CANNES 2017 - SÉLECTION OFFICIELLE

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19 films

par Le Blog Du Cinéma

Nos avis sur les films présentés en compétition; l'intégralité de nos critiques, sur https://www.leblogducinema.com/cannes-2017/cannes-2017-les-critiques-856975/

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    La Lune de Jupiter (2017)

    Jupiter holdja

    2 h 03 min. Sortie : . Fantastique et drame.

    Film de Kornél Mundruczó avec Merab Ninidze, Zsombor Jéger, Gyorgy Cserhalmi

    Les personnages sont décharnés, instrumentalisés par un metteur en scène fougueux, soucieux de briller. Toutes les tentatives pour approfondir leur psychologie tombent à plat puisque le metteur en scène hongrois nous formate de façon à nous intéresser prioritairement à l’action, aux mouvements. Il y avait finalement une magnifique proposition à nous soumettre si tout le film était une sorte de geste franc sec, traduisant tout par la gestuelle des corps et non par des dialogues artificiels entre des personnages que, de toute façon, le film ne veut pas traiter. Une fuite en avant forçant le mouvement permanent. Là, la note d’intention aurait eu des airs de radicalité. A l’inverse de The Revenant dans lequel Iñárritu avait miraculeusement atteint un point où la virtuosité de la mise en scène transcendait le sujet et sa viscéralité, JUPITER’S MOON fait de l’épate constante sans trouver une fusion nécessaire entre fond et forme. Un film qui tourne à vide, donc.

    Critique complète: http://bit.ly/2q22MLf
  • Bande-annonce

    Faute d'amour (2017)

    Nelyubov

    2 h 07 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andrei Zvyagintsev avec Maryana Spivak, Aleksey Rozin, Matvey Novikov

    Formellement très cloisonné, Andreï Zviaguintsev accumule des symboles pas très fins, sur lesquels il s’attarde longtemps à moult reprises. Pensé et exécuté avec précision, FAUTE D’AMOUR ne nous laisse pas d’air ni ne nous accorde une confiance folle tant il nous assène son propos. Au demeurant assez beau visuellement (la lumière est somptueuse), le sens du cadre du metteur en scène russe tombe parfois dans l’outrance esthétique – faire beau juste pour le geste, pour satisfaire une égocentrique satisfaction de se regarder composer des cadres élaborés. Péremptoire au possible, FAUTE D’AMOUR prend la pose pour nous aguicher mais peine à nous séduire.

    Critique complète: http://bit.ly/2qGDYGZ
  • Bande-annonce

    Le Musée des merveilles (2017)

    Wonderstruck

    1 h 57 min. Sortie : . Drame.

    Film de Todd Haynes avec Millicent Simmonds, Oakes Fegley, Julianne Moore

    Le mystère, Todd Haynes l’entretient tout en s’aventurant dans une exploration des sentiments liés à enfance. Cet âge de la découverte, de la curiosité, de l’insouciance, de l’amusement. Indéniablement, du merveilleux se niche dans WONDERSTRUCK. En dehors de toutes les qualités du film, les 30 dernières minutes font franchir un cap à l’ensemble en nous faisant pénétrer dans le Queens Museum pour admirer la somptueuse maquette miniature de New-York. L’apothéose émotionnelle coïncide avec l’arrivée des réponses à nos questions. Et le titre prend tout son sens (quelle grossière erreur de la renommer Le Musée des Merveilles en France) Tout s’imbrique, se dévoile, fonctionne. La façon délicate et précise qu’a Haynes de construire son film est remarquable. En dépit de petits soucis de rythme, le chemin parcouru est simple mais les émotions ressenties sont fortes.

    Critique complète: http://bit.ly/2qbKvG8
  • Bande-annonce

    Les Fantômes d'Ismaël (2017)

    1 h 54 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Arnaud Desplechin avec Mathieu Amalric, Marion Cotillard, Charlotte Gainsbourg

    On devine combien ce film est particulièrement autobiographique et ses fantômes sont autant d’apparitions obsessionnelles que de références au Cinéma. Carlotta est évidemment un clin d’œil à celle de Vertigo d’Hitchcock. Les plans face caméra où Sylvia prend à parti le spectateur comme les échanges corrosifs entre les trois personnages, rappellent par moment Bergman. Mais la mise en abime est tellement kaléidoscopique qu’on finit par abandonner le film comme Carlotta abandonne Ismaël et son père (Laszlo Szabo), sans raison réelle. On ressort alors avec l’impression d’être passé à côté de quelque chose de possiblement grand, mais dont il faut avouer l’ennui ressenti. Pourtant les acteurs sont tous formidables, le trio principal comme les seconds rôles (Louis Garrel en frère fictif d’Ismaël, Alba Rohrwacher ou Hippolyte Girardot pour ne citer qu’eux). Le génie de Desplechin à convoquer le spectateur dans l’intimité d’un récit et sa dimension invisible n’a pas fonctionné cette fois. Osons croire que la déception est liée à cette version courte qui est un réel encouragement à découvrir la version originale, vingt minutes plus longue. Sait-on jamais.

    Critique complète: http://bit.ly/2qbQmvf
  • Bande-annonce

    Okja (2017)

    2 h. Sortie : . Action, aventure, drame et science-fiction.

    Film de Bong Joon-ho avec Ahn Seo-Hyun, Tilda Swinton, Paul Dano

    De la part d’un cinéaste comme Bong Joon-ho, il est particulièrement dommage de le voir incapable de proposer de réels moments de cinéma. Quelques scènes d’action insignifiantes – éventuellement une poursuite efficace dans un super marché, mais vite expédiée -, et une tendance à se reposer sur les acteurs plutôt que sur l’image (cadre, photographie, mouvements…). Principalement Tilda Swinton, plus que convaincante dans ce rôle de PDG mal dans sa peau et tristement pathétique, et Jake Gyllenhaal, à la longue bien trop surexcité, sans oublier bien sûr Ahn Seo-hyun , sympathique. D’Okja, notamment avec son final sans originalité, il ressort alors le sentiment d’une oeuvre en partie impersonnelle car fortement américanisée, dans le sens hollywoodien du terme – scénario standard avec des rebondissements prévisibles et une forme lisse sans véritable créativité. Relativement formaté et peu surprenant, le film aura provoqué bien du bruit pour pas grand chose, car s’avère oubliable aussitôt les lumières de la salle rallumées – ou lorsque s’éteindront les écrans de télévision.

    Critique complète: http://bit.ly/2q2r6wb
  • Bande-annonce

    The Square (2017)

    2 h 22 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Ruben Östlund avec Claes Bang, Elisabeth Moss, Dominic West

    En adoptant un style pouvant rappeler l’excellent Toni Erdmann (dans sa manière de jouer sur la longueur), Ruben Östlund manie avec élégance les ruptures de ton. D’abord comique et franchement hilarant, tout en laissant entrevoir une classe sociale antipathique, il parvient à basculer dans son dernier tiers dans un tragique féroce. Son but affiché étant de démembrer à petit feu la société contemporaine. En termes de mise en scène, le cinéaste se concentre sur une composition précise des plans, où le moindre détail visuel ou sonore trouve une importance au sein d’un cadre glaçant. Une véritable maîtrise de l’environnement lui permettant autant de comique de situation que de séquences accablantes. Car bien souvent, le rire accompagne le pathétique. Une scène de sexe entre deux partenaires bien mal à l’aise, ou encore cette séquence où, lors d’un dîner, un artiste réalise une “performance artistique” en agissant comme un gorille. Bousculant le monde bourgeois incapable de réagir à la violence (jusqu’à un certain point), Ruben Östlund pose ainsi également la question de l’art et de ce qui définit une œuvre comme artistique – l’exemple au début du film d’un sac posé dans une galerie, répondant à la performance artistique citée précédemment. Parfois rude et nécessitant un temps pour digérer ces 2h20 (tout de même !), The Square fascine, amuse, effraie parfois, mais surtout tend à la réflexion sur soi et le monde actuel en provoquant une forme de chaos. Une proposition qui forcément divise, mais a au moins le don de faire réagir.

    Critique complète: http://bit.ly/2rKi03R
  • Bande-annonce

    120 battements par minute (2017)

    2 h 23 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robin Campillo avec Nahuel Pérez Biscayart, Arnaud Valois, Adèle Haenel

    120 BATTEMENTS PAR MINUTE est un film nécessaire, à la portée politique encore valable en 2017 (Campillo montre bien que le peuple possède un pouvoir pour faire entendre sa voix), rappelant que, quelque part, le combat est toujours d’actualité. Ce qui en ressort, in fine, c’est une rage de vaincre pour s’accorder le droit de s’aimer encore. Dans le dernier tiers, une scène à l’hôpital entre Sean et Nathan est d’une puissance ahurissante tant elle fait jaillir ce besoin permanent d’intensité qui anime cette jeunesse. Même au bord du gouffre. Robin Campillo érige de manière flamboyante ses protagonistes en héros tragiques, avec tout ce que cela inclut. Le spectateur n’est pas dupe dans l’affaire, il se fait vite à l’idée que toutes ces âmes auxquelles il s’attache peuvent disparaître d’une scène à l’autre. On sort donc logiquement chamboulé de 120 BATTEMENTS PAR MINUTE, ravagé par le portrait énergique de cette génération sous perfusion

    Critique complète: http://bit.ly/2qLVLNy
  • Bande-annonce

    Le Redoutable (2017)

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie dramatique, biopic et romance.

    Film de Michel Hazanavicius avec Louis Garrel, Stacy Martin, Bérénice Bejo

    (...) Seul Louis Garrel, qui incarne le cinéaste, parvient à exister. Il livre une performance parfaite (similaire physiquement, mais également dans la voix, le regard et la posture), et rend son personnage merveilleusement antipathique. Bien moins convaincante, Stacy Martin (Anne), éclipsée par les très rares apparitions de Bérénice Bejo (toujours juste), doit surtout composer avec un rôle vide et sans personnalité. Quand elle n’est pas nue, Anne accompagne Jean-Luc, l’écoute en souriant et en lui répétant de mielleux « oui mon amour », particulièrement agaçants. Certes, l’absence d’évolution et de réaction du personnage répond à une certaine logique, mais celui-ci ne parvient alors jamais à provoquer la moindre empathie, tandis que Godard, lui, se charge de nous perdre avec ses fixations sur la révolution et les discours maoïstes et marxistes qu’il soutient. Pourtant prometteur, Le Redoutable n’aura été, au mieux, qu’un hommage lointain et surtout maladroit.

    Critique complète: http://bit.ly/2qM1XoT
  • Bande-annonce

    The Meyerowitz Stories (New and Selected) (2017)

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Noah Baumbach avec Adam Sandler, Ben Stiller, Dustin Hoffman

    (...) À l’apparition du générique final, on prend conscience que ce n’est pas avec THE MEYEROWITZ STORIES que Baumbach a enfin accouché d’un grand film. Il ne faut pas se faire d’illusions, ça ne sera probablement jamais le cas s’il ne sort pas d’un modus operandi limité. Au demeurant agréable, rien ne nous empêche de passer un bon moment devant cette comédie fait avec entrain, dans laquelle Adam Sandler survole. L’occasion de rappeler à quel point cet acteur, lorsqu’il est exploité à sa juste valeur (voir pour s’en convaincre, Punch Drunk Love de Paul Thomas Anderson), est d’une importance capitale dans l’univers de la comédie américaine. Et Baumbach lui doit beaucoup sur ce coup. Si Cannes avait la merveilleuse idée de le récompenser, on sera les premiers ravis.

    Critique complète: http://bit.ly/2rK2GUQ
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    Mise à mort du cerf sacré (2017)

    The Killing of a Sacred Deer

    2 h 01 min. Sortie : . Drame, thriller et fantastique.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Barry Keoghan

    (...)

    Heureusement que l’humour, aussi cruel soit-il, vient un peu adoucir le sérieux cloisonné d’un Lantimos qui veut certainement s’afficher, et d’être être considéré, comme un auteur virtuose – il en faudra un peu plus pour trôner aux côtés d’un Kubrick. A l’image du final, le film prend des allures de farces et rend le tout bien moins apathique, ramenant le projet vers des ambitions plus à sa portée. Mais au moins, s’il y a bien une chose qu’on ne peut pas reprocher au metteur en scène grecque, c’est de savoir imposer un style formel. THE KILLING OF A SACRED DEER a indéniablement une identité qui instaure une réelle ambiance rance sous un vernis reluisant. On aime ou pas, mais on ne peut définitivement pas rester indifférent devant une telle proposition.

    Critique complète: http://buff.ly/2s8wVFc
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    Vers la lumière (2017)

    Hikari

    1 h 41 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Naomi Kawase avec Masatoshi Nagase, Ayame Misaki, Tatsuya Fuji

    (...)

    Au-delà du développement de ses personnages, que Kawase suit avec toujours autant de subtilité, livrant de grands moments visuels, jamais grossiers (un rayon de soleil capté à merveille, qui se répercute sur le visage des comédiens), Vers la lumière est un film qui parle de cinéma. Par le travail de Misako, et les remarques qu’elle reçoit durant les projections, Kawase exprime comment une œuvre peut être analysée, et révéler ainsi ses intentions. Cela en exprimant, bien sûr, la nécessité pour son héroïne de ne pas influencer l’imaginaire des spectateurs aveugles, sans pour autant trop délayer. Ainsi, les symboliques du film, décrites par Misako, répondent directement, autant au cinéma de Naomi Kawase qu’à la situation de ses personnages. Joliment accompagné par la composition d’Ibrahim Maalouf (notamment au piano), Vers la lumière offre un lot d’émotions qui mène à de grands moments de grâce.

    Critique complète: http://buff.ly/2s8jVzk
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    Les Proies (2017)

    The Beguiled

    1 h 33 min. Sortie : . Drame, thriller et historique.

    Film de Sofia Coppola avec Colin Farrell, Nicole Kidman, Kirsten Dunst

    (...) Évidemment, il serait impossible de reproduire, aujourd’hui, le film de Don Siegel. Celui-ci comportant des éléments pouvant être jugé choquants – pédophilie, inceste, racisme, machisme très poussé… Et il ne s’agit pas tant de tomber dans la comparaison naïve des deux films, mais il apparaît évident que la connaissance de l’original permet de mieux révéler le manque du film de Coppola (...)

    http://buff.ly/2r01Buj
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    Happy End (2017)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Michael Haneke avec Isabelle Huppert, Toby Jones, Mathieu Kassovitz

    (...) La surprise fut immense lors de la découverte de ce titre, Happy End. Un titre qui sonne ironique dans la filmographie de Haneke et qui ici ne manque pas d’être détourné, sali, pour dézinguer une bourgeoisie omnibulée par elle-même. Il y a évidement des limites à ce que fait Michael Haneke, surtout lorsqu’il se laisse aller à des pratiques auteurisantes vaines (des scènes remplies de vide ou les discussions sur Facebook), que son rythme patine et qu’il ne peut s’empêcher de nous assommer par la portée symbolique des effets employés. Il y a définitivement toujours du bon et du mauvais dans son travail, avec une variation dans le dosage pouvant provoquer l’indigestion, le rejet. Happy End est à mi-chemin. Moins détestable que tout un pan de sa filmographie, tout en étant totalement dans la continuité thématique, formelle – avec les qualités et les défauts inhérents. Il y a tout de même quelque chose de savoureux, à voir cette bourgeoisie snobe qui n’arrive jamais à se suicider. Le sens du titre est là finalement : s’ils ne peuvent pas mourir, c’est qu’ils sont déjà plus de ce monde, morts. Et nous, vivants, les regardons s’agiter avec délectation dans leur petit enfer sans intérêt. Le happy-end sauce Haneke c’est ça.

    Critique complète: http://buff.ly/2quSQF2
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    Rodin (2017)

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et biopic.

    Film de Jacques Doillon avec Vincent Lindon, IZIA, Séverine Caneele

    (...)

    RODIN ne serait rien sans Vincent Lindon qui offre une fois encore une interprétation magistrale. Il est Rodin. Sa présence électrique et sensuelle, son regard doux et mélancolique, sa force inébranlable apportent au film toute sa profondeur. Doillon filme l’acte créateur comme il filme l’amour, dans ses courbes, ses lignes, ses chaos et ses soubresauts. Sa mise en scène fluide, un brin académique parfois, semble effacer les ellipses au profit d’un temps qui coule, immuable comme la vie, comme Rodin. Le film se déroule sur une dizaine d’années mais rien ne vient fragmenter le récit linéaire. Formidablement éclairé par Christophe Beaucarne, RODIN est tout en lumières douces, organiques, terriennes. La terre est d’ailleurs pour Rodin le matériau le plus noble, celui qu’on pétrit et qu’on façonne, celui qui contient la vie à qui sait l’exalter. Exactement ce qu’a réussi Jacques Doillon avec Lindon.

    Critique complète: http://buff.ly/2r01RJN
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    Une femme douce (2017)

    Krotkaya

    2 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sergeï Loznitsa avec Vasilina Makovtseva, Lia Akhedzhakova, Valeriu Andriuta

    (...)

    Mettant en scène un peuple abandonné par les institutions, essayant tant bien que mal de se rattacher à son folklore (ça chante, ça boit) pour exister, Loznitsa déploie avec lourdeur ses idées, autant que sa mise en scène imposante nous assomme. L’ensemble n’est pas dénué de sens, et est même malin dans ses développements… Pourtant le film souffre d’un rythme catastrophique (2h20), radote son discours et, pour clore le tout, au cas où personne n’avait bien compris, livre une dernière demi-heure d’une lourdeur ahurissante, gâchant toute la belle portée onirique de son récit en une scène de repas complètement ratée – pour ne pas dire gênante. Bavard au possible, UNE FEMME DOUCE glisse dangereusement vers la caricature d’un cinéma russe autant solennel que renfermé sur sa démonstration. Lorsque le dernier plan intervient, on ne peut s’empêcher d’avoir le sourire aux lèvres devant la mise en abîme involontaire provoquée par cette assemblée de personnes endormies. Une anesthésie douce, à n’en pas douter.

    Critique complète: http://buff.ly/2r0ersz
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    In the Fade (2017)

    Aus dem Nichts

    1 h 46 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Fatih Akin avec Diane Kruger, Denis Moschitto, Numan Acar

    (...) In the Fade se construit en trois actes distincts, qui permettent également au réalisateur d’aborder trois genres du cinéma ; le drame, le film de procès et le film de vengeance. Une approche intéressante, mais qui trouve vite ses limites. Dans la première, Fatih Akin touche à la perfection pour faire vivre la terrible tragédie vécue par Katja – tout en y distillant des détails qui auront leur utilité par la suite. Sous une pluie qui n’en finit plus, Diane Kruger, absolument sensationnelle, se morfond petit à petit. L’actrice réalise là une de ses meilleures performances, déchirante et criante de vérité tandis qu’elle hurle sa douleur, avant de l’intérioriser, et tentant par divers moyens de la stopper.

    Excellent jusque-là, In the Fade enchaîne par la suite les maladresses (...)

    Critique complète: http://buff.ly/2ra3GVb
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    L'Amant double (2017)

    1 h 47 min. Sortie : . Thriller.

    Film de François Ozon avec Marine Vacth, Jérémie Renier, Jacqueline Bisset

    Qui d’autre que François Ozon peut se permettre, au sein du cinéma français, de filmer, dès la première séquence, les tréfonds vaginaux d’une jeune femme déboussolée qui se mêle en fondu à la noirceur de ses yeux ? L’AMANT DOUBLE, qui succède au délicat Frantz, donne ainsi les contours, dès l’ouverture, d’une histoire féminine ; il sera question de désir et comme toujours avec François Ozon, de cette question structurante ou destructrice qui façonne le parcours d’une femme (...)

    Critique complète: http://buff.ly/2raedQn
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    Good Time (2017)

    1 h 42 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Benny Safdie et Josh Safdie avec Robert Pattinson, Benny Safdie, Buddy Duress

    (...) A y regarder de loin, GOOD TIME est à ranger illico dans la case “série B”. Une fois en marche, le résultat est plus intéressant que ça. Sorte de croisement entre le Michael Mann des années 80 et Nicolas Winding Refn, le film est animé par une urgence emportant tout sur son passage. Les Safdie filment de près les visages de leurs personnages, la caméra est elle aussi embarquée dans cet engrenage sans fin. On étouffe parce qu’on ne voit jamais la conclusion se profiler à l’horizon. A chaque possible résolution, une étape supplémentaire vient se greffer, retardant l’échéance. Incroyablement bien rythmé, le scénario refuse les temps morts, accentue la nervosité et condense un maximum d’actions dans un temps réduit – les faits se déroule en moins de 24h, le film dure environ 1h35. Pourquoi prendre son temps alors que les personnages n’en ont pas ? Ils sont avant tout définis par l’action, aucun besoin de s’ennuyer à les approfondir par des digressions superficielles venant ajouter des traumas ou on-ne-sait quoi de douteux. L’épure en dit finalement plus et les construit à merveille (...)

    Critique complète: http://buff.ly/2s8A1ZK
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    A Beautiful Day (2017)

    You Were Never Really Here

    1 h 30 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Lynne Ramsay avec Joaquin Phoenix, Ekaterina Samsonov, Alessandro Nivola

    (...) La magnifique synergie entre la forme du film et son héros guide le final vers un contre-point surprenant, renversant les attentes du genre et lui ouvrant grand la porte à l’intrusion d’une douce sensibilité. Si le film peut volontairement être qualifié d’exercice de style à cause de – ou grâce à – son amplitude esthétique et aux chemin sinueux qu’il emprunte pour aborder un genre codifié, le dernier tiers démontre que Lynne Ramsay n’est pas du tout dans une recherche de posture mais vise d’avantage un sincère élan d’apaisement. Attachée à son protagoniste principal, elle desserre l’étau pour lui dérouler le tapis rouge retardant ce qui aurait pu être son salvateur et tragique champ du cygne. Il n’a jamais été réellement là, jusqu’à cette fin. “Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière.” disait Michel Audiard. YOU WERE NEVER REALLY HERE le prouve implacablement.

    Critique complète: http://buff.ly/2quS0YX