En 2018, je ne regarde que des films qui respirent la sensibilité, l'élégance, la grâce Moretz. - Mes 147 films vus en 2018

Avatar EvyNadler Liste de

148 films

par EvyNadler

Cette année, je prévois d'être beaucoup plus juste et moins indulgent dans mes notations.

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    Le Manoir (2017)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie et Épouvante-horreur.

    Film de Tony Datis avec Kemar, Nathalie Odzierejko (Natoo), Yvick Letexier

    Le début est extrêmement chiant, j'ai failli abandonner mais au final on se laisse prendre au jeu. Le casting est très inégal, mais il y a de bonnes vannes et si vous avez quelques têtes que vous appréciez, ça changera un peu la donne. La réal est à la ramasse, comme le scénario mais je pense qu'il faut prendre ça comme une gigantesque parodie.

    Je t'adore Natoo. Tu es perchée et pour toutes les youtubeuses, je pense que tu es un modèle de réussite ou de personnalité. Je t'adore. Mais tu ne sais pas jouer, mais c'est un truc de dingue. Pourtant ça pourrait tellement le faire, avec ton prénom, ton nom, de suite ça donne un petit style. Mais là, précisément, dans Le Manoir, tu ne sais pas jouer. Et il y a pire que toi, mais fallait quand même que je te le dise. Tu fous Kemar en huissier je pense qu'il est plus crédible.
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    Le Dîner de cons (1998)

    1 h 20 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Francis Veber avec Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster

    Un classique que j'avais déjà noté, je ne sais pas pourquoi, puisque je ne l'avais jamais vu. Et c'est très drôle. A l'époque, j'avais vu Une heure de tranquillité avec Clavier qui reprend exactement les mêmes bases, et désormais j'ai ce qui a inspiré tant de films. Cette situation qui dégénère, cet engrenage implacable, ces dialogues et surtout ces acteurs, c'est tordant à souhait.

    - Mais vous ne m'appeliez pas d'une cabine téléphonique ?
    - Si mais c'est à dire que je suis chez lui là c'est...
    - OH LE CON ! MAIS LE CON !
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    Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2009)

    Harry Potter and the Half-Blood Prince

    2 h 33 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson

    Elle répondait au nom de Bella(trix). Qu'est-ce que j'aime cette Bella, j'en ai même une affiche. C'est avec ce genre de personnages qu'il faudrait faire une Justice League ou une Suicide Squad.

    Bref, Harry Potter c'est culte, que ce soit la VF, la VO, la version sri-lankaise, n'importe quel épisode, du 3 au 6 en passant par le 4. C'est aussi culte que la voix fr de Rogue, que seuls les vrais fans savent imiter.
    Ouvrez vos livres page 39444444.
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    Thirst, ceci est mon sang (2009)

    Bakjwi

    2 h 13 min. Sortie : . Comédie, drame, epouvante-horreur et thriller.

    Film de Park Chan-wook avec Song Kang-Ho, Kim Ok-Vin, Kim Hae-sook

    01/18

    Apparemment, Thérèse Raquin aurait mis 10 à ce film. Difficile de ne pas y penser dès qu'il se passe quelque chose sur une barque.

    Un film qui tombe petit à petit dans la surenchère, et comme dans un film de Sion Sono, il faut absolument y rester accroché si on ne veut pas décrocher. L'aspect de la religion (d'où aussi la référence) qui se greffe à l'histoire globale du film est une bonne chose parce que cela met en perspective la représentation de l'esprit, de la mort et le film joue sans cesse sur la moralité, le bien/mal. Disons que Thirst ne pêche ni par ses intentions, ni par son duo d'acteurs, mais plutôt d'une part par le fait qu'il transforme sa quête spirituelle en pseudo-épopée fantasmagorique, et d'autre part par son manque d'empathie flagrant. Là où un Mademoiselle accroche le spectateur autant sur la forme que sur le fond, ici nous sommes sans cesse entre deux rives et le génie qui pointe le bout de son nez l'espace de quelques scènes ne suffit pas à transformer la stupeur morbide en beauté morbide.

    Et c'est là toute l'essence même de l'équilibriste Park Chan-wook et de sa filmographie. Un univers glacial qui vire au génie, ou un univers glacial qui vire au grotesque. Le spectateur en est le seul juge, et l'interprétation qu'il se fera de ses différents métrages. Ici, et malgré des idées fortes et folles, la marginalité paraît au fil du temps bien fade, voire piteuse. La qualité est là mais le rythme est absent. Dommage.
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    Passengers (2016)

    1 h 56 min. Sortie : . Aventure, drame, romance et science-fiction.

    Film de Morten Tyldum avec Jennifer Lawrence, Chris Pratt, Michael Sheen

    Ce film est génial parce qu'il arrive bien trop tard, ou trop tôt, ou en fait peut-être qu'il n'aurait jamais dû arriver. Parce qu'à ce compte là des Passengers, on peut en faire vingt par an c'est pas un souci. J'ai pas pu m'empêcher de penser à Titanic, à Shining, à Mother! et sa relecture de la bible, à plein de choses en fait. Mais tout le temps. Je ne pensais pas à l'histoire, je pensais à toutes les autres histoires déjà racontées avant ou après Passengers. L'espace est bien retranscrit pourtant. On se sent vraiment tout seul dans l'univers, on ressent vraiment la misère de la solitude. Non je plaisante, on ne la ressent absolument pas. Et pour cause, Morpheus arrive comme un cheveux sur la soupe. Il y aurait pu y avoir dix, quinze, cent nouveaux arrivants, ça ne m'aurait pas étonné. Car on n'y croit pas. On ne croit pas à cette histoire d'amour, on ne croit pas à cette solitude, on ne croit pas à Jennifer Lawrence. Jennifer Lawrence tu ne sais même pas qui tu es dans ce film. On ne sait pas. Tu es Katniss ou tu es un autre rôle dans ta carrière on ne sait pas.

    Non mais sincèrement ? Tu me dis c'est un spin-off de Hunger Games avec Katniss, moi je te dis ok. A un moment donné il va quand même falloir se l'avouer, et je sais que c'est compliqué parce qu'elle est très jolie et plein de bonnes intentions, Jennifer Lawrence n'incarne pas toujours le même rôle, non. Elle joue toujours le même rôle. La femme fragile qui se révèle être forte et c'est une battante qui se relève. Elle paraît toujours glaciale mais en fait c'est une femme pleine de sensibilité et... oh, putain. Mais c'est pas possible.

    Mais pourquoi je mets 6 à ce film de carton pâte ? Pourquoi quand on pense à Interstellar ? Interstellar, tu en sors, tu as l'impression que les personnages sont des membres de ta famille et que tu as passé une vie entière à les étudier. Littéralement et pas littéralement. Là j'ai vu un épisode de Black Mirror et encore, pas le meilleur de la saison. Mais je sais pas. J'ai l'impression que je vais m'en souvenir, de Passengers. Bon je m'en souviens surtout parce que je l'ai vu il y a 10 minutes on ne va pas se mentir, mais je ne sais pas. On se sent bien. Il y a un truc. Ca attise la curiosité. C'est bonne ambiance.

    Il y aura, je pense, toujours ce petit pincement au coeur quand quelqu'un me demandera si j'ai vu ce film. Je lui répondrai que oui, en repensant à certaines scènes, que c'était pas fameux mais que j'ai passé un bon moment.
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    Rogue One : A Star Wars Story (2016)

    2 h 13 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Gareth Edwards avec Felicity Jones, Diego Luna, Ben Mendelsohn

    01/18

    J'ai vraiment beaucoup aimé la dernière heure. Je trouve qu'il y a une vraie force dans ce spin off, outre la meilleure actrice de tous les temps, de tous les âges et de toutes les galaxies, Felicity Jones, c'est le fait de vouloir (un peu) se défaire de ce que l'on connait de Star Wars. Evidemment, c'est bourré de références et de clins d'oeil, mais le fait d'enlever les jedis, la force, ça ne donne justement que plus de pouvoir à l'apparition de ceux que l'on connait déjà. Un Dark Vador qui utilise son sabre laser à la fin, c'est juste exceptionnel, et ce qui n'aurait pu être qu'un gigantesque dépotoir fan service devient un vrai film et un film à part entière.

    Et pourtant, c'est compliqué. Car même moi qui ne suis pas fan, je crois que ce sera le lot de tous les univers de saga au monde, si ce n'est Mad Max : on ne peut pas surpasser les premiers films. C'est quasiment automatique. Alors il faut s'en défaire, jusqu'à créer des films qui ont leur propre adn - et c'est véritablement compliqué. Ici, l'absence de rythme côtoie des scènes à l'action effrénée, les personnages caricaturaux se mêlent à un désir quasi didactique de supprimer la frontière bien/mal. Beaucoup de paradoxe dans ce film, qui en font une oeuvre à la fois brouillonne et à la fois réussie. Je doute que quiconque préfère Rogue One aux premiers Star Wars, mais cela ne fait aucun doute que Rogue One a les capacités de ravir n'importe quelle personne, néophyte ou non.

    Les décors sont superbes, les acteurs plutôt bons. Rogue One met beaucoup de temps à démarrer et n'offre pas toujours des personnages attachants, mais c'est un film honnête, et bon, qui allie à la fois gros budget et désir d'authenticité.
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    Harry Potter et les Reliques de la Mort : 1ère partie (2010)

    Harry Potter and the Deathly Hallows : Part 1

    2 h 26 min. Sortie : . Action et fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    01/18

    "J'ai lu dans ton cœur Harry Potter, et ton coeur est MIEN."
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    Harry Potter et les Reliques de la Mort : 2ème partie (2011)

    Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2

    2 h 10 min. Sortie : . Fantastique.

    Film de David Yates avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint

    01/18

    "Vous l’avez élevé comme un porc destiné à l'abattoir."

    Always.
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    Nocturama (2016)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Bertrand Bonello avec Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers, Hamza Meziani

    01/18

    La première heure était géniale. On ne sait pas qui ils sont, où ils vont, ils préparent quelque chose. Ils sont dans le métro, ils ont un but précis mais le spectateur ne sait rien, il suppose. Est-ce que ces jeunes savent, eux-mêmes, ce qu'ils sont en train de faire ?

    La grande réussite de ce film, c'est qu'à la fin, nous avons nous aussi envie de renverser le système. A la Fight Club, à la Mr Robot, nous avons envie de faire exploser des choses, de partir la nuit et de taguer les devantures de boulangeries en inscrivant "Fuck le capitalisme, fuck les baguettes trop cuites, fuck le monde" tout simplement. Parfois il m'arrive d'écrire, et si un jour j'arrive à écrire un livre, j'aimerais qu'il porte lui aussi ce thème à bout de bras : la jeunesse paumée, qui ne sait pas où elle va, mais qui saute dedans sans même un regard. Une jeunesse frustrée. Adèle Haenel résume très bien le propos : ça devait arriver. Mais qu'est-ce qui devait arriver, au juste ? C'est la meilleure réplique du film car au final, on ne sait pas. Mais ça devait arriver. Evidemment, Bertrand Bonello fantasme un peu cette jeunesse multi-culturelle qui fait un grand coup, qui veut se faire entendre, et qui passe sa nuit dans un grand magasin bourré de grandes marques en profitant de chaque instant. Le sous-propos est intéressant. Ils sont esclaves du système. Nocturama est la métaphore de la célèbre phrase de 1984 : La liberté, c'est l'esclavage. Parce que finalement, ces jeunes s'affranchissent et prennent ce qu'ils ne pouvaient pas avoir, et méprisent en quelque sorte. L'espace d'une nuit, ils deviennent calife à la place du calife.

    Mais c'est le sous-propos qui est intéressant. Car le propos, on n'en sait rien. On ne sait rien de ce propos car Bertrand Bonello ne sait pas où il va, ni ce qu'il fait. Il flirte avec la ligne rouge de l'artificiel, et parfois mord la ligne. Certes, c'est intéressant de ne créer aucun background, car par cette masse on sous-entend une jeunesse, une parole claire, un cri du cœur et pas l'acte de personnalités diverses et distinctes. Mais cette parole délivrée est gâchée par un manque de profondeur flagrant qui survient dans la dernière heure du film. Il ne suffit pas de balancer des doutes ou des regrets pour amplifier ce qui semble déjà être du vide. Au final, on se dit : C'est tout ?

    A aucun moment on ne peut tuer comme les policiers le font à la fin.
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    Frozen (2010)

    1 h 33 min. Sortie : . Aventure, drame, sport et thriller.

    Film de Adam Green (I) avec Emma Bell, Shawn Ashmore, Kevin Zegers

    01/18

    Trois jeunes se retrouvent coincés sur un télésiège la nuit, à une hauteur suffisamment importante pour ne pas pouvoir sauter sans que des os sortent de tes genoux en retombant. Ce n'est pas tant le froid qui peut gêner dans ces situations, un bonnet, des gants ou pas peu importe, c'est surtout les loups. Car les loups mangent les hommes, grâce à ce film on en a la certitude, alors que les attaques de loups restent encore un grand débat aujourd'hui. Merci de le confirmer c'est un très bon travail de recherche et de mise en pratique. Ce film dénonce clairement les trop nombreux loups qui sont là nuit et jour dans les stations de ski. Si vous êtes coincés sur un télésiège avec des loups "carnivores" comme j'ai pu lire dans une autre critique qui vous attendent en bas, n'accrochez pas des vêtements au télésiège, ne faites aucune chaîne humaine, attendez plutôt deux ou trois jours que le télésiège se casse. C'est fragile ces choses-là, après tout que représente la vie d'un skieur ? Si vous arrivez quand même à vous extirper de cette douloureuse situation, où chaque véhicule qui passe possède des vitres qui n'offrent une visibilité que de l'extérieur (c'est nouveau), pense à dévaler la pente qui vous sépare de (rien, c'est une station de ski sans bâtiments) l'arrivée sur le ventre, c'est quand même beaucoup plus sympa que d'utiliser ses pieds.

    Je n'ai rien contre les incohérences, elles sont le lot de tous les films. D'un Interstellar jusqu'à un Saw, il y en aura toujours et il ne faut pas crier au loup (:)) à chaque fois. On y est habitués. Le problème, c'est quand cela te fait sortir du film. Parce qu'il n'y a pas plus immersif qu'un film où les personnages sont en très mauvaise posture. C'est un déclic qui fait sortir du film, et petit à petit, on réalise toutes les grosses ficelles derrière. La photographie est quelconque, les paysages quelconques, et le jeu des acteurs proche du néant.
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    Love Hunters (2017)

    Hounds of Love

    1 h 48 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Ben Young avec Ashleigh Cummings, Emma Booth, Stephen Curry

    01/18

    Ben Young dit aimer les meurtrières et les femmes criminelles, ça se voit tant on sent que le film donne beaucoup plus d'importance à la femme de ce gros taré plutôt qu'à la victime. J'ai rarement vu un film de séquestration qui prend autant soin de définir la psychologie des ravisseurs et c'est quelque chose de bien. L'homme en véritable tyran (alors qu'il se fait tyranniser par d'autres) avec sa femme, la femme qui donnerait tout pour ses enfants et qui se retrouve dans une spirale infernale (sa psycho est beaucoup plus complexe que ça, elle n'est évidemment pas une "bonne" personne, très, très loin de là). Il y a aussi un vrai travail sur l'esthétique, même si le réalisateur se cherche encore. Je pense qu'il est prometteur.

    Maintenant, il y a trop peu d'empathie dans ce film. On regrette ce qui arrive à la jeune fille et on éprouve de l'empathie parce que telle personne est en train de vivre telle situation, mais pas pour ce qu'elle est elle. Et évidemment aucune empathie pour les tueurs. La musique n'apporte rien, et le rythme est trop instable pour en faire un vrai film à suspense. La police laxiste (ça commence à être lourd) ne sert à rien, on est dans le cliché total du : ne vous inquiétez pas m'dame, elle a fugué comme tous les enfants. Et la scène de fin est ridicule au possible.

    Du bon, du mauvais, mais au final une oeuvre intéressante et porteuse de bonnes choses pour la suite de sa carrière.
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    Buried (2010)

    1 h 35 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Rodrigo Cortés avec Ryan Reynolds, José Luis García Pérez, Robert Paterson

    01/18

    On ne peut que saluer l'idée de base du film et a prouesse, à tous les niveaux, de captiver (plus ou moins le spectateur) pendant une heure trente dans un huis clos absolument total. C'est un coup audacieux et génial du réalisateur, et c'est pour cette raison je pense que ce film restera longtemps dans les mémoires.

    Outre cette volonté qu'il faut souligner, le reste est un ramassis d'invraisemblances, d'incohérences et de situations illogiques dont on ne peut se dépêtrer. Quand la mise en scène est si minimaliste, et quand l'attention du spectateur ne réside que sur le sort du personnage que l'on regarde pendant une heure trente, la cohérence est fondamentale, auquel cas on ne peut ni s'identifier, ni être touché. Comment croire que des "terroristes" (avec de gros guillemets) puissent penser qu'enterrer quelqu'un vivant et lui laisser quelques heures seulement favorise encore plus une rançon qu'une prise d'otage ? Comment capter sous la terre ? Pourquoi pas de GPS ? Comment envoyer une vidéo en trois secondes (sans expression) depuis un cercueil ? Un serpent dans un cercueil percé ? Un employeur qui appelle en te bashant pendant cinq minutes avec un licenciement sans assurance à la clé ? Le film aurait gagné, attention spoilers, à ne pas tout miser sur ce portable et à nous offrir un twist, à savoir le localiser dans un trou paumé aux USA plutôt qu'en Irak. Ca aurait changé la donne.

    Alors certes, on comprend les différents niveaux de lecture. La critique des services bien trop lents et déshumanisants, quelques propos contre l'armée américaine (c'est toujours plus intéressant que Clint Eastwood) en nous rappelant qu'il y n'y a pas de gentils et de méchants (d'ailleurs paie tes morales à deux balles), et dans l'absolu une certaine volonté de démonter les failles d'un système très friable. Mais il ne se passe rien. Absolument rien. Et la fin est d'une lourdeur stratosphérique. Je suis le genre de personne qui n'a jamais percuté pour Usual Suspects, Fight Club, Shutter Island. Pourtant cette fin, mais mon dieu c'est un tour de passe-passe interdit par Arthur dans Diversion.

    Déception.
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    Le Cercle - Rings (2017)

    Rings

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de F. Javier Gutiérrez avec Matilda Anna Ingrid Lutz, Vincent D'Onofrio, Alex Roe

    01/17

    On ne pourrait même pas prendre plaisir à le critiquer car je ne sais pas, on s'en fout quoi. "C'est de la merde" semble être la seule chose que l'on peut se dire au générique.

    Ah si, Matilda Anna Ingrid Lutz, l'actrice principale, enfin actrice la fille castée pour ce film, est le sosie du pauvre de Emilia Clarke. Et l'acteur principal (toujours avec ce droit de réserve sur le mot acteur) est apparemment le sosie officiel d'une betterave.
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    À propos d'Elly (2009)

    Darbareye Elly

    1 h 56 min. Sortie : . Drame.

    Film de Asghar Farhadi avec Golshifteh Farahani, Shahab Hosseini, Taraneh Alidousti

    01/18

    J'avoue être resté un peu en dehors, pourtant j'avais beaucoup aimé Une Séparation. C'est d'ailleurs un thème qui revient ici. Si la première heure m'a ennuyé, la deuxième fut beaucoup plus haletante et intéressante.
    J'avoue aussi que j'ai 36 annotations à faire et que j'ai un peu oublié toute la partie technique du film. Là tu me dis c'est un muet, je te dis oui, peut-être, je sais plus.
    Bon mais sans plus, je ne partage pas la hype autour de ce film.
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    Wolf Creek (2005)

    1 h 39 min. Sortie : janvier 2005. Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Greg McLean avec John Jarratt, Cassandra Magrath, Kestie Morassi

    01/18

    Si les victimes ne sont pas attachantes, et la construction du scénario très étrange (des personnages apparaissent puis disparaissent), le rythme, l'atmosphère et surtout le grand méchant de cette saga font de Wolf Creek un film d'horreur dont on se souvient. Le célèbre Mick Taylor crève l'écran, et nous fait presque oublier les nombreuses lacunes qui viennent gâcher le film.
    Son rire est mythique.
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    Wolf Creek 2 (2014)

    1 h 46 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Greg McLean avec John Jarratt, Ryan Corr, Shannon Ashlyn

    02/18

    Bien meilleur que le précédent, ce Wolf Creek 2 s'inscrit dans la lignée du premier et voit son personnage principal beaucoup plus travaillé et riche. La scène du "chaque mauvaise réponse, tu perds un doigt" est géniale, pas tant par le concept que par la psychologie du méchant. On le voit perdre patience, son patriotisme est plus présent que jamais, c'est un vrai duel qui s'installe entre les deux.

    Dans une atmosphère irrespirable, et une fatalité qui s'émane de chaque plan où Mick Taylor apparaît, Wolf Creek 2 est une très bonne suite et un bon film d'épouvante, qui mêle avec brio tension et horreur. Le réalisateur semble l'avoir très bien compris, les meilleurs moments sont ceux lorsque Mick parle à ses victimes, et entretient une relation ambigue, avant de les détruire sans aucun état d'âme. Le chasseur, le gibier et l'Australie.
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    Jigsaw (2017)

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Michael Spierig et Peter Spierig avec Matt Passmore, Callum Keith Rennie, Clé Bennett

    01/18

    Jigsaw n'est pas mort car Jigsaw n'est pas quelqu'un, c'est un symbole, c'est Anonymous, il est Légion. C'est vraiment la seule franchise au monde qui peut se permettre des retournements de situation sans aucune cohérence. Si Saw était une série, il y aurait des twists toutes les deux minutes. Tous les épisodes seraient des Saison 3 épisode 9.

    C'est sûrement le policier. Mais en fait c'était son chien qui était derrière tout ça. Mince, le chien retire son masque. C'était en fait le jardinier qui avait mis le masque de son chien. Le jardinier pensait être le tueur mais il se faisait mentaliser par un prestidigitateur. Mais c'est un hologramme, en fait il s'agit d'une comptable dans le 92. Mais on a hacké son PC, ce n'était pas vraiment elle mais un groupuscule établi au Pakistan. Mais ce sont de fausses cartes d'identité qu'ils avaient, en réalité Jigsaw est un jeune belge établi au Nicaragua. Twist, c'était son chat qui était lui-même chez sa mère qui commanditait tout ça parce qu'elle était la belle-soeur du cousin du beau-frère de Jigsaw.

    C'est ça, Saw. Et c'est de plus en plus ridicule.
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    Ken Park (2003)

    1 h 36 min. Sortie : . Drame.

    Film de Larry Clark et Edward Lachman avec Adam Chubbuck, James Bullard, Seth Gray

    02/18

    Un film sans queue ni tête. Ou peut-être que si, justement.
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    Moon (2009)

    1 h 37 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Duncan Jones avec Sam Rockwell, Kevin Spacey, Dominique McElligott

    01/18

    Le film m'a laissé de marbre, peu touché par les thématiques et peu enthousiasmé par l'ambiance globale du métrage. De très bonnes idées, un visuel parfois saisissant, mais un ennui profond que l'on ne contrôle pas.
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    Life : Origine inconnue (2017)

    Life

    1 h 44 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de Daniel Espinosa avec Jake Gyllenhaal, Rebecca Ferguson, Ryan Reynolds

    02/18

    Certes, il ne faut pas avoir la meilleure culture cinéma de l'histoire pour faire le rapprochement avec Alien durant le visionnage ; on n'y coupe pas. Une entité extraterrestre qui se déplacer à bord d'un vaisseau et qui tue tout le monde, ça a tendance à marquer les esprits. Mais, même si j'ai deviné la fin (car je venais de voir Buried avant, et je suis rôdé à ce genre de scènes couplées), Life offre une tension extraordinaire et croissante. On ne s'ennuie jamais, et on s'émerveille comme eux de ce Calvin, avant d'en avoir peur. Les rendus sont magnifiques, les questions abordées pertinentes et illimitées, et les acteurs très bons. Ils n'ont pas assez de background pour en faire des symboles d'empathie, mais ils sont assez intéressants pour nous captiver et rendre réel ce qui leur arrive.

    Si la forme reste sommaire et classique, Life est un très bon thriller spatial pas exempt de reproches mais diaboliquement efficace. Un très bon moment dans l'espace, et des frissons.
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    Aliens : Le Retour (1986)

    Aliens

    2 h 17 min. Sortie : . Action, science-fiction et Épouvante-horreur.

    Film de James Cameron avec Sigourney Weaver, Carrie Henn, Michael Biehn

    02/18

    Pas convaincu par cet Alien qui semble crouler sous les éloges du côté de mes éclaireurs. James Cameron à la baguette, le propos manque de finesse, la tension horrifique est très mal maîtrisée et on se retrouve avec un film d'action SF, qui en plus de cela commence à dater. Quid de la célèbre punchline "Dans l'espace, personne ne vous entend crier" ? Dans Aliens : Le Retour, les scènes d'action se multiplient, et l'alien qui avait tant joué avec nos nerfs se retrouve totalement démystifié, ce qui était d'ailleurs aussi le principal défaut de Covenant.

    Cameron aime pourtant ces grandes épopées titanesques, où le monde et la forme prennent presque le pas sur ce qu'il souhaite raconter tant ses environnements sont vastes. Ici, il dénature ce qu'aurait dû être Alien, et en fait quelque chose de banal, de puritain. La relation mère-fille, bien qu'intéressante dans l'idée, est ridicule car la psychologie des personnages est totalement zappée au profit d'un film semi grand public. Les symboles tombent, et le soufflé aussi.
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    The Chaser (2008)

    Chugyeogja

    2 h 03 min. Sortie : . Thriller et policier.

    Film de Na Hong-jin avec Kim Yun-Seok, Ha Jung-Woo, Seo Young-Hee

    02/18

    Premiers pas dans l'univers du sud coréen Na Hong-Jin, et quels pas ! The Chaser est un thriller (très) noir où la technique est en parfaite harmonie avec le propos. Les couleurs sont sombres, malgré des nuances multiples, la tension est permanente et emprisonne aussi bien le spectateur que le personnage principal dans une course effrénée contre la montre, où l'instinct fait loi. Il semble y avoir dans le cinéma de Na Hong-Jin une prédominance pour la solitude, pas comme état de fait mais comme transition vers des actes où la morale est sans cesse remise en question. Les personnages se retrouvent embourbés dans des situations qu'ils ne maîtrisent plus du tout, sorte de Pusher machiavélique à la sauce Prisoners. On retrouve les codes techniques et les thématiques des thrillers sud-coréens, dans une atmosphère irrespirable et intenable.

    The Chaser est une réussite remarquable, portée par des acteurs de haut vol.
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    The Murderer (2010)

    Hwanghae

    2 h 20 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Na Hong-jin avec Ha Jung-Woo, Kim Yun-Seok, Cho Seong-Ha

    02/18

    Un peu moins emballé par ce deuxième Na Hong-Jin, la faute à une histoire moins linéaire et une vitesse de frappe beaucoup plus importante, donc imposante, qui peut nous perdre en chemin. Ceci étant dit, l'ambiance est toujours aussi noire, et la tension encore plus importante que dans The Chaser. La musique est exceptionnelle et colle très bien aux courses poursuites effrénées à travers les rues de la ville ; la bande son est gérée au millimètre.

    La force de ce réalisateur réside dans ce monde en mouvement, à l'engrenage démesuré, où tous les actes ont des conséquences, où la liberté n'a pas de prix, et ne sera jamais une récompense. La force de ce réalisateur, c'est de montrer sur ses affiches quel est son cinéma et dans quoi il veut vous embarquer.
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    The Strangers (2016)

    Goksung

    2 h 36 min. Sortie : . Thriller, drame, Épouvante-horreur et fantastique.

    Film de Na Hong-jin avec Kwak Do-Won, Hwang Jung-Min, Jun Kunimura

    Séances de cinéma (1 salle)
    02/18

    Ultime tournée chez le très talentueux Na Hong-jin, pour ce qui semble être son oeuvre la plus complète par rapport à ses thèmes favoris. Bien sûr, un taux d'hémoglobine que notre cher (et courageux) Tarantino n'aurait pas renié, mais surtout un cinéma des regards. Car si les regards, dans ses deux précédents films, étaient fuyants, isolés, à bout de souffle, ils sont ici le prolongement d'une chose fondamentale de son cinéma : l'âme. Dans The Strangers (quel type génial, de donner des titres et des affiches si directs), on se regarde avec une énorme frontière, une énorme distance, on essaie de déchiffrer l'autre à travers de longs moments suspendus dans le temps. On essaie de comprendre, de croire, de convaincre, on essaie de briser la barrière de l'inconnu, de l'étranger. Comme cette confrontation à la fin, où le héros ne se réfère quasiment qu'au visage énigmatique et à ses paroles qui le sont tout autant de la femme pour savoir si il peut/doit sauver sa fille ou non. Pour moi, Na Hong-jin est le cinéaste du regard et de l'isolement.

    Si ce thriller horrifique est si particulier, c'est aussi parce qu'il parle du couple et de l'éducation, à la fois celle du père et celle de la mère. Par le prisme de la possession et des esprits, le cinéaste cristallise dans cette petite fille toutes les frustrations, désillusions et actes manqués des parents. En ce sens, je trouve ce The Strangers plus riche que ses autres films, et plus posé aussi. Qu'est-ce qui fait de nous un Homme ? Qu'est-ce que la rédemption, le courage, la vertu ? Tant de valeurs très fortes au réalisateur, parfaitement questionnées ici.
    (Ceci dit, c'est aussi le cinéaste des fins ouvertes, et moi qui clame le fait que le spectateur ne doit pas se sentir prisonnier d'un récit, quelle frustration parfois !)
  • Bande-annonce

    A United Kingdom (2017)

    1 h 45 min. Sortie : . Biopic, drame et romance.

    Film de Amma Asante avec Rosamund Pike, David Oyelowo, Tom Felton

    02/18

    Adaptation d'un roman, adapté de faits réels, le film raconte l'histoire d'un Roi héritier noir et d'une secrétaire-dactylo britannique qui tombent amoureux, qui se marient et qui vont devoir affronter le racisme, mais aussi les intérêts économiques de leurs pays pour être acceptés.

    A United Kingdom est très beau, car son esthétique est léchée et sa photographie superbe. Quelques plans sont un vrai régal pour les yeux tant ils semblent sortis d'une peinture. J'ai vu le film pour Rosamund Pike, car en plus d'être une actrice très belle, c'est une femme pétrie de talent que je suis un peu partout, pour le meilleur et pour le pire. Les acteurs jouent bien, l'histoire est émouvante, et relate des faits en grossissant les traits. C'est d'ailleurs le principal défaut de ce film, et c'est toujours très difficile de concilier vérité historique et drame : A United Kingdom est gentillet. Et si il l'est, ce n'est pas tant pour son histoire, mais surtout pour le choix de réalisation qui impose d'aller extrêmement vite et de ne pas nous laisser le temps de s'impliquer. Émotionnellement, nous le sommes car tout est mis en oeuvre pour que nous adorions ce couple, mais historiquement nous ne le sommes jamais. On ne voit pas le temps passer, certes, mais au final cette fresque est épousée en quelques coups de pinceaux. A United Kingdom n'est pas assez exigeant pour être un excellent film, et encore moins un excellent biopic, mais c'est une histoire d'amour passionnelle et pleine d'enchantement.
  • La Chambre du fils (2007)

    La Habitación del niño

    1 h 20 min. Sortie : 2007. Épouvante-Horreur.

    Téléfilm de Àlex de la Iglesia avec Maria Asquerino, Antonio Dechent, Terele Pavez

    02/18

    Petite anecdote pas piquée des hannetons, mais j'ai lancé le film et je l'ai regardé pendant vingt minutes. C'est pas nécessairement une anecdote de qualité, mais la suite est un peu mieux. C'était un psychologue, un film à l'ambiance très étrange pour un film d'horreur. Je me dis, c'est quand même hyper long à démarrer, d'après le synopsis il y a quand même un gosse possédé par le sheitan ou c'est comment. Je décide de regarder le site de str, de, le dvd, du site, le dvd du site, et là je me rends compte que c'est l'autre Chambre du fils. L'autre film. Donc voilà quoi. Non mais dit comme ça, c'est nul, mais c'est chiant. D'autant plus que j'ai été obligé de retourner à la médiathèque reprendre le bon film du coup. La médiathèque de ma ville est entièrement numérique, elle s'appelle voirfilms, je trouve que ma ville a de très bonnes initiatives.

    C'est dommage de vouloir être drôle car ce film mériterait une annotation vraiment intéressante. Pour ceux qui aiment les films d'horreur, je le conseille très volontiers. J'en suis un grand amateur, et ça faisait un bout de temps que je n'avais pas eu de tels coups de flippe. Alors évidemment, vous devez vous mettre en condition. Dans le noir, dans le silence, et impliqué dedans, sinon c'est pas la peine. La Chambre du fils part d'une histoire banale, des parents, un bébé, un écoute-bébé. Comment vous donner envie à partir de là ?

    Ce film part dans du Shining. Il lui fait d'ailleurs un clin d'oeil mémorable avec un plan identique, qui vous fera sourire. C'est pas assez pour vous ? Vous ne trouvez pas que ce soit assez, même si je vous dis que c'est bien réalisé, et que ça fiche la frousse ? Le film part ensuite dans du Insidious. Allez, vous êtes conquis. Un peu de Conjuring aussi.

    Un simili Shining-Insidious-Conjuring, bien noté sur senscritique, et qui fait peur, vous êtes intrigués je le sais. Alors vous aussi, empruntez-le à la médiathèque de ma ville et faites-vous plaisir.
  • Bande-annonce

    Phantom Thread (2018)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville

    02/18

    Il y a de l'art de partout dans ce film. Celui du personnage principal, qui vit à travers son art, même dans son amour pour l'héroïne. Celui du metteur en scène, qui fait un vrai grand film de cinéaste brillant. Et celui de la technique, où chaque plan, chaque bruissement, chaque son est intimement lié à la puissance du connu et de l'inconnu. Car c'est ce dont il est question sans cesse dans Phantom Thread, mélanger ce qui nous est acquis et ce qui nous est inconnu pour former un monde de certitudes et d'incertitudes, où les frontières sont frêles et l'apprentissage volcanique. Elle va lui tenir tête tout au long du film, et s'imprimer petit à petit partout en lui, comme une robe céleste qui voilerait son savoir. Elle va le revêtir, petit à petit, de tout son être, et lui coller à la peau comme, lui aussi, aide les femmes à ne faire qu'une avec les robes. Il va s'en plaindre, puis abdiquer, car l'amour n'est plus un poison lorsque le cœur vénéneux de l'autre devient l'antidote.

    Il y a une fascination excessive dans ce film. Parce qu'elle est sa muse, et qu'elle est différente, parce qu'elle ne connait rien mais veut tout savoir, parce qu'elle est plus résistante que les autres. Parce qu'elle dit oui quand il dit non. Parce qu'il est son Pygmalion, un être entièrement dévoué à son art, qu'elle admire autant qu'elle fantasme, parce qu'il pourrait habiller une, dix, cent, un million de femmes, ses yeux seront ceux d'un artiste, mais pas pour elle. Ils transperceront ses robes et verront la femme qu'elle est. Cette fascination n'a rien de celle de Nothomb ou de Refn, elle est dense, directe, transcendante, elle est de celles qui réveillent l'âme d'un regard. Elle peut s'avérer malsaine, mais jamais sans leur propre accord. Elle est vraie.

    Un PTA est reconnaissable à sa musique forte, saisissante et parfois en décalage avec les scènes, ce qui donne un effet curieux et un peu désuet à certaines situations. Il est intéressant de remarquer que ce film est une ode à la création, la passion, l'esprit, donc au silence, parce qu'on laisse les corps et les cœurs s'exprimer. Et dans ces silences bénis, cette musique, souvent présente, comme pour symboliser le rythme de leur mélodie intérieure.

    Je tiens à signaler l'excellente (dernière) prestation de DDL, qui est un modèle et dont tous les acteurs devraient s'inspirer. La subtilité à l'état pur. Mais surtout, un immense bravo à Vicky Krieps (dont j'ai vu deux films mais que je ne connaissais pas), qui réali
  • Bande-annonce

    The Cloverfield Paradox (2018)

    1 h 42 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de Julius Onah avec Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl

    02/18

    Je comprends les mauvaises notes. Mais le dernier plan est génial ! Pourtant, je devrais détester, car en y réfléchissant une seconde, c'est du foutage de gueule. C'est exactement comme la fin de 10 Cloverfield Lane, mais moi j'adore. Mais c'est honteux. Par exemple.

    Spoiler Mommy. Vous regardez Mommy. Ils vivent leur vie, leurs angoisses, les doutes de la mère. Elle l'emmène à l'hôpital, c'est extrêmement triste. C'est Mommy. Lui il est piégé dedans. Il appelle sa mère, ça pleure, bref, ça court vers la fenêtre sur Born to Die. Et là. Là les amis, il ouvre la fenêtre, et dehors il y a un énorme monstre qui le regarde droit dans les yeux. Et là : CLOVERFIELD 4.

    Non parce que, j'ai beau trouver ça tellement, tellement stylé, c'est devenu ça Cloverfield. Tu fais un Titanic, un Robin des bois, un je sais pas quoi, puis le dernier plan tu fous une invasion extraterrestre wtf. C'est énorme. Sinon, le film en lui-même est très haletant. Il n'est pas très exigeant, la caution scientifique est autant absente que dans Lucy, mais on ne s'ennuie pas. Il y a à boire et à manger, et malgré des personnages trop peu travaillés et une nécessité patriotique très étrange, on se prend au jeu et on adhère, un peu. Ce film ne fera pas date, mais rien que pour le coup de com et la volonté de sortir un concept plutôt original (les puristes me sortiront tous les films avec une double Terre, merci j'ai vu Another Earth), j'ai passé un bon moment devant.
  • Bande-annonce

    Silent Hill (2006)

    2 h 05 min. Sortie : . Fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Christophe Gans avec Chris Britton, Radha Mitchell, Sean Bean

    02/18

    Je n'ai jamais joué aux jeux, et je pense que ça joue forcément sur mon ressenti, car je ne m'y retrouve pas. C'est très personnel. Ce film est d'un ennui mortel, et pire encore, il n'est pas sans idées. On sent que ce n'est pas un mauvais film, et qu'il y a tout un monde derrière. Mais c'est trop, ou pas assez. Le soufflé retombe vite, on assiste scène après scène à une surenchère de fantastique, à une surenchère d'effets spéciaux, et ça lasse. En horreur, il y a pour moi une règle fondamentale : la rareté fait la valeur. Ici, rien n'est rare, tout est factice et matraqué.
  • Bande-annonce

    Moi, Tonya (2018)

    I, Tonya

    2 h. Sortie : . Biopic, drame et sport.

    Film de Craig Gillespie avec Margot Robbie, Sebastian Stan, Allison Janney

    02/18

    Parmi ce flot d'éloges dithyrambiques sur ce film, je me sens un peu comme un patineur hors de la glace. Ce biopic alterne entre un ton très léger et un ton tragi-comique, qui peut porter préjudice lorsqu'il s'agit de parler des violences conjugales ou des scènes résolument très fortes, car le réalisateur ne semble jamais cohérent entre son propos et sa mise en scène. Ainsi, on dédramatise à foison des sujets qui auraient dû être un minimum pris au sérieux et on loupe le coche pour de vrais moments d'émotion, au détriment d'un humour certes fin mais pas constructif. Le film se perd dans des dialogues un peu gauches et faussement subversifs, et si la reconstitution des faits semble corroborer avec la vraie histoire des protagonistes, il en reste un film flou, ennuyeux parfois et dont l'aspect biopic ne tient que par la force de frappe des personnages, hauts en couleur et diaboliques.

    Un film qui aurait mérité un traitement bien plus important et pertinent tant les thèmes abordés sont intéressants voire essentiels. On en ressort comme avec Joy, avec cette impression de ne pas savoir ce que le réalisateur a voulu nous dire, et chose plus problématique encore, un arrière-gout de désintérêt. Margot Robbie réalise une honnête prestation, sans fioritures, sans exceller non plus.