros de la ville et de la Terre), un retour poussif de la jeune ado de Split (d'ailleurs on la retrouve amoureuse de l'une des personnalités de la Bête, alors que celle ci a trucidé ses amis dans le film précédent, ça n'a aucun sens). On nous promet un duel entre la Bête et le Justicier vert en haut du plus grand building, et au final c'est un petit combat sur la pelouse devant la clinique, merci le grand spectacle... De grosses incohérences, par exemple on n'explique pas comment Glass, ce cerveau aux os de verre, fait pour sortir de sa cellule la toute première fois... On démarre le film sceptique, on le termine consterné.
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    Fantastic Mr. Fox (2009)

    1 h 27 min. Sortie : . Animation, aventure et comédie.

    Long-métrage d'animation de Wes Anderson avec George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman

    Samedi 19 janvier
    Vu sur OCS, avec Claire

    Dans la même veine que l'Ile aux chiens, un de mes gros coups de cœur 2018, film d'animation stop motion saisissant. On répère la patte Wes Anderson dès les premières images, ce type de narration, ce chapitrage du film, cette mise en scène très géométrique. C'est l'histoire de Mr Fox, renard spécialisé dans le vol de poules, oies et autres denrées, qui s'installe à proximité de 3 fermes aux fermiers tous plus méchants les uns que les autres. Les animaux sont attachants, l'animation hyper réussie. Un film qui doit plaire autant aux petits qu'aux grands. Et en plus, c'est la voix très reconnaissable de George Clooney qui fait Mr Fox, et Meryl Streep pour madame renard. Les 1h30 du film nous replongent en enfance (on parle à chaque chapitre de temps-humain et de temps-renard, à travers l' inventivité, l'univers sonore et visuel de Wes.
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    L'Heure de la sortie (2019)

    1 h 43 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Sébastien Marnier avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory

    Séances de cinéma (2 salles)
    Dimanche 20 janvier
    Vu au cinéma : Le Select d'Antony
    Haut et Court

    Un film assez étrange, qui se veut auteur, mais fleurte avec le film de genre (toute la seconde moitié étrange, les coups de fils anonymes, les lumières qui capotent et disjonctent, les plans ecrairés à la lumière du portable à la fin). On sort de séance avec une vague impression d'un film qui n'ose pas basculer complètement dans le creepy et le genre. Laurent Laffite est très convaincant dans ce rôle de prof remplaçant qui arrive en milieu d'année après la défenêstration devant ses élèves de son prédécesseur, pour faire cours à une classe de surdoués persuadés que l'humanité est en train de s'autodetruire. Quelques soucis de scénario, je ne vois pas beaucoup le lien entre la volonté des élèves de s'endurcir à la fin du monde, en se rossant de coups entre eux ou en simulant la noyade de certains d'entre eux, et la direction finale que prend le film de suicide collectif. Un thriller en demi teinte, car les enjeux restent mal ficelés. Par exemple on donne à tout prix une explication bidon pour les appels masqués nocturnes, mais on n'explique pas l'écrairage public qui vrille, l'invasion de criquets ou le vol de l'ordinateur. En bref, c'est pas déplaisant, mais c'est pas super bien écrit.
  • Bande-annonce

    American Graffiti (1973)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de George Lucas avec Richard Dreyfuss, Ron Howard, Paul Le Mat

    Dimanche 20 janvier
    Vu en fichier

    Second film du maître George Lucas, 5 ans avant SW, produit par Francis Ford Coppola (dont Lucas était l'assistant), et tourné en 28 nuits pour moins d'un million de dollars. Un film très 70s, qui tend vers un Les derniers jours du disco dans son ambiance. Le seul film actuel (qui ne soit pas d'anticipation) de Lucas. American Graffiti raconte une soirée d'été dans la vie sociale et amoureuse de jeunes en fin de lycée dans une ville middletown, avant qu'ils ne s'envolent vers d'autres destinations pour l'université. Le film peint une jeunesse d'une époque qui n'existe plus, où les jeunes passent leur nuit à fleurter au volant de voitures, où les filles cherchent à aller vers celui qui aura la plus grosse (voiture), aux bals des élèves façon Carrie où il est de bon ton de danser le disco et le rock, en courses de voiture. Cela semble bien loin, et par extension pas très intéressant à nos yeux. Ou c'est moi qui ait un problème avec ce type de film, mais dans le genre Metropolitan, Les derniers jours du disco, et autres... on s'ennuie ! La BO est chouette, le film est produit par Coppola, mais le récit est assez insignifiant.
  • Bande-annonce

    Grease (1978)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie musicale et romance.

    Film de Randal Kleiser avec John Travolta, Olivia Newton‐John, Stockard Channing

    Séances de cinéma (1 salle)
    Lundi 21 janvier
    Vu en DVD, avec Claire

    Depuis le temps que j'entends parler de ce film ! Sans doute l'une des meilleures comédies musicales, à prendre très au second degré. Débutant à la manière d'un nanar avec des images kitschissimes d'amoureux et de bisous sur la plage, on retrouve John Travolta et Olivia Newton-John au lycée pour une suite de romance d'abord contrariée par les codes sociaux étudiants. Travolta n'est plus pareil, il doit jouer les gros bras, le mec cool et leader de son groupe de potes, elle est nouvelle et cherche à s'intégrer dans un cercle de nanas qui font parfois des crasses. Comme dans American Graffiti, on retrouve pas mal de codes de la vie étudiante des années 70, le ciné drive in par exemple ou les belles voitures et les courses entre gentil et méchant pour voir qui est le meilleur, le bal étudiant de fin d'année,... mais le dynamisme du film nous prend cette fois et nous emporte. Les chansons sont passées au rang de classique. Les chorégraphies sont hyper bien réalisées, demandent beaucoup de danseurs synchro et donnent de l'ampleur au film. Bref, girly, kitch et culte.
  • Bande-annonce

    Point Break, extrême limite (1991)

    Point Break

    2 h. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Kathryn Bigelow avec Patrick Swayze, Keanu Reeves, Gary Busey

    Mardi 22 janvier
    Vu sur OCS, avec Claire

    Très bon nanar, étrange de la part de Katheryn Biglow (femme de James Cameron, réalisatrice de "films de mecs" Detroit, Zero Dark Thirty,...). Un film culte sur l'infiltration par un membre du FBI d'un gang de casseurs de banques ultra doué, amoureux du surf et de la glisse. Pour entrer en contact avec eux et comprendre leur façon de penser, le jeune agent (Keanu Reeves, aka Noé dans Matrix) doit apprendre à surfer (le pauvre) et draguer une jeune surfeuse orpheline (le pauvre). Des dialogues nanardesques de toute beauté, certains éléments de reals vraiment pas terribles, et surtout un scénario aussi prévisible que j'aurai pu l'écrire entre midi et 2. Mais les acteurs jouent bien, et le thème du film apporte une petite jouissance qui a transformé le film au statut de culte. Efficace et divertissant.
  • Bande-annonce

    Border (2019)

    Gräns

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Ali Abbasi avec Eva Melander, Eero Milonoff, Viktor Åkerblom

    Samedi 26 janvier
    Vu au cinéma : Cinéma des Cinéastes
    Metropolitan

    Prix Un Certain Regard à Cannes 2018. Intéressant et peu banal mélange entre une inspiration Éléphant Man ou Freaks pour les personnages diformes ; Le parfum de Suskind pour la caractérisation de son personnage principal Tina, une policière des douanes qui a un nez qui peut sentir toutes les odeurs et les sensations de peur, de culpabilité, etc, des voyageurs ; et une bonne touche de film de genre fantastique dans la seconde moitié du film puisque Tina et l'homme difforme qu'elle rencontre s'avèrent être des trolls. Le scénario part un peu dans tous les sens, mais pour le plus grand bonheur du spectateur : à l'histoire d'amour et celle de vivre le fait d'être différent sous le regard des autres, s'ajoute un côté thriller avec l'enquête sur un réseau de pédophiles qui exploite et prend des vidéos sexuelles d'enfants et de bébés, une histoire fantastique de deux êtres qui reviennent à l'état de trolls sauvages, au sein de la nature, en ressentant et contrôlant les animaux. Le tout adroitement amené et bien ficelé. Petit manque de rythme en première moitié de film, qu'on pardonne aisément quand l'histoire prend de l'ampleur. Pas un chef d'œuvre mais une proposition de cinéma peu banale.
  • Bande-annonce

    La Belle et la Bête (1946)

    1 h 36 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Jean Cocteau avec Jean Marais, Josette Day, Mila Parely

    Dimanche 27 janvier
    Vu en fichier

    Jean Cocteau, avec Jean Marais dans le rôle de la bête. Superbe image, et une histoire universellement connue. J'ai dû le regarder en deux fois, m'étant endormi le premier soir, mais aucun souci vu que je connais l'histoire grâce aux multiples adaptations (dessin animé Disney, Disney live motion,...). Il y a une part de naïveté magique dans ce conte, avec les bras animés humains qui tiennent les chendeliers aux murs, les visages des moulures qui bougent. La Belle (Josette Day) a un air de Blanche neige, totalement dévouée à son vieux père, martyrisée par ses sœurs, convoitée pour sa beauté par les hommes. Un bon moment de cinéma.
  • Mein Stern (2002)

    1 h 05 min. Sortie : . Romance.

    Film de Valeska Grisebach

    Lundi 28 janvier
    Festival Premiers plans d'Angers - cinéma les 400 coups, en 35mm, avec la Distex, et en présence de la réalisatrice Valeska Grisebach

    Film relativement confidentiel de Valeska Grisebach (c'est son premier), réalisatrice de Western, qui était à Un Certain Regard en 2017. Le film retrace l'histoire d'un jeune couple, de leurs débuts adolescents et les premières amourettes, jusqu'à leur emménagement, la tromperie et la séparation. Les deux jeunes sont touchants, mais le film manque à mon goût un peu de rythme. On s'y perd, comme dans une rêverie, dans ce film qui n'a vraisemblablement pas été numérisé, et dont la copie 35mm fatigue.
  • Berlino (1999)

    26 min. Sortie : 1999.

    Film de Valeska Grisebach

    Lundi 28 janvier 2018
    Festival Premiers Plans d'Angers - Cinéma les 400 coups, en 35mm, avec la Distex

    Film d'étude de Valeska Grisebach (réalisatrice allemande de Mon étoile, et Western). Documentaire sur les immigrés italiens et leurs travail à Berlin à la fin des années 90. J'ai trouvé le temps long et j'ai plus été intéressé par la copie 35mm qui nous était présentée, dans un état moyen (le film n'a jamais été numérisé), qu'aux propos en eux même. Le court nous était présenté en après programme du 1er long de la réalisatrice, Mein Stern.
  • 71 fragments d'une chronologie du hasard (1994)

    71 Fragmente einer Chronologie des Zufalls

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michael Haneke avec Gabriel Cosmin Urdes, Lukas Miko, Otto Grunmandl

    Lundi 28 janvier
    Festival Premiers plans d'Angers - Pathé Angers, séance présentée par Serge Tubiana, avec Hugo

    Un film de Michael Haneke, avant que celui ci ne soit connu avec Le Ruban Blanc, Amour ou son dernier film Happy End. Film à dispositif puisqu'il consiste en un assemblage de 71 fragments de films, parfois un très court plan de quelques secondes, parfois une vraie séquence. Chaque fragment est délimité temporellement par une ou deux secondes de black. On suit l'histoire de plusieurs personnages, un petit émigré SDF, de vieilles personnes, un couple de parents qui cherchent à adopter, un voleur d'une armurerie, et un groupe de jeunes étudiants. Bon, on a très vite compris que ces histoires allaient se recouper les unes les autres. Et ça en met du temps, à se recouper ! Outre le fait que je trouve le film assez mal écrit dans sa dramaturgie, outre des plans interminables à la Ghost Story (notamment un plan séquence de 10 min sur un vieux qui regarde un documentaire à la télé et téléphone à sa fille et sa petite fille), le film ne decolle vraiment que dans son dernier quart d'heure, où un jeune étudiant fait un acte froid et irrationnel et tue au hasard des personnes dans un hall de banque. Une tentative à la Godard (genre Le livre d'images), presque aussi ratée : on se fait chier.
  • Bande-annonce

    Lost Highway (1997)

    2 h 14 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de David Lynch avec Bill Pullman, Patricia Arquette, John Roselius

    Lundi 28 janvier
    Festival Premiers plans d'Angers - Pathé Angers, en 35mm, avec Hugo et la Distex

    De quoi presque se rabibocher avec Lynch! Une histoire sombre et barrée, que l'on arrive à suivre, en comprenant à moitié. Un couple dans une maison reçoit des K7 filmées à l'intérieur de leur maison, par un homme-mystère qui prend de plus en plus de place (une place de plus en plus flippante), jusqu'à tuer la femme, brune, interprétée par Patricia Arquette. L'homme va en prison, et un matin, c'est un autre gars que l'on retrouve enfermé. Libéré, on découvre notre nouveau héros mener une toute autre vie, une vie de mécanicien qui répare la voiture d'un truand, et rencontre l'escorte girl de celui ci, dont il tombe amoureux, une jolie fille blonde, également interprétée par Patricia Arquette. Réapparition du diable, cet homme-mystère, pour un final très étrange ou le jeune homme revient sous les traits du premier personnage, celui de la maison. Les références entre les deux "parties" sont nombreuses et viennent brouiller un peu plus les pistes d'interprétation. Des fans disent qu'il s'agit d'un personnage, Fred, qui souffre d'un dédoublement de la personnalité, ce qui est après réflexion effectivement le plus probable. Mais il ne faut pas trop chercher à donner une explication rationnelle à du Lynch : il faut se laisser porter. Et ici, dans le cadre d'un festival, avec une copie 35mm, ça marche. La magie prend. Mention pour le travail sur les noirs, les plans étant très sombres mais tout juste éclairés pour distinguer à travers la pénombre, et pour le travail du mix son, réalisé par David Lynch lui même. Une belle expérience !
  • Bande-annonce

    Victoria (2015)

    2 h 08 min. Sortie : . Thriller et drame.

    Film de Sebastian Schipper avec Laia Costa, Frederick Lau, Franz Rogowski

    Lundi 28 janvier
    Festival Premiers plans d'Angers - Pathé Angers

    Cela faisait pas mal de temps qu'on me parlait de ce film de Sébastien Schipper (Tony Erdman), et que j'avais envie de le voir. Déjà pour le dispositif, puisqu'il s'agit d'un plan séquence de plus de deux heures, ce qui est en soi une belle prouesse. Ensuite pour la prestation de la jeune Laia Costa, qui joue Victoria, une jeune serveuse espagnole qui travaille dans un café à Berlin. En sortant à 4h du matin d'une boîte de nuit, elle rencontre une bande de 4 jeunes berlinois à moitié ivres, un peu déjantés et beaux parleurs. Au fur et à mesure de la soirée, elle se laisse convaincre et emportée, d'abord dans les rues, puis sur un toit, dans un after nocturne. On sent qu'elle a un cruch pour l'un des allemands, et c'est amené très finement. Un de mes moments préférés est le moment de grâce entre les deux, dans le café de Victoria, lorsqu'elle se met à jouer du piano et raconte qu'elle a été recalée du conservatoire. La suite de la soirée dégénère, l'un des 4 jeunes est totalement ivre-mort, ils ont un rendez-vous très important et elle décide après hésitation de les accompagner. C'est la descente aux enfers, ils rencontrent dans un garage de sous sol un caïd et sa bande qui leur impose de commette un braquage de banque (l'un des 4 jeunes sort de prison et a été protégé en cabane par le fameux caïd, à qui il est redevable). La pression monte, et le braquage à lieu. Fous de joies et à moitié défoncés, les braqueurs et Victoria qui a été leur chauffeur retournent dans la boîte pour fêter leur prise. À mon sens, le film aurait dû s'arrêter là et laisser au spectateur le soin d'imaginer la fin. Erreur d'écriture à mon goût, les jeunes ressortent de la boîte et commence une cavalcade et des fusillades avec la police, les berlinois mourant les uns après les autres sous les balles du gign local. C'est fortement dommage que le scénario n'ait pas fait confiance au spectateur pour imaginer sa fin, car le film perd alors en intensité et finit sur une touche en demi teinte, alors qu'il tenait le spectateur haletant durant ses deux-tiers. Un film un peu passé inaperçu lors de sa sortie, mais d'une puissance et d'une violence assez froide, à voir !
  • K contraire (2019)

    L’Enkas

    1 h 25 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sarah Marx avec Sandor Funtek, Sandrine Bonnaire, Alexis Manenti

    Mardi 29 janvier
    Festival Premiers plans d'Angers - Film en compétition - Pathé Angers, avec Hugo et la Distex

    Petite déception pour ce premier film de la compétition de Premiers Plans qu'on voit avec les copains. Le film n'a malheureusement pas grand intérêt : une impression d'avoir déjà vu 14 fois cette histoire l'année dernière (un jeune sort de prison, pour s'en sortir financièrement car il a la charge de sa mère malade, il monte avec un "ami" un plan ketamine en vendant de la drogue dans un food truck à un festival techno. Évidemment ils se font choper et il replonge...). Scénario très banal donc, des dialogues incinsistants. Une manière de filmer très "femis", réaliste, mais avec les gros défauts des premiers films. Pourtant, je jeune acteur rôle principal est plutôt convaincant. On dirait que la réalisatrice a une idée très imprécise de la dépression et de la manière de gérer cette maladie. Vu et oublié presque aussitôt.