A mort Fabien Onteniente !!!!

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294 films

par takeshi29

http://youtu.be/CMzgMva5ekk

Heureusement que certains réalisateurs de comédies françaises ne crachent pas sur le cinéma et sur le public, comme cet horrible Onteniente. Une bonne raison de leur rendre hommage.

http://www.senscritique.com/top/Les_meilleures_comedies_francaises/445387

Parce qu'il y a de bonnes comédies au-delà du pays du fromage : http://www.senscritique.com/takeshi29/liste/84358/c-est-bon-de-rire-parfois/

http://www.senscritique.com/top/Les_meilleures_comedies/340455

Pour les purges Made in France, c'est par ici : http://www.senscritique.com/liste/Des_chrysanthemes_pour_la_comedie_francaise/47116

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    Bêtes Blondes (2019)

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alexia Walther et Maxime Matray avec Thomas Scimeca, Basile Meilleurat, Agathe Bonitzer

    Horreur malheur je viens de m'apercevoir que j'avais complètement oublié de noter cet OFNI vu il y a 3 mois alors qu'il s'agit clairement d'un des trucs français les plus stimulants sortis depuis le début de l'année, et injustement passé trop inaperçu.

    Il y a certes pas mal de défauts inhérents à un premier long, je vois d'avance les pourfendeurs de bobos hurler leur haine, mais Alexia Walther et Maxime Matray nous proposent un voyage en terre inconnu au propre comme au figuré : on ne sait jamais où on se trouve géographiquement ou temporellement, ni dans quel genre cinématographique, c'est drôle et parfois malaisant, c'est absurde comme du Quentin Dupieux et troublant comme du Yann Gonzalez. Thomas Scimeca, échappé des chiens de Navarre, est formidable. Et cerise sur le gâteau, la BO déchire.
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    Un taxi pour Tobrouk (1961)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Denys de La Patellière avec Hardy Krüger, Lino Ventura, Maurice Biraud

    Des acteurs de légende, une fin qui fait mal au bide, et les dialogues de Audiard.

    Si vous après avoir lu ça, vous ne vous précipitez pas dessus, je vous condamne à voir 3 films de Fabien Onteniente et 2 d'Olivier Baroux en un mois...

    « Pendant que je découvrais Goethe, vous en étiez déjà à "Mein Kampf". Les Français sont toujours en retard d'un livre. »

    « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche. »
  • Le Déjeuner sur l'herbe (1959)

    1 h 32 min. Sortie : . Romance et comédie.

    Film de Jean Renoir avec Jacqueline Morane, Jean-Pierre Granval, Charles Blavette

    J'avais vu ce film il y a bien bien longtemps, et certainement bien trop jeune (j'avais 10-12 ans) pour en saisir la portée politique.

    Ce n'est pas pour rien si Jean Renoir fut l'un des seuls cinéastes de sa génération épargnés par les énervés de la Nouvelle Vague : là où beaucoup à l'époque faisaient dans la « Qualité française », lui travaillait la forme et le message, il acceptait de divertir à condition d'aussi faire réfléchir.

    Car oui "Le Déjeuner sur l'herbe" est d'apparence légère, les dialogues sautillent, les accents du Sud font chanter les cigales, la comédie romantique et le vaudeville sont convoqués, Catherine Rouvel et Paul Meurisse sont délicieux. Et pourtant pas un propos qui ne soit profondément social et donc politique. C'est féministe, hédoniste, ça taille à la serpe la société consumériste et les hommes de pouvoir, ça dénonce la superficialité et l'affairisme de la bourgeoisie. Et puis il y a cette image, issue du procédé Eastmancolor, assez incroyable, qui donne l'impression de vivre au milieu d'un champ de tournesols durant 90 minutes.
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    L'amour c'est gai, l'amour c'est triste (1968)

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean-Daniel Pollet avec Claude Melki, Chantal Goya, Jean-Pierre Marielle

    Que ceux qui pensent que le cinéma bobo est né il y a peu se penchent un peu sur quelques films des années 70, sortes de prolongement de la Nouvelle Vague, moins formalistes probablement mais plus intellos.

    Tout comme la merveille "Les Stances à Sophie" que j'évoquais il y a peu, cet OFNI sorti la même année, désarçonne dès les premiers instants. On y retrouve d'ailleurs Bernadette Lafont dans un rôle plus mineur, rejointe au casting par un Marielle en forme olympique, une Chantal Goya qu'on croirait sortie de chez Godard, et le lunaire Claude Melki, avec pour diriger tout ce beau monde Jean-Daniel Pollet, qu'on sent désireux de ne jamais céder à la facilité, autant dans le fond que dans la forme.

    Univers où drôlerie et mélancolie se mêlent, dialogues, scénario, interprétation, tout est en équilibre fragile, mais quand on aime le cinéma décalé c'est juste du bonheur.
  • La vieille fille (1972)

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean-Pierre Blanc avec Annie Girardot, Philippe Noiret, Marthe Keller

    Inconsciemment en ce moment il semble que tu m'attires tout particulièrement si tu es Français, né au début des années 70, que tu envoies du lourd au niveau du casting et en terme d'ambition artistique. Problème pour toi : tu es souvent injustement méconnu.

    Alors ici on a le droit à Annie Girardot en vieille fille qui rit quand elle se brûle, Philippe Noiret en mec bien con mais en fait pas tant que ça, Marthe Keller en femme de chambre généreuse et sublime, Édith Scob en madone suppliciée tendance vegan et Michael Lonsdale en mari de la madonne j'me la raconte.

    C'est un peu comme si Pialat accouchait d'un remake de "L'Hôtel de la plage", c'est parfois drôle jusque dans des moment franchement perchés, parfois rugueux comme dans cette scène d'ouverture qui est un grand moment de mise en scène, mélancolique à force de creuser, avec grande finesse, le sujet de la solitude.

    En résumé c'est un cocktail à la fois doux et amer, sucré et acide, et donc d'une complexité passionnante.
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    Chambre 212 (2019)

    1 h 26 min. Sortie : . Comédie dramatique et romance.

    Film de Christophe Honoré avec Chiara Mastroianni, Vincent Lacoste, Camille Cottin

    Séances de cinéma (252 salles)
    Les échos venus de la Croisette ne mentaient pas, le prochain Christophe Honoré, il sortira le 9 octobre, est un petit bonheur de fantaisie, d'intelligence, d'humour.

    Il ne dure que 90 minutes, sa fabrication a visiblement été rapide et légère, peu d'acteurs, quasi huis-clos, tournage certainement très court, postproduction tout autant (Le film était prêt pour Cannes alors qu'on peut s'amuser à dater la fin du tournage à mars, le cinéma d'art et essai qu'Honoré ne se lasse pas de filmer programmant "Grâce à Dieu", "Peu m'importe si l'histoire nous considère comme des barbares", "We The Animals" ainsi que les reprises de "WarGames" et "En quatrième vitesse").

    Tous ces éléments ne sont pas anodins car ils se retrouvent dans les caractéristiques de cette "Chambre 212" : ça va vite, c'est libre, c'est modeste (du moins en surface). Dieu sait si on n'attendait pas ce réalisateur considéré comme intello sur ce terrain : celui d'un vaudeville en mode "Camille redouble" et "La Belle et la Belle".

    Il s'agit bel et bien d'une comédie, burlesque et lorgnant même vers l'absurde et le non-sens, c'est facile d'accès, mais attention, ceux qui n'aimaient pas le bonhomme avant ne l'aimeront pas plus ici : Honoré reste Honoré, c'est littéraire, un brin bobo, la gravité est omniprésente sous cette légèreté en surface, chaque dialogue est une opportunité pour le spectateur de philosopher. Et puis il y a toujours ses BO fatales, son goût pour les retrouvailles : Vincent Lacoste est à nouveau là, Chiara Mastroianni, sublime, est de retour pour des "Chansons d'amour 2.0", et on ne pourra que s'amuser (et réfléchir, encore) en voyant son couple à la ville avec Benjamin Biolay ressuscité à l'écran.

    Voilà je suis contaminé par le film, je voulais écrire deux lignes, faire simple et concis, mais en réalité c'était impossible car ce "petit" truc ouvre des portes et des portes et des portes....

    Ah oui j'oubliais, "Chambre 212" est aussi une déclaration d'amour au cinéma, une mise en abyme... Oups pardon, je me tais, je file dans ma chambre sans numéro, bonne nuit.
  • Bande-annonce

    Les Barbouzes (1964)

    1 h 49 min. Sortie : . Comédie, action et thriller.

    Film de Georges Lautner avec Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier

    Séances de cinéma (1 salle)
    Comme je le craignais ces "Barbouzes" se revoient beaucoup moins bien que "Les Tontons flingueurs". Bien plus paresseux, attendu, même Audiard semble moins inspiré. Malgré tout on passe un bon moment, et cette galerie d'acteurs, quel bonheur !
  • Bande-annonce

    Mon inconnue (2019)

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie romantique, comédie et fantastique.

    Film de Hugo Gélin avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe

    Séances de cinéma (1 salle)
    Dans un genre tellement sclérosé "Mon inconnue" se démarque clairement par son écriture soignée, ses dialogues travaillés, sa volonté de respecter les codes tout en faisant légèrement bouger les lignes.

    On sent le boulot et ça fait du bien dans un cinéma français populaire français qui prend si souvent le spectateur pour un cochon de payeur. Bref ça ne va pas révolutionner l'histoire du septième art mais ça n'en a pas la prétention, ça fait simplement du bien.

    NB : Benjamin Lavernhe est un immense acteur et même François Civil ne s'en sort pas trop mal (sauf quand il reprend son fameux air ténébreux).
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    Simon et Théodore (2017)

    1 h 24 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Mikael Buch avec Félix Moati, Nils Othenin-Girard, Mélanie Bernier

    Ce petit film se perd souvent, est trop ostentatoirement auteuriste et pourtant il est en permanence attachant à l'image des personnages à la marge qu'il nous propose de suivre.
  • Bande-annonce

    Jamais contente (2017)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Emilie Deleuze avec Léna Magnien, Patricia Mazuy, Philippe Duquesne

    Séances de cinéma (1 salle)
    La comédie adolescente est un genre en soi dans le cinéma français contemporain, et très souvent pour le pire. D'où la surprise de voir Emilie Deleuze plutôt bien s'en sortir. Juste en restant humble, en donnant du relief à cette Aurore délicieusement tête à claques, et en offrant une galerie de personnages secondaires assez savoureuse.
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    Un baiser s'il vous plaît (2007)

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Emmanuel Mouret avec Virginie Ledoyen, Emmanuel Mouret, Julie Gayet

    Un Mouret très très Mouret et clairement l'un des meilleurs si bien sûr on n'est pas allergique au style du bonhomme.

    C'est malin, drôle, imaginatif, drôle, mélancolique. Et puis il y a Julie Gayet, et ça c'est déjà une certitude de bonheur.
  • Bande-annonce

    Thalasso (2019)

    1 h 33 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Guillaume Nicloux avec Michel Houellebecq, Gérard Depardieu, Maxime Lefrancois

    Séances de cinéma (9 salles)
    Ok il n’y a plus la surprise de "L’Enlèvement" mais dès que les deux monstres sacrés se font face, "Thalasso" devient jubilatoire, à mourir de rire et même émouvant par instants, Nicloux n'évitant pas cette fois une certaine gravité cachée derrière le dixième degré.

    Il faut le dire, il y a côté n'importe quoi qui pourra laisser un paquet de monde à la porte, mais quand on adhère à une telle proposition on ne peut que se régaler. Combien de films français sont capables de nous offrir un dialogue entre le sosie de Sylvester Stallone et l'auteur de "Soumission" à propos du rôle de Sly en Louis de Funès dans le remake d' "Oscar" ?

    Et cet hédonisme fait tellement de bien dans l’affreux hygiénisme ambiant.

    Clivant comme Houellebecq (à ne pas confondre avec Yann Queffélec) quoi !
  • Copie conforme (1947)

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Jean Dréville avec Louis Jouvet, Suzy Delair, Annette Poivre

    Un film taillé sur mesure pour Louis Jouvet qui comme à son habitude se dédouble et cabotine à souhait. Il y aura donc deux camps : ceux qui aiment cet acteur si singulier prendront forcément du plaisir, les autres devront passer leur chemin.

    Ah oui j'oubliais : il y a Suzy Delair, et donc du bonheur en plus.
  • Les Zozos (1973)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Pascal Thomas avec Daniel Ceccaldi, Jean-Marc Cholet, Caroline Cartier

    Premier long de Pascal Thomas, "Les Zozos" recèle déjà tout ce qui fera ensuite son univers singulier : la légèreté de façade, le plaisir du mot, les sentiments amoureux.

    C'est un peu "A nous les petites anglaises", mais en version intello.
  • Bande-annonce

    La Fête à Henriette (1952)

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Julien Duvivier avec Michel Roux, Paulette Dubost, Alexandre Rignault

    A chaque découverte d'un film de Julien Duvivier je suis sidéré par sa modernité.

    Et même si ce n'est ici certainement pas son meilleur, encore une fois quelle inventivité, quel plaisir communicatif de faire du cinéma, d'être un artisan au sens noble du terme.

    On assiste et on participe en même temps à un véritable jeu entre Duvivier et son co-scénariste Henri Jeanson qui s'amusent à créer le film au fur et à mesure, de son récit à sa réalisation. Ils ajoutent, retranchent, complexifient, allègent, agrémentent. En résumé c'est de la mise en abyme participative et tellement généreuse.
  • Souvenirs perdus (1950)

    2 h 15 min. Sortie : . Sketches, drame, comédie dramatique et comédie romantique.

    Film de Christian-Jaque avec Bernard Blier, Pierre Brasseur, Suzy Delair

    Bernard Blier, Pierre Brasseur, Suzy Delair, Danièle Delorme, Edwige Feuillère, Yves Montand, François Périer, Gérard Philipe, on croise tout ce beau monde dans ce film à sketches méconnu de Christian-Jaque.

    Par définition ce type de film est compliqué à aborder, d'autant plus ici quand un drame puissance 1000 vient semer le trouble au milieu des trois autres petits bonheurs de légèreté. Cette tragédie est d'ailleurs puissante, quant aux comédies romantiques qui ont en commun le thème de l'usurpation et du double, elles sont tout simplement délicieuses et donnent lieu à des numéros d'acteurs jouissifs.
  • Bande-annonce

    Je promets d'être sage (2019)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Ronan Le Page avec Pio Marmaï, Léa Drucker, Mélodie Richard

    Ronan Le Page aime visiblement beaucoup Pierre Salvadori, ses personnages décalés, ses dialogues très écrits, sa petite folie. Manque un vrai sens du rythme comique et de la chute pour égaler le maître mais c'est prometteur. Le tout est servi par un tandem Pio Marmaï - Léa Drucker décoiffant.

    Hop hop hop j'ai failli oublier la BO très sympa signée Florent Marchet.

    NB : Le rapprochement avec Salvadori est d'autant plus évident qu'on croirait Pio Marmai tout juste sorti du formidable "En liberté", ce qui est à la fois troublant et un peu gênant.
  • Bande-annonce

    La Vie scolaire (2019)

    1 h 51 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Grand Corps Malade et Mehdi Idir avec Zita Hanrot, Soufiane Guerrab, Liam Pierron

    Séances de cinéma (245 salles)
    J’y suis allé un peu à reculons mais j'oserais presque dire que l’essai "Patients" est transformé. Ça ne va pas chambouler l’histoire du septième art, c'est un peu Bisounours et ça dégouline de bons sentiments pour ceux qui voient le verre à moitié vide, ou optimiste pour les autres, mais si tous les films populaires pouvaient être de cette qualité la comédie française se porterait plutôt bien.

    Et Zita Hanrot ( à qui j'avais déclaré ma flamme à la sortie de "Paul Sanchez est revenu !" ) est définitivement la preuve de l'existence de Dieu.
  • Un drôle de paroissien (1963)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jean-Pierre Mocky avec Bourvil, Francis Blanche, Jean Poiret

    Une fois n'est pas coutume les chaînes de télévision ont fait le boulot lors de cette triste disparition et j'en ai profité pour combler quelques lacunes comme ce classique.

    J'ai vu un paquet de Mocky mais curieusement tout ce qui était antérieur à "Solo", que j'adore, m'était étranger. Et ce fut un plaisir de le découvrir taquin, provocateur mais finalement très sympathique, presque doux. Son humour est grinçant mais bien plus passe-partout que celui qui fera plus tard sa marque de fabrique. En tout cas les (més)aventures de ce "Drôle de paroissien" ont sacrément bien vieilli, et voir Bourvil dans un rôle de crapule est jouissif.
  • Y a-t-il un Français dans la salle ? (1982)

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jean-Pierre Mocky avec Jean-François Stévenin, Dominique Lavanant, Michel Galabru

    Ça c'est le Mocky que je connais bien, le grossier, celui qui se fait toutes les élites, tous les beaufs, qui veut choquer le bourgeois, celui qui ose tout, en particulier dans le mauvais goût.

    Bien entendu c'est très clivant, on peut trouver ça d'une lourdeur absolue, mais perso je trouve ce cinéma d'anar jubilatoire, et bien que j'ai vu ce film il y a plus d'un mois, je souris en écrivant ces lignes, rien qu'en repensant à ce que ce coquin de Mocky a osé faire jouer à une Jacqueline Maillan chaude comme une baraque à frites.
  • Bande-annonce

    Jeanne (2019)

    2 h 17 min. Sortie : . Historique et drame.

    Film de Bruno Dumont avec Lise Leplat Prudhomme, Annick Lavieville, Justine Herbez

    Séances de cinéma (34 salles)
    Bruno Dumont fait danser les mots de Péguy dans une langue quasi-étrangère et hypnotisante, ses chorégraphies visuelles, insensées, ses gros plans sur le visage de Jeanne créent de la scène obsédante. Et quand la voix (et pas seulement car il se pourrait qu'il se trouve en chair et en os dans la cathédrale d'Amiens) de Christophe survient, je n’y peux rien, je pleure...

    NB : Attention c'est du cinéma clivant, c'est du Dumont quoi, il faut juste savoir qu'on va être face à un objet singulier, avec probablement à la clé de la gêne, pourquoi pas un peu d'ennui, mais surtout quelques scènes parmi les plus belles de l'année. Il faut être un grand metteur en scène pour oser ce plan final...

    Pour les amateurs de Christophe (et je sais qu'il y en a 2-3 par ici), Nova et son excellente émission "A la dérive" nous font un énorme cadeau....

    https://nova.fr/podcast/la-derive/la-derive-toute-la-nuit-avec-christophe-12

    https://nova.fr/podcast/la-derive/la-derive-toute-la-nuit-avec-christophe-22
  • La Grande lessive (!) (1968)

    1 h 34 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jean-Pierre Mocky avec Bourvil, Francis Blanche, Roland Dubillard

    Cette "Grande lessive" est le parfait prolongement d'"Un drôle de paroissien" avec son irrévérence Mockyenne, sa critique sociétale en avance sur son temps, et son parfait duo infernal, Bourvil et Francis Blanche.
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    Hors normes (2019)

    1 h 54 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Olivier Nakache et Eric Toledano avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Lyna Khoudri

    Séances de cinéma (118 salles)
    Regard sur les maux de la société, art du dialogue, de l’incarnation des personnages, du gimmick comique, ici le chidoukh, c’est le cocktail fragile de Toledano-Nakache.

    Ces deux-là ne vont pas chercher le rire gras, ce qui les différencie de 99% des faiseurs de comédies grand public à la française, ils parlent à la sensibilité du spectateur sans faire appel à une sensiblerie gratuite, ils font dans l'humanisme et le politique mais cette fois sans le communautarisme social facile de leur "Intouchables", ils continuent à faire du cinéma populaire sans oublier de faire du cinéma.

    Le 23 octobre prochain, Joseph dansant sur le "Bloodflow" des Grandbrothers devrait faire pleurer un paquet de spectateurs, et tant mieux...

    https://youtu.be/G3Lr-4_AFnw
  • Bande-annonce

    La Belle Epoque (2019)

    1 h 55 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Nicolas Bedos avec Daniel Auteuil, Guillaume Canet, Doria Tillier

    Séances de cinéma (1 salle)
    Aussi tête à claques qu'il soit Nicolas Bedos a quand même un vrai talent de conteur, et il parvient ici à transformer l'essai de son joli "Monsieur & Madame Adelman", brassant le même cocktail de rires et de larmes, la même nostalgie, mais pas la poisseuse, pas celle qui dit « C'était mieux avant ».

    "La Belle époque" est une sorte de "Truman Show" mélancolique, qui pose (de façon un peu facile parfois) la question de l’importance de la fiction dans nos vies, du poids des souvenirs, de la cruauté du temps qui passe. Et de la destinée, celle qui ressemblerait à un story-board.

    « Je vous connais à peine mais vous me manquez déjà. »

    NB : Cette petite chose qui pourrait bien cartonner au box-office a été projetée ce mardi en avant-première (Il sortira le 6 novembre) dans plus de 200 salles, prolongé par une discussion interactive entre les spectateurs et l'équipe du film. A la question d'une Niçoise au sujet d'une éventuelle suite à cette "Belle époque" Bedos a répondu « Non, pas depuis que j'ai vu la suite des "Petits mouchoirs". », et à voir la tête de Guillaume Canet le missile était bel et bien spontané.