Elia Kazan : la chair et l'esprit

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15 films

par Aurea

Cinéaste de l'intense il a mis en images la passion fiévreuse et irrationnelle, les désirs et les pulsions exprimés ou refoulés, les frustrations et les névroses qu'ils entraînent, avec toujours, au centre de son oeuvre l'Amérique, qu'elle soit raciste, antisémite ou schizophrène et le rapport de l'individu à la société américaine.
Quelques chefs-d'oeuvres inoubliables et incontournables chez ce réalisateur assez méconnu et tardivement reconnu qui aimait à citer cette réplique :
"Nous allons attendre demain matin et voir si quelqu'un se souvient encore de nous"

On ne l'oublie pas

Une liste à compléter bien sûr au fur et à mesure des oeuvres vues

Natalie Wood dans Splendor in the grass, en couverture

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  • Le Lys de Brooklyn (1945)

    A Tree Grows in Brooklyn

    2 h 09 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Dorothy McGuire, Joan Blondell, James Dunn

    Belle histoire un peu triste et "très sentimentale" se plaisait à dire le cinéaste pour son premier long-métrage

    Extrait de ma critique
  • Le Mur invisible (1947)

    Gentleman's Agreement

    1 h 58 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Gregory Peck, Dorothy McGuire, John Garfield

    Film touchant quoi qu'un peu caricatural, où éclatent avec force les valeurs de justice et de tolérance porté par le charismatique Grégory Peck

    Extrait de ma critique
  • Bande-annonce

    Un tramway nommé désir (1951)

    A Streetcar Named Desire

    2 h 02 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Vivien Leigh, Marlon Brando, Kim Hunter

    Un film d'une intensité redoutable, qui plonge au coeur des êtres, de leurs désirs, de leurs tourments

    Extrait de ma critique
  • Bande-annonce

    Viva Zapata ! (1952)

    Viva Zapata!

    1 h 53 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Elia Kazan avec Marlon Brando, Jean Peters, Anthony Quinn

    "A l'époque, certains ont voulu y voir la préfiguration du déchirement de Kazan lors du maccarthysme, hypothèse qu'il défend lui-même en écrivant dans ses Mémoires : « C'est mon film le plus autobiographique. » Malgré un symbolisme appuyé (le cheval blanc courant vers la montagne après la mort du héros...), le film reste une des plus fortes méditations sur le pouvoir. Une qualité que l'on doit sans doute aussi à son scénariste, ­John Steinbeck."
  • Bande-annonce

    À l'est d'Eden (1955)

    East of Eden

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Julie Harris, James Dean, Raymond Massey

    "Caïn se retira devant l'Eternel et séjourna dans le pays de Nôd, à l'est d'Eden"

    La Genèse
  • Bande-annonce

    Sur les quais (1954)

    On the Waterfront

    1 h 48 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Elia Kazan avec Marlon Brando, Karl Malden, Eva Marie Saint

    L'amour d'une femme et la soif de justice vont contribuer à transformer le superbe bad boy en un héros presque christique

    Extrait de ma critique
  • Bande-annonce

    La Poupée de chair (1956)

    Baby Doll

    1 h 54 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Karl Malden, Carroll Baker, Eli Wallach

    Un film qui explore les ressorts de l'âme humaine; désir, envie, soif de vengeance, et toute l'ingénuité perverse d 'une blonde baby-doll nommée Carroll Baker

    Extrait de ma critique
  • Bande-annonce

    Un homme dans la foule (1957)

    A Face in the Crowd

    2 h 06 min. Sortie : . Drame.

    Film de Elia Kazan avec Andy Griffith, Patricia Neal, Anthony Franciosa

    "Ce que montre Un homme dans la foule n’est pas tant la puissance du cinéma et de la télévision, mais plutôt une sorte de psychologie sociale qu’avait bien analysé Gustave Le Bon dans son ouvrage La psychologie des foules. Car ces foules, que cela soit par le biais du cinéma ou de la télévision, ont des réactions déraisonnables. Dans la foule l’émotion prime sur la raison."
  • Bande-annonce

    Le Fleuve sauvage (1960)

    Wild River

    1 h 50 min. Sortie : . Drame, historique et romance.

    Film de Elia Kazan avec Montgomery Clift, Lee Remick, Jo Van Fleet

    "L’homme et la nature. L’homme et la religion, la sexualité. L’homme dans son rapport au monde, à l’Histoire… Kazan en explore toute les facettes, le lie inextricablement à la société qu’il habite et qu’il incarne.

    On est véritablement devant le regard d’un artiste qui voit et décrypte le monde. Durant toute sa carrière, Kazan n’a jamais perdu ce désir d’explorer le monde. Il se renouvelle de film en film, se met en danger, détruit des structures qu’il avait mis en place, contredit des discours qu’il avait fait siens. Il n’y a aucun acquis sur lesquels Kazan se repose. Il se remet en cause, remet en cause ses idéaux. Si l’homme est complexe, avec ses zones d’ombres et ses choix difficiles, il en est de même de son œuvre, hétéroclite, traversée de courants divers et contradictoires."
  • Bande-annonce

    La Fièvre dans le sang (1961)

    Splendor in the Grass

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Natalie Wood, Warren Beatty, Pat Hingle

    Splendor in the grass: superbe titre original tiré d'un poème de Wordsworth:"Though nothing can bring back the hour
    of splendour in the grass of glory in the flower.."

    "Bien que rien ne puisse ramener le temps
    De l'éclat de l'herbe; de la splendeur des fleurs.."

    C'est sur ces vers que se termine le film avec le visage et la voix off de Natalie Wood
  • Bande-annonce

    America, America (1963)

    2 h 54 min. Sortie : . Drame, historique et biopic.

    Film de Elia Kazan avec Stathis Giallelis, Frank Wolff, Harry Davis

    "Pétri de références autobiographiques, America America est une œuvre chère dans la filmographie de Kazan. Il y retrace le parcours d’exil de son oncle, qui décida de s’expatrier aux États-Unis pour s’affranchir de la domination turque en Anatolie ; il fit ensuite venir le reste de la famille Kazanjoglous.

    Le récit autobiographique rejoint la fiction historique alors que Kazan plonge dans le passé familial pour retracer l’histoire d’un exil dont les turpitudes sont universelles. Le film est devenu emblématique pour une génération d’immigrés, qui partagent une mémoire commune à travers le visionnage d’America America. Stavros donne un visage au migrant, dont le départ est précipité par une situation d’oppression liée à l’Histoire de conquête menée par les Turcs."
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    L'Arrangement (1969)

    The Arrangement

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Kirk Douglas, Faye Dunaway, Deborah Kerr

    La vie se réduit-elle à la réussite matérielle, le mariage ou la famille ?
    N'y a t-il pas une seconde chance?

    Un film sur le sens de la vie, innovant et maîtrisé
  • Les Visiteurs (1972)

    The Visitors

    1 h 28 min. Sortie : . Policier, thriller et drame.

    Film de Elia Kazan avec Patrick McVey, Patricia Joyce, James Woods

    "Cinéma typique des années 1970, violent, rugueux et cru"

    Merci à Gallu, ex-éclaireur
  • Panique dans la rue (1950)

    Panic in the Streets

    1 h 36 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Elia Kazan avec Richard Widmark, Paul Douglas, Barbara Bel Geddes

    "Elia Kazan ne s'accorde pas une minute de répit dans cette course contre la montre très moderne pour l'époque."
    Au coeur du suspense, il offre à Richard Widmark, alors souvent utilisé pour jouer les psychopathes sardoniques, le rôle du médecin héroïque et, surtout son vrai premier rôle à un méchant d'anthologie : Jack Palance. Son visage taillé à la serpe, son regard fou, sa brutalité mutique ne sont pas les moindres atouts de ce film méconnu."
  • Bande-annonce

    Le Dernier Nabab (1976)

    The Last Tycoon

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Robert De Niro, Tony Curtis, Robert Mitchum

    L'amour des femmes et celui du cinéma ne font qu'un. Mais l'usine à rêves ressemble à une ville fantôme. Monroe est hanté par une star défunte qu'il a aimée et par une jeune femme croisée lui ressemblant. Elle est incarnée par Ingrid Boulting, avec qui la presse ne fut pas tendre à l'époque. Il faut la voir comme un fantasme, une apparition que Monroe idéalise avant de se retrouver seul avec ses mirages. De manière feutrée, Kazan laisse entrevoir la fin d'un monde en même temps que la chute soudaine d'un homme après sa grandeur. Un moment, le couple amoureux descend en voiture les collines de Holly­wood et évoque la nuit qui, là-bas, tombe sans prévenir, sans crépuscule. Beau moment de fêlure fitzgeraldienne qui dit l'existence imparfaite.
    — Jacques Morice