Ces films ont ruiné leur carrière, ou presque

Avatar Kelemvor Liste de

124 films

par Kelemvor

Certains font le film de trop. D'autres le film qu'on ne veut pas voir, soit parce qu'elle ne correspond pas à ce que l'acteur dégage, soit parce que le public n'est pas encore près à le voir si différent. Certains ont choisi de privilégier la taille de leur compte en banque, et d'autres n'ont pas vraiment eu le choix. Mais tous ont perdu, temporairement ou définitivement, ce statut de "star bankable" qui leur permettait d'accéder aux meilleurs rôles aux côtés des meilleurs réalisateurs du panel cinématographique mondial. Cette liste tentera de vous raconter ces histoires qui ne se sont hélas pas toutes terminées par un happy end.

Seront également évoqués les réalisateurs dont le métier ne veut plus parce qu'ils ont fait le film qu'il ne fallait pas, avec les personnes qu'il ne fallait pas, dans un contexte qui ne leur était pas fovarable. Bref, ces réalisateurs qui sont devenus persona non grata.

N.B. : Un grand merci à Cosmic M pour sa contribution active à cette liste.

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    Daylight (1996)

    1 h 54 min. Sortie : . Action, aventure, thriller et catastrophe.

    Film de Rob Cohen avec Sylvester Stallone, Amy Brenneman, Viggo Mortensen

    SYLVESTER STALLONE

    Star incontestée et incontestable des 80's aux côtés de son pote (car oui, ils sont potes dans la vie de tous les jours) Arnold "The Gouvernator" Schwarzenegger, Sylvester "Sly" Stallone entama les années 1990 avec bien plus de difficultés. Rocky 5 a failli clore une saga majeure du cinéma américain d'une bien vilaine manière, tandis que l'incursion de l'étalon italien (!) dans la comédie avec Arrête ou ma mère va tirer !, sûrement pour tenter de s'assurer le même succès que son comparse dans le genre (notamment avec Un Flic à la maternelle et Jumeaux), n'a convaincu personne. Malgré quelques films d'action musclés de bonne facture (Demolition Man, Assassins), les échecs successifs de L'Expert et surtout de Judge Dredd ont mis à mal l'aura inébranlable de Sly au milieu de la décennie. Daylight sera la goutte de trop : avec 80M$ de budget pour un gain estimé à 33M$ sur le sol américain, la coupe semble pleine. S'en suit une traversée du désert pour l'acteur d'origine italienne qui errera d'un DTV à un autre, et ce malgré sa performance unanimement saluée par la critique dans Cop Land.

    Pour la petite histoire, qui heureusement se termine bien, ce sera Stallone himself qui se remettra au goût du jour en 2006 grâce à son personnage fétiche, Rocky Balboa. John Rambo suivra deux ans plus tard, jusqu'à ce que The Expendables remette d'actualité les 80's dans le siècle qui est le nôtre. Une traversée du désert qui aura duré tout de même une décennie entière.
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    Dommage collatéral (2002)

    Collateral Damage

    1 h 51 min. Sortie : . Action, drame et thriller.

    Film de Andrew Davis avec Arnold Schwarzenegger, Francesca Neri, Elias Koteas

    ARNOLD SCHWARZENEGGER

    L'autre star du cinéma d'action des 80's, c'est bien lui. Conan le Barbare, chef-d'oeuvre intemporel porté par les compositions épiques magistralement écrites par Basil Poledouris, avait mis sa carrière sur orbite. La rencontre de l'acteur d'origine autrichienne avec James Cameron lui permettra d'atteindre les sommets, The Terminator le fixant durablement parmi la constellation d'étoiles hollywoodiennes. Les succès de Predator et de Total Recall enfonceront définitivement le clou malgré quelques échecs artistiques ponctuant sa filmographie (Kalidor, Running Man).

    Les 90's ont commencé de la même manière que les 80's se sont terminées, Schwarzy empilant les succès comme on bouffe aujourd'hui du cinéma 3D en veux-tu en voilà. Terminator 2 : Le Jugement dernier fut un succès monumental plus que mérité, tandis que son incursion dans la comédie avec Un Flic à la maternelle fit mouche. Première ombre au tableau : l'échec de Last Action Hero, pourtant prévu pour être le succès numéro 1 de l'été 1993. Ne joue pas dans la même cour que Jurassic Park qui le veut. Mais c'est en 1996 que les ennuis commencent réellement : L'Effaceur, nanar sympathique mais en deçà des précédentes productions de Mister Universe, Batman & Robin, sommet du ridicule qui tua un temps une franchise majeure des 90's, puis À l'aube du sixième jour, énième bide passant mal aux yeux des fans. Dommage collatéral sera le nanar de trop et enverra Schwarzy dans les cordes, bien aidé par l'indolence d'un Terminator 3 risible. Carrière terminée ? Qu'importe, l'homme devient The Gouvernator et mettra sa carrière cinématographique entre parenthèses. Reste à savoir si le public l'attend encore en 2013, année de son retour au premier plan (Le Dernier Rempart) dans les salles obscures.
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    Street Fighter : L'Ultime Combat (1994)

    Street Fighter

    1 h 42 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Steven E. De Souza avec Jean-Claude Van Damme, Raúl Juliá, Ming-Na Wen

    JEAN-CLAUDE VAN DAMME

    Troisième grande figure d'un cinéma dans lequel les hommes bandent leur muscles huilés et cassent des têtes comme on plante sa fourchette dans un plat de pommes frites, Jean-Claude Van Damme éclata au grand jour durant les années 1980. Aperçu dans Karate Tiger, le belge lança plus concrètement sa carrière grâce à son rôle dans Bloodsport et marqua les esprit sous les traits de Kurt Sloane dans Kickboxer. La suite est une success story s'étalant sur plusieurs années : Full Contact, Coups pour coups, Double Impact, Universal Soldier, Timecop...

    ...et puis, patatra, c'est le four. Street Fighter : L'Ultime Combat sort dans les salles américaines le 23 décembre 1994 et fait du spécialiste du grand écart la risée des spectateurs. Les fans du jeu vidéo dont il est adapté crient à l'hérésie (en même temps, quand on voit Blanka ou Dhalsim, il y a de quoi), les autres boudent le film, bien aidés par la mauvaise presse qu'il traîne dans son sillage. Seul Raúl Juliá semble s'amuser un tantinet dans ce qui s'avèrera être, hélas, l'une de ses dernières apparitions sur grand écran.

    En attendant, pour Van Damme, le mal est fait. Le Grand Tournoi devait relancer sa carrière, mais ce ne fut pas le cas. Et ni ses accointements avec le gratin du cinéma hong-kongais d'antan (Ringo Lam, Tsui Hark) ni le retour à la franchise des Universal Soldier n'inverseront la tendance. Le salut viendra de la plus improbable des manières : Mabrouk el Mechri réalise JCVD en 2007 et offre un visage inespéré à l'acteur qui... continue d'enchaîner depuis les DTV. Comme quoi, la poisse colle sur certains ad vitam.
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    Le Jour où la Terre s'arrêta (2008)

    The Day the Earth Stood Still

    1 h 44 min. Sortie : . Drame, science-fiction et thriller.

    Film de Scott Derrickson avec Keanu Reeves, Jennifer Connelly, Kathy Bates

    Séances de cinéma (1 salle)
    KEANU REEVES

    En parlant de colle, il y a des rôles qui vous collent à la peau. Keanu Reeves pourra vous en toucher deux mots. Star planétaire grâce au succès sans précédent de Matrix, Keanu n'en était pourtant pas à son seul fait d'armes : après une apparition peu remarquée dans le magnifique Dracula de Francis Ford Coppola et une performance relativement médiocre dans Beaucoup de bruit pour rien de Kenneth Branagh, le succès pointe le bout de son nez grâce au carton réalisé par Speed, tandis que sa prestation dans L'Associé du diable sera tout autant saluée que celle de son partenaire, le génialissime Al Pacino. D'autres films avaient néanmoins déjà montré une réelle aisance face à la caméra, Little Buddha de Bernardo Bertolucci en tête.

    L'après-Matrix, donc. The Watcher, Sweet November... Bides. Son retour dans une production triple A avec Constantine ? Bide. Une tentative de renouveau et une preuve d'audace en participant à l'ambitieux projet qu'est A Scanner Darkly ? Bide. Et comme si Keanu n'en avait pas suffisamment fait, il décide de se lancer dans le tournage du pitoyable Le Jour où la Terre s'arrêta. Autant se jeter du haut d'un immeuble, mais pas dans une Matrice : résultat sur le trottoir garanti. Depuis, le beau ténébreux traîne son spleen d'un second rôle à un autre et tourne peu. 2014 devrait (devait ?) être l'année de sa résurrection, l'acteur s'improvisant réalisateur avec L'Homme du Tai Chi. Retour en grâce ou coup dans l'eau ? Réponse très bientôt.
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    Ghost Rider (2007)

    1 h 50 min. Sortie : . Action et fantastique.

    Film de Mark Steven Johnson avec Nicolas Cage, Eva Mendes, Wes Bentley

    NICOLAS CAGE

    Nicolas Cage. Une gueule folle. Un charisme incroyable. Un diamant brut de talent et de présence scénique. Il pouvait tout aussi bien se prendre pour le neveu de Francis Ford Coppola qu'on n'aurait pu lui en tenir rigueur (déjà et avant tout parce que c'est vrai). Les années 1990 ont été les siennes : Sailor & Lula, Leaving Las Vegas, Volte/face. Il y en a pour tous les goûts ! Pour peu qu'on lui refile une médaille en plus d'une ribambelle d'Oscars, il n'y a qu'un pas.

    Et puis les années 2000 sont arrivées, et même si Nicolas les a plutôt bien commencé (60 secondes chrono, A tombeau ouvert), il les a surtout très mal terminé. Après le sensationnel Lord of War dans lequel il apparaît au mieux de sa forme, il subit une série d'échecs qui mettent à mal sa persona : The Weather Man, The Wicker Man et World Trade Center lui feront en effet beaucoup de tort. Mais ce sera Ghost Rider qui détruira tout ce qu'il a bâti jusque-là, lui qui pourtant est un fan de comic books devant l'éternel (remember son divorce avec Lisa Marie Presley et sa colère noire lorsqu'elle "osa" toucher à sa collection ou encore le prénom de son fils, Kal-El, qui n'est autre que celui du plus célèbre des kryptoniens). Suivront des nanars cosmiques qui n'ont d'égal que le nombre impressionnant de coupes de cheveux ridicules arborées par l'acteur depuis 2006. Peut-être qu'un bon coup de ciseaux lui rendra l'immense talent qui fut jadis le sien ?
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    Daredevil (2003)

    1 h 43 min. Sortie : . Action, policier, fantastique, science-fiction et thriller.

    Film de Mark Steven Johnson avec Ben Affleck, Jennifer Garner, Colin Farrell

    BEN AFFLECK

    Nicolas Cage n'a pas été la seule victime de Mark Steven Johnson, le réalisateur de Ghost Rider. Quelques années plus tôt, Ben Affleck eut le malheur de se retrouver entre les mains du cinéaste pour les besoins de Daredevil. Mauvaise pioche. Le film tient davantage du nanar planétaire que de la galaxie Marvel actuelle.

    Est-ce une surprise ? A vrai dire, oui et non. Affleck, dont la singularité est d'avoir lancé sa carrière d'acteur grâce au scénario de Will Hunting (co-écrit avec son ami Matt Damon), enchaînait déjà les prestations médiocres. Armageddon et Pearl Harbor lui ont donné l'image d'une belle gueule un brin décervelée, tandis que La Somme de toutes les peurs l'obligea à prendre le relai d'un acteur beaucoup trop "bigger than life" pour nous le faire oublier. Bah oui : on éjecte pas de nos mémoires Harrison "Indiana-Solo-Deckard" Ford comme on sifflote The Imperial March de John Williams. D'autant que l'échec de Paycheck n'arrangera rien, Affleck devant se contenter des quelques miettes qu'Hollywood a à lui offrir.

    La comparaison avec Nicolas Cage s'arrête là car, depuis, le désormais ex-mari de Jennifer Garner s'est refait une santé en passant avec succès derrière la caméra. Gone Baby Gone, The Town, puis l'oscarisé Argo l'ayant remis en scelle. Belle revanche pour le fils prodigue du Massachusetts.
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    Godzilla (1998)

    2 h 19 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Roland Emmerich avec Matthew Broderick, Jean Reno, Maria Pitillo

    MATTHEW BRODERICK

    Non, il ne va pas être question de la carrière de Jean Reno aux Etats-Unis. Remarquez, on aurait pu, mais celui qui a perdu le plus gros dans ce tournage n'est pas notre Frenchie national. En revanche, est-ce que quelqu'un se souvient de Matthew Broderick ? Vous savez, celui qui joua dans l'impressionnant WarGames de John Badham ? Le pêchu La Folle journée de Ferris Bueller ? Cela ne vous dit rien ? Ici, on ne vous en voudra pas car, depuis Godzilla, vous pouvez avoir la conscience tranquille en sachant que vous n'êtes pas le seul. Il faut dire que Sur la corde raide avait déjà mis sa carrière... "sur la corde raide", justement, et qu'Inspecteur Gadget n'a clairement pas aidé à faire oublier le nanar de Roland Emmerich. Bon après, j'en connais qui ont de l'affection pour ce film. Mais comme on dit souvent : "Tous les goûts sont dans la nature !".
  • Un père en cavale (1993)

    Father Hood

    1 h 35 min. Comédie.

    Film de Darrell James Roodt avec Patrick Swayze, Halle Berry, Sabrina Lloyd

    PATRICK SWAYZE

    Patrick Swayze. Ah, Patrick Swayze... Peut-être est-ce l'époque qui veut ça, mais "Patrick", c'est un prénom qui en jette pour qui a connu les années 1980. Déjà et avant tout parce qu'il était scandé par la gente féminine comme aucun autre, et ce n'est pas Patrick Bruel qui me contredira. Patrick Swayze, même époque, même combat. Dirty Dancing, Road House, Ghost. Trois films qui ont assis sa sex attitude en l'espace de trois ans. Preuve en est, l'incroyable demande de cours d'initiation à la poterie au début des années 1990 et qui avait fait le buzz sur CNN quelques semaines après la sortie du dernier cité.

    Seulement, comme toutes les belles histoires qui vous seront contées dans cette liste, il va y avoir un hic. Et pas des moindres. Si le bide de La Cité de la joie s'avère plutôt mineur (seulement 14M$ de recette mais pour un coût de 27M$), ceux d'Un père en cavale (3,4M$ de recette) et de Les Légendes de l'Ouest (11M$ de recette) font tâche. La prise de risque de Swayze pour relancer sa carrière avec Extravagances s'avèrera inutile, l'acteur traversant la suite des années 1990 tel le fantôme dont il n'a jamais vraiment quitté la peau. Condamné à de brèves apparitions (Dirty Dancing 2) et aux seconds rôles (Donnie Darko), le natif de Houston décèdera en 2009 dans l'indifférence à peine masquée par le revival du souvenir d'un acteur qui jadis fit vibrer le coeur des dames. Triste, qu'on vous dit.
  • L'Irrésistible North (1994)

    North

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Rob Reiner avec Elijah Wood, Jason Alexander, Julia Louis-Dreyfus

    KELLY MCGILLIS

    Et là, vous vous demandez de qui vais-je pouvoir parler. D'ailleurs, même si je vous dis son nom, je suis persuadé que beaucoup d'entre vous ne sauront pas de qui il s'agit. Mais certainement pas moi. Parce que pour moi, Kelly McGillis, c'est l'éternelle amoureuse de Pete « Maverick » Mitchell, alias Tom Cruise dans Top Gun, sur fond de Take My Breath Away de Berlin. Bah oui, ça marque une génération.

    Pas suffisamment, faut croire. Car après des débuts remarqués dans Reuben, Reuben et Witness, puis le succès et la gloire obtenus grâce à Top Gun, la belle va enchaîner les catastrophes malgré un très bon Les Accusés : Cat Chaser et The Babe pour commencer, L'Irrésistible North pour officialiser le suicide artistique tant elle y apparaît déjà comme reléguée au second plan. Depuis, les apparitions se font plus rares, le septième art ayant tourné le dos à McGillis pour de bon. Tant pis pour nous.
  • Terminal Velocity (1995)

    1 h 41 min. Sortie : . Action.

    Film de Deran Sarafian avec James Gandolfini, Gary Bullock, Hans Howes

    NASTASSJA KINSKI

    Autre blonde au pedigree impressionnant, Nastassja Kinski avait tout pour devenir une grande star du cinéma. Une de celles que l'on oublie pas ; de celles qui marque les esprits, à commencer par son rôle dans La Fille d’Alberto Lattuada. La même qui mit tout le monde d'accord dans Tess de Roman Polanski. Et la suite ne contredira pas cet état de fait : La Féline, La Lune dans le caniveau, Paris, Texas, Le Soleil même la nuit, Si loin, si proche... De 1978 à 1994, elle semble intouchable.

    Et puis, mauvais agent ou mauvais choix de carrière, l'actrice allemande s'aventure dans une histoire insipide d'agents secrets avec Terminal Velocity et se plante la tête la première, comme si son parachute ne s'était jamais ouvert dans la séquence où elle saute d'un avion. Le public peut parfois être dur, et pour Nastassja il ne lui pardonnera pas cet écart qui ne lui ressemble pas. La Fête des pères, Pour une nuit, Entre amis et voisins : tous boudés. Et pourtant, derrière la caméra, rien de moins qu'Ivan Reitman, Mike Figgis et Neil LaBute. Excusez du peu.

    Depuis, des DTV et des films qui ne traversent même pas l'Atlantique, exception faite d'Inland Empire de David Lynch... qui sera également un bide complet. "Trop c'est trop" se dit la belle, et depuis plus personne ne l'a jamais revu sur un écran.
  • Bande-annonce

    Les Trois Mousquetaires (1993)

    The Three Musketeers

    1 h 45 min. Sortie : . Romance, action et aventure.

    Film de Stephen Herek avec Charlie Sheen, Kiefer Sutherland, Chris O'Donnell

    CHARLIE SHEEN

    Nastassja Kinski n'est pas la seule à ruiner son image sur Terminal Velocity, l'autre dommage collatéral étant Charlie Sheen. Nuançons néanmoins la chose en rappelant que le fils de Martin Sheen n'en était pas à son coup d'essai et avait déjà sérieusement ruiné ses chances de reconquête en participant un an plus tôt au film de Stephen Herek intitulé Les Trois Mousquetaires. Bien qu'étant rentré dans ses frais (53M$ de recette pour un budget estimé à 30M$), Disney attendait certainement davantage de cette énième adaptation du roman d'Alexandre Dumas. D'ailleurs, Sheen ne sera pas la seule victime de ce fiasco puisque Kiefer Sutherland sera également relégué au banc des proscrits (cela malgré son excellente prestation dans le Dark City d'Alex Proyas) et ne devra son salut qu'au petit écran et au succès de 24. Terminal Velocity n'est venu donc que confirmer la descente aux enfers de celui qui défraya davantage la chronique pour des problèmes de drogue et d'alcool que pour ses succès sur grand écran.

    Depuis, l'acteur vu dans Wall Street et Hot Shots ! redora son blason non sans difficultés grâce à la télévision et aux séries Spin City et Mon oncle Charlie. Actuellement sur Anger Management, ses quelques tentatives de retour sur grand écran se sont toutes révélées anodines - pour ne pas dire fadasses. Et il n'est pas certain que cela change un jour ou l'autre.
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    Sahara (2005)

    2 h 05 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Breck Eisner avec Matthew McConaughey, Steve Zahn, Penélope Cruz

    MATTHEW MCCONAUGHEY

    Matthew McConaughey est une exception. Là où beaucoup des acteurs dont je vous parle dans ces colonnes n'ont eu que deux vies, lui en a eu trois.

    La première d'abord, est pleine de promesses. Révélé par Génération rebelle en 1993, le texan enchaîne les tournages avec les plus grands : Robert Zemeckis (Contact), Steven Spielberg (Amistad) et Ron Howard (En direct sur Ed TV) s'ajoutent à sa filmographie. Il se permet même quelques coups bien sentis (U-571 et Le Règne du feu) avant d'explorer le genre de la comédie romantique, bien aidé par sa gueule d'ange et ses abdos d'acier. Si Comment se faire larguer en 10 leçons est un succès retentissant, Un mariage trop parfait s'avère être un navet comme on en voit peu malgré un succès - relatif - en salle. Qu'importe, le public lui pardonne une erreur et s'apprête à le retrouver avec joie dans une comédie d'action où il tient le premier rôle, Sahara. Et comme dirait Jack Slater : "Monumentale erreur".

    Début de la seconde vie. Sahara coûte 160M$ et n'en rapporte que 119M$. En 2014, ce film apparaissait à la 9ème place du classement qui répertorie les plus gros bides commerciaux du septième art, et 8ème dans le classement qui prend en compte l'inflation. Quand même. "Vite, un film d'auteur pour relancer ma carrière", se dit-il. Manque de bol, D.J. Caruso se viande lamentablement avec Two for the Money, tandis que We Are Marshall met sur la paille les producteurs. Pour McConaughey, le message est clair : seules les comédies romantiques (Hantés par ses ex) et les comédies d'action (L'Amour de l'or) alimenteront son compte en banque, mais adieu le succès et la reconnaissance.

    Fatalité ? Non, car McConaughey ne l'entend pas de cette oreille. Ni une ni deux, il décide d'arrêter les films commerciaux et retourne vers les auteurs. Arrive La Défense Lincoln en 2011. Bonne pioche, et début de la troisième vie. En l'espace de trois ans, il se retrouve à l'affiche de Magic Mike, Killer Joe, Mud, Le Loup de Wall Street, et Dallas Buyers Club. Reconnaissance, succès, carton, Oscar. Le fantôme de Sahara semble désormais bien loin.
  • Les Ex de mon mec (2005)

    Little Black Book

    1 h 45 min. Sortie : . Romance et comédie.

    Film de Nick Hurran avec Julianne Nicholson, Kathy Bates, Kevin Sussman

    HOLLY HUNTER

    Attention à vos yeux, ça va faire mal.

    Swing Shift de Jonathan Demme. Sang pour sang suivi d'Arizona Junior puis, plus tard, O'Brother des frères Coen. Broadcast News de James L. Brooks. Always de Steven Spielberg. Ce cher intrus de Lasse Hallström. La Leçon de piano de Jane Campion. La Firme de Sydney Pollack. Crash de David Cronenberg. Une vie moins ordinaire de Danny Boyle. Time Code de Mike Figgis. Et tout cela de 1984 à 2000. En sept mots : les plus grands s'arrachent Holly Hunter. Même lorsqu'elle prend le risque de tourner avec l'inexpérimentée Catherine Hardwicke pour les besoins de Thirteen en 2003, le pari est gagnant. Jusqu'au film de trop. Les Ex de mon mec sera le nanar qu'on ne lui pardonnera pas. Et, comme beaucoup, Holly décidera de se tourner vers la télévision pour donner un second souffle à sa carrière en perte de vitesse depuis plus d'une décennie. Annoncée au casting de Man of Steel 2, les chances de revoir au premier plan la native de Conyers en Géorgie s'avèrent toutefois minces, à notre plus grand regret.
  • Une pour toutes (2000)

    2 h. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Claude Lelouch avec Jean-Pierre Marielle, Anne Parillaud, Alessandra Martines

    ANNE PARILLAUD

    Claude Lelouch est un cinéaste connu pour galvaniser les carrières des acteurs passant entre ses mains. Moins pour avoir réussi à les ruiner. Pourtant, ses quelques errances cinématographiques ont réussi à causer pareil dégât. Un nom parmi d'autres ? Celui d'Anne Parillaud.

    Qui a aimé le Luc Besson pré-Europacorp se souvient de Nikita, thriller musclé porté par une Anne Parillaud étincelante et récompensée à ce titre par le César de la meilleur actrice. Ni une ni deux, la brune ténébreuse fait chauffer la carte bleue et traverse l'Atlantique dans un sens puis dans l'autre pour tourner avec John Landis, Francis Girod, Raoul Ruiz et Randall Wallace. En quête d'un éclectisme allant de paire avec son désir de ne rentrer dans aucune case, elle participe au loupé de Claude Lelouch, Une pour toutes, et enquille sur une autre gamelle, cette fois de Catherine Breillat, intitulée Sex Is Comedy. Fin des haricots pour Parillaud, sa carrière tombe à l'eau et personne ne lui offrira le rôle qui la sauvera de la noyade.
  • Dis-moi Oui (1995)

    1 h 47 min. Sortie : . Romance et comédie dramatique.

    Film de Alexandre Arcady avec Nadia Farès, Valérie Kaprisky, Claude Rich

    VALERIE KAPRISKY

    Dans la série "Starlettes déchues", oubliées de tous et survivant de téléfilms et de seconds rôles, je demande Valérie Kaprisky. La même Valérie Kaprisky qui affola les turbines masculines à mesure que son corps dévêtu se révélait sur nos écrans. De À bout de souffle, made in USA à L'Année des méduses en passant par La Femme publique, la française se construit l'image d'une femme fatale un brin vénéneuse que rien ne peut abattre sinon ses propres démons.

    Fin des années 1980, rien ne semble lui résister. Elle décide néanmoins d'écouter le Tartuffe qui est en elle est de cacher désormais ces seins que l'on ne saurait voir. Puis vient le four de Milena, film réalisé par Véra Belmont, suivi quatre ans plus tard d'un énième bide dont elle ne se relèvera jamais : Dis-moi Oui d'Alexandre Arcady, pseudo-comédie dramatique dans laquelle Jean-Hugues Anglade cabotine à foison. "Savez-vous planter les choux ?", chante-t-on depuis l'élémentaire. Valérie vous répondra que depuis ce film elle est devenue fine cultivatrice de navets.
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    Staying Alive (1983)

    1 h 33 min. Sortie : . Drame et comédie musicale.

    Film de Sylvester Stallone avec John Travolta, Cynthia Rhodes, Finola Hughes

    JOHN TRAVOLTA

    Autre acteur aux multiples vies, John Travolta.

    Star reconnue à la fin des années 1970 grâce aux succès consécutifs de La Fièvre du samedi soir et de Grease, Travolta débute les années 1980 de manière beaucoup plus timide. Blow Out de Brian De Palma, malgré ses immenses qualités, ne rapporte que 12M$ (pour un budget de 18M$). Peur de tomber dans l'oubli suite à cette première déconvenue ou cachet mirobolant promis par les producteurs, John accepte d'enfiler de nouveau la veste de Tony Manero dans Staying Alive et s'enfonce dans le bourbier hollywoodien, se collant une étiquette de has been comme personne. Ne rêvez pas : tout sympathique qu'il soit, il n'a accepté le rôle de James Ubriacco (Allô maman, ici bébé !) que pour survivre à tout ce marasme qui l'entoure. Peut-être dans l'espoir que quelqu'un se souvienne de son talent, ou tout simplement pour mettre un poil de beurre dans les épinards.

    End of story pour Johnny ? C'était sans compter sur le génie de Quentin Tarantino, spécialiste du repêchage de stars déchues et bien décidé à remettre en scelle l'enfant chéri du New Jersey. Pulp Fiction fait un carton planétaire et se voit auréolé d'une Palme d'Or comme on en voit (trop) peu sur la Croisette. Travolta y est tout bonnement éblouissant et retrouve la confiance des plus grands : Barry Sonnenfeld, Jon Turteltaub, Nora Ephron, Nick Cassavetes, John Woo, Costa-Gavras, Terrence Malick, tous n'ont d'yeux que pour lui.

    Happy end pour Johnny ? Et bien non, figurez-vous ! Parce que les années 2000 n'ont pas été tendres non plus ! Du nanar intersidéal Battlefield Earth - Terre, champ de bataille au gentillet Bande de sauvages en passant par l'abrutissant The Punisher, Travolta enchaîne les déconvenues mais ne perd pas pour autant la confiance du gratin d'Hollywood, et ce malgré quelques tentatives ratées de retrouver le succès soit auprès de cinéastes confirmés (John McTiernan, Tony Scott), soit en capitalisant sur des succès passés (Be Cool). Aujourd'hui, John est davantage un second rôle de luxe qu'un acteur de premier plan, mais son statut de star a demeuré malgré les échecs et seul Staying Alive aura réussi à l'ébranler.
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    Beowulf (1999)

    1 h 39 min. Sortie : . Fantasy et action.

    Film de Graham Baker avec Christophe Lambert, Rhona Mitra, Oliver Cotton

    CHRISTOPHE LAMBERT

    Une liste qui vous parle des plus grands has been du septième art sans Christophe Lambert, ce n'est pas une liste qui vous parle des plus grands has been du septième art. Et pourtant Dieu sait que je l'adore. Bien sûr il y eut Greystoke, la légende de Tarzan qui le fit connaître au monde entier. Construisant dès lors sa carrière entre la France et les Etats-Unis, il tourne consécutivement chez Elie Chouraqui (Paroles et musique), Luc Besson (Subway, pour lequel il obtiendra le César du meilleur acteur), Russell Mulcahy (Highlander), et Michael Cimino (Le Sicilien).

    La galère commence à l'aube des années 1990. Highlander, le retour est un nanar comme on en voit peu qui ne trouve d'ailleurs pas son public (15M$ de recette pour un budget de 34M$), tandis que Fortress enfonce le clou. Or, malgré l'éclaircie incarnée par Max et Jérémie de Claire Devers (peut-être l'une de ses plus belles prestations, je vous le recommande chaudement), Christophe continue de s'enliser en enchaînant les échecs artistico-commerciaux. Highlander 3 ne relance pas la machine, Mortal Kombat le ridiculise (beware sa perruque !), Adrenaline est un bide mo-nu-men-tal (à peine 37K$ de recette !), et Nirvana interpelle trop peu pour redorer son blason.

    On pensait qu'il avait touché le fond ? Et bien non, car tous ces bides ne sont rien en comparaison de l'un des plus beaux, des plus gros, des plus colossaux nanars de tous les temps, le dénommé Beowulf. Montagne de ridicule et de bêtise, le film de Graham Baker atomise la carrière du frenchy et l'oblige, trois nanars plus tard (Fortress 2, Resurrection, Highlander Endgame) à rentrer dare-dare dans le plat pays qui est le nôtre pour tenter de faire machine arrière. Il lui faut un film pour ça. Et ce film, ce sera... *roulement de tambour* Vercingétorix : La Légende du druide roi. Et bien oui. De quoi vous scalper avec une petite cuillère toute une crédibilité dans le métier. Pourquoi croyez-vous que Lambert enchaîne les DTV par la suite ? Les quelques tentatives de come-back et en France (La Disparue de Deauville) et aux States (Ghost Rider 2 : L'Esprit de vengeance) n'ayant jamais été très convaincantes, et malgré quelques belles apparitions ici et là, Lambert est devenu l'archétype du has been qui a bien mal choisi dans quel projet se lancer tout au long de sa carrière. Endgame.
  • Sphère (1998)

    Sphere

    2 h 13 min. Sortie : . Drame, Épouvante-horreur, science-fiction, thriller et fantastique.

    Film de Barry Levinson avec Dustin Hoffman, Sharon Stone, Samuel L. Jackson

    SHARON STONE

    Le danger quand on met trop souvent ses fesses en avant pour bâtir sa carrière est que, une fois fripées, le public masculin s'en désintéresse aussi rapidement qu'il vous a adulé (Denise Richards, si tu me lis, cette petite pensée est pour toi).

    Sharon Stone ne fait pas partie de cette caste-là. Oh bien sûr, Basic Instinct et ses galipettes avec Michael Douglas ont très largement contribué à sa renommée internationale. D'autant plus qu'elle remit le couvert deux ans plus tard dans Sliver puis sous la douche avec Sylvester Stallone dans L'Expert. Mais Sharon n'a pas bâti sa carrière uniquement sur son sex appeal et la grâce de ses courbes sulfureuses. Bien avant cela, on la voyait déjà crapahuter dans Allan Quatermain et les Mines du roi Salomon et sa suite, tout en allant casser la tête à Schwarzy dans Total Recall. Même après sa période olé olé, elle se lança dans le tournage du très ambitieux Casino de Martin Scorsese dans lequel son talent gicle littéralement à l'écran. Peine perdue, car le public n'arrive pas à se défaire de l'envie de voir les tétons de miss Stone, ne s'intéressant à rien d'autre. Peut-être est-ce pour cela que Sam Raimi s'est senti obligé de nous les dévoiler dans Mort ou Vif ? Allez savoir.

    Toujours est-il que ni Diabolique ni Les Puissants ne relanceront la machine, Sphère cristallisant le ras-le-bol du public vis-à-vis de la blonde incendiaire. Conçu dans les moindres détails pour remplir les caisses de Warner Bros. (Dustin Hoffman, Samuel L. Jackson et Sharon Stone devant la caméra, Barry Levinson derrière, basé sur un roman de Michael Crichton), Sphère coûta 80M$ et n'en rapporta que 37M$. Le divorce est officiel entre Sharon et son public, la belle se perdant dans une ultime tentative de relancer le Schmilblick en tournant dans une suite de Basic Instinct. Huit ans plus tard, on en rigole encore.
  • Le Saint (1997)

    The Saint

    1 h 56 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Phillip Noyce avec Val Kilmer, Elisabeth Shue, Rade Serbedzija

    VAL KILMER

    Et là vous vous dites : "Mais que fout Val Kilmer dans cette liste ?! C'est pas un has been lui, il a encore tourné récemment avec Francis Ford Coppola !". Certes. Faut-il néanmoins rappeler que Coppola lui-même n'est plus vraiment le grand réalisateur qu'il fut jadis ? Et quand bien même Kiss Kiss Bang Bang est un très bon film (mais qui commence à dater : 2005, tout de même), faut-il vous faire remarquer que Kilmer a enchaîné très exactement 20 DTV depuis ? Et pourquoi croyez-vous qu'il cumule les seconds rôles dans les années 2000 (Alexandre, par exemple) là où il était LA star du film la décennie précédente ? Bah oui, faut vous faire une raison : Val Kilmer est un has been.

    La faute à qui d'abord ? Batman Forever ? Pas vraiment, car derrière le monsieur enchaînait avec Heat, film prodigieux de Michael Mann dans lequel sa prestation est inoubliable. C'est plutôt sa prestation dans Le Saint ("récompensée" par une nomination au Razzie Award du pire acteur en 1998) qui en est la cause. De plus, le four de Planète rouge en 2000 n'a pas beaucoup aidé (33M$ de recette pour un budget estimé à 80M$), ni sa prise de poids massive déjà visible dès 2004 dans Spartan. Depuis, Kilmer n'est plus que l'ombre de lui-même, même s'il tourne toujours autant. Après tout, une épargne retraite, ça se fructifie !
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    Miss Détective (2000)

    Miss Congeniality

    1 h 49 min. Sortie : . Action, comédie et policier.

    Film de Donald Petrie avec Sandra Bullock, Michael Caine, Benjamin Bratt

    SANDRA BULLOCK

    Difficile de savoir sur quel pied danser avec Sandra Bullock. Rarement capable du meilleur, souvent du pire, beaucoup de ses nanars ont pourtant rempli les salles et engrangé des dollars.

    Dans la première moitié des années 1990, l'actrice enchaîne les succès et les performances convaincantes. Demolition Man, Speed, Traque sur internet, Le Droit de tuer ?. Tous des succès. Puis vint le premier bémol à ce parcours (presque) idyllique : Speed 2 : Cap sur le danger. Le succès est au rendez-vous mais les premières réticences, notamment au niveau de la critique, pointent le bout de leur nez. Les Ensorceleuses marquera le début d'un désamour du public pour la jolie frimousse de la native d'Arlington en Virginie. C'est pourtant Miss Détective qui fera le plus de mal à sa carrière malgré son immense succès (45M$ de budget et des recettes estimées à 212M$) : soudain, elle perdit un peu (pour ne pas dire beaucoup) de son aura et elle fut bien moins prise au sérieux par les gens du métier. Suivront alors dix années de galère à trémousser son sourire dans des comédies pas toujours inspirées malgré un rôle dans l'oscarisé Collision de Paul Haggis.

    L'Oscar de la meilleure actrice pour The Blind Side, petit nanar indigent, aurait pu et aurait dû relancer sa carrière. Que nenni, Bullock semblant toujours autant boudée par les cinéastes majeurs. Pour sa défense, il faut également rappeler que la miss était très occupée dans le privé. Trois ans plus tard, Alfonso Cuarón la remet en piste avec Gravity, immense succès public et critique, lui valant une nouvelle nomination à l'Oscar. Retour gagnant ?
  • Soldier (1998)

    1 h 39 min. Action, drame et science-fiction.

    Film de Paul W.S. Anderson avec Kurt Russell, Jason Scott Lee, Jason Isaacs

    KURT RUSSELL

    Faisons court, parce qu'aujourd'hui encore son cas me dépasse. Sincèrement, comment peut-on passer de New York 1997, The Thing, Backdraft et Stargate à Soldier ?! D'autant que Kurt Russell (car il s'agit bien de lui) s'est toujours montré très sélectif quant aux cinéastes avec qui il collabore. A ce titre, bien qu'enchaînant depuis les déceptions et les ratés, l'acteur peut se targuer d'avoir travaillé avec Gavin O'Connor (Miracle), Wolfgang Petersen (Poséidon), ou encore Quentin Tarantino (Boulevard de la Mort). Alors pourquoi s'être risqué à jouer sa crédibilité dans l'industrie du cinéma en acceptant de jouer dans un film de science-fiction mis en scène par le réalisateur de... Mortal Kombat, aka Paul W.S. Anderson (le même qui a définitivement enterré la carrière de sa compagne Milla Jovovich, condamnée à zigouiller inlassablement du zombie pour subsister) ?

    Le mystère reste entier et, hélas, à part Dark Blue de Ron Shelton que je ne saurai que trop vous conseiller de regarder et plus récemment Les 8 Salopards de Quentin Tarantino, Russell ne tourne quasiment plus. Ce qui n'est pas plus mal au regard de ce qu'il tourne, du reste.
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    Waterworld (1995)

    2 h 16 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Kevin Reynolds avec Kevin Costner, Chaim Girafi, Rick Aviles

    KEVIN COSTNER

    Rappelez-vous : Terminator 2 : Le Jugement dernier avait fait le buzz pour être le film le plus cher de tous les temps, les coûts de production atteignant les 102M$. Canal +, producteur du film, en avait d'ailleurs son cheval de bataille et martelait l'information en guise de promotion à tous ses abonnés (j'en sais quelque chose...). Puis vint la course à "C'est quiqui qui a la plus grosse ?", chaque producteur jouant au jeu de celui qui mettrait le plus de billets de banque sur la table.

    En 1995, Waterworld entre dans la danse. Universal Pictures crache 175M$ et se frotte d'avance les mains. Problème : le film se prend une taule monumentale par les critiques du monde entier. Le public suit Kevin Costner, mais à peine. Plus grave encore, le mal est fait : jusqu'ici, Costner, c'était Les Incorruptibles, Danse avec les loups, Robin des Bois, prince des voleurs et Bodyguard pour ne citer que les plus connus. Or, l'équation mathématique qui dit que "Costner + premier rôle = bon film" était soudain mise à mal par la réalisation de Kevin Reynolds.

    La suite hélas s'avère être une série d'échecs, de déception, et de rendez-vous manqués. Ni Postman ni Open Range ne permettront à Costner de retrouver l'éclat et le succès obtenu avec Danse avec les loups, tandis que ses apparitions dans les films des autres se firent de plus en plus rares. Aujourd'hui, Kevin s'est perdu dans une énième production Europacorp sans saveur. Navrant.
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    Apparences (2000)

    What Lies Beneath

    2 h 10 min. Sortie : . Drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Robert Zemeckis avec Michelle Pfeiffer, Katharine Towne, Miranda Otto

    HARRISON FORD

    Non, Harrison Ford n'est pas et ne sera jamais has been. Harrison Ford, c'est comme Clint Eastwood, on ne peut pas y toucher, c'est un monument international.

    Seulement voilà, ces quinze dernières années, Ford a quand même perdu de sa superbe. Fini le temps où il enfilait la veste de Jack Ryan comme on enfile les verres de Vodka en écoutant les histoires de famille de ses beaux-parents ; fini le temps où l'acteur maniait le fouet ou le pistolaser et ravageait le coeur des femmes d'un simple regard. Quelque chose a changé à l'orée des années 1990. Ce petit quelque chose qu'on apercevait déjà dès 1998 dans 6 jours, 7 nuits d'Ivan Reitman et qu'on ne peut plus feindre d'ignorer en 2000 dans Apparences. Car oui, alors que le XXème siècle se termine, Harrison Ford lui n'y est plus. Malgré l'immense succès du film de Robert Zemeckis (dixième film ayant rapporté le plus d'argent en 2000 selon boxofficemojo.com), le public ne retrouve pas dans le rôle et la prestation de Ford l'acteur qui lui plait tant. Et la suite de sa carrière ne fera que confirmer ces soupçons : K-19 : Le Piège des profondeurs se viande au box-office, Hollywood Homicide nuit gravement à sa crédibilité, Firewall enfonce le clou, et Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal déçoit profondément.

    Aujourd'hui, Ford ne se cache même plus d'accepter les rôles qu'on lui propose selon l'importance du cachet, la promotion de La Stratégie Ender révélant un je-m'en-foutisme de sa part qu'on ne lui connaissait pas. Dans le même ordre d'idée, son implication dans le tournage de Expendables 3 : Unité spéciale ne trompe personne. Harrison Ford n'y est vraiment plus.
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    Windtalkers, les messagers du vent (2002)

    Windtalkers

    2 h 14 min. Sortie : . Action et guerre.

    Film de John Woo avec Nicolas Cage, Adam Beach, Peter Stormare

    CHRISTIAN SLATER

    Non, il ne sera pas question de Nicolas Cage, dont nous vous avons déjà parlé un peu plus haut. Cette fois, c'est le cas de Christian Slater qui m'intéresse. Encore qu'il n'y a pas grand chose à raconter : révélé par Le Nom de la Rose, Slater semble naviguer sur les bons rails sitôt le tournage de True Romance bouclé. Sollicité par John Woo pour faire face à John Travolta dans Broken Arrow, sa performance dans Very Bad Things confirme sa capacité à faire les bons choix pour exister au milieu des requins d'Hollywood. Manque de bol, Windtalkers fait un four et renvoie Woo manu militari dans son pays pendant que Slater a la très, très, très mauvaise idée de confier la suite de sa carrière à Uwe Boll. Grave erreur. Car Alone in the Dark n'est que le début d'une très, très, très longue série de DTV dans laquelle l'acteur s'illustre et dont il ne sortira que le temps d'une apparition dans Nymphomaniac. Peut-être sa carrière aurait-elle été toute autre si Windtalkers n'avait pas causé tant de dégâts...
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    L'Orchidée sauvage (1989)

    Wild Orchid

    1 h 57 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Zalman King avec Assumpta Serna, Bruce Greenwood, Oleg Vidov

    MICKEY ROURKE

    Gueule cassée dans la vie comme à l'écran, acteur fétiche de Michael Cimino (ils feront trois films ensemble), le beau ténébreux s'illustre également chez Francis Ford Coppola et Alan Parker durant les années 1980 après avoir été lancé par Steven Spielberg en 1979 dans 1941.

    Un rôle retiendra l'attention du public plus qu'aucun autre durant cette faste décennie : celui de John, l'amant fracassé de Kim Basinger dans 9 semaines 1/2 d'Adrian Lyne. En effet, qui ne se souvient pas de la fameuse séquence où Kim offre un show débridé sous le regard amusé de Mickey sur fond de You Can Leave Your Hat On de Joe Cocker ? La carrière de Kim n'avait besoin que de cette scène culte pour décoller, mais celle de Mickey va subir les affres d'un film qui va lui coller à la peau car, désormais, plus personne ne veut le voir autrement qu'en bel étalon troublé et troublant, et il le sait. Pourtant, à l'époque, rien ne lui résiste. Il se permet même de refuser le rôle de Connor McLeod dans Highlander, celui de Maverick dans Top Gun, d'Eliott Ness dans Les Incorruptibles, et de participer à Platoon. Excusez du peu, mais faut en avoir dans le pantalon et pas beaucoup dans le cigare pour refuser pareilles propositions. Surtout quand, en 1989, on se permet également de décliner l'invitation de Dustin Hoffman à interpréter le rôle de Charlie Babbitt dans Rain Main (!). En revanche, surfer sur l'imagerie sexuelle qu'il dégage depuis le film de Lyne, ça, il est pour. Et c'est à ce moment-là qu'il fait l'erreur de sa vie et que sa carrière va inexorablement décliner : L'Orchidée sauvage, nanar sans saveur aux scènes de sexe à la limite de la pornographie, singeant 9 semaines 1/2 sans en comprendre la noblesse, déboule sur grand écran. Cumulé à l'échec cuisant de Homeboy un an plus tôt et aux problèmes récurrents de l'acteur avec la drogue et l'acool, la suite n'est qu'une longue descente aux enfers qui le ramènera à croire que la boxe est sa véritable seconde nature. Peine perdue, et plus jamais on entendit parler de Mickey autrement que dans des camouflets et des DTV qu'il accepte en échange d'un gros chèque...

    ...Jusqu'à ce que, allez savoir pourquoi, Darren Aronofsky décide de lui confier le rôle de Randy Robinson dans le magnifique The Wrestler. Et là, retour en grâce. Golden Globe en poche, il rate de peu l'Oscar (ce que je ne m'explique toujours pas) et relance les machines. Mickey aura erré dans le désert du néant artistique pendant plus de quinze ans.
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    La Passion du Christ (2004)

    The Passion of the Christ

    2 h 07 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mel Gibson avec Jim Caviezel, Maia Morgenstern, Christo Jivkov

    Séances de cinéma (1 salle)
    JIM CAVIEZEL

    Jim Caviezel le dit lui-même : "La passion du Christ a ruiné ma carrière". Par "carrière", la belle gueule originaire de Mount Vernon devait sûrement entendre "très jeune carrière", car Caviezel n'avait pas une filmographie longue comme la barbe de Jésus avant de se lancer dans l'aventure aux côtés de Mel Gibson. Après quelques seconds rôles dans My Own Private Idaho ou Rock, Jim brille sous les feux de la rampe grâce à son rôle dans La Ligne rouge puis dans Un Monde meilleur et Angel Eyes. Il n'aura pas le loisir de profiter bien longtemps de cette mise sur orbite car, depuis La Passion du Christ, l'acteur est boudé par les producteurs et doit se contenter des quelques miettes que les acteurs de second plan daignent lui laisser.

    Au revoir, merci d'être passé.
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    Ma sorcière bien-aimée (2005)

    Bewitched

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie romantique et fantastique.

    Film de Nora Ephron avec Nicole Kidman, Will Ferrell, Shirley MacLaine

    NICOLE KIDMAN

    Certains diront que c'est Invasion qui a rendu Nicole Kidman has been. D'autres affirmeront que le bide de À la croisée des mondes : La Boussole d'or n'a pas aidé. Toujours est-il que, depuis Ma Sorcière bien-aimée, l'ex-Madame Tom Cruise compte les bons rôles sur les doigts de la main, Les Autres, Stoker et The Paperboy apparaissant en effet comme étant les seuls dignes de celle qui fut jadis troublante de sensualité dans Eyes Wide Shut et au sommet de son art dans The Hours et Dogville.

    Australia aurait dû la remettre sur le devant de la scène, mais tel ne fut pas le cas. Et ni Rabbit Hole, passé complètement inaperçu, ni Grace de Monaco n'ont su inverser la tendance. Il faudra s'y faire : Nicole Kidman risque d'alimenter dorénavant les journaux pour la récurrence de ses retouches plastiques et peu souvent pour sa filmographie...
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    Iron Man (2008)

    2 h 06 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Jon Favreau avec Gwyneth Paltrow, Robert Downey Jr., Terrence Howard

    Séances de cinéma (1 salle)
    TERRENCE HOWARD

    On ouvre la série des "On ne l'y reprendra pas à deux fois".

    Alors qu'Iron Man 2 est dans les cartons, Terrence Howard se montre gourmand et demande une augmentation de salaire significative pour apparaître à nouveau dans la franchise - il affirme par ailleurs que les producteurs lui ont promis une revalorisation salariale entre les deux opus, ayant été payé 4,5M$ pour Iron Man et attendant d'être payé à hauteur de 8M$ pour Iron Man 2. Un comble quand on sait qu'il était du casting celui qui était le mieux payé (oui oui, même Robert Downey Jr. avait un salaire moins élevé !). Ni une ni deux, les producteurs, conscients qui plus est que Favreau n'a pas apprécié le travail d'Howard, le remplacent par Don Cheadle et, depuis, celui qui fut révélé grâce à Collision de Paul Haggis ronge son frein et sa rancoeur, avouant lui-même être passé d'un salaire de 6 millions à celui de 60 000 dollars par film. Reste à savoir qui va pleurer pour lui.

    Ainsi se termine notre épisode de "Hollywood, ton univers impitoyable" !
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    Flubber (1997)

    1 h 33 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Les Mayfield avec Christopher McDonald, Marcia Gay Harden, Raymond J. Barry

    ROBIN WILLIAMS

    Sans vouloir porter ombrage à un acteur que j'adore comme tout à chacun et qui nous a hélas quitté il y a peu, comment peut-on passer d'un Oscar grâce à sa performance dans Will Hunting à... "ça" ? Car oui, Flubber est indigne du talent du regretté Robin Williams. Pire encore, il marque le début d'une série de navets dont la vocation première est de nous faire oublier quel interprète et comédien génial est celui qui interpréta Peter Pan et Madame Doubtfire dans les années 90.

    Quelques éclaircies sont à noter, comme celle proposée par Insomnia, mais dans l'ensemble la carrière de Robin Williams restera au point mort jusqu'à cette fin tragique qui clôt de bien peu plaisante manière le chapitre d'une vie faite de rires et de joie pour celles et ceux qui l'ont suivi et encouragé. Bien triste...
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    Le Dahlia Noir (2006)

    The Black Dahlia

    2 h. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Brian De Palma avec Josh Hartnett, Scarlett Johansson, Aaron Eckhart

    JOSH HARTNETT

    Si jeune, et déjà si vieux... Ou presque. Au moment où j'écris ces lignes, Josh Hartnett n'a que 36 ans et pourtant le succès des premiers temps semble déjà bien loin. Rappelez-vous The Faculty à la fin des années 90, puis Pearl Harbor et La Chute du Faucon Noir au début des années 2000. La carrière de Hartnett ne pouvait pas mieux débuter d'autant que, malgré l'indigeste Hollywood Homicide en 2003, le jeune homme se rattrape de bien belle manière grâce à ses prestations dans Sin City et Slevin.

    Puis vient sa performance très contrastée dans le non moins contrasté Dahlia Noir. D'aucun s'accordent à dire que Josh n'y était vraiment pas. Seulement voilà, Hollywood offre rarement une seconde chance, et ce n'est pas Lelouch qui me contredira au regard de ses récentes déclarations sur l'industrie hollywoodienne. Malgré un essai plutôt convaincant dans le cinéma de genre via 30 jours de nuit, l'acteur est déclaré porté disparu. Un numéro de téléphone spécial a été mis en place si jamais vous l'apercevez. En vie, si possible.

    MAJ 10/2016 : Ah, il semblerait qu'on ait revu sa bouille dans la série Penny Dreadful ! Las, cette dernière n'aura pas réussi à franchir le cap des trois saisons.