7
le 29 mai 2014
SuivreEvery dog has its day *
Plébiscité par un certain nombre de personnes autour de moi, dont un bâtard bourré que je ne nommerai pas dans un souci d'anonymat mais que je remercie quand même, Wrong nous narre les aventures de...
Il n'est pas 8h00 mais 7h60, un palmier est un sapin, le pourquoi du logo d'une pizzéria devient question existentielle, toute personne est susceptible de vous parler de Maître Chang, on aime repeindre les voitures, un jardinier mort n'est pas mort mais mort quand même, une femme que vous ne connaissez pas un jour plus tôt s'installe chez vous, y refait la déco et est enceinte de vous, les étrons canins ont un subconscient, les Bruno finissent tous par se pendre.
Si vous ne comprenez rien à cette introduction, c'est que vous n'êtes probablement pas familier de l'univers, il est vrai singulier, de Quentin Dupieux. Il est évident qu'on peut rester définitivement à la porte de ce monde mais quand on y trouve sa place, Dieu sait que c'est bon.
"Nonfilm", "Steak", "Rubber", plus les films passent et plus je me sens chez moi chez Quentin. Jusqu'à "Wrong Cops : Chapter 1 - Monday", je me permettais encore d'émettre quelques réserves sur le réel talent du bonhomme, et bien que je sois totalement fou (sans que j'arrive véritablement à en identifier la raison) des films de l'Oizo, j'avais cru remarquer une sorte de "recette" dans son cinéma.
Mais là, je dois dire qu'il m'a une fois de plus renversé, piégé, hypnotisé durant 90 minutes. Avec "Wrong", Dupieux signe son film le plus abouti, le plus riche. Sous son vernis farfelu se cache une histoire bouleversante de simplicité, une réflexion terriblement pessimiste sur l'homme et sa solitude.
Et dorénavant j'en suis certain, Dupieux le dadaïste est avant tout un grand cinéaste, l'homme qui "filme américain" comme personne, et qui sait installer une véritable atmosphère, parfois suffocante, pas si loin d'un Lynch.
Que les choses soient dites, le monde se décompose maintenant en deux clans : ceux qui prennent Dupieux pour le plus grand des bobos-usurpateurs et ceux qui le voient comme le chaînon manquant du cinéma contemporain.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes A mort Fabien Onteniente !!!!, Pour dire m.... au Top 10, Je te jure, j'ai vu un OFNI, Il parait que tu te regardes filmer et C'est trop méga génial d'être un bobo, même si j'aurais préféré être un gros beauf (Liste participative)
Créée
le 14 avr. 2013
Critique lue 4.9K fois
7
le 29 mai 2014
SuivrePlébiscité par un certain nombre de personnes autour de moi, dont un bâtard bourré que je ne nommerai pas dans un souci d'anonymat mais que je remercie quand même, Wrong nous narre les aventures de...
7
le 5 sept. 2012
Suivrele 5 sept. 2012
Un OVNI! Encore un! Je vais finir par avoir la preuve d'une vie extraterrestre: la filmographie de Dupieux commence à se faire cohérente tout en peaufinant son style. Comment reconnaît-on un OVNI...
5
le 6 sept. 2012
Suivrele 6 sept. 2012
Wrong est sympathique. Un film où un palmier se transforme mystérieusement en sapin est forcément sympathique. N'empêche, Quentin Dupieux est peut-être allé trop loin dans le "no reason". Les gags...
8
le 15 avr. 2013
Suivre"Ernest et Célestine" est-il un joli conte pour enfants ou un brûlot politique ? Les deux mon général et c'est bien ce qui en fait toute la saveur. Cette innocente histoire d'amitié et de tolérance...
8
le 30 oct. 2014
SuivreIl y a quelques semaines je vous racontais comment ma fille m'avait tendu un piège : http://www.senscritique.com/film/Nos_etoiles_contraires/critique/37679152 Cette fois, la laissant à nouveau mener...
8
le 18 août 2013
SuivreEn 2010, la justice française m'avait condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir émis un avis positif sur le premier album de Stromae (1). La conclusion du tribunal était la suivante : "A...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème