2020 : journal de lectures

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4 livres

par -Ether-

L'an dernier a été le grand retour vers la lecture pour ma part, en 2020, je veux dépasser les cinquante ouvrages, sinon rien. Il y aura un mélange de contemporain et d'auteurs que j'aime beaucoup, chez qui je creuserai encore un peu plus. Je n'ai pas pu lire "Les frères Karamazov" de Dosoïevski, ce sera pour cette année. Pareil pour Mann et "les Buddenbrook". En vrac, j'espère bien lire aussi un livre de Julien Green (peut-être son journal chez Bouquins de Laffont ?), du Huysmans, maintenant que j'ai la pléiade, Anders pour le tome 2 de "L'Obsolescence de l'Homme", et puis qui vivra verra.

Liste du plus ancien lu au plus récent, pas toujours annotée, parce que la flemme à cause du site.

Couverture : photographie prise par Stanley Kubrick pour le magazine "Look", je n'en connais pas la date.

Les années précédentes :
2019 : https://www.senscritique.com/liste/2019_journal_de_lectures/2311233
2018 : https://www.senscritique.com/liste/2018_journal_de_lectures/1982804
2017 : https://www.senscritique.com/liste/2017_journal_de_lectures/1581192
2016 : https://www.senscritique.com/liste/2016_journal_de_lectures/1143678
2015 : https://www.senscritique.com/liste/Livres_lus_en_2015/739540

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  • La Tempête qui vient (2019)

    This Storm

    Sortie : . Policier.

    Livre de James Ellroy

    Premier James Ellroy, et j'ai adoré. A la fin il est écrit qu'on retrouve ses personnages dans un ou plusieurs de ses autres livres. Ce n'est pas à mettre entre toutes les mains, si on a du mal avec un vocabulaire peu châtié, rempli à foison de "gros", "pédés", heil hitler", "pétasse" et j'en passe, ce n'est pas la peine de se plonger dedans. Autrement, c'est véritable tourbillon, qui pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais lu une seule de ses pages se traduit d'abord par une certaine perplexité, au bout des cent premières pages : qu'est-ce qu'il veut dire ? De quoi ça parle ? Les informations sont tellement nombreuses que j'en étais perdue. Et puis peu à peu, on finit par saisir tout le destin des personnages qui se déploie devant ses yeux, ainsi que la visée purement moraliste du récit, un peu comme avec Bret Easton Ellis, sauf que là, les mauvais choix vont à quasiment tous les coups faire tomber les personnages dans des abîmes dont ils ne ressortiront pas. Une fois qu'on a saisi ce second niveau de lecture, tout devient fascinant, y compris les ressorts d'écriture d'un auteur dont on comprend pourquoi il vit comme un ermite (impossible de sortir un pavé de 835 pages pareil sans se retirer au moins partiellement du monde).
  • Le Consentement (2020)

    Sortie : . Récit.

    Livre de Vanessa Springora

    Je l'ai démarré et lu d'une traite en deux heures environ. Le Consentement, c'est le bouquin dont tout le monde parle en cette rentrée littéraire d'hiver, celui qui a fait découvrir aux gens de mon âge à peu près l'existence de Gabriel Matzneff. Je connaissais le personnage depuis plusieurs années déjà, j'étais étonnée quand j'ai entendu parler de la sortie de ce livre qu'aucune de ses victimes n'ait pris la parole jusqu'à présent, mais c'est désormais chose faite. On dit de Matzneff qu'il écrit bien, il faudrait aussi le dire de Springora, le style est clairement meilleur que celui de la plupart des livres sortis à la rentrée de l'automne dernier. Son récit est équilibré entre la crudité des actes qu'il lui a imposés, ses propres sentiments, sur fond de démission générale de la part d'adultes qui pour certains ne s'intéressent aux gosses qu'à partir du moment où ils peuvent en retirer une satisfaction sexuelle égoïste. C'est un constat édifiant sur cette époque, finalement pas si éloignée de la nôtre en ce qui concerne l'individualisme. Le curseur moral a beau avoir bougé, l'idée reste la même, une idée du chacun pour soi dans laquelle un enfant est forcément lésé d'emblée. La métaphore filée du conte de fées est vue est revue, mais bien mieux exploitée ici que je ne l'ai lue ailleurs. J'espère qu'elle aura du succès.
  • La Télégraphiste de Chopin (2019)

    Sortie : . Roman et science-fiction.

    Livre de Eric Faye

    La télégraphiste de Chopin faisait partie de ces livres que je n'avais pas lu qui sont sortis à la rentrée littéraire de l'automne dernier, c'est désormais réparé. Bien mal m'en a pris, malheureusement. J'ai compris à la fin de l'ouvrage que Eric Faye l'avait écrit suite à son séjour en résidence d'écrivains à Prague, ce qui pour moi explique beaucoup sur la qualité du roman. Le récit, laborieux au passage, atteint l'exploit de ne jamais avancer sur 180 pages (sur liseuse). Que ce soit au début ou à la fin du livre, on en est à peu près au même point, puisque tout n'est quasiment que circonvolutions du personnage principal. Pourquoi pas, mais encore faut-il être solide là-dessus, ce qui n'est pas le cas. A aucun moment on ne croit aux hypothèses alambiquées qui sont échafaudées, la mayonnaise ne prend pas, le final qui se veut être une révélation n'apprend rien qu'on ne supposait déjà, grâce (à cause ?) d'une pirouette qui tente de prendre du recul sur l'histoire, pour au final ne rien en dire de plus. C'est éreintant, en somme, et pas du tout recommandable comme lecture. On trouve largement mieux dans la même thématique, du spiritisme, des liens avec l'au-delà, et plus généralement sur la musique classique.
  • Le Bouc émissaire (1957)

    The Scapegoat

    Sortie : 1957. Roman.

    Livre de Daphné Du Maurier

    Mon premier roman de Daphné du Maurier, qui m'a fait un bien fou après avoir lu autant de livres récents, il faut dire qu'elle savait raconter une histoire... Le plus gros défaut du livre est d'être prévisible à plusieurs endroits, dans le déroulement de son intrigue, ce qui gâche un peu l'expérience, originale et assez unique au demeurant, de lire un roman gothique qui se déroule en France, et plus précisément dans la Sarthe. Daphné du Maurier reprend avec "Le bouc émissaire" la thématique du Doppelgänger, en laissant de côté à mon sens (d'autres pourraient avoir un avis différent) la thématique de la folie pour se concentrer sur ce qui fait le moi, la personnalité, l'individualité. Ainsi, en plaçant un homme dans la vie de son double, c'est comme si l'on redécouvrait son quotidien sous un jour nouveau. Les descriptions des lieux, où on sent une passion certaine pour l'architecture ajoutent à cette idée de vivre l'instant présent comme un jour neuf.