Carnet de Séries : Saison 2019/2020

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45 séries

par Nushku

Carnet annoté de séries, vues, à voir, sans doute, mais aussi les abandonnées et les à peine effleurées. Uniquement les nouveautés de la saison. De moins en moins de choses m'attirent, de trailers ou de pitchs m'intriguent ; de moins en moins de patience durant les 5 premières minutes des pilots....

Saison 2012 | 2013 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2012_2013/140114
Saison 2013 | 2014 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2013_2014/273567
Saison 2014 | 2015 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2014_2015/582084
Saison 2015 | 2016 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2015_2016/1004114
Saison 2016 | 2017 : http://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2016_2017/1436208
Saison 2018 | 2019 : https://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2018_2019/2225466
Saison 2017 | 2018 : https://www.senscritique.com/liste/Carnet_de_Series_Saison_2017_2018/1803491
Saison 2019 | 2020

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    Hoops (2020)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation et comédie.

    Dessin animé de Ben Hoffman avec Jake Johnson, Natasha Leggero, Ron Funches

    Quelle chance ! Encore une série d'animation avec un personnage principal imbuvable, connard de A à Z et raté de bout en bout qui se complait dans sa propre fange et, tel un babouin facétieux, en éclabousse tout le monde. Que d'originalité, que de plaisir et d'humour ! Sauf que là où certaines parviennent, tout du moins tentent, de nuancer, d'affiner et d'ajouter un propos derrière Hoops se roule avec délectation dans la nullité de ses personnages pour le plus grand malheur du téléspectateur.
  • Biohackers (2020)

    41 min. Première diffusion : . Thriller.

    Série de Christian Ditter avec Luna Wedler, Jessica Schwarz et Thomas Prenn

    La série a beau être allemande, elle est écrite comme un Marvel, façon origin story avec l'héroïne évidemment traumatisée, orpheline, liée à la grande méchante et la science vue non pas comme un lent et long travail de foumirs de diverses équipes mais comme les coups de génies improvisés de quelques élus.
    Les personnages changent du tout au tout à mi-saison ou sont introduits à la tracto-pelle ou oubliés. Tout est fait pour que l'héroïne puisse réussir son affaire.

    Drôle comme la bonne-annonce de cette saison 1 s'attardait surtout sur les expériences idiotes de l’imbécile de colloque frisé.

    Générique de Stranger Thing en bleu.
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    Mythic Quest : Le Festin du Corbeau (2020)

    Mythic Quest : Raven’s Banquet

    24 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Rob McElhenney, Charlie Day et Megan Ganz avec Rob McElhenney, F. Murray Abraham, David Hornsby

    Des mèmes étatsuniens. Quelques reflets de IASIP Charlie Day oblige. J'entends notamment la lourdeur.
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    Perry Mason (2020)

    57 min. Première diffusion : . Mini-série et drame.

    Série de Rolin Jones et Ron Fitzgerald avec Matthew Rhys, Tatiana Maslany, John Lithgow

    Mafia le jeu. Ou le prochain Read Dead Redemption ? Avec ces couleurs et cette image lambrissées aux lumières satinées, l'on se croirait dans un spin-off prequel de The Plot Against America. Les deux flirtent d'ailleurs un peu trop souvent avec l'effet mauvais goût filtre-flou-faux-grain dont abusait Le Maître du Haut-Château ou Hannibal. Tout cela sonne creux parfois carrément faux avec ses décors, ses costumes, sa trompette feutrée. Le détective désabusé, sosie de David Duchovny, certes vite attachant, est bien sûr traumatisé par la guerre mais pas trop n'en faut, juste ce qu'il faut, la religion qui dérive vers la secte, le casino, etc. Le meilleur personnage meurt.

    Tout y est sauf l'âme.
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    I'll Be Gone in the Dark (2020)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Policier, documentaire et mini-série.

    Série

    Alors certes c'est tragique. Des vies brisées, déchirées, anéanties et prendre le point de vue de Michelle McNamara multiplie l'ensemble. Même si en France, cette histoire et ce livre demeurent plutôt inconnus ; au mieux une anecdote liée à son acteur de mari.

    Reste que c'est un (très) long épisode de Faites entrer l'accusé et avec tout ce qui peut être pénible dans ces documentaires true crime : l'auto-complaisance, l'horreur mais que l'on fait tout de même se pendre à des cliffhangers, deux fois trop d'épisodes, la fascination morbide des étasuniens pour le crime et les détectives citoyens qui font leur propre justice, le bric à brac visuel (l'on aura le droit à tout, les faux textos, l'écriture à la plume, les reconstitutions sans acteur pour éviter sans réussir le kitsch, la voix doucereuse de la fausse Michelle.
    Beaucoup de manières en un mot.)
  • Bande-annonce

    Tu préfères (2020)

    7 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Romane Gueret et Lise Akoka

    Rigolol et touchant. Pas ma génération j'imagine. (et ne peux donc pas jauger la cohérence et la sincérité de la chose. Est-ce comme quand ils parlaient "verlan" dans madame la Proviseur ?)
  • Intelligence (2020)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Nick Mohammed avec David Schwimmer, Nick Mohammed, Sylvestra Le Touzel

    Space Force version UK et qui réussi à en raconter encore moins. Si Ross a toujours été mon préféré ils en prennent la caricature et le flanderizent façon Steve Carell justement... le reste baigne dans le cliché sans épice de l'humour anglais. (tout n'y est pas TToI)
  • Bande-annonce

    Crossing Swords (2020)

    23 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Dessin animé de Tom Root et John Harvatine IV avec Nicholas Hoult, Luke Evans, Seth Green

    Vulgaire et très peu drôle. Sans la sympathie que l'on pouvait avoir pour Matt Groening et son dernier projet fantasy un peu raté. Rappelle les pires passages à creux de South Park.
  • Bande-annonce

    Snowpiercer (2020)

    47 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, science-fiction, thriller et action.

    Série de Graeme Manson avec Jennifer Connelly, Daveed Diggs, Mickey Sumner

    L'inverse de Tales from the Loop : je me serais contenté d'un simple artbook. Ceux avec ces coupes transversales pleines de détails, des croquis, des vignettes de la vie à bord. Pas plus.

    Quel ennui. A croire que la dystopie — genre qui de base ne me passionne pas des masses car trop souvent phagocyté par son simple(iste) message, trop prise dans ses carcans et en prise avec son temps ; dans le mauvais sens du terme — ne peut que ressasser les mêmes choses, les mêmes archétypes éventés et les mêmes twists mal amenés.
    Dans le film, on ne comprenait guère comment un tel train pouvait être viable, à devoir passer du sushi bar à l'école par les douche. Si la série nous en montre, parfois quelques arrières-cours, quelques personnages tertiaires, cela fait très faux : où sont les 1001 wagons ? La crasse ? La merde ? ces horreurs... Où sont les personnages ? Si ce n'est pour les montrer, flous et mal définis, dans d'interminables scènes de suspense sans tension...
  • Bande-annonce

    Tales from the Loop (2020)

    52 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, drame et fantastique.

    Série de Nathaniel Halpern avec Rebecca Hall, Paul Schneider, Jonathan Pryce

    Je suis le travail de Simon Stålenhag depuis des années, d'abord de ci et de là sur Tumblr ou sur des blogs puis en lisant ses publications. Dans ces album je me disais à chaque page, à chaque illustration et pour chaque petit texte l'accompagnant que cela pourrait être la base d'une série, d'un jeu (très halflifien), au minimum d'un fix-up. Soft-SF, douce SF, tendre SF. J'aime la SF polarisante, polarisée : hardue ou trop humaine.

    TftL ne cherche pas le high concept ou à jouer au plus malin mais utilise les grands tropes classiques de la SF pour mettre en exergue des cœurs solitaires qui se croisent, s 'entrecroisent, se frôlent et ne se heurtent rarement de plein fouet, chacun dans sa bulle à piquants. Très McCullers. Cette narration elliptique, en pointillés donne assez d'espace pour imaginer librement, combler, s'investir. Comme souvent je ne comprendrai donc pas que l'on puisse se sentir frustré de ne pas avoir des explications face caméra de tous les "mystères".

    Facilement anthologuable. L'on voudrait bien une seconde saison, continuer à suivre ces personnes entr'aperçus, en ajouter d'autre, creuser encore un peu, étendre le périmètre. À venir "Things From the Flood" ou "The Electric State" ? mais tout n'a-t-il pas déjà été dit ?

    La boucle est bouclée, en un clignement d'œil.
  • Bande-annonce

    Middleditch & Schwartz (2020)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Ben Schwartz et Thomas Middleditch avec Ben Schwartz et Thomas Middleditch

    C'est évidemment lorsqu'ils s'emmêlent les pinceaux, oublient les prénoms ou que l'un tarde à comprendre ce que veux l'autre que c'est le plus drôle ; à les voir pédaler dans la semoule. Étrangement je m'attendais à avoir de simples décalques caricaturaux de Jean-Ralfio — personnage le plus insupportable du monde — et du geek timide de Silicon Valley.

    Comme quoi, encore des acteurs/comédiens qui ont vite été enfermés dans un certain type de rôle ad vitam.
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    Staged (2020)

    15 min. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et comédie.

    Série de Simon Evans et Phin Glynn avec Michael Sheen, David Tennant, Simon Evans

    ZOOM: la série.
    Même les stars y ont donc eu le droit... Miroir déformant de vrais caractères, anecdotes réelles, au moins reprise avec distance ? Le sel dans l'anamorphose (ou pas du tout).

    Bref, tout cela ne tient que par le dispositif lié à l'actualité et à ses deux acteurs si on les connait un peu.
  • Bande-annonce

    Normal People (2020)

    33 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie dramatique et romance.

    Série de Lenny Abrahamson avec Daisy Edgar-Jones, Paul Mescal, Desmond Eastwood

    Buzz en Irlande, en UK. Au début j'ai eu peur. Il faut dire que je m'attendais à une comédie romantique un poil piquante et les premiers épisodes ressemblent bien à quelconque lycée US de RomCom avec le gars bien musclé sportif qui fait 30 ans et le faux laideron persécuté joué par un canon plein de charme.

    Puis la série fait un virage certes pas à 180° mais prend un certain rythme fait d'ellipses et de hors-champs, de contre-allées — le sportif sera écrivain, la geekette kinky — de silences. Ce simple rythme chaloupé, heurté, ainsi que la musique très richterienne, permettent d'aller au-delà d'une simple histoire d'amour faite de rencontres ratées.
    Alors Normal People se dissout peu à peu dans une langueur contemplative, mélancolique entre ellipses et accélérations compactés de personnages perdus, touchant en cela, nuancés, mystérieux surtout pour eux-même.
    Ce qui, pour ma part, m'a pris et emmené à ma plus grande surprise tandis que j'aurais facilement pu la rejeter en bloc : je comprends que l'on reste sur le bas côté...
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    Run (2020)

    29 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et thriller.

    Série de Vicky Jones avec Merritt Wever, Domhnall Gleeson, Rich Sommer

    Jeux d'enfant revisité ? Attiré non par la chaîne HBO mais par l'acteur principal que j'apprécie beaucoup, tout comme son père. De quoi vous faire aimer les rouquins autant que les rouquines ! Pour je ne sais plus quel détail, ou plutôt l'accumulation de too much, l'éparpillement de proto-grotesque et de personnages (en lieu et place d'un huis-clos) tendu je me suis pris à me dire qu'on retrouvait là certains défauts des saisons récentes de Killing Eve. (et une inspiration très Fargo-la-série vers la fin)

    Quelle ne fut pas ma non-surprise de voir débarquer l'actrice de Fleabag, créatrice de Killing Eve et, ici, productrice de RUN. KE s'étiolait très vite et aurait dû rester un one-sho(r)t ; Fleabag me semblait se noyer dans un océan de dramédies. N'espérons pas une saison 2 ou alors uniquement sur le mode, à la mode, de l'anthologie.

    {HBO, chose inédite, a décidé de ne pas renouveler la série après une seule saison. Nani!!? Car il n'y avait plus rien à dire et même eux s'en sont rendu compte.}
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    Space Force (2020)

    32 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et science-fiction.

    Série de Greg Daniels et Steve Carell avec Steve Carell, John Malkovich, Ben Schwartz

    Série qui veut manger à tout les râteliers sans se salir les mains et ne tient que par le duo d'acteurs principaux qui cabotinent à leur max. Et Chan.

    De l'humour à la S. Carell (mais pas trop 'cringe', les gens l'aiment bien dorénavant alors il faut le ménager), un peu de satire politique actuelle à la In the Loop (mais pas vraiment), des passages tendres d'émotions (ratés), un brin de références geeks (quelconques) : cela fait beaucoup de tabourets pour une seule paire de fesses.
  • BNA: Brand New Animal (2020)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation, fantasy et action.

    Anime de Yoh Yoshinari avec Sumire Morohoshi, Yoshimasa Hosoya, Kaito Ishikawa

    Se laisse regarder.
    Par Trigger, le scénariste de KLK, Promare et Yoh au chara-design que j'aime bien. Le scénario ne tient pas toutes ses promesses, n'explore pas toutes ses possibilités mais a l'heur de ne pas virer au n'importe quoi, même si l'on reste très sage. Assez peu de moments visuellement marquants malgré, encore une fois l'idée de bestioles qui se bourrinent la gueule et d'un ABN modifiable à volonté... et des twist trop vite compris. M'est avis que sans les noms célèbres la série serait passée inaperçue. Et qu'il s'agit là d'une ces fameuses saisons de mise en place.
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    Solar Opposites (2020)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation, comédie et science-fiction.

    Dessin animé de Justin Roiland et Mike McMahan avec Justin Roiland, Thomas Middleditch, Sean Giambrone

    Solar Opposite serait presque l'inverse exact de TMG : comme si l'on avait pris les pires storylines secondaires, les histoire B pénibles, souvent celles avec Jerry, de R&M pour en faire un spin-off autonome. Comme c'est sur HuLU peu d'espoir que le Buba, fac-similé de Nibbler, révèle un cross-over cross-plateforms.... mais aura juste tenté de marcher sur leurs plate-bandes.
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    The Midnight Gospel (2020)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation, comédie et science-fiction.

    Dessin animé de Duncan Trussell avec Duncan Trussell, Phil Hendrie, Joey Diaz

    Je n'ai pas compris le projet. Ou plutôt si mais n'y ai pas adhéré. Ou du moins pas sous cette forme.

    Encore une « psychanasérie », œuvre catharsis. Comme si Dan Harmon s'était glissé dans le corps de Pendleton Ward (ils partagent, mine de rien, beaucoup de points communs ! — dorénavant je rêve d'un projet avec les deux) improvisait sa sagesse après avoir lu un peu de mythologies exotiques, un peu de vieux psychédélisme pendant que l'AT post-départ (ou Yuasa période Kaiba c'est très proche ; ou du Ueda-zeldaèsque) animait des mondes fantasmagothiques... Si les thématiques me touchent, amenées ainsi gros sabots, aussi frontalement, en mots clairs, comme ça, dans ce méli-mélo visuel, c'est pure stérilité. Dit autrement, si j'aime les deux faces de la pièce, elles ne restent bien que ça : deux faces, pile ou face à inlassablement relancer sans jamais la laisser toucher le sol.

    Mais ce 5 est sans haine ni reproche ni attente : c'est toujours mieux que The Braviest Warriors. Surtout, j'aime bien les projets bizarroïdes et sincères ; quand un DFE justement me semblait un ramassis de clichés prêt-à-penser purement artificiel. Je regrette juste de n'avoir put explorer ces multivers pour de bon avec de vrais personnages attachants et non être brinquebalé sur un divan multicolore.
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    Dispatches From Elsewhere (2020)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Jason Segel avec Jason Segel, Richard E. Grant, Sally Field

    DfE est un bon résumé de tout ce qui peut m'ennuyer voire m'agacer dans l'actuel paysage netflixo-sérièsque actuel.

    A ranger dans cette veine psychédélico-psychologisante (psychédélisante ?) à la symbolique parfaitement transparente et à la narration sans queue ni tête, non par goût de l'absurde ou de la surprise, mais par flemme et par facilité, juste pour lancer le plus vite possible des personnages fantoches et pleurnichards dans des situations émotionnelles artificielles, personnages bavant des blessures et de l'optimisme à la petite semaine. Le narrateur le répète bien : imaginez que c'est VOUS, vous VOUS ! petite musique au piano, passages animés, tirez votre larme. Twists à foison et méta final déplacé.
    Donc un mélange entre Spike Jonze et Gondry pour du déjà-vu, déjà-lu mille fois, Lynch des bacs à sable (la BD, notamment française, regorge et sature de cette veine). Un absurde onirique teinté de mélancolie joyeuse ? Plutôt de la gaudriole caricaturale, gadgets faux, l'idée que semble se faire Marshall du film d'auteur européen et de la créativité. Tout comme il ne suffit pas de se teindre les cheveux en vert pour être créatif ou original. Quand l'étrange fait irruption soudaine dans la vie banale, ennuyeuse, morne de types quelconques, pourtant fêlés, qui vont se réveiller à mesure qu'un Monde juste derrière le vrai monde se révèle à eux. La vieille rengaine du simple regard à changer, s'offrir de nouvelles lunettes (des 3D à l'ancienne évidemment ! qu'elle inventivité !) et tout change. La beauté est avant tout dans votre œil, le bonheur dans vos main !
    Bref. Je n'ai pas besoin de toute cette bricole, bric-à-brac qui n'a rien de novateur, quand 20 ans, 30 ans, d'autres séries le faisaient en suant, malgré les chaînes et parfois contre les spectateurs eux-mêmes.
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    The Plot Against America (2020)

    59 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de David Simon et Ed Burns avec Winona Ryder, John Turturro, Zoe Kazan

    C'était très bien mais pas pu m'investir : tout à la fois trop rapide et trop lent. Trop frontal, si centré sur son idée premier degré et du « et si » et des piques à notre réalité présente. On sait où l'on allait dès le départ, on y est allé, on y est arrivé — fin.
    Un long glissement, épaississement, au fil de longues saisons tortueuses, surprenante, accumulatrices d'attachements et de nuances, eut été moins fort côté message mais une série plus agréable à regarder et, à mon sens, bien plus profonde.
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    Devs (2020)

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Thriller et science-fiction.

    Série de Alex Garland avec Sonoya Mizuno, Nick Offerman, Jin Ha

    Cela pourrait être (en partie) un roman (allégé) de Greg Egan : interprétations de la physique quantique, poussières, et implacabilité du récit. Du Ted Chiang ou du Ken Liu (L'Homme qui ....) par d'autres aspects : dilemmes moraux, personnages à fleur de peau. DEVS n'est pas parfaite, navigue entre deux eaux [insérer ici un chaton de Schrödinger] mais n'a pas besoin de multiplier les effets de manches (suivez mon regard). Je crois bien qu'avoir eu en tête cet auteur et ses thématiques familières m'a pas mal aidé à apprécier la série. A l'heure où les anthologies refont surface, inspirez-vous donc de ces auteurs.

    J'ai, il est vrai, une tendresse particulière pour Alex Gardand. Dans son faux formalisme froid quelque chose vient craqueler ces apparences de futur bien léché et s'il est parfaitement conscient de ses effets, de ses mystères, il ne joue pas au plus malin et des coups de coudes à tire-larigot. Vous savez ces espèces de soufflements pour bien vous faire comprendre que oui oui on sait c'est du cliché mais que voulez-vous on ne sait écrire autre chose ! Excusez-nous. Une proximité rigide, tel sous un microscope, ou un éloignement chaleureux et cuivré. Une sorte d'anti-J.J. Abrams en quelque sorte.
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    Bloodride (2020)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Épouvante-horreur et anthologique.

    Série de Kjetil Indregardm et Atle Knudsen

    Dans la famille renaissante des anthologies, je demande la série norvégienne sortie de nulle part. Peut-être suis-je devenu trop vieux ou trop alerte — probablement trop aigri — pour ces petits jeux de feu de camps. Ce genre d'histoires me fascinait lorsque j'étais gosse, qu'il s'agisse des célèbres Chair de Poule ou des épisodes d'Au-delà du Réel rarement vu jusqu'au bout. Aujourd'hui j'en vois les couture : le twist lentement et peu subtilement préparé. Le cadre-récit, souvent obligé dans ce genre d'antho' n'a même pas le droit à son développement, sa propre intrigue-dénouement ou mise en abyme. Un bus qui va (lentement) dans le mur (mou).
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    Histoires Fantastiques (2020)

    Amazing Stories

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Aventure, anthologique et fantastique.

    Série de Adam Horowitz et Edward Kitsis

    Cheap, kitsch. Très années 80 (ou très SyFy dans les mi 00) mais en se prenant au premier degré avec toujours, derrière des relents de néo-christianisme, la morale des Anges du bonheur ; quand le fantastique n'est qu'un prête-mot pour le D.estin ; quand les lois de la physique se plient pour donner une seconde chance à de petites fourmis qui veulent absolument voir et trouver du sens partout.
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    Star Trek : Picard (2020)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction.

    Série de Alex Kurtzman, Michael Chabon, Akiva Goldsman avec Patrick Stewart, Santiago Cabrera, Michelle Hurd

    Comme STD (la série partage des producteurs & scénaristes), Picard est symptomatique des séries récentes et de toute leur lourdeur si fatigante. On vient y poser de grosses patounes qui se prennent au sérieux pour venir les souiller de drama, de lens-flares, tout est plus dark, plus sérieux et chaque personnage aura son trauma profond (beaucoup de flashback, beaucoup de rouge pour montrer les méchants) tandis que la narration se fait par cahots de deux ex machina risibles et de virages à 90° inutiles. Nous ne pouvons plus suggérer, il faut montrer, expliquer, dire. Rien n'est fluide, tout sonne faux.

    N'ayant pas vu plus de 15 épisodes des anciens Star Trek je ne peux au moins pas m'offusquer de leur fan service mal placé.
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    L'Écuyer du roi (2020)

    The Letter for the King

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, aventure et fantastique.

    Série de William Davies avec Amir Wilson, Ruby Ashbourne Serkis, Nathanael Saleh

    HF pour quand on a 12 ans. Un twist intéressant.
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    The Outsider (2020)

    56 min. Première diffusion : . 1 saison. Policier, thriller, fantastique et mini-série.

    Série de Richard Price avec Ben Mendelsohn, Cynthia Erivo, Yul Vazquez

    The Outsider est un mélange à la fois évident et facile entre X-Files (le bon X-Files celui des Monstres de la Semaine qui me terrifiait gamin !*) et True Detective (celui de la caricature, lent, gris, desséché).

    Forcément, passé la première partie, c'est-à-dire une fois la menace identifiée et même carrément nommée, puis montrée, cela perd de son charme et de sa superbe. Les 5 derniers épisodes semblent dès lors traîner la patte cassée. Bon point ceci-dit pour la fin qui expédie fissa le surnaturel et ne se fragmente pas dans une succession de combats, de fausses morts, de twists à la Ca partie II. De même, à l'inverse de Docteur Sleep, TO parvient à garder un peu de mystère et à laisser quelques trous pour laisser jouer l'imagination du spectateur.

    *La bestiole de The Outsider n'atteint pas Tooms. D'ailleurs, elle n'inquiète que trop peu.
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    I Am Not Okay With This (2020)

    23 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, aventure et comédie.

    Série de Jonathan Entwistle et Christy Hall avec Sophia Lillis, Wyatt Oleff, Kathleen Rose Perkins

    Life is strange.
    I am (not) okay with the end of the F***** Strangers Things...

    Encore ces années contemporaines — ho bien sûr il y a des smartphones mais qui ne servent pas, ne seront pas utilisés : Snap et Insta n'existent pas ; le drama teenage habituel viendra à l'ancienne, cloisonné dans le cliché, dans le bal de promo où tout le monde va écouter un type clairement trop agressif baver salement sur une inconnue ; 0 pour lui dire de STFU contre toute probabilité — toute cette dialectique qu'il serait intéressant d'explorer n'est qu'escamotée comme dans 13 Reason Why, cet autre fantasme de scénariste vieillissant — qui ressemblent tant aux années 80. Jusqu'au design du lycée, très Sauvé par le gong.

    Rien à faire, ces histoires d'ados rebelles, si cool dans le non cool (cf. les listes de Gallu) à la recherche de la bande-son rock si Pitchf***k, ça m'ennuie profondément. Surtout avec une adaptation sur l'os, brute, c'est-à-dire sans chair comme si ça faisait chier même les scénaristes de raconter cette histoire, de se fader pour une énième fois ces personnages faisandés. il faut aller vite. Ne parlons pas du montage purement utilitaire, coupant comme un scalpel les champs contre-champs carrés et une voix off parmi les pires. Vite vite, une nouvelle série à balancer sur Netflix avec son petit buzz, en attendant la prochaine, demain.

    [Ces dernières années, pas mal se gaussaient de ces séries bof bof des années 80 et 90 ha que c'est mieux aujourd'hui... maintenant on sait faire de la bonne série qui ne ressemble pas à du soap ! Ça a changé. Really? Car que retiendra-t-on de ces années 2010 ? Une avalanche ? une bouillabaisse de séries se ressemblant, toutes pareilles, à la photographie pourtant si léchée mais si similaire ? Toutes sans effervescence narrative et dont les souvenirs se dissoudront les uns dans les autres...


    Mais j'aime bien Sophia Lillis.
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    Servant (2019)

    29 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Série de Tony Basgallop avec Toby Kebbell, Lauren Ambrose, Nell Tiger Free

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    COBRA (2020)

    45 min. Première diffusion : . 2 saisons. Drame.

    Série de Ben Richards avec Robert Carlyle, Marisa Abela, William Bale

    Years & Years en réaliste ? Plutôt une série politique UK classique, c'est-à-dire quelconque : on conseille, on trahit, ça fomente, de la révolution Brassards Rouges, ho attention un scandale familial dont on se passerait bien volontier. Bon point pour le Prime 'Carlyle' Minister qui n'est pas un enfant de chœur sans non plus se la jouer BOSS/House of Cards qui baise, trompe, tue sans ciller.
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    Crisis Jung (2020)

    7 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie, action, aventure, animation et fantasy.

    Dessin animé de Gobi et Jérémie Périn avec Frédéric Souterelle, Martial Le Minoux, Karim Tougui

    Oui oui. Pas de doute, Crisis Jung déborde de l'amour de vieux geeks pour les films des années 80, de l'animation japonaise, tout ce qui, en somme, était déjà suintant dans Lastman (et le plombait) et les grosses loches de Balak ; en somme la version geek-hardcore de Stranger Things. Bref, ce qu'était déjà Kung FURY et qui peinait déjà à durer un court-métrage. Or l'hommage, aussi assumé et débridé soit-il, n'excuse pas tout. Certainement pas la vulgarité poussée à son extrême et qui ne pourra pas se dédouaner de sa beauferie toxique par la seule grâce du second degré, le manque de surprises ou surtout un visuel fade et une animation à peu près inexistante... pourtant dans un contenu d'à peine plus d'une heure. Faites au moins du sakuga, les gars...
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