Au fil des bobines : mon cinéma en 2020 et 2021

Avatar Aurea Liste de

77 films

par Aurea

Tous les films sortis ou repris en 2020 et 2021, que je verrai.

Bandeau extrait de Quand passent les cigognes de M.Kalatozov.

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • Bande-annonce

    1917 (2019)

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Sam Mendes avec George MacKay, Dean-Charles Chapman, Colin Firth

    C'est le film de Sam Mendes qui ouvre la liste : belle réalisation soignée et inspirée à laquelle il ne manque qu'un peu d'émotion.
  • Bande-annonce

    Les Filles du docteur March (2019)

    Little Women

    2 h 15 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, Emma Watson, Florence Pugh

    Film agréable et bien interprété même si on ne s'attache guère aux personnages, peu creusés finalement, le reproche essentiel que je ferai à cette réalisation, outre le fait qu'il n'est jamais fait mention de la Guerre de Sécession.
  • Bande-annonce

    Swallow (2019)

    1 h 34 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Carlo Mirabella-Davis avec Haley Bennett, Austin Stowell, Denis O'Hare

    "Bien qu’il cherche à nous faire comprendre peu à peu les troubles de son héroïne, Swallow cache pourtant bien son jeu. A travers les doutes et les questionnements d’Hunter sur sa légitimité à être en vie, le film saura nous surprendre jusqu’aux derniers instants. Il soulève également des interrogations intéressantes et légitimes, à l’heure où certains droits des femmes se voient remis en cause. Malheureusement, le dénouement est un peu trop vite expédié, malgré des dernières scènes marquantes.

    Conclusion : Malgré une fin un peu trop rapide, Swallow impressionne par l’interprétation de son actrice principale, Haley Bennett, et la mise en scène de Carlo Mirabella-Davis, dont la caméra retranscrit avec exactitude les troubles obsessionnels de son héroïne."
    Gabin Fontaine

    Une ambiance est créée : on pense un peu à Rosemary's Baby de Polanski même si l'emprise est celle d'une famille et non celle de voisins maléfiques, quant à l'actrice, Haley Bennett, elle est impeccable !
  • Bande-annonce

    Quand passent les cigognes (1957)

    Letyat zhuravli

    1 h 35 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Mikhail Kalatozov avec Tatiana Samoilova, Aleksey Batalov, Vasiliy Merkurev

    Reprise au cinéma en octobre 2019, ce qui m'a permis de le voir en salle le 25 janvier 2020.

    "Le mélodrame permet de s’identifier à une figure, coupable d’avoir commis des fautes impardonnables selon la morale de cette société, liée à une époque précise. Il n’ira pas jusqu’à montrer le viol qui est la seule explication admissible, pour comprendre comment l’héroïne trahit son bien-aimé au front. L’héroïne, en épousant la foule, fait de la scène finale le symbole d’un retour à la normale et à la morale. Quant aux cigognes qui survolent Moscou au début et à la fin du film, elles symbolisent l’indifférence de la nature au chaos du monde, à cet apocalypse de la guerre, à cet ordre du monde qui dépasse l’entendement humain."

    Un N&B qui magnifie le récit de cet amour qui défie l'attente et la mort et fait de son héroïne la pure fiancée qu'elle n'avait jamais cessé d'être.
  • Bande-annonce

    Le Photographe (2019)

    Photograph

    1 h 50 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Ritesh Batra avec Nawazuddin Siddiqui, Farrukh Jaffar, Abdul Quadir Amin

    "Une histoire d'amour sentimentale à l'opposé de la société d'aujourd'hui, d'un romantisme touchant; une histoire qui transcende les barrières sociales, particulièrement virulentes en Inde.
    Elle, brillante mais simple et réservée, voire effacée, lui timide, artiste , modeste, d'une fratrie populaire et pauvre.
    Les images et la musique véhiculent une douceur permanente, presque en a parte, comme s'il fallait prêter l'oreille à ces personnages pleins d'attentions et de réserve."

    Un film qui ne manquera pas d'ennuyer le public qui se shoote à l'action et n'aura pas sa dose d'adrénaline, c'est à dire une majorité.
    À la limite, je trouve que ce film fait du bien.
  • Bande-annonce

    Un jour si blanc (2020)

    Hvítur, Hvítur Dagur

    1 h 49 min. Sortie : . Drame.

    Film de Hlynur Palmason avec Ingvar Eggert Sigurðsson, Ída Mekkín Hlynsdóttir, Hilmir Snær Guðnason

    « Quand tout est si blanc qu’on ne peut plus faire la différence entre la terre et le ciel, les morts peuvent nous parler, à nous qui sommes vivants. »

    "Un jour si blanc a des allures de film pré-apocalyptique, façon Take Shelter (2011), de Jeff Nichols, œuvre placide bientôt travaillée par l’imminence d’une catastrophe. Ingimundur soupçonne sa femme décédée d’avoir eu une relation extraconjugale. Mais le sujet n’est pas tout : Palmason construit autour des scènes autonomes, comme on monte des maisons. La mise en scène digresse, toujours avec une précision implacable, rappelant que le cinéaste a gardé quelque chose du plasticien qu’il a été : sa caméra suit la trajectoire d’un bloc rocheux qui dévale une montagne pour finir sa course dans un lac, l’installation d’une baie vitrée, l’étrange émission pour enfants que regarde sa petite-fille à la télévision, l’histoire effrayante que son grand-père lui raconte tandis que la caméra se resserre sur le visage captivé de l’enfant."
    Source Le Monde

    Un film étrange pour qui ne s'est pas déjà un peu familiarisé avec cet univers islandais tellement âpre, mais on se laisse prendre peu à peu et l'émotion affleure dans la scène finale.
  • Nos mondes disparus (2020)

    1 h 35 min. Sortie : .

    Documentaire de Alexis de Favitski

    "Par cinq fois déjà la Terre a connu des épisodes d’extinction de masse. Par cinq fois, la vie a repris le dessus. De quelle façon ? En répondant – cinq fois – à cette question, Nos mondes disparus fait apparaître autant de cycles qui semblent obéir à des règles communes au cours d’une démonstration scientifique accessible et structurée, réalisée en grande partie en images de synthèse. D’autant plus intéressant que la sixième grande extinction est annoncée comme imminente, et qu’elle concerne l’homme."
  • Bande-annonce

    Adam (2020)

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Maryam Touzani avec Lubna Azabal, Nisrin Erradi, Douae Belkhaouda

    "Maryam Touzani est aujourd’hui réalisatrice de son premier long-métrage, Adam, grâce auquel elle poursuit sa démarche politique, d’une façon plus personnelle encore. Infiniment attentive aux personnages qu’elle met en scène, curieuse du temps qui lentement fait son œuvre, soucieuse de ne rien brusquer, de ne rien opposer à l’éveil des émotions, Maryam Touzani fait le récit de deux solitudes qui s’apprivoisent. Trouvant là son chemin pour protester contre le sort réservé aux femmes, et un style d’une pure et délicate simplicité. Adam nous arrête aux gestes répétitifs du quotidien, à la couleur d’un épiderme, à la (re)naissance d’un corps. Il sort de l’enfermement deux femmes murées, interdites de sentiments. Il rend à la lumière deux invisibles."

    Un film sensible, qui ne brusque rien et prend son temps, où l'on assiste à la rencontre de deux femmes qui vont (re)naître et réussir à s'accepter.
    Deux prestations remarquables de Lubna Azabal et Nisrin Erradi.
  • Bande-annonce

    Séjour dans les monts Fuchun (2020)

    Chun jiang shui nuan

    2 h 30 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Gu Xiaogang avec Zhenyang Dong, Hongjun Du, Wei Mu

    Hélas pour moi, je ne suis pas tombée sous le charme de ce premier film, très (trop) long qui m'a vue décrocher à plusieurs reprises.
    Les problèmes domestiques de cette famille sont d'un ennui abyssal, alors, oui, il s'agit d'un film chinois mais je n'ai pas compris ce qui motive l'engouement quasi général pour cette réalisation : une déception pour moi.
  • Bande-annonce

    Institut Benjamenta (Ce qu'on appelle la vie humaine) (1995)

    Institute Benjamenta, or This Dream People Call Human Life

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Timothy Quay et Stephen Quay avec Gottfried John, Alice Krige, Mark Rylance

    Film de 1995 ressorti en 2020

    "Institut Benjamenta est une adaptation de la nouvelle de Robert Walser (1878-1956), L’Institut Benjamenta (Jakob von Gunten), parue en 1909. C’est la première fois que les réalisateurs travaillaient avec des acteurs en chair et en os (et non avec des marionnettes), choisis avec soin. Voici donc l’histoire d’un jeune homme, Jakob (Mark Rylance), qui s’inscrit dans une école pour domestiques comme on entre dans les ordres : il veut passer sa vie à obéir et à servir du mieux qu’il peut ses maîtres. Rien de plus. L’Institut Benjamenta, dirigé par un frère et une sœur, Johannes (Gottfried John, qui a joué dans Berlin Alexanderplatz (1980), de Fassbinder) et Lisa (Alice Krige, ancienne actrice de la Royal Shakespeare Company), va lui en offrir la possibilité. Dès l’instant où Jakob frappe à la porte de l’institut, il bascule dans un étrange repaire où les apprentis domestiques apprennent autant à se laver le cerveau – répétant inlassablement les mêmes règles de soumission – qu’à frotter le sol et faire luire les chaussures. Les six ou sept élèves sont là par désir et n’attendent rien d’autre.

    Un ballet contemporain et minimaliste
    C’est sans doute la part la plus subversive de l’œuvre de Walser que d’imaginer une vie dépourvue d’ambition. Les frères Quay et leur producteur Keith Griffiths n’étaient pas mécontents de proposer un tel scénario dans la Grande-Bretagne libérale des années 1990, après le long règne de Margaret Thatcher (1979-1990), à laquelle succéda le conservateur John Major. L’irruption de Jakob va toutefois bousculer cette séparation des rôles entre maîtres et serviteurs. Telle une Belle au bois dormant, Lisa sent une attirance pour ce corps susceptible de la réveiller."
    Le Monde

    Un OFNI à l'atmosphère étrange et envoûtante : cet institut semble symboliser la mort ou du moins l'absence de vie, tous étant finalement assoiffés de VIVRE et ne sachant comment s'y prendre, noyés dans leurs habitudes rituelles et mortifères.




  • Bande-annonce

    La Fille au bracelet (2020)

    1 h 35 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Stéphane Demoustier avec Melissa Guers, Roschdy Zem, Anaïs Demoustier

    "Depuis deux ans Lise, 18 ans, accusée d’avoir sauvagement assassiné sa meilleure amie, porte un bracelet électronique et ne sort guère du domicile de ses parents. La suite, c’est un film judiciaire qui se déroule presque exclusivement dans la salle du tribunal. Derrière la cage de verre, Lise se montre froide, sans faille; De l’autre côté ses parents découvrent la vie décomplexée que menait leur fille mais restent convaincus de son innocence. Il y a aussi l’avocate générale, dont les questions accablantes laissent tous les protagonistes sans voix ; les témoins, dont la caméra insistante traque la moindre émotion qui pourrait les trahir ; et tous ceux qui essaient de convaincre un jury dont le spectateur fait partie. Stéphane Demoustier filme l’essentiel sans fioriture ni complexité, souligne par des silences l’angoisse d’un procès, nous livre tout ce dont on a besoin pour comprendre les faits et se faire un avis..."

    Mais ce n'est pas si facile : en traçant le portrait d'une adolescente qui peut être tout et son contraire, le réalisateur ne nous facilite pas la tâche, ce qu'il voulait sans doute, après tout.
  • Bande-annonce

    Le Cas Richard Jewell (2019)

    Richard Jewell

    2 h 11 min. Sortie : . Biopic, drame et policier.

    Film de Clint Eastwood avec Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Kathy Bates

    "Le 27 juillet 1996, pendant les Jeux Olympiques d’été à Atlanta, un vigile du nom de Richard Jewell découvre un sac à dos suspect caché derrière un banc. Très vite, on se rend compte qu’il contient un dispositif explosif. Sans perdre une minute, il fait évacuer les lieux et sauve plusieurs vies en limitant le nombre de blessés. Il est acclamé en héros. Mais trois jours plus tard, la vie de ce modeste sauveteur bascule lorsqu’il découvre, en même temps que le monde entier, qu’il est le principal suspect de l'attentat aux yeux du FBI. Cette histoire, qui évoque la trame d’un thriller à suspense, n’est pas le fruit d’une imagination fertile : il s'agit des événements effroyables qui se sont produits dans la vie de Richard Jewell. Paradoxalement, alors que son acte était désintéressé, il a fait l'objet pendant 88 jours d'une enquête poussée du FBI et a été dans le collimateur de médias particulièrement acharnés. Il n’avait alors aucune certitude d’être disculpé ou de voir sa vie revenir un jour à la normale. Jewell est décédé en 2007 d'une défaillance cardiaque due à son diabète."



    Très touché par ce héros ordinaire, Richard Jewell, Clint Eastwood a souhaité porter à l'écran l’histoire tragique de cet homme bienveillant, dont la vie a été bouleversée par la presse et par les forces de police qu’il idolâtrait. « On entend souvent parler de gens puissants qui se font accuser de choses et d’autres, mais ils ont de l’argent, ils font appel à un bon avocat et échappent aux poursuites. L’histoire de Richard Jewell m’a intéressé parce que c’était quelqu’un de normal, un monsieur tout-le-monde. Il n’a jamais été poursuivi, mais il a été largement persécuté. Les gens se sont empressés de l’accuser ; il n’a pas pu échapper à ces accusations et pendant longtemps il est resté trop naïf et idéaliste pour se rendre compte qu’il devait sauver sa peau. C’est pour cela que je voulais faire ce film, pour réhabiliter l’honneur de Richard. C’est un homme comme les autres, qui aspirait à devenir policier avant tout pour contribuer au progrès de l’humanité. Le jour où il a commis un acte héroïque, il l’a payé au prix fort et a été jeté en pâture aux lions. »
    France TV

    Un film très bien mené et interprété, petit bémol pour le personnage de la journaliste (Olivia Wilde) qui donne un côté garce sans scrupules à son personnage et dénature donc la réalité, à savoir une journaliste très pro, ce qu'était Kathy Scruggs.
  • Bande-annonce

    Mes jours de gloire (2020)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Antoine de Bary avec Vincent Lacoste, Emmanuelle Devos, Christophe Lambert

    "Et si tout s'était arrêté après le premier film avec Vincent Lacoste, Les beaux gosses ? C'est le point de départ de «Mes Jours de gloire», premier film inégal d'Antoine de Bary.

    Ami du comédien, ce dernier lui offre un rôle peut-être un peu trop de l'image que l'on se fait de l'acteur, à la fois nonchalant, charmant et charmeur. Le film joue sur plusieurs registres, passe de la comédie familiale un peu poussive à une phase dépressive plus réussie. On a même l'impression que le récit met trop de temps à trouver son sujet, même si la fausse maladresse de Vincent Lacoste peut séduire qui n'est pas trop exigeant.

    C'est un premier film, pas encore très abouti, et qui repose entièrement sur les épaules de Vincent Lacoste : un peu léger encore.
  • Bande-annonce

    La Communion (2019)

    Boże Ciało

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jan Komasa avec Bartosz Bielenia, Eliza Rycembel, Aleksandra Konieczna

    "Le film montre le changement à l’œuvre chez le protagoniste, qui se prend au jeu et se métamorphose en religieux "new look". Il séduira une bonne partie de la population. Parallèlement, un mystère entoure un accident dramatique, responsable de la mort de sept villageois, et perturbe la quiétude de la communauté. Mais l’événement va aussi servir l’intégration de Daniel.
    Si le long-métrage tire sa force d’un récit fondé sur une histoire vraie, il peine un peu à se trouver un style propre : la noirceur du propos laisse parfois étonnamment la place à des situations de comédie (les quiproquos liés à l’usurpation d’identité). L’extrême violence stylisée d’une des scènes situées dans le centre éducatif, jure tout de même avec l’ensemble du film plutôt feutré.
    L’interprétation habitée de Bartosz Bielenia constitue l’un des meilleurs atouts du long-métrage : son visage tantôt illuminé, tantôt fermé, ses grands yeux bleus expressifs et son sourire rare, mais irrésistible, font converger tous les regards."

    Un film puissant dont l'interprète principal m'a beaucoup touchée, qui pose le problème de la vraie foi et d'une véritable spiritualité dans un monde où nul n'est exempt de péché.
  • Bande-annonce

    Un fils (2020)

    1 h 35 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Mehdi M. Barsaoui avec Sami Bouajila, Najla Ben Abdallah, Youssef Khemiri

    « La Tunisie est à la fois avant-gardiste et très réactionnaire »

    Car nous sommes en Tunisie, en septembre 2011 – sept mois après la révolution, quelques mois après l’éviction du président Zine El-Abidine Ben Ali, et quelques semaines avant l’exécution de Mouammar Kadhafi en Libye – quand on découvre Fares (Sami Bouajila), sa femme Meriem (Najla Ben Abdallah) et leur fils Aziz de 9 ans (Youssef Khemiri). Venus passés un week-end dans le Sud, à Tataouine, livrés à leur bonheur, ils chantent à tue-tête dans la voiture qui les conduit à travers le désert quand, soudain, les vitres explosent sous les balles perdues d’une attaque entre des militaires et un groupe d’extrémistes. Gravement touché à l’abdomen, Aziz arrive à l’hôpital entre la vie et la mort. Seule une greffe partielle du foie peut le sauver..."

    Superbe interprétation de Sami Bouajila, qui, à travers son personnage de Farès, père et époux aimant, va découvrir un secret qui va l'anéantir.
    Le film restitue très bien l'ambiance d'un pays déchiré, qui ne peut échapper aux trafics de tout genre, y compris celui des dons d'organes : on y croit.
  • Bande-annonce

    Deux (2021)

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Filippo Meneghetti avec Barbara Sukowa, Martine Chevallier, Léa Drucker

    "Subtil mélange de douceur et d’âpreté, ce mélo audacieux doit également beaucoup à ses deux remarquables interprètes, Barbara Sukowa et Martine Chevallier, dans les yeux desquelles passe un cortège d’émotions."
    Baptiste Thion

    Pudique et intense à la fois, le jeu de ces deux grandes comédiennes est bouleversant : beaucoup aimé.
  • Simone Signoret, figure libre (2020)

    53 min. Sortie : . Biopic.

    Documentaire de Michèle Dominici

    Superbe documentaire qui nous montre le parcours d'une femme d'exception : éclaboussante de beauté à ses débuts, c'est pourtant sans états d'âme qu'elle accepta de vieillir sous l'œil de la caméra, accordant plus d'importance à ses rôles qu'à son apparence et surtout d'une fidélité exemplaire à un engagement humain qui ne la quitta jamais.
  • Bande-annonce

    Kubrick par Kubrick (2020)

    1 h 13 min. Sortie : .

    Documentaire de Grégory Monro avec Stanley Kubrick, Michel Ciment, Malcolm McDowell

    "Michel Ciment avait gardé les enregistrements de ses entretiens avec le cinéaste, qui constituent la colonne vertébrale de ce documentaire. Si Kubrick parlait beaucoup dans la vie, il accordait en revanche les interviews au compte-gouttes. Par souci d’efficacité dans sa communication, mais aussi car il était persuadé de ne pas exceller dans l’exercice particulier du question/réponse. Rien de cela dans ce passionnant documentaire, tant la voix chaude du cinéaste rythme sa trajectoire avec une lucidité et une décontraction surprenantes, de ses années new-yorkaises (photojournaliste pour le magazine Look, il y apprend les rudiments techniques du cinéma) à son premier film, Fear and Desire (1953), produit en indépendant. Peu à peu se dessine le visage d’un cinéaste plus humain, qui contredit la réputation de despote qui lui collait à la peau et ajoute un nouvel élément au dossier complexe d’une des personnalités les plus fascinantes de l’histoire du septième art.
    Samuel Blumenfeld du Monde

    Un documentaire inédit qui nous en apprend un peu plus sur un cinéaste d'un extrême perfectionnisme , un homme secret et mystérieux passionné par la nature humaine et sa dualité, laquelle se révèle invariablement dans tous ses films, quel que soit le sujet qu'il traite.

  • Bande-annonce

    Les vies d'Albert Camus

    1 h 38 min.

    Documentaire de Georges-Marc Benamou, Fabienne Alvarez-Giro, Philippe Torreton

    "Filmées à l’aube de l’année 1960, des images amateurs montrent Albert Camus fanfaron et heureux, dans le jardin de sa maison provençale de Lourmarin (Vaucluse). Complice avec sa femme, ses enfants et ses amis les Gallimard, il ressemble à n’importe quel père de famille en vacances. Pourtant, quelques jours plus tard, les journalistes envahiront le village où il réside, et monteront aux arbres pour photographier le cortège funèbre, dans lequel se presseront ses voisins et amis." (Le Monde)

    C'est avec une grande sensibilité que Georges-Marc Benamou a réalisé ce documentaire où affluent les témoignages de ceux et celles qui l'ont connu et aimé.
  • Bande-annonce

    Natalie Wood What Remains Behind (2020)

    Natalie Wood: What Rermains Behind

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Documentaire de Laurent Bouzereau

    "L'actrice est morte noyée en 1981, à l'âge de 43 ans.
    Le mari de la star a été désigné « personne d'intérêt », stade qui précède une désignation formelle comme suspect.
    La police américaine, s'appuyant sur de nouveaux témoignages dans l'affaire du décès par noyade en 1981 de l'actrice américaine Natalie Wood, l'un des plus anciens mystères d'Hollywood, s'intéresse de nouveau au mari de la star, l'acteur Robert Wagner. Robert Wagner, 87 ans, a été désigné « personne d'intérêt », stade qui précède une désignation formelle comme suspect, a précisé dans un communiqué Nicole Nishida, porte-parole du shérif de Los Angeles (Ouest), ajoutant que de nouveaux témoignages présentent « une nouvelle séquence des événements » sur les circonstances de ce décès qui avait ému le pays tout entier."
    (Source AFP)

    Un documentaire à base d'interviews diverses et variées, qui permet de mieux cerner la comédienne, sa famille et les hommes de sa vie, mais ne lève pas le voile sur le mystère de sa noyade.
  • Bande-annonce

    Matisse voyageur, en quête de lumière (2020)

    52 min. Sortie : 2020. Historique et biopic.

    Documentaire de Raphaël Millet

    "En 1930, Matisse, alors âgé de 60 ans, ressent une dernière fois l’appel du large, l’appel de l’ailleurs. Il embarque pour le plus long voyage possible : aux antipodes, pour voir la Polynésie. Ce voyage est l’aboutissement d’une longue quête. De fait, lui, l’homme du Nord en quête de luminosité et de couleurs vives, n’a eu de cesse d’effectuer tout au long de sa vie de nombreux voyages toujours plus aux Sud, qui ont ponctué sa carrière de peintre : la Bretagne, la Corse, Collioure, Nice et son arrière-pays, mais aussi l’Algérie, le Maroc, l’Espagne. Ces voyages ont été, à chaque fois, un tremplin vers autre chose : vers la modernité et même l’abstraction. Quant à la Polynésie, son influence va profondément imprégner les 25 dernières années de sa vie artistique et le mener au seuil de l’art contemporain. Mais cette quête artistique fut aussi et surtout une quête de lui-même."

    Sur la voix d'Olivier Gourmet qui nous narre cette quête de lumière d'un peintre qui a su se dégager des influences figuratives pour épurer son art au maximum dans un jaillissement de couleurs.
  • On achève bien les gros (2020)

    52 min. Sortie : .

    Documentaire de Gabrielle Deydier, Valentine Oberti et Laurent Follea

    "L’obésité n’est pas le résultat d’une gourmandise mal contrôlée, ni d’un manque de volonté. Notre société génère mais réprouve l’obésité. Or, les obèses ont le droit de ne pas se faire opérer, de rester gros et doivent être acceptés comme tels. Comment tordre le cou aux idées reçues et changer le regard des gens sur les obèses ? L’histoire personnelle de Gabrielle et celles d’autres personnes dénoncent la discrimination méconnue de la grossophobie."

    Un documentaire qui donne la parole à une femme intelligente dont le surpoids commença à l'âge de 16 ans, sa mère l'ayant complexée parce qu'elle s'habillait en 42 : de 65 kg elle passa en deux mois à 95 kg !
  • Bande-annonce

    De Gaulle (2020)

    1 h 49 min. Sortie : . Drame, historique et biopic.

    Film de Gabriel Le Bomin avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet

    "Avec ce film où les héros principaux sont interprétés par Lambert Wilson et Isabelle Carré, l'on met enfin de la chair et du sang sous la carapace. Le début ose l'intimité, dans la chambre du couple, brièvement sur le lit des époux au moment de se quitter, puis plus longtemps lorsque lentement les mains d'Yvonne nouent la ceinture d'officier sur l'uniforme qui va les séparer. Car le colonel de Gaulle part faire la guerre. Les Allemands sont en France, qui bousculent notre armée dont on n'a pas suffisamment souligné le courage mais mal équipée et mal commandée par un état-major arriéré. Viennent ensuite les batailles remportées à Montcornet et Abbeville par des chars français contre les chars allemands de Guderian. De Gaulle est nommé général de brigade à titre provisoire puis rejoint le Gouvernement Reynaud comme sous-secrétaire d'Etat à la guerre. On connait la suite, le renoncement des politiciens, l'aveuglement des militaires en particulier du plus glorieux d'entre eux, les premiers entretiens avec Churchill, puis le départ vers Londres, la solitude et l'appel, lorsqu'il n'y a plus pour se battre que les mots afin que demeure la flamme : celle de la résistance française."
    Yves de Gaulle (petit-fils du Général)

    Un couple de chair et de sang, voilà ce qui m'a plu derrière la figure de l'homme d'état que l'on connaissait tous et c'est plutôt réussi.
  • Bande-annonce

    Été 85 (2020)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de François Ozon avec Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Philippine Velge

    "Cette histoire oppose deux conceptions de l’amour, explique François Ozon. L’une très passionnelle, très possessive, qui est celle d’Alex, celle de la première fois. Et l’autre plus libre, plus épicurienne et sauvage, qui est celle de David. L’attraction de ces deux pôles opposés, c’est ce qui permet de produire des étincelles. »

    Pas très touchée par ce film et surtout pas par l'acteur qui interprète David : Benjamin Voisin, infiniment moins "vrai" que son partenaire Félix Lefebvre.
  • Bande-annonce

    Nous, les chiens (2019)

    Eondeodog

    1 h 42 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie et drame.

    Long-métrage d'animation de Oh Seong-yoon et Lee Choon-baek avec D.O., Park So-dam, Park Chul-min

    "Moongchi vient d’être abandonné par son maître dans la forêt après des années de bonheur. Il rencontre une meute de chiens errants de tous poils, comme lui, laissés pour compte. Entre quête de nourriture et attaques de féroces chasseurs de chiens, ils décident de partir en quête d’un territoire abandonné par les hommes, pour retrouver une vie paisible. Commence alors un long voyage, tissé d’entraide et d’amitié qui les mènera peut-être jusqu’au paradis perdu…"
  • Bande-annonce

    Les Parfums (2020)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Grégory Magne avec Emmanuelle Devos, Grégory Montel, Gustave Kervern

    "Anne Walberg (Emmanuelle Devos), célèbre nez de la parfumerie, met son art au service d’entrepreneurs et d’industriels pour créer des ambiances olfactives, ou corriger des nuisances environnementales. Diva de la profession, elle empoisonne tous ses collaborateurs. Quand elle emploie comme chauffeur Guillaume (Grégory Montel), en difficulté pour avoir la garde de sa fille, elle va se remettre en question…"
  • Dans la gueule du loup (2019)

    Der Schneegänger

    1 h 29 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Josef Rusnak avec Nadja Bobyleva, Max Riemelt, Stipe Erceg

    "À Berlin, le corps de Darijo, fils d'immigrés croates, est retrouvé dans un bois deux ans après sa disparition. Le jeune garçon vivait dans la villa de Günter Reinartz, un homme d'affaires chez qui sa mère faisait le ménage. La jeune femme s'est depuis mariée avec son ancien employeur. Elle vit avec lui et ses deux fils, Tristan et Siegfried. Lors de la disparition de l'enfant, les enquêteurs avaient supposé qu'il avait été enlevé par erreur, confondu avec l'un des fils du riche entrepreneur. Son autopsie, qui révèle des traces de maltraitance bien antérieures à son enlèvement, vient réfuter cette hypothèse."

    Téléfilm de suspense, un peu convenu, mais qui se laisse regarder sans ennui.
  • Pakistan : les prisonnières de Karachi (2020)

    35 min. Sortie : 2020.

    Documentaire de Arte

    Un documentaire absolument glaçant sur ces femmes rejetées par leurs familles, pour cause de maladie voire de folie et recueillies dans le seul hôpital psychiatrique de Karachi pour femmes où elles vivent durant des années, dans l'espoir, souvent vain qu'on viendra un jour les en sortir.
  • Bande-annonce

    L'Infirmière (2019)

    Yokogao

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kôji Fukada avec Mariko Tsutsui, Mikako Ichikawa, Sosuke Ikematsu

    "Récit d’un dérèglement, d’un processus progressif de démolition engendré par l’érosion d’un refoulement devenu de plus en plus insupportable. Le personnage principal du film devient une sorte de bouc émissaire et la société elle-même semble tirer sa jouissance de l’exposition de celui-ci. C’est ainsi qu’il faut comprendre le rôle joué par les médias dans le récit, des médias conçus comme le scandale d’un appétit voyeuriste de la société, un appétit particulièrement obscène, en rupture par surcroît avec l’affirmation d’une réserve pourtant exigée par les traditions de la vie sociale japonaise. C’est entre le non-dit et le trop-dit, entre la rétention et l’explosion, que se joue le sort de l’héroïne."

    Ou comment une femme simplement dévouée va bientôt apparaître aux yeux des autres comme une dangereuse manipulatrice qui n'a pas respecté son éthique professionnelle : le rôle néfaste des médias, prompts à détruire une vie, est dénoncé et pointé du doigt.
    Belle performance sobre et efficace de Mariko Tsutsui.
  • Bande-annonce

    Madre (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Rodrigo Sorogoyen avec Marta Nieto, Anne Consigny, Alex Brendemühl

    "Quand le film s'ouvre, Elena (Marta Nieto) arpente son appartement de long en large, sa mère aux basques, la questionnant de manière intrusive sur sa vie privée. On comprend que la jeune femme est célibataire, et agacée par l'interrogatoire de sa mère. Puis le téléphone sonne et le film prend alors une tournure de thriller. C'est le fils d'Elena, en vacances avec son père. II a six ans et il est seul sur une plage dans les Landes en France. Il ne sait pas où est son père. La jeune femme essaie de comprendre ce qui se passe, et de garder son calme. Mais le petit garçon est de plus en plus paniqué…

    Plus tard, on retrouve Elena. Le temps a passé. Elle travaille dans un restaurant en bord de mer sur la côte basque française, où son fils a disparu dix ans plus tôt. Pendant ses heures de loisir, regard perdu, la jeune femme marche sur les vastes plages de la côte landaise, le flux et le reflux des flots sur le sable évoquant la tragédie sans cesse ressassée. Un jour, elle aperçoit sur la plage Jean (Jules Poirier) dans un groupe d'adolescents, un garçon qui lui rappelle son fils disparu. Une amitié étrange se noue, qui bouscule le garçon, sa famille, et le nouveau fiancé d'Elena…"
    (Laurence Houot)

    Un film qui déstabilise : alors on a bien compris qu'il s'agit d'une femme désemparée que la disparition de son fils a laissée exsangue, mais la relation qui s'instaure entre l'adolescent et elle, ne laisse pas de nous intriguer.