Carnet de Séries : Saison 2019/2020

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14 séries

par Nushku

Carnet annoté de séries, vues, à voir, sans doute, mais aussi les abandonnées et les à peine effleurées. Uniquement les nouveautés de la saison. De moins en moins de choses m'attirent, de trailers ou de pitchs m'intriguent ; de moins en moins de patience durant les 5 premières minutes des pilots....

Saison 2012 | 2013 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2012_2013/140114
Saison 2013 | 2014 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2013_2014/273567
Saison 2014 | 2015 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2014_2015/582084
Saison 2015 | 2016 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2015_2016/1004114
Saison 2016 | 2017 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2016_2017/1436208
Saison 2018 | 2019 : https://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2018_2019/2225466
Saison 2017 | 2018 : https://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2017_2018/1803491
Saison 2019 | 2020

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    Dark Crystal : Le Temps de la résistance (2019)

    The Dark Crystal : Age of Resistance

    50 min. Première diffusion : . Fantasy.

    Série de Jeffrey Addiss et Will Matthews avec Taron Egerton, Anya Taylor-Joy, Nathalie Emmanuel

    Dark Crystal est une série éreintante. La caméra virevolte sans cesse, bouge, se penche en un dutch angle éternel tandis que les Seksis et les podlings braillent à tout bout de champs, parfois au milieu d'explosions fluo. Il est probable que la caméra virevolte et vacille ainsi pour cacher les coutures et les ficelles mais aussi rattraper la mollesse naturelle des marionnettes, quitte à en supprimer, justement, tout le charme ! Seul résultat, le bouzin est souvent illisible et les personnages difficiles distinguer, les scènes plus lentes ratées. Pourtant la série reste molle, comme du beurre trop fin sur une tartine trop épaisse puisque, Netflix oblige, cela tenait en 6 épisodes grand max.

    N'ayant pas grandi avec le film, je n'avais aucune nostalgie pour cet univers visuellement intéressant, très riche certes, mais pas très vivant à mon goût et assez triste d'une certaine façon. Cette histoire d'aliens divisés en deux pour un cristal mauve m'a toujours paru bizarre.
    J'aime sentir la vie irriguer les mondes imaginaires : découvrir et parcourir les grandes villes comme les petits villages et les hameaux, leurs architectures, leurs tavernes pleines de fumées, y voir la vie des paysans, des lavandières, des marchands ambulants, reliés par des routes et des sentes qui étalent leurs kilomètres. La magie est de réussir à combler ce que l'on ne voit pas, réussir à nous faire croire qu'il y a bien des choses hors caméra. Or si dans Dark Crystal le surplus de détails dans les costumes et décors leur donne une présence indéniable, dur d'y croire pour ma part ; les distances sont à géométrie variable — aller d'un château à une tribu semble prendre 5 minutes et, obnubilée par sa narration et ses seksis, l'on ne prendra pas le temps de réellement se pencher sur ce monde.

    Fantasy oblige, tout ne reposera — pour l'instant — que sur nos quelques héros et de bien nombreux deus ex magica. Il faut bien raconter ces histoires de destinées et de chant de Thra dont on nous rabâche les oreilles...
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    The Witcher (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Aventure et fantasy.

    Série de Lauren Schmidt Hissrich avec Henry Cavill, Freya Allan, Anya Chalotra

    Comme Carnival Row mais qui serait un Guilty Pleasure hivernal.

    Il y a une différence entre laisser le spectateur compléter le puzzle lui-même et balancer des centaines de pages d'univers en pagaille. Roi, princesses, royaumes, tout sera lancé à sa trogne sans même essayer de poser un contexte, d'expliquer de façon subtile ou d'expliciter les ellipses temporelles et les voyages. (ha oui, les lecteurs ou les joueurs ayant lu tout le codex nous disent que tout est dit dans les dialogues). Reste que tout semble se dérouler en trois jours et sur 10m² et baigner dans une sorte de flou improvisé.

    Une direction artistique à peu près inexistante passés les impératifs de l'adaptation et l'habituel "c'est médiéval, tout doit être sale, boueux, grisâtre, brunâtre, sauf peut-être les magiciens et l'Orient mystérieux". A dire vrai, on dirait même qu'ils ont juste récupéré des costumes, des armures et des bouts de décors à droite et à gauches — restes de GoT, Vikings, Camelot ou The Bastard Executioner et on cache tout ça sous de gros projecteurs (ou des SFX datant d'une autre époque).

    Laï laï lê lê.
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    The Mandalorian (2019)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Action, aventure et science-fiction.

    Série de Jon Favreau avec Pedro Pascal, Gina Carano, Carl Weathers

    Être taiseux aide toujours à ne pas sortir les âneries qui pourraient voltiger sous la caboche et sous le casque. Aller vers l'épure — les influences filmiques sont claires, nettes, peu cachées — et la simplicité, voire le minimalisme, permettait d'éviter toutes sortes d'écueils (où patauge trop souvent les productions Netflix) : sous-story-lines délayées, personnages prêt-à-découper secondaires pour remplir, etc. Bingo, dès que ça commence à causer et à vouloir raconter, c'est au ras des pâquerette ! avec une pincée d'humour Marvel. Giancarlo Esposito surjoue affreusement le méchant impérial.

    Par contre, j'espérais une mini-série avec début et fin. Une saison 2 déjà à venir, et il faudra alors commencer à combler...
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    His Dark Materials : À la croisée des mondes (2019)

    His Dark Materials

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Action, aventure et fantasy.

    Série de Jack Thorne avec Dafne Keen, Ruth Wilson, James McAvoy

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    For All Mankind (2019)

    1 h. Première diffusion : . Drame et science-fiction.

    Série de Ronald D. Moore, Ben Nedivi et Matt Wolpert avec Joel Kinnaman, Michael Dorman, Sarah Jones

    The First en réussi ? ou qui traite tout simplement son sujet.

    Les USA adorent leurs astronautes et For All Mankind plonge comme First Man en plein dans la mythologie Apollo (et leurs femmes dans leurs jolis pavillons qui semble aller de pair). Alors certes elle tente un peu de l'écorcher mais c'est à peine une éraflure sur le vernis, cela reste timide, peu appuyé. De même pour le bourrinisme des USA dans cette conquête à l'espace : oui ils étaient des cowboys. La série hésite entre l'admiration et le reproche.

    On peut difficilement imaginer se multiplier les points de vue et les personnages lors que l'Europe, la Chine et l'Inde entreront dans la course. Englués nous sommes avec cette petite troupe, semble-t-il.

    C'est fragile, très fragile. Dès lors que l'on s'éloigne de l'histoire et que l'uchronie prend son indépendance déboulent les défauts : larmoyant, des sacrifices et, des applaudissements sans réel recul. Pire, encore et toujours des astronautes névrosés lancés dans l'espace où ils livreront leurs secrets, leurs doutes, etc. Un astronaute professionnel, bien formé, cela ne semble pas pouvoir s'écrire...
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    Watchmen (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Action, drame, mini-série et thriller.

    Série de Damon Lindelof avec Regina King, Yahya Abdul-Mateen II, Jeremy Irons

    [N'ai jamais été un fanatique du comics que je n'ai pas relu depuis 10 ans : comprendre que j'avais aucune attente ni fébrilité. Ni crier au scandale ni s'ébaubir d'indices cachés]

    A dire vraie la série m'aura surtout laissé, ni enthousiasme effréné ni irritation sans borne, encore moins l'offuscation d'un fan du comics auquel on aurait retiré son jouet. Je pense qu'elle est parfaitement calibrée pour que chacun y injecte ce qu'il a envie d'y injecter. Or je n'ai rien à y mettre. (c'était déjà le cas de The Leftovers)
    Watchmen est la série facile à admirer : ha que c'est profond, rien n'est expliqué, et tout au contraire tout est laissé à l'intelligence du lecteur qui pourra scruter, revoir, ces scènes truffés de détails cachés et trouver à quel point la série reste fidèle à l'esprit du comics, puisqu'elle actualise ses idées et prend à bras le corps les thématiques épineuses de notre monde contemporain. (mais en fait elle réexplique tout deux scènes après)

    Watchmen est la série facile à haïr : après tout c'est ce funestement célèbre Lindelof ! ha que c'est pompeux et mystérieux pour tourner à vide dans une saturation de signifiants pour que quelques YT affutent des théories en lisant des pavés de Wikipédia et repompée sur Reddit. Un bouquin laissé dans le décor ? PAF ! tout le monde l'avait lu, bien sûr. Imitant Birdman, pas un hasard.

    De mon côté, cela aura alors balancé entre les deux, sans grande amplitude, un peu détaché en fonction des scènes, de l'épisode, des fils narratifs, des couleurs flashy à l'écran, de mon humeur et de la pluie aussi. Comme resté en dehors, hébété, ne parvenant même pas, même plus à détester en bloc ou à m'immerger comme il en fut il y a quelques ann... décennies.
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    Seven Worlds, One Planet (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et documentaire.

    Série avec David Attenborough

    A la longue ça lasse. Toujours les mêmes scènes — certaines clairement directement reprises d'autres séries, toujours le même montage pour scénariser (avec force de musique) les mêmes types scénario. Par conséquent, de moins en moins l'impression d'avoir des vignettes de la vie sauvage mais bel et bien de la scénarisation avec des acteurs qui n'ont rien demandé.
  • Bande-annonce

    La Guerre des Mondes (UK) (2019)

    The War of the Worlds

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, mini-série et science-fiction.

    Série de Peter Harness avec Rafe Spall, Eleanor Tomlinson, Robert Carlyle

    Sans surprise, le pitch initial, toujours aussi excitant après plus d'un siècle, est royalement, minutieusement, méthodiquement, gâché, saccagé, par des personnages aussi insipides qu'insupportables et un rythme d'endive à l'eau non salée. Une majeure partie du découpage consiste en de gros plans sur le visage bizarroïde de Malinson et, de manière plus large, la majeure partie de la série consiste en cette histoire d'amour interdite, nano-scandale sans intérêt et vite oublié — le reste étant des gens qui marchent dans le désert ou agonisent sous les briques. Carlyle sous-exploité, en sous-régime tout du long, comme absent ; ce qui n'est pas forcément un mal vu comment il surjouait le scientifique fou dans Stargate Universe...

    Toute la série semble sous-écrite, sous-filmée, sous-éclairée ; à part donc ce personnage de Malinson, quite à croire que Harness fait une réelle fixette sur l'actrice.
    TWotW (2019) s'enlise dans un faux rythme languissant, allongé, découpé à la scie sauteuse pour tenir sur trois trop longs épisodes. Rien n'est traité : ni le contexte historique pour attirer l'amateur du Period Drama, ni l'invasion elle-même pour attraper l'aficionado de SF ou de steampunk. Steven l'avait déjà fait, nul intérêt de le refaire en moins bien et en gardant, rajoutant, les mêmes défauts.
  • Bande-annonce

    The Morning Show (2019)

    1 h. Première diffusion : . Drame.

    Série de Jay Carson avec Jennifer Aniston, Reese Witherspoon, Steve Carell

    [Abandonné après le pilote]
    Bonjour, on adore Aaron Sorkin, les gens qui parlent très vite en marchant très fort dans des couloirs et on aimerait coller à l'actualité mais en fait on va vous faire une série vieillotte remplie de toutes les mauvaises intrigues Network avec une énième star voulant faire son comeback.
  • Bande-annonce

    Undone (2019)

    20 min. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique, comédie, drame et animation.

    Dessin animé de Kate Purdy et Raphael Bob-Waksberg avec Rosa Salazar, Bob Odenkirk, Angelique Cabral

    About Time + Russian Dolls.

    Toujours pour parler de famille, de couples, de crises de trentenaires et de traumas (j'en connais qui ont dû déchanter après s'être enthousiasmés pour le filtre à la Scanner Darkly) Or, comme dans e Scanner Darkly, l'effet rotoscopie ne sert que trop peu souvent et jamais au plein de ses possibilités de jouer avec l'espace, le temps, tordre la réalité au-delà de quelques petits fondus morcelés. Fin attendue.
  • Bande-annonce

    Carnival Row (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique, thriller et policier.

    Série de René Echevarria et Travis Beacham avec Orlando Bloom, Cara Delevingne, David Gyasi

    Ca se veut sombre, ça n'est qu'illisiblement terne, aussi terne que la bataille de Winterfell, ça se veut réaliste, ça n'est que fade, ça se veut politique, ça n'est que maladroitement grossier, ça se veut lovecraftien, ça n'est que du monstre de Charmed. C'est voulu le nouveau Game of Thrones, c'est déjà oublié, mais déjà reconduit... Pas même un petit guilty pleasure tellement la série est molle, sans personnages forts et ne parvient jamais à poser d'ambiance réelle au-delà de sa relecture victorienne trop timorée. Il aurait fallu grouiller d'idées, de petits détails en décor pour donner corps et cohérence à cet univers avec des Puck et des Fées aux morphologies différentes vivant malgré tout parmi des humains (ne dresse-t-on pas des filets ou des volières pour parquer des êtres volants ? etc.). Le quartier de Carnival Row n'a pas la présence de la rue des Peaky Blinders.

    Typiquement, la série dont les personnages ne m'auront pas intéressé d'un pixel et l'intrigue générale ennuyé, typiquement, donc la série dont j'aurais préféré un format anthologie, comme les "fix-up" en littérature, pour dessiner à petites touches ce monde alternatif : suivre aux quatre coins du monde un marionnettiste ambulant à travers ses spectacles et ses souvenirs ; un Puck tente sa chance dans la Haute ; les déboires d'une chanteuse trop talentueuse, trop belle ; un policier ex-soldat hybride enquête sur d'étranges meurtres ; une fée est poussée à l'exil, etc. Bien entendu, cela n'empêcherait pas d'avoir des liens, du fil rouge entre chaque histoire.

    Mais Carnivale Row est l'une de ces séries sans finesse, encore moins capable de sous-entendu : tout fil rouge sera tressé à gros cordage, tout sera dit, expliqué, les thèmes mis dans la bouche des personnages et l'on n'évitera pas le flashback obligatoire pour montrer platement ce que le spectateur avait déjà très bien compris, très bien imaginé (en mieux) tout seul. Avez-vous bien compris les tourments, doutes, cicatrices d'Orlando Bloom ? Oui ? On va tout de même en remettre une couche. La série est à l'image de ce marionnettiste qui se targue d'avoir toujours supposé que la chanson "my child, my son" serait à propos d'un enfant ; bravo génie, quelle perspicacité !

    A ce compte là, autant adapter The Order: 1886, les défauts y étaient déjà ; la pompe en plus.
  • Il était une seconde fois (2019)

    52 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction et romance.

    Série de Nathalie Leuthreau et Guillaume Nicloux avec Gaspard Ulliel, Freya Mavor, Richard Dillane

    « Mon inconnue » version moyen-métrage de fin d'étude d'étudiant (on sent l'influence Twin Peaks, mais aussi de toutes les séries du début des années 2000, celles qui renâclaient tant à expliquer leurs petits mystères de peur de faire long feu, faire pfff... dans la nuit) ou un 'DARK' à la française ?

    Rien n'est traité, tout est survolé par-dessus la jambe en quatre (pourtant) longs épisodes. Surtout, de bout en bout, la relation principale pue, au mieux le terne mais le plus souvent, le glauque profond.
  • Bande-annonce

    Mytho (2019)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie dramatique.

    Série de Fabrice Gobert et Anne Berest avec Marina Hands, Mathieu Demy, Jérémy Gillet

  • Bande-annonce

    Dracula (2020)

    1 h 30 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, Épouvante-horreur et mini-série.

    Série de Steven Moffat et Mark Gatiss avec Claes Bang, Dolly Wells, John Heffernan