Errances cinématographique 2015 d'un chinois pas comme les autres

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130 films

par Confucius

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    Man of Tai Chi (2013)

    1 h 45 min. Sortie : . Action, drame et arts martiaux.

    Film de Keanu Reeves avec Tiger Hu Chen, Keanu Reeves, Karen Mok

    1er janvier

    Piètre acteur au charisme de poulpe (et ce n'est pas son compère à l'écran qui va relever le niveau), j'avais bien peur avant de voir ce film, et finalement je me dis qu'il est aussi bon derrière la caméra que devant. C'est bien, il est régulier au moins.

    Sinon, je ne vois pas trop ce qu'il y a sauver dans ce long métrage, alors oui le scénario est risible et famélique, la réalisation d'une grande banalité, le thème en fond expédié et mal narré, mais ça c'était attendu, pour le reste, les combats sont je trouve mous du genoux, pas le moins du monde intéressants car mal chorégrafiés, ce qui est un peu embêtant pour un film de ce genre ...
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    Quand vient la nuit (2014)

    The Drop

    1 h 47 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michael R. Roskam avec Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini

    1er janvier

    Que retenir du dernier poulain du réalisateur du très bon Bullhead ?
    Du bon et du moins bon.
    Tout d'abord, les acteurs principaux, Tom Hardy dans un rôle à contre courant et surprenant pour lieu en gangster-barman introverti voire autiste, la masse belge Matthias Schoenaerts petite frappe quelque peu déséquilibrée voulant se faire voir plus grand qu'il n'est ou encore Gandolfino pour son dernier rôle au cinéma en vieux loup de mer qui finit par se mordre la queue de son toupet en imposent et se montrent au rendez vous, incarnant parfaitement leurs personnages d'anti-héros. Roskam démontrant encore une fois ses talents dans la direction d'acteur.

    L'aspect visuel fait aussi partie des choses à retenir du film, la photographie, froide, est de bonne qualité mais aussi la réalisation vaut aussi le détour, se fait discrète mais propre et travaillée, le tout servant plutôt bien l'ambiance mélancolique et le rythme lancinant du film, aux antipodes de ce qu'on a dans la plupart des films du genre.

    Après, en dehors de ces éléments, ça se gâte un petit peu... le scénario en lui même, une histoire d'en bas, fait de jeux de circonstances, n'a rien de bouleversant et aurait pu être bien plus plaisant avec un petit peu plus d'épaisseur et d'écriture. Ça reste simple, voire simpliste et certains éléments pivots du scénario peuvent se voir plus ou moins rapidement anticipés tant les ficelles sont parfois grosses et à cause d'un final sans doute trop abrupte.
    L'habit ne fait pas le moine. Et malheureusement, ce n'est pas nouveau ...
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    My Sweet Pepper Land (2014)

    1 h 25 min. Sortie : . Drame.

    Film de Hiner Saleem avec Golshifteh Farahani, Korkmaz Arslan, Véronique Wüthrich

    Fuck mon avis (assez détaillé) n'a pas été enregistré
  • La face cachée du chocolat (2011)

    43 min. Sortie : .

    Film de Miki Misrati

    7 janvier

    Hum le dessous du chocolat, des industriels aux dents longues qui ferment les yeux sur le travail des enfants, connus de tous dans le coin à ce qu'on voit, contrairement aux dires et engagements des dites firmes (incroyable non ? On s'en serait pas douté?) et profitant de la duplicité du monde politique. Hé oh Je fais un boulot dangereux regardez un journaliste canadien à disparu en bossant sur le même sujet.
    Bon, après, l'histoire de l'enlèvement c'est vrai que je ne connaissais pas.
    Monde de merde
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    Fin de concession (2010)

    1 h 30 min. Sortie : .

    Documentaire de Pierre Carles avec Pierre Carles, Jacques Chancel, Guilaine Chenu

    7 janvier

    Documentaire assez étrange de Pierre Carles, qui met moins l'accent sur les révélations par rapport à ses autres documentaires. Je lui suis d'ailleurs reconnaissant de m'avoir fait découvrir l'affaire de la concession dont jouit TF1, ce qui se met parfaitement dans l'optique de mes cours de droit.
    Après il s'agit plus d'un documentaire sur Pierre Carles lui même, sa personnalité, ses motivations, ses échecs etc etc
    Pas forcément inintéressant mais pas forcément très intéressant non plus. Dispensable mais pas énervant.
  • Bande-annonce

    C'est dur d'être aimé par des cons (2008)

    1 h 50 min. Sortie : .

    Documentaire de Daniel Leconte avec Elisabeth Badinter, François Bayrou, Christophe Bigot

    8 janvier

    Rien d'exceptionnel à se mettre sous la dent, retrace le procès de CH d'un point de vue partisan (ça ne me gêne pas du tout, et puis l'autre côté j'en ai franchement rien à foutre), c'est assez plat, les interventions ne sont pas toutes très intéressantes, mais il a au moins le mérite de parler d'un débat qui selon moi n'aurait même pas lieu d'être et qui résonne grandement encore aujourd'hui en cette période funeste.
    Après ça lèche un peu trop les bottes à Philippe Val, grand héraut de la liberté d'expression et d'indépendance, mais ce n'est pas lui qui aurait trahi ses valeurs il n'y a pas longtemps sur france inter ?

    PS : les réactions à chaud des gens en dehors de la salle d'audience montre bien le niveau médiocre ambiant de certains, ça en était parfois vraiment pathétique.
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    Notre poison quotidien (2011)

    1 h 53 min. Sortie : .

    Documentaire de Marie-Monique Robin

  • La Honte (1968)

    Skammen

    1 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Gunnar Björnstrand, Birgitta Valberg, Max von Sydow

    8 janvier


    Un film de guerre par Bergman, voilà qui avait le mérite d'être intriguant. Le réalisateur suédois se concentre ici sur un couple de musiciens vivants paisiblement sur une île jusqu'à ce que la guerre en cours les rattrapes et les empêche de s'enfuir. Ils vivront donc au milieu des combats et des bombardements et se retrouvent entre les assaillants et les partisans, ne voulant pas choisir entre les deux camps, qui par certains aspects semblent se ressembler étrangement. Absurdité du conflit et des oppositions qui nous apparait telle que la ressente les personnages, dont la relation tumultueuse ne va pas cessée d'évoluer pendant cette période d'horreur et les caractères s'inverser. Guerre extérieure et guerre intérieure étant intimement liées.

    L'aspect visuel, aidé par une appréciable photographie et une ambiance aux côtés poétiques malgré le sujet est toujours aussi soigné, bien que moins flamboyant que l'Heure du loup, Bergman manie sa caméra avec délicatesse et soigne toujours aussi bien ses plans, notamment celui où le couple discute à table, Sydow de dos et Ullmann de face, dialogue incroyablement bien mis en scène jusqu'à la fin du plan. M'a d'ailleurs un peu fait penser à cette incroyable séquence de l'Heure du loup où ce même Sydow en pleine nuit fait son monologue le visage en partie éclairée avec en fond sa femme où le jeu de perspective sublime la scène.
    Bien entendu, les deux acteurs principaux offrent une prestation plus qu'appréciable.

  • Bande-annonce

    Nostalghia (1983)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andreï Tarkovski avec Oleg Yankovskiy, Erland Josephson, Domiziana Giordano

    10 janvier

    Tarkovski nous livre ici une sublime histoire d'un homme seul loin de chez lui aux multiples facettes (et interprétations), aux analogies nombreuses avec ses précédents films, éloge de la simplicité, du besogneux et de la modestie, sur fond de place de l'Humanité, de la Vie, de la Foi et de l'Art, tout en donnant comme peu souvent, une place crucial à l'environnement humain.
    Soutenue par une réalisation magistrale, des plans de toute beauté, une caméra se mouvant avec grâce et volupté berçant le spectateur comme rarement et permettant d'installer un rythme lancinant et captivant à mettre en relation avec une formidable ambiance de dépression, de mélancolie et de solitude au demeurant non dépourvu d'onirisme.

    Peinture en mouvement, à la symbolique de chaque instant, tout simplement enivrant
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    Un après-midi de chien (1975)

    Dog Day Afternoon

    2 h 05 min. Sortie : . Drame, gangster et biopic.

    Film de Sidney Lumet avec Al Pacino, John Cazale, James Broderick

    12 janvier

    Parfaitement ancré dans son époque, film de braquage de banque (qui part en "couille") aux antipodes de ce qu'on voit d'habitude. Les braqueurs de banque ne sont pas de "vrais" gangsters, mais finalement des personnages complètement basiques, des perdus, des vrais, entre un John Cazale en individu mutique et tourmenté face à Al Pacino le beau parleur complexe dans un de ses plus grands rôles. Le film étonne donc par son côté décalé, oscillant entre tragédie et comédie, notamment cette prise d'otages comme on en avait jamais (?) vue, où les liens entre prisonniers et geôliers se font presque amicaux voire complices ou tout du moins sans violence. Même le spectateur se voit conduit à éprouver plus de complicité avec les preneurs d'otages que les forces de l'ordre.
    Qui dit prise d'otage dit bien entendu "huis clos", et Lumet nous montre bien cette atmosphère d'étouffement et de tension qui peut se dégager d'une telle situation. Pour autant le film par moment aurait pu se faire plus court pour rendre plus intense son impact, un peu trop de redondances parfois.
    Film sans magie visuelle clinquant, mais notre Sidney n'oublie pas qu'il sait utiliser une caméra, la réalisation est discrète mais précise, notamment par de petits travellings latéraux ou beaucoup de plans où la caméra semble tourner sur elle même. A force, c'est un procédé qu'il maitrise (12 hommes en colère, Point Limite).
    Bien entendu, qui dit Lumet dit engagement et critique, ici on met notamment en lumière le comportement "idiot" ou sanguinaire des forces de police (rapport aux massacres passés) ainsi que le voyeurisme tapageur de la société (notamment sous l'égide des forces de l'ordre) avec cette sorte de storytelling sur les preneurs d'otage, cette médiatisation constante durant toute l'affaire (et encore il n'a pas connu BFM ...)
  • Bande-annonce

    Le Vent nous emportera (1999)

    Bad ma ra khahad bord

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de Abbas Kiarostami avec Behzad Dorani, Noghre Asadi, Roushan Karam Elmi

    14 janvier

    Film d'un réalisateur que je connaissais pas du tout, ô combien atypique et à la narration particulière.
    Discourant sur la mort et la vie, la jouissance, la vie simple, la générosité, l'éloge de la nature. Le film est touchant, le propos astucieux et intelligent, et pour preuve, même l'"ingénieur" finit par se convertir petit à petit à cette philosophie...
    Le film possède d'ailleurs un petit côté quasiment documentaire à travers le regard qu'il porte sur son environnement, des paysages aux déambulations quotidiennes des membres de ce petit village. Le rythme calme, berce littéralement le spectateur et profitant de paysages tout simplement sublimes.
    La réalisation a d'ailleurs un charme particulier, que l'on parle de la première séquence du film qui suit le trajet d'une voiture vers le lui de sa destination, les échanges entres les personnages nous parvenant sans pour autant les voir (concept fréquent du fait de la non visibilité de nombreux personnages du film). J'ai aussi apprécié les différents plans d'ensemble avec un point de vue assez éloignés qui parsèment le film, où souvent en plan séquence on suit le trajet des différents personnages dans un environnement sur plusieurs niveaux.
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    Les Sept Samouraïs (1954)

    Shichinin no samurai

    3 h 27 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure, drame et action.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Takashi Shimura, Keiko Tsushima

    15 janvier

    Voir critique
  • Kurosawa, la voie (2011)

    52 min. Sortie : 2011.

    Documentaire de Catherine Cadou avec Théo Angelopoulos, Bernardo Bertolucci, Bong Joon-Ho

    15 janvier

    Rien d'exceptionnel, le personnage de Kurosawa reste toujours un peu mystérieux, on en apprend peu sur lui finalement, le documentaire étant surtout centré sur son influence sur de "grands" réalisateurs comme Scorsese, Bertolucci, Miyazaki et d'autres, épatés chacun par le grand maitre (montage, réalisation, direction d'acteurs, scénario, émotion...)
  • Bande-annonce

    Le Secret des poignards volants (2004)

    Shi mian mai fu

    1 h 59 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Zhang Yimou avec Takeshi Kaneshiro, Andy Lau, Zhang Ziyi

    16 janvier

    Diantre, je ne m'attendais pas à un grand film, mais je ne pensais pas que j'allais tomber si bas dans l'incompréhension. Le film est tellement boursouflé qu'il en devient véritablement écoeurant.
    Premier point, dans un film d'arts martiaux, quand les combats ne sont pas de qualité c'est tout de même un problème, et ici on oscille constamment entre le tout juste potable et le ridicule (cf le combat dans la forêt).
    On me dira aussi que le scénario n'est pas un élément des plus travaillés dans les films du genre, oui peut être, mais faut tout de même que sa tienne la route un minimum, et ici, même dans ce domaine ça frise le ridicule. D'une part le scénario est d'une simplicité enfantine, rien d'intéressant, aucune profondeur et même le noeud principal autour des motivations et de la réelle identité de chaque personnage frise le ridicule avec tant de "twists" fumeux.
    On me dira, oui mais le film mise avant tout sur son aspect poétique et enchanteur bla bla, oui enfin je veux bien, je n'ai rien contre sur le principe, mais là encore c'est mal fait, le réalisateur veut trop en faire, vas y que je te mette plein de couleurs partout, de la musique bien dans le trip jusqu'à la surdose et les scènes pseudo sentimentales pour faire déborder le vase.
    Et puis même niveau acteur, rien de très bandant. Personnellement je n'ai jamais été fan d'Andy Lau, Zhang Ziyi est toujours aussi belle je vous l'accorde, mais l'autre compère a vraiment le charisme d'un bulot.
    Même niveau réalisation, sur un plan purement technique, pas grand chose à retenir, sinon des procédés qui laissent bien dubitatifs (ces ralentis atroces)
  • Les Loups (1971)

    Shussho Iwai

    2 h 11 min. Sortie : . Gangster et drame.

    Film de Hideo Gosha avec Tatsuya Nakadai, Noboru Ando, Komaki Kurihara

    17 janvier
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    Le Château ambulant (2004)

    Hauru no Ugoku Shiro

    1 h 59 min. Sortie : . Animation, aventure et fantasy.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Chieko Baisho, Takuya Kimura, Akihiro Miwa

    20 janvier

    Oh quelle "déception". Je savais que le film divisait pas mal les fans, mais je pensais trouver quelque chose de plus potable que ça.
    Certes, l'aspect technique, le coup de crayon made in Miya est toujours aussi visible, pour autant, contrairement à certains de ses autres films je ne trouve pas le design toujours de bon goût (entre la sorcière, certaines ennemis et même le héros).
    J'ai même eu du mal à retrouver le côté enchanteur, lyrique, poétique qui se dégageait de ses autres oeuvres.
    Je n'irai pas jusqu'à dire que je me suis ennuyé, mais presque, tant le scénario peine à embrayer après un départ plutôt sympathique. Et même les thèmes abordés, sur le fond d'une histoire (et d'un message) d'amour assez banale et attendue comme le rapport à la guerre et la vieillesse sont je trouve sous exploités. Et d'ailleurs en passant, on a aussi le droit d'ailleurs à un happy end qui arrive comme un cheveu sur la soupe. 2h05 pour ça, franchement il aurait pu couper ...
    Pour ce qui est de la galerie de personnages, là encore c'est incroyablement mal équilibré, entre un magicien au charisme de poulpe franchement gonflant, une sorcière pénible et un gamin dispensable et pas assez creusé. Après la fille est parfois touchante parfois amusante, mais heureusement qu'il y a le chien à la tête de serpillère et l'incroyable Calcifer qui m'a presque fait aimer à lui tout seul le film ...

    grosse déception
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    Le Garde du corps (1961)

    Yojimbo

    1 h 50 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Yôko Tsukasa

    20 janvier

    Si je devais utiliser un terme pour qualifier ce film de Kurosawa, je dirais efficacité. Car oui, (encore une fois) le maitre japonais a bien compris qu'une histoire simple (ici typique d'un western classique, un ronin arrive dans une ville abandonnée de toute autorité officielle où luttent deux groupes de bandits, il va jouer de ruse pour débarrasser la ville de ces gêneurs) est largement suffisante quand tout est bien maitrisé.
    Un film aux nombreux rebondissement et au rythme parfaitement géré, certes ce n'est pas à proprement parlé un film d'action tant celle-ci est peu présente (bien que les quelques combats qui parsèment le long métrage demeurent de qualité de par leur méticulosité) mais on ne s'ennui pas une seule seconde. Evidemment, comme on si attend, l'aspect visuel est tout simplement splendide, de part la qualité de la mise en scène et des plans (j'ai notamment beaucoup apprécié cette entrée et sortie de ville par un plan dans le dos de Mifune) ainsi que la gestion du vent qui fait très western dans l'âme avec ces envolées de poussières et sert à installer une ambiance particulièrement jouissive.
    Chose dont j'ai moins l'habitude, l'aspect sonore (fait de musiques empruntant au jazz) a lui aussi été très soigné et colle parfaitement avec le propos du film, qui mêle comédie et drame, avec une proportion plus importante du premier aspect, notamment visible à travers la galerie de personnages haute en couleur qui nous est présentée, entre les membres du village excentriques et les bandits quelque peu idiot. Ce n'est peut être pas la peine de le préciser mais Mifune livre encore une fois une magnifique prestation dans la peau de ce samouraï cynique filou et manipulateur mais qui va se révéler personnage au grand coeur.
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    In the Mood for Love (2000)

    Fa yeung nin wa

    1 h 38 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Wong Kar-wai avec Maggie Cheung, Tony Leung Chiu-wai, Siu Ping-lam

    21 janvier

    Horrifié par 2046, consterné par The Grandmaster, contenté par Les Anges déchus mais charmé par In the Mood for Love tant je pense avoir rarement vu un film qui dégage une telle grâce.
    Deux voisins découvrent que leur conjoint se fréquente, et c'est parti pour une des plus belles expériences des années 2000, entre attirance et répulsion, l'amour ne laisse pas indemne.
    Mélancolique, sensuel, touchant, bouleversant, joué par des acteurs en état de grâce, magnifiques et habitants littéralement leur rôle.
    Accompagné d'une musique sublime, d'une mise en scène incroyable et d'une réalisation d'une grande élégance (bon dieu cette caméra qui se meut avec volupté), d'une douceur et d'un charme incroyable, le tout offrant une ambiance ô combien enivrante.
    Une histoire d'amour douloureuse loin de tout stéréotype comme on aimerait en voir plus souvent au cinéma.
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    La Lettre inachevée (1960)

    Neotpravlennoye pismo

    1 h 37 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Mikhail Kalatozov avec Innokentiy Smoktunovskiy, Tatiana Samoilova, Vasiliy Livanov

    23 janvier

    Intéressant de remarquer l'espèce de dualité qui existe dans le film, entre le fond et la forme.
    D'une part, un film très classique sur le plan de son histoire, de l'évolution de son intrigues, des personnages et leurs relations, ou tout du moins ne surprend jamais le spectateur sur ce plan là. Même le rythme n'est pas forcément tip top et certaines séquences demeurent assez poussives ...
    Pour autant la mise en scène est elle d'une maitrise et d'une force assez incroyable tant Kalatozov semble s'être surpassé (d'où peut être une irritation possible de certains tant le tout peut paraitre parfois un peu trop "clinquant"). Mais entre des plans séquences archi maitrisés acrobatique et multipliant les perspectives, de magnifiques travellings latéraux, de grands zooms sur les visages etc etc la palette technique du réalisateur impressionne. De même, l'ambiance de désolation, de frustration, de danger, de solitude, angoissante (cette musique non de Zeus ! On se croirait parfois limite dans un film d'horreur) qui se dégage du film est assez impressionnante et permet au récit de tenir la route. Et encore, je ne vous parle pas de ce magnifique usage du noir et blanc ...
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    Trois samourais hors-la-loi (1964)

    Sanbiki no samurai

    1 h 35 min. Sortie : . Drame et action.

    Film de Hideo Gosha avec Tetsurō Tamba, Isamu Nagato, Mikijiro Hira

    23 janvier

    Ah me voilà content de remonter Hideo Gosha dans mon estime après une demi déception (Les Loups).
    Je vais faire court, pour un premier film un tel résultat est impressionnant. On est guère étonné qu'il soit considéré comme un des grands réalisateurs japonais.
    Une histoire simple mais rondement bien menée, un rythme parfait, on ne s'ennuie pas, l'histoire évitant de faire du sur place. Outre les péripéties qui parsèment l'aventure j'aime toujours voir dans ces films japonais un aspect critique social en fond qui ressort tout au long du film, avec ces paysans asservis, tournes casaques et lâches, ces ronins en rôle de Lucky Luke (3 personnages d'ailleurs parfaitement choisis, charismatiques chacun dans leur rôle) et ces "seigneurs" oppresseurs et finalement encore plus vils que n'importe quel brigand et qui voit ses "inférieurs" comme des bêtes plus que des hommes. Une société basée sur l'honneur, le respect et la confiance, mais des valeurs constamment bafouées.
    Qui dit chambara dit aussi combats de sabres et de ce côté là aussi pas de reproches, c'est bien animés, dynamique, rapide, efficace, tranchant (quelques petites gerbes de sang bien senties) et surtout bien filmé, Gosha démontrant bien dès son premier film qu'il n'est pas un manchot, même si je trouve que son style est moins caractéristique que certains de ses confrères.

    PS : Ecore une fois, je relève que l'usage du noir et blanc pour des films du genre me plait bien plus que la couleur.
    J'ai un peu pensé au Bon la Brute et le Truand, normal ?
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    Loin des hommes (2015)

    Far from men

    1 h 41 min. Sortie : . Drame.

    Film de David Oelhoffen avec Viggo Mortensen, Reda Kateb, Djemel Barek

    24 janvier

    Rien de très extraordinaire à retenir. Petit film passable sans grande prétention.
    Le point le plus intéressant reste cet aspect socio-politique en fond, abordant notamment la guerre d'Algérie, où chaque camp n'est guère mis en avant tant les comportements cruels et idiots sont bien montrés. C'est notamment l'impossibilité d'un homme d'être pleinement lui même, de ne pas prendre parti à ce qu'il se passe autour de lui, il FAUT choisir comme lui disent plusieurs de ses interlocuteurs. De même ce film ne critique pas "facilement" la puissance française et le comportement des colons, il montre bien que pour beaucoup cette terre est aussi la leur, et met en avant des moeurs "absurdes" de cette société algérienne.
    Pour le reste, on peut passer rapidement sur la narration en elle même, qui a du mal à évoluer et proposer des séquences originales (bien que la relation entre les deux personnages et la vraie raison de cette petite trotte fait plutôt mouche), la réalisation, plutôt banale, certes la photographie et les paysages sont agréables mais est ce nécessaire de multiplier les mêmes séquences ?
    De même, je suis quelque peu dubitatif devant le personnage de Viggo Mortensen qui parait être d'une pureté parfaite ...
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    Still Life (2006)

    Sanxia Haoren

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jia Zhang-ke avec Han Sanming, Huang Yong et Zhao Tao

    25 janvier

    Belle oeuvre contemplative, onirique, picturale et touchante.
    Deux amours perdus qui n'empêchent pas de la nécessité d'avancer, de vivre malgré cela, de manière certes plus que résignée dans une apathie saisissante, le tout sur un fond de développement économique chinois, comme partout, dont le bénéfice est bien inégalement répartis, où les ouvriers exploités travaillant durement pour une misère côtoient le patron qui allume les lumières d'un pont pour le simple fait d'impressionner ses convives. Mais c'est une société où tout semble avoir un prix, tout s'acheter (bien surpris d'entendre le protagoniste principal avoué avoir "acheté sa femme...). Ce sont aussi bien entendu des familles entières qui seront expulsé de leur lieu de vie en tout impunité, toute conséquence semble bien négligeable au vu de l'objectif de modernisation. A croire que la Chine n'a pas retenu les leçons du passé...
    Intéressant en tout cas de voir comme c'est le cas dans d'autres films, la façon si particulière de donner vie à la ville, qui semble devenir le troisième personnage de cette histoire, de part cette splendide photographie, magnifiquement filmée, découpée avec minutie, fait de longs plans qui s'attardent sur le détail, donnant à cette oeuvre un côté quasi documentaire.
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    Le Conte de la princesse Kaguya (2013)

    Kaguyahime no Monogatari

    2 h 17 min. Sortie : . Animation, drame et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Isao Takahata avec Aki Asakura, Kengo Kôra, Takeo Chii

    26 janvier

    Takahata a un coup de crayon assez remarquable, le film est d'une beauté visuelle impressionnante, parfois splendide lors de certaines séquences (cette fuite magistrale!), Kaguya tient ici sa principale qualité.
    Car en effet en dehors de cela j'ai trouvé l'histoire très classique, voire basique sur cette petite fille (à la psychologie simpliste) désirant vivre simplement et librement.
    De même, le séquençage du film laisse à désirer, certaines sont trop longues voire parfois un peu répétitives.
    J'ai aussi déploré le côté poussif qui se dégage du film, on pourrait dire trop "gentil", trop mignon à certains moments, un peu de retenu aurait pu rendre le film plus efficace, même si il se dégage de beaux moments d'émotion et de poésie.
    De plus je considère que l'auteur a du mal à donner vie et un attachement à certains de ses personnages récurrents, c'est notamment le cas des parents véritablement insupportables, entre d'un côté la mère molle comme un paresseux, soumise, censée comprendre sa "fille" me ne faisant rien pour changer les choses, et en face son mari insupportable parvenu qui ne pense qu'à sa carrière et sa position dans la société et même son "retournement" final demeure inefficace à changé une piètre image forgé chez le spectateur...
    Pour autant, j'ai bien aimé les aspects sociaux culturels qui se dégagent du film, qu'on parle des enfants n'ayant pas leur mot à dire sur leur avenir mais surtout ces normes d'une rigidité sans nom pour la femme appartenant à la "noblesse", j'ai d'ailleurs été frappé par une phrase de Kaguya "Une noble princesse n'est donc pas un être humain", tout est dit. On a aussi droit à la critique du parvenu, d'une ascension sociale impromptu qui rend l'intéressé encore plus consternant que ceux qu'il veut imiter. C'est aussi un monde de la possession, où tout se collectionne comme n'importe quelle babiole ...
  • Bande-annonce

    L'Encerclement (2010)

    2 h 40 min. Sortie : .

    Documentaire de Richard Brouillette avec Noam Chomsky, Ignacio Ramonet, Normand Baillargeon

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    Mon voisin Totoro (1988)

    Tonari no Totoro

    1 h 26 min. Sortie : . Animation et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Hayao Miyazaki avec Noriko Hidaka, Chika Sakamoto, Shigesato Itoi

    27 janvier

    Film ô combien réjouissant et émouvant. Une ode à l'enfance, à son innocence, sa joie de vivre, sa quête de découverte et à son imaginaire débordant, sur fond d'évènement dramatique avec cette mère absente et malade.
    Le film emprunte par certains aspects à Alice au pays des merveilles, de part notamment la trogne du fameux chat bus et de ces personnages aux sourires à la fois inquiétant et mignonnes, par ce fameux passage "tunnel" que l'on emprunte pour arriver dans l'antre du merveilleux, mais au contraire de ce dernier ici les éléments surréalistes et imaginaires prennent bel et bien place dans le monde des hommes, où seul les âmes pures pourraient on dire, les enfants, peuvent percevoir ces étranges créatures qui peuplent le monde et ici la foret en particulier.
    Et encore une fois chez Miyazaki, on trouve de petites créatures aux trognes attachantes et ici Tororo sorte d'esprit de la forêt et ses comparses sont tels que l'on a juste envie de les serrer dans nos bras (ou regrette de ne pas avoir eu de telles peluches étant petit). A ne pas oublier aussi les personnages humains et en particulier la plus petite des deux filles, craquante comme tout.
    Bien entendu, l'aspect visuel fait mouche, et je me dis encore une fois que ce type de dessin animé "oriental" me plait bien plus que l'animation made in occident, tout est merveilleusement bien dessiné, même les plus infimes des détails, des paysages jusqu'aux personnages en passant par le petit brin d'herbe.
    De plus, l'aspect sonore est lui aussi par moment vraiment magnifique et renforce le côté poétique qui se dégage du film, Joe Hisaishi a encore fait du bon boulot ...
    Et si on voulait retenir deux séquences en particulier, j'avancerais celle de l'arrêt de bus sous la pluie avec notre cher Totoro ou encore cette scène de la poussée de l'arbre, véritablement magnifique.

    Un film (plutôt) pour les enfants certes, mais un très bon film pour les enfants.
  • Bande-annonce

    Tuer ! (1962)

    Kiru

    1 h 11 min. Sortie : . Action.

    Film de Kenji Misumi avec Masayo Banri, Junichiro Narita, Matasaburo Tamba

    28 janvier

    Film très court mais plutôt dense et énergique de l'auteur du superbe Les derniers samouraïs. Effectivement comme j'ai pu le lire un peu partout, il y a certaines analogies avec Le Sabre du Mal, avec ce héros "maudit" par son talent, bien qu'ici le tout est je trouve de prime abord beaucoup moins sombre que son confrère où Nakadai parait vraiment tel un démon. De même au niveau des combats, j'ai trouvé le tout un peu facile et moins percutants et violents que ceux présents notamment dans le Sabre du Mal.
    Visuellement, on en a l'habitude c'est très soigné et utilise de nombreuses ellipses directes sans fioritures pour fragmenter son récit, plus riche que la plupart des chambaras que j'ai pu jusqu'alors voir, ce qui n'est pas pour me déplaire.
  • Bande-annonce

    La Harpe de Birmanie (1956)

    Biruma no Tategoto

    1 h 56 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et guerre.

    Film de Kon Ichikawa avec Rentarô Mikuni, Shôji Yasui, Jun Hamamura (1)

    Février

    Ah tiens, intéressant, un film contre la guerre, mais qui contrairement à de nombreux autres n'incrimine pas en tant que telle l'institution militaire, ne met pas en exergue l'irresponsabilité de ses dirigeants ou du cynisme de ces derniers.
    Au contraire ici sur la guerre comme tragédie collective, le tout est centré sur de simples soldats pris dans un conflit malgré eux, points nationalistes pour un clou. C'est surtout l'histoire de ce soldat qui finit par devenir un bonze en Birmanie, ne rejoins pas ses camarades au Japon mais reste pour penser les plaies de cette guerre idiote (le seul ayant vraiment vu les horreurs de la guerre à travers ces charniers humains), il fait en quelque sorte don de sa personne à la mémoire de ses compatriotes morts au combat (et les autres ?).

    Un petit film humaniste touchant (cette magnifique séquence où britanniques et japonais chantent en même temps, censé montré les points communs entre les hommes de tous les camps, bon dieu ...), simple (un discours pas trop appuyé ou trop didactique), mais efficace, et profite d'une patte visuelle gracieuse, sans fioritures visuelles mais travaillée, sur fond d'un son de harpe envoutant.
    Peut être un peu trop gentillet pour être véritablement prenant (l'homme est toujours bon, moraux finalement), mais il demeure tout de même un film à voir...
  • Bande-annonce

    Night Call (2014)

    Nightcrawler

    1 h 57 min. Sortie : . Policier, drame et film noir.

    Film de Dan Gilroy avec Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed

    2 février

    Film un peu bancale mais plutôt plaisant à suivre et qui remporte surement la palme du film le plus cynique et immoral de l'année.
    Long métrage sur les médias, la place de l'audimat, notre rapport aux images, leur construction et cette idée que la fin justifie les moyens.
    Jake Gyllenhaal incarne merveilleusement bien un sociopathe glaçant qui arrive à mettre mal à l'aise le spectateur et ne reculant devant rien pour avoir ce qu'il convoite. Devenu apprenti pigiste il part aux faits divers, cambriolages, agressions et autre morts avec un plaisir certain et une envie de débusquer la bonne image qui fera la différence. Et pour cela il fera preuve de la plus grande malice et turpitude faisant souvent réagir le spectateur de par son toupet incroyable.
    C'est d'ailleurs ici un des points où l'on reste dubitatif, l'extrême linéarité du scénario qui ne repose qu'en grande partie sur du toujours plus, le spectateur n'étant finalement pas grandement surpris.
    De même, les séquences semblables se font jour et la répétitivité casse un peu l'immersion (même si c'est son métier, donc logiquement ...) et certaines scènes auraient pu être plus courte.
    De plus le rapport du cinéaste à son sujet est je trouve quelque peu limité, se contentant juste de montrer cet individu machiavélique réussir tout ce qu'il entreprend. Le cynisme, ça marche bien, mais sinon ?
    Pour ce qui est des aspects visuels, je dois bien avouer que la ville de Los Angeles est bien filmée (merci le chef op) mais sur un plan purement technique j'ai trouvé le film un peu trop ... tape à l'oeil

    Pas un grand film, un peu limité mais un film divertissant et caustique comme il est agréable d'en voir de temps en temps.
  • Bande-annonce

    Les Duellistes (1977)

    The Duellists

    1 h 37 min. Sortie : . Guerre, historique et drame.

    Film de Ridley Scott avec Keith Carradine, Harvey Keitel, Albert Finney

    3 février

    Voir vieille critique
  • Bande-annonce

    The Machinist (2004)

    1 h 41 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Brad Anderson avec Christian Bale, Jennifer Jason Leigh, Aitana Sanchez-Gijon

    4 février

    Pour résumer : poussif et agaçant.
    Pourquoi ? Une volonté narrative d'en faire beaucoup trop ce qui décrédibilise un peu je trouve l'ambiance du film. Dans les films de ce genre d'habitude beaucoup apprécient la dualité réel/imagination qui est censée parsemer le film, hors ici point de mystère, aucune hésitation.
    De même dans le même ordre d'idée le film est incroyablement lourd dans les divers indices et messages qu'il veut laisser passer, en mettant biiiiiien en évidence ce qu'il faut retenir ou non, comme si on ne voulait que le spectateur ne rate rien du tout.
    Tout ça est notamment magnifiquement asséner avec une musique bien trop présente et qui finalement énerve plus qu'autre chose. Merci, on a compris, oui il rêve et commence à tomber dans une sorte de folie, pas besoin de nous casser les oreilles à chaque fois pour nous le re faire comprendre.
    Pour le reste, oui oui très bien Christian Bale a incroyablement maigri pour jouer son rôle, super. M'enfin bon, ça ne sera pas suffisant pour le trouver incroyable (beaucoup se touchent d'ailleurs la nouille sur ce point) ...
    Visuellement je trouve que le grain d'image sied plutôt bien à l'ambiance mystérieuse du film avec ces teintes grisâtres et poisseuses.


    En plus c'est pas drôle, j'avais trouvé le mot du pendu dès le début !