Bilan réalisateur - Federico Fellini, le clown triste qui rêvait d'évasion

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par KingRabbit

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    Bande-annonce

    Le Casanova de Fellini (1976)

    Il Casanova di Federico Fellini

    2 h 35 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Donald Sutherland, Tina Aumont, Cicely Browne

    Le film le plus sous-côté de Fellini à mon sens.
    Trop excessif, trop baroque, trop vulgaire, trop grossier, trop tout.
    Et pourtant, qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce que c'est effrayant...
    Quelle musique de Nino Rota! Quelle classe dans les décors factices (ces bâches servant à simuler une mer démontée, c'est juste génial!)!
    Et puis quel Donald Sutherland, bordel, quelle idée de l'avoir engager lui pour jouer le plus grand séducteur de tous les temps, maquillé et fagoté comme un prince transsexuel, il est juste sidérant de bout en bout dans ses performances sexuelles toujours de plus en plus grotesques et ridicules. Hilarant, et virtuose.
  • 2
    Bande-annonce

    Ginger et Fred (1986)

    Ginger e Fred

    2 h. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Giulietta Masina, Marcello Mastroianni, Franco Fabrizi

    Voilà c'est une très belle oeuvre testamentaire de Fellini, et un film de science-fiction assez génial, déconnant et jouissif. Un des meilleurs films des 80's. Une magnifique histoire d'amour et de mélancolie également. Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 3
    Bande-annonce

    Les Vitelloni (1953)

    I vitelloni

    1 h 49 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Franco Interlenghi, Alberto Sordi, Franco Fabrizi

    Superbe film mélancolique, drôle, touchant, humain, sympa et rafraichissant comme tout sur cette bande de potes qui ont du mal à grandir et qui ne font que des conneries...
    Fellini est juste trop balèse. Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 4
    Bande-annonce

    Amarcord (1973)

    2 h 03 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Bruno Zanin, Pupella Maggio, Armando Brancia

    Film poétique, baroque (avec tous les excès que ça comporte et que j'adore), bourré d'imagination. Absence totale de continuité, et d'histoire, délire permanent, et une touche de mélancolie pour conclure la vie de ce petit village italien des années 30. Je m'y suis un peu perdu, mais au final le voyage dans les souvenirs de Fellini m'a vraiment beaucoup plu.. Et cette musique de Nino Rota, et ces décors, et ces personnages hauts en couleurs, et même une touche de Russ Meyer... Bref la grande classe.
  • 5
    Bande-annonce

    La Dolce Vita (1960)

    La dolce vita

    2 h 54 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Marcello Mastroianni, Anita Ekberg, Anouk Aimée

    C'est un film monstre, démesuré, impressionnant, parfois exaspérant, de plus rares fois chiant, et presque tout le temps sublime et hyper classieux.

    Voir ça au cinéma, c'est quand même une sacrée expérience, les décors prennent des dimensions hallucinantes (et c'est le premier élément qui montre que le cinéma de Fellini est entré dans une nouvelle dimension : dans les Vitelloni on était dans une petite cité balnéaire, dans la Strada, dans des campagnes pourries, dans Il Bidone, dans des petits villages paumés et pourris, dans Les Nuits de Cabiria, on est à Rome, mais une ville obscure, de contre-allées et de petites ruelles, là BANG énorme ville gigantesque qui explose à l'écran, immeubles qui sortent de terre et qui n'en finissent plus)

    , je ne compte plus les séquences scotchantes et qui m'ont laissé sur le cul : toutes les scènes avec Anita Ekberg sont énormes, La scène avec le père et Magali Noel est hilarante et jubilatoire(elle est absolument géniale, pas étonnant que Fellini l'ait reprise pour la suite)..

    Et c'est hyper immersif, en fait pour moi, on est vraiment dans du néoréalisme, mais du néoréalisme sur des bobos déjantés et leurs vies dissolues, j'avais vraiment l'impression d'être dans un reportage documentaire de soirées mondaines, tant ça fait réel et vécu. Après bien sûr il y a des éléments délirants et caricaturaux et des scènes qui n'ont rien de néoréaliste (celle du miracle, tout ce qui tourne autour des paparazzis)

    Les moments où les types et les femmes sont totalement bourrés dans des soirées qui tournent au glauque, ça respire le vrai.

    Après y a des trucs que j'aime moins, toutes les scènes avec Alain Cuny et des dialogues assommants, la femme de Marcello et des scènes un peu en dessous.... La scène des enfants et du miracle assez interminable...

    C'est dix fois trop long, et pourtant ça laisse sur le cul.

    Et comme d'hab, la fin est très forte. La musique de Nino Rota (peut être sa meilleur composition) était bizarrement très en arrière-plan, un peu en retrait, pas assez mise en valeur à mon goût, mais c'est dans ce final qu'elle explose et où Marcello (génial de bout en bout) retourne parmi les zombies pour le reste de sa vie.

    Bon je pense que c'est un film à voir dans sa vie, mais je laisserai couler au moins une bonne cinquantaine d'années pour le revoir.
  • 6
    Bande-annonce

    Les Nuits de Cabiria (1957)

    Le notti di Cabiria

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Federico Fellini avec Giulietta Masina, François Périer, Amedeo Nazzari

    Malgré quelques longueurs (la scène de la procession religieuse au milieu du film est interminable), cet anti pretty woman est un très joli film, une plongée quasi fantastique dans les nuits agitées de Cabiria, entre rêves, espoirs, déceptions, échecs, ... Et comme toujours chez Fellini, un personnage qui n'arrive pas à quitter sa condition, reste enchaîné, mais garde toujours un bel espoir.

    Et puis je radote, mais cette fin, ces 20 dernières minutes avec François Périer (que je n'aime pourtant pas), et où l'on sent que quelque chose cloche, sont juste géantes.

    Enfin Giulietta Masina, ce ptit bout de femme de rien du tout (la scène où elle danse avec un type d'au moins 1m80 permet de bien situer le contraste) est clairement phénoménale dans le film, toujours à bouder, à faire la moue, à faire semblant d'être plus forte qu'elle ne paraît.
  • 7
    Bande-annonce

    La Cité des femmes (1980)

    La Città delle donne

    2 h 19 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Federico Fellini avec Marcello Mastroianni, Anna Prucnal, Bernice Stegers

    Un film particulièrement controversé dans la carrière de Fellini... Il y ferait de la redite, il serait pour de bon vulgaire et ridicule et dépassé... Ca n'est pas faux. Cela dit, ça reste incroyablement inspiré, constamment surprenant (malgré les redites), et souvent assez magique... Le conte d'Alice au pays des merveilles revisité par un homme en proie à des armées de femmes, vu par Fellini, ça a quand même une sacrée gueule.
  • 8
    Bande-annonce

    La Strada (1954)

    La strada

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et road movie.

    Film de Federico Fellini avec Anthony Quinn, Giulietta Masina, Richard Basehart

    Pendant la quasi-totalité du film je le trouvais sympa sans plus, disons que les aventures de ce couple improbable de clowns itinérants ne m'emballaient pas énormément non plus, même s'il y avait un charme certain.. Et puis il y a ce final, d'une noirceur inouïe, un vrai choc, extrêmement touchant. (qui me fait beaucoup penser à la fin de two lovers d'ailleurs)
    Et les personnages de Zampano et de Gelsomina sont à la fois tellement simples et complexes, qu'ils en deviennent inoubliables.
    Et rétrospectivement, le film me paraît vraiment fort et marquant. Et très dépressif.
  • 9

    Le Cheik blanc (1952)

    Lo sceicco bianco

    1 h 26 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Alberto Sordi, Brunella Bovo, Leopoldo Trieste

    Tout Fellini est déjà présent dans son premier vrai film. On est très loin du néo-réalisme, mais dans la farce délirante outrancière avec toutes les figures de style felliniennes déjà présentes : les réalisateurs fous qui gueulent tous azimuts, les comédiens, les personnages mythiques (L'apparition du Cheik Blanc, accroché à une balançoire géante dans la forêt qui se balance les jambes écartées comme un gros bébé est hilarante, et Sordi est génial de comique), la ville de nuit.. Et plein de péripéties drôles, fraîches et enthousiasmantes, avec ce héros taré qui ne cesse de faire des gros yeux et qui cache à sa famille par tous les moyens possibles que sa compagne a pris la fuite avec le fameux cheik blanc, un immeuble innondé, une escapade en mer, etc etc..
    Un véritable enchantement.

    Le seul regret que j'aurais, c'est que le Cheik blanc aurait mérité un traitement encore plus poussé, finalement il est assez secondaire dans le film, et pourtant le personnage est potentiellement énorme.
  • 10
    Bande-annonce

    Fellini Roma (1972)

    Roma

    2 h 08 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Peter Gonzales Falcon, Fiona Florence, Britta Barnes

    C'est pas le plus dur ni le plus facile des films de Fellini. Disons qu'on pourrait presque le voir comme un vaste et gargantuesque dépliant touristique de la ville Rome sur 2h10.
    Donc y a pas 36 questions à se poser, c'est presque un diaporama.
    Mais 2h10 c'est quand même un peu long sans trame narrative.

    Cela dit, il y a des séquences absolument incroyables, et d'une réalisation d'extraterrestre. La caméra bouge tout le temps déjà, faut aimer ça, mais c'est étourdissant, la séquence des motards et tous les temples romains qui envahissent l'écran dans tous les sens.

    La séquence absolument stupéfiante des souterrains romains et de la création du métro, avec découverte d'une galerie pleine de fresques, on est à la fois dans du documentaire, à la fois dans du film de science fiction (presque du alien), enfin bref c'est sublime.

    La séquence de l'autoroute évidemment, sous des trombes d'eau pas possible.

    Après d'autres séquences un peu en-dessous, surtout celle du bordel..

    Mais globalement c'est une merveille de mise-en-scène, de décors, d'utilisation du décor.
    Rome est vu comme une ville verticale, avec ces souterrains toujours plus profonds qui abritent des millénaires de civilisations perdues et de vestiges imprenables, et ces ascenseurs qui n'en finissent plus de monter. Y a rien à dire, Fellini est un maître.
    Et puis le travail sur la bande-son, sur la musique, effectivement c'est très frénétique, c'est très enjoué, c'est très fou, et ça peut donc un peu fatiguer voire irriter, mais qu'est-ce que ça fait plaisir de voir des gens qui se lâchent comme ça.
  • 11
    Bande-annonce

    Les Feux du music-hall (1950)

    Luci del varietà

    1 h 37 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de Federico Fellini et Alberto Lattuada avec Peppino De Filippo, Carla Del Poggio, Giulietta Masina

    Les débuts de Fellini en collaboration avec Lattuada sont remarquables.. Ils signent un très joli film plein de vie, endiablé, bourré de vitalité, dynamique, fou fou, chantant, dansant, avec des maracas, et des numéros de cirque en carton.

    C'est réjouissant, et lorsque la nuit tombe sur la ville, comme dans un rêve, des artistes improbables errent dans les ruelles, et on sent déjà toute la fantaisie de Fellini en germe.
  • 12

    Répétition d'orchestre (1979)

    Prova d'Orchestra

    1 h 10 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Eliseth Labi, Renaldo Baracchi, Ferdinando Villella

    Je pensais voir un petit documentaire classique de Fellini sur la répétition banale d'un orchestre.. Grossière erreur, c'était oublié qu'on était pas chez n'importe qui, mais précisément chez Fellini et que rien ne serait normal ou banal. Le film est très sympa à voir, surtout quand il part en sucette, avec ce final apocalyptique délirant où tous les musiciens se révoltent avant que leur salle ne s'effondre...

    Parabole politique sur le fascisme, sur la vie d'une société ? Peut-être..
    Il n'en reste pas moins un film fascinant à voir pour tout fan de musique (et comment créer la musique à partir des instruments, puis des individus, puis du groupe, tout en préservant une harmonie?), et pour tout fan de Fellini.
    Et en plus c'est court, donc pas le temps de s'ennuyer!
  • 13

    Ciao, Federico ! (2003)

    55 min. Sortie : .

    Documentaire de Gidéon Bachman avec Hiram Keller, Roman Polanski, Martin Potter

    Très bon petit documentaire qui permet de découvrir Fellini en plein tournage d'un film "monstre", son "Satyricon, comme il est le seul à pouvoir en faire. Et on découvre que malgré le bordel monumental, les excès invraisemblables, c'est le big boss sur tous les plateaux, il s'impose naturellement, et il est hyper perfectionniste sur des délires qui peuvent tourner au grand n'importe quoi. Mais avec lui, les acteurs ne se posent pas de questions, et obéissent au doigt et à l'oeil.
    Il est à la fois tyrannique et gentil. Exaspérant et attachant.
    Il est vraiment hyper présent, on a l'impression qu'il ne délègue rien, du moindre maquillage, à la parcelle de décor, il a un oeil précis sur tout. Il a cette lubie de vouloir tout faire pour matérialiser le plus fidèlement possible ses rêves, malgré les milliards de contraintes et aléas liés à un tournage.
  • 14

    Les Clowns (1970)

    I Clowns

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Federico Fellini, Anita Ekberg, Tino Scotti

    Dès le début du film, le lien entre la vision qu'à Fellini du cirque, et son cinéma, devient évident; Un joyeux bordel de délires, de fantasmes, de visions foutraques et anarchiques, une cacophonie improbable et épuisante.
    C'est son meilleur docu-fiction, on est souvent un peu perdu, mais jamais totalement, on arrive à retrouver le fil, c'est pas non plus hyper transcendant, ni génial.. Mais ça passe, les débats avec des pseudos spécialistes sur l'histoire du clown, la différence entre l'auguste et le clown blanc, la mort du cirque, les derniers clowns mythiques.. Puis vient la mélancolie..
    Puis vient la mort, l'enterrement du clown, et la résurrection aussi soudaine qu'imprévue, avec l'explosion musicale du génial Nino Rota qui signe une playlist de ses meilleurs succès passés où à venir (dans le parrain notamment). La fin très poétique, très classe aussi m'a beaucoup rappelé la séquence de fête des vitelloni avec tous ces confettis.
  • 15
    Bande-annonce

    Huit et demi (1963)

    2 h 18 min. Sortie : . Drame.

    Film de Federico Fellini avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Anouk Aimée

    Je préfère quand Fellini fait directement des films, que lorsqu'il fait des films parlant des films et du cinéma.
    Trop théorique, trop conceptuel, donc ça ne m'a pas vraiment emporté.
    En plus, je trouve bizarrement Mastroianni un peu lisse pour le coup. (Jusqu'à me questionner sur la pertinence de le choisir lui comme alter ego, mais j'ai eu le temps depuis de réviser mon jugement)

    Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 16
    Bande-annonce

    Intervista (1987)

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Lara Vendel, Anita Ekberg, Antonella Ponziani

    Un "documentaire" de malade mélangeant fiction/réalité avec les vraies personnalités mythiques du cinéma de Fellini, se foutant en permanence de la gueule du spectateur, permettant de découvrir sous un angle délirant ce qu'était la vie de Cinecitta dans un déluge parfois assommant de répliques, de personnages, de costumes, de décors.
    Et puis un soupçon de nostalgie sur un monde voué à disparaître, une jolie évocation d'un passé malheureusement révolu, où tout n'était que liberté, joie, folie, jeunesse et gourmandise.
    Un peu fatiguant par moments donc, mais une jolie oeuvre testamentaire.
  • 17

    Il Bidone (1955)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Federico Fellini avec Broderick Crawford, Giulietta Masina, Richard Basehart

    Déjà il y a une arnaque (ça tombe bien c'est un film sur des arnaqueurs) sur l'affiche du film.
    Pourquoi avoir mis en plein milieu Giulietta Masina alors qu'elle a un rôle plus que secondaire, quasi insignifiant?

    Le film est un petit conte moral, qui manque à mon sens d'ambition. Le récit est un peu plat, on a une bande de gros cons qui ne parlent que de fric (on entend le mot "lires" au moins une centaine de fois), et qui arnaquent des pauvres gens hyper naïfs avec des combines totalement foireuses.

    Les personnages ne sont pas franchement passionnants, et je ne sais pas pourquoi Fellini a voulu prendre ces acteurs américains (dont Basehart qui était déjà dans la Strada), et Broderick Crawford est pas des masses convainquant.

    Bref c'est un peu chiant, on a la scène de fête qui dure trois plombes où tout le monde fait n'importe quoi, ... Et on a la fin qui renvoie au début du film (comme la plupart du temps chez Fellini d'ailleurs, c'est un de ses trucs), et qui fait mine de sombrer dans le cliché, pour être totalement sombre, noire, pessimiste, et surtout enfin diablement prenante.

    Donc la fin relève le niveau d'un film que j'ai trouvé globalement très moyen.
  • 18
    Bande-annonce

    Satyricon (1969)

    2 h 08 min. Sortie : . Drame, fantastique et péplum.

    Film de Federico Fellini avec Martin Potter, Hiram Keller, Max Born

    Ca bouffe, ça mange, ça piaille, ça bavarde, ça parle en vers, des festins orgiaques en veux-tu en voilà, avec le mythique festin de Trimalcion (parodié par "Astérix et les helvètes" où des orgies sont organisées par un certain Fellinus), on n'y comprend rien..
    C'est très gay (avec Giton), c'est trop long, c'est hyper coloré, les décors sont insensés (le début du film c'est l'ancienne babylone, souterraine, impressionnante, et qui finit par s'écrouler), le bateau, les danses de Magali Noel (on dirait qu'elle ne fait que ça au cinéma), les anachronismes, l'ambiance, la folie.. Trop tout, épuisant, éreintant, lourd, chiant, passionnant, fascinant, repoussant, âpre.. Bref inoubliable, mais moins bon que "Casanova" dans un genre similaire.

    C'est très jodorowskien (plein de mystique de pacotille partout, ça fait même très science fiction, en me rappelant "l'incal"), très pasolinien, y a même une big mama qui peut sortir des boules de feu par les fesses, mais finalement ce qui résume parfaitement le film c'est cette citation de Fellini himself :
    " Le monde antique, me disais-je, n'a jamais existé, mais, indubitablement, nous l'avons rêvé."
  • 19

    Juliette des esprits (1965)

    Giulietta degli spiriti

    2 h 19 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Mario Pisu, Jose Luis de Villalonga, Valeska Gert

    1er film en couleur de Fellini, plastiquement c'est beau à pleurer.. Les décors sont hallucinants (la baraque/la forêt environnante), certaines séquences sont magiques, emplies d'une poésie unique totalement propre au style Fellinien.. La réalisation, le travail de la caméra, tout est grâcieux. Certains rêves sont percutants et drôles, d'autres abominables et exaspérants..

    Mais c'est quand même hyper redoutable, et hyper chiant, ça vire au salmigondis de délires, et ça tourne à vide tout en étant particulièrement abscons... Epuisant.. J'ai rien pipé, et je me suis méchamment emmerdé sur cette histoire d'adultère pas bien palpitante, assaisonnée de mysticisme, et d'esprits qui errent en sortant de chaque coin du décor. Gros mal de crâne en plus... Sûrement parce que j'avais la désagréable de subir ce film (très bavard) parfois comme l'analyse d'un psy assez barbant.
  • 20

    Et vogue le navire... (1983)

    E la nave va

    2 h 02 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Federico Fellini avec Freddie Jones, Barbara Jefford, Franco Ressel

    Pour moi Fellini a bâclé son film. Hormis l'introduction en mode film muet, quelques musiques sympas de Debussy qui créent une certaine ambiance, c'est un film très éteint et très mort.
    On a un manque affolant de rythme, d'histoire et de personnages...
    Pas l'étincelle créative habituelle, c'est juste morne, mou, et gonflant, et où tout le monde s'emmerde.
    La fin avec le navire autrichien et les canons réveillent un peu le film, et enfin il se passe vaguement quelque chose. Mais sinon c'est une épreuve.
  • 21

    Histoires extraordinaires (1968)

    2 h 01 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et sketches.

    Film de Roger Vadim, Federico Fellini et Louis Malle avec Brigitte Bardot, Alain Delon, Jane Fonda

    Films à segments bien relou :

    - On ouvre avec le segment de Vadim : c'est nul à chier, en fait le type devait fantasmer sur Jane Fonda en combinaison moulante, et qui passe les 40 minutes à galoper à cheval sur la plage. Palpitant.

    - On poursuit avec le segment quidam de Malle : Delon vs Delon, pour une histoire incompréhensible et vaguement ridicule, de double aussi rebattue que ratée.

    - On conclut avec Fellini, qui fait n'importe quoi, mais qui nous réveille un peu grâce à son style, sa folie, ses décors, ses mouvements de caméra hystériques, et surtout grâce à la superbe BO de Nino rota (comme d'hab quoi).
  • 22

    La Voix de la Lune (1990)

    La voce della luna

    2 h 02 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Federico Fellini avec Roberto Benigni, Paolo Villaggio, Nadia Ottaviani

    C'est rude là quand même. Y a une ou deux bonnes séquences, notamment quand l'un des persos chevauche sa femme et où la réalisation donne l'impression que l'on est dans un train qui ne cesse d'accélérer, de très jolis décors (magnifiques plans sur les toits de la ville), l'espèce de night club dans un hangar gigantesque, avec de la musique de Michael Jackson...
    Mais en dehors de ça, d'une part je n'ai rien compris au film (ça sent un peu le gâtisme), et puis qu'est-ce qu'on s'emmerde quoi... C'est 2h de gesticulations, et de dialogues plombants abscons. Assez terrible.