Essais sur le capitalisme tardif au troisième millénaire

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36 livres

par steka

On trouvera ici des essais de provenances diverses, écrits en ce vingt-et-unième siècle, et tentant d'éclairer les vestiges de société qui composent notre monde contemporain asservi par la logique marchande. On comprendra que cette liste n'est pas faite pour plaire à ceux qui veulent continuer à diriger ce monde là et à leurs serviteurs. Ni même à ceux qui, par opportunisme, préfèrent s'en satisfaire et parler d'autre chose..
Ne seront pas recherchés ici les chefs-d’œuvre ni des ouvrages incontestables - d'ailleurs il n'y en a pas. Tenter d'éclairer honnêtement notre monde est devenu chose incertaine et inconfortable du fait même de ce que chacun doit faire comme efforts pour y vivre avec un minimum de cohérence et parfois simplement pour respirer...
Le capitalisme va finir; la question qui se pose c'est, va t'il nous entrainer dans sa fin avant que nous trouvions les moyens de nous en débarrasser.

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  • La machine est ton seigneur et ton maître (2015)

    Sortie : . Récit et essai.

    Livre de Xu Lizhi, Jenny Chan et Yang

    "Chaque détail du quotidien de ces ouvriers de l’électronique rappelle l’extrême mesquinerie sur laquelle repose le grand capital : en particulier dans le secteur manufacturier, les petites économies font les grandes fortunes. Les réunions obligatoires de début et de fin de journée ne sont pas payées. Il est interdit de parler à son voisin de chaîne et de lever la tête. La nourriture est insipide et insuffisante. A l'usine Jabil de Wuxi, le recrutement est payant à chaque étape, y compris la visite médicale, et dans les dortoirs, l'eau potable n'est pas fournie. Sur tous ces sites, cancers, maladies respiratoires et neurologiques sont légion, résultats de l'exposition aux poussières d'aluminium, fluides de coupe et solvants. "
  • Ce cauchemar qui n'en finit pas (2016)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Christian Laval et Pierre Dardot

    "La réalité la plus prosaïque s'impose aujourd'hui à nous : cet empire heureux qui entendait tourner la page des totalitarismes n'a pu se construire que dans le dos des peuples, par dépossession lente mais sûre des ressorts de la souveraineté populaire. "
    "Il n'y a plus en France de cloison étanche entre la haute finance privée et la haute finance publique. Toutes deux sont peuplées par les mêmes personnes. (...) On ne compte plus les directeurs et autres personnels du Trésor, de droite comme de gauche, qui sont passés à la banque privée. (...) Cette consanguinité de l'administration et de la banque permet de comprendre la logique interne qui commande la "politique unique" suivie par tous les gouvernements à l'égard de la concentration des banques ou des rémunérations des PDG. Du coup on saisit mieux ce qui, au cœur de l'appareil d’État, interdit toute lutte sérieuse contre la financiarisation de l'économie considérée comme une donnée naturelle incontournable. "
  • Les Enfants du chaos (2016)

    Sortie : . Essai et récit.

    Livre de Alain Bertho

    "La jeunesse est dans la ligne de mire de tous ceux qui veulent faire oublier qu’ils ont saccagé l’avenir.
    La « ligne de mire » n’est d’ailleurs pas qu’une expression abstraite. Sur tous les continents, des jeunes meurent de ne pas avoir respecté avec assez de distance l’autorité de la police. "
  • La fabrique du musulman (2017)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Nedjib Sidi Moussa

    " La fixation permanente sur les présumés musulmans, tantôt dépeints comme des menaces à l’ordre public ou des victimes du système – parfois les deux à la fois –, s’inscrit complètement dans le réagencement en cours de la société française. Car le vrai “grand remplacement” concerne celui de la figure de l’Arabe par celle du “Musulman”, de l’ouvrier immigré par le délinquant radicalisé, du “beur” engagé par le binational déchu. » En revenant sur les processus à l’œuvre depuis une quinzaine d’années, cet essai souligne le rôle des politiques, toutes tendances confondues, dans la propagation d’une fièvre identitaire qui brouille les clivages économiques et sociaux."
  • Suburbia (2013)

    Sortie : 2013. Essai.

    Livre de Bruce Bégout

    "Ce qui domine la "sensibilité moderne" c'est l'hyperexcitabilité (...). Sous les spasmes, c'est l'asthénie qui règne."
  • L'Or du temps (2015)

    Sortie : septembre 2015. Culture et société et essai.

    Livre de Michel Bounan

    "Le prédateur individualiste actuel, en élevant sa prééminence personnelle au-dessus du sujet universel qui en est la source vive, a détruit la planète et bientôt ses propres possibilités de survie. "
  • Que faire des classes moyennes ? (2016)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Nathalie Quintane

    voir mon commentaire
    "Revenons brièvement sur la réduction de l'école au travail, puis à l'emploi : ce fut une sombre tactique, et mauvaise; une tactique de classe moyenne. (...)
    Car l'école ne peut procurer un emploi que s'il y a des emplois, somme toute. Et l'école ne peut instituer une vie bonne que si l'organisation dans son ensemble s'est fixé pour but le bonheur de la population (pas seulement sa satisfaction immédiate), et s'en est donné les moyens - ou qu'au moins elle ne se contente pas d'aménager le malheur, avant de finalement s'en foutre. Quand l'organisation sociale, dans son ensemble, se fixe pour but de chiffrer les coûts et bénéfices, eh bien l'école chiffre les coûts et bénéfices comme tout le monde. "
  • Les Mots sans les choses (2014)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Eric Chauvier

    "Des mots calibrés sortent désormais des laboratoires de recherche pour être bradés au plus offrant des gouvernants : "éco-responsabilité, mixité, durabilité, ville-monde, planétaire, ville globale, ville diffuse, ethno-marketing, féminicide, care, ordre genré, justice environnementale" , liste non limitative. "
    "Le capitalisme (en actes et en paroles) n'a pas seulement pénétré la place universitaire sur un plan économique. (...) Continuer à vendre l'invendable et l'inique sur un plan écologique, social, économique ou sur celui de la recherche n'est possible qu'en mobilisant une logique culturelle susceptible de rendre acceptable auprès des citoyens cet état des lieux que chacun, avec une acuité retrouvée, jugerait désastreux. "
    "Telle est la version tardive du capitalisme, à laquelle les sciences humaines et sociales contribuent très largement. Il a suffi que de nouvelles compétences soient validées : que les étudiants se plient à un modèle de sciences sans négativité pour obtenir des financements; que les enseignants leur apprennent à breveter et à diviniser en conséquence. "
    "Que l'on produise des connaissances en les imposant par le haut ou en récoltant des savoirs par le bas, voilà une question qui n'intéresse plus les chercheurs."
    "Il faut observer comment, en quelques décennies seulement, la conflictualité de classes est devenue inaudible, puis indicible. Le langage de la gouvernance nous pousse désormais à confondre un monde social sans tension et un monde social sans mots évoquant des tensions."
  • La Santé mentale (2014)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Mathieu Bellahsen

    "Comprendre que la santé mentale s'insère dans une légitimation du discours de l'adaptation est important pour comprendre les enjeux : "La santé mentale est la capacité de s'adapter à une situation à laquelle on ne peut rien changer." Que penser des personnes qui ne s'adaptent pas à une situation à laquelle elles ne peuvent rien changer, qui refusent de s'adapter, voire qui concourent à changer la situation ? Dans cette définition normative les révolutionnaires peuvent aisément être considérés comme porteurs de problème de santé mentale, disqualifiant par là les luttes sociales au profit d'une vision du monde réactionnaire et aseptisée."
    "En psychiatrie, l'importation du discours industriel et entrepreneurial entend résoudre les contradictions qui étreignent l'ensemble des acteurs du champ de la santé mentale et permettre à chacun de faire face à un cadre imposé. Ce cadre est celui de la mise en concurrence généralisée des États, des institutions, des services et des personnes avec tout ce que cela entraîne de contraintes douloureuses sur l'individu (patient ou soignant) et de solutions applicables pour tous."
  • Qu'est-ce qu'un dispositif ? (2006)

    Che cos'è un dispositivo?

    Sortie : 2006. Essai et philosophie.

    Livre de Giorgio Agamben

    "J'appelle dispositif tout ce qui a, d'une manière ou d'une autre, la capacité de capturer, d'orienter, de déterminer, d'intercepter, de modeler, de contrôler et d'assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours des êtres vivants."
  • Pourquoi êtes-vous pauvres ? (2007)

    Poor People

    Sortie : 2007. Essai.

    Livre de William T. Vollmann

    Plus de deux milliards et demi de personnes dans le monde vivent dans une grande pauvreté et dans des conditions de vie parfaitement indigne.
    Et cela, contrairement aux affirmations des "bonnes âmes" libérales, ne s'améliore nullement mais s'accompagne au contraire d'une sorte d'acceptation passive, d'un autisme social s’accommodant sans grande honte de l’infamie.
    "Ah, excuses-moi, j'ai une notification sur mon smartphone !"
  • Commun (2015)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Pierre Dardot et Christian Laval

    "Cette norme de la concurrence ne naît pas spontanément en chacun de nous comme un produit naturel du cerveau, elle n'est pas biologique, elle est l'effet d'une politique délibérée. C'est avec l'aide très active de l’État que l'accumulation illimitée du capital commande de façon de plus en plus impérative et rapide la transformation des sociétés, des rapports sociaux et des subjectivités."
    "L'avenir semble interdit. Nous vivons cet étrange moment, désespérant et inquiétant, où rien ne parait possible. La cause n'en est pas mystérieuse, et elle tient non pas à quelque éternité du capitalisme, mais au fait que ce dernier ne trouve pas encore en face de lui les contreforces suffisantes. Le capitalisme continue de déployer son implacable logique lors même qu'il démontre chaque jour sa redoutable incapacité à apporter la moindre solution aux crises et aux désastres qu'il engendre."
    "Cette tragédie ne tient pas au fait que l'humanité ignore ce qui l'attend, elle tient à ce qu'elle est dominée par des groupes économiques, des classes sociales et des castes politiques qui, sans rien céder de leurs pouvoirs et de leurs privilèges, voudraient prolonger l'exercice de leur domination par l'entretien de la guerre économique, le chantage au chômage, la peur des étrangers."
  • Le piège Daech (2015)

    Sortie : février 2015. Essai.

    Livre de Pierre-Jean Luizard

    Loin de pacifier le monde, la domination marchande par son avidité sans limite et ses visions à court terme ne fait que propager la haine entre les peuples, le fanatisme et la destruction; nous enfonçant dans une guerre permanente où les massacres de civils deviennent progressivement la norme. Mais comme ce terrorisme prévisible est commode pour justifier les logiques policières et la surveillance généralisée de tout un chacun dont ce système a besoin pour perdurer. Tout ce que Orwell illustra déjà très bien dans son 1984.
  • Paradis infernaux, les villes hallucinées du néo-capitalisme (2008)

    Sortie : octobre 2008. Essai.

    Livre de D.b. Monk et Mike Davis

    2008
    Série d'études urbaines saisissantes sur Le Caire, Pékin, Johannesburg, Dubaï, Kaboul, Managua, etc., Paradis infernaux pourrait être l'anti-guide des " mondes de rêve " engendrés par le capitalisme contemporain. De la désormais classique gated community de l'Arizona aux camps retranchés de Kaboul, en passant par la Californie de synthèse importée à Hong-Kong et ailleurs, ou par la spectacularisation architecturale de Pékin à l'ère néolibérale, l'imaginaire qui préside à ces nouvelles formes d'utopie est celui de l'enrichissement sans limites, de l'hyperbole constante, des dépenses somptuaires, de la sécurité physique absolue, de la disparition de l'Etat comme de tout espace public, de l'affranchissement intégral des liens sociaux préexistants... Mais cette débauche réservée aux riches ne donne lieu à aucune expérience réelle ; elle est tout entière branchée sur les objet-fétiches de la fantasmagorie mondiale, harnachée aux mêmes idéaux figés du marché global. L'absence d'horizon qui caractérise notre monde se redouble, dans ces outremondes, d'une violence faite aux pauvres, massés, toujours plus nombreux, derrière les frontières visibles ou invisibles qui chaque jour transforment un peu plus le territoire des riches en autant de citadelles néo-libérales enclavées au cœur de notre modernité.
  • La Vie sur terre (1996)

    Sortie : 1996. Essai.

    Livre de Baudouin de Bodinat

    "L'internaute après tout n'est que l'aboutissement délirant d'un long processus d'isolement des individus et de privation sensorielle. "
  • Le Petit-bourgeois gentilhomme (2002)

    Sortie : 2002. Essai.

    Livre de Alain Accardo

    2009 -
    "Le système capitaliste ne fonctionne pas seulement par l'exploitation, la spoliation et l'oppression du plus grand nombre mais aussi par l'adhésion de la plupart au système qui les exploite, les spolie et les opprime, c'est à dire qu'il fonctionne à l'aliénation psychologique et morale, entretenue par des espérances de succès individuel et d'accomplissement personnel, le plus souvent fallacieuses. "
    "Si naguère on a pu parler d'"école libératrice", il faudrait plutôt parler aujourd'hui d'"école conservatrice" tant son souci, explicitement partagé par les familles et le corps enseignant, est "d'adapter" aussi étroitement que possible les jeunes à l'ordre existant. "
  • L'éclipse du savoir (2008)

    Ennemies of Promise . Publishing, perishing, and the Eclipse of Scholarship

    Sortie : mars 2008. Essai.

    Livre de Lindsay Waters

    "Il n'est plus question que de forme, jamais de contenu. Voici la racine du problème de ce désastre écologique qui frappe l'université. "
    "Y a-t-il un lien quelconque entre le marasme actuel de l'université et l'essor et la victoire de la révolution gestionnaire des trente dernières années ? Je pense que oui. L'une des questions qui me préoccupe le plus est celle de savoir pourquoi il y a une telle immobilité intellectuelle dans tant de disciplines du monde académique. Pourquoi le triomphe de la révolution gestionnaire nous a-t-il conduits à un moment à ce point réactionnaire au plan de la pensée ? "
    "L'université et le libre usage de l'intelligence ne marchent pas bras dessus bras dessous, elles sont le plus souvent aux prises en une lutte à mort. Il y a quelque chose comme un amour des cloisons dans cette institution."
  • Théorie du drone (2013)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Grégoire Chamayou

    "Avec le drone armé, entre la gâchette sur laquelle on a le doigt et le canon d'où va sortir le projectile, ce sont des milliers de kilomètres qui s'intercalent. Cette mise à distance fait éclater la notion même de guerre: qu'est-ce qu'un combattant sans combat ? où est le champ de bataille ? et peut-on vraiment parler de guerre quand le risque n'est pas réciproque, quand des groupes humains entiers sont réduits à l'état de cibles potentielles – en attendant de devenir légitimes ?"
  • La perversion ordinaire (2007)

    Sortie : janvier 2007. Essai.

    Livre de Jean-Pierre Lebrun

    "L'absence de rencontre avec l'autre, son évitement répété, ne peut que laisser intacte la toute-puissance infantile du sujet."
    "C'est ici que peut dès lors émerger ce que nous appellerons le "démocratisme". C'est une illusion d'optique qui laisse croire au citoyen de la modernité démocratique accomplie que son autonomie est un donné d'emblée. Mais l'illusion fonctionne et il n'a de cesse que de vouloir se faire reconnaître dans sa singularité par un collectif à qui il estime ne plus rien devoir. "
    "La vie psychique des néo-sujets de la modernité, en ces temps actuels où la force organisatrice et répressive du patriarcat n'est plus opérante, possède des caractéristiques qui la distinguent profondément de celles de leurs aînés. L'essentiel : ce n'est plus tant chez eux le refoulement qui est à l’œuvre, comme c'était le cas chez le "névrosé normal" auquel on était habitué, mais plutôt le déni ou le démenti. "
  • De la misère humaine en milieu publicitaire (2004)

    Sortie : . Essai et culture & société.

    Livre de Groupe MARCUSE

    "De manière directe, la publicité ment régulièrement sur l'origine et la qualité des marchandises qu'elle nous vante. Que l'on pense à tous ces spots présentant les produits industriels comme issus du terroir. On nous montre le bon vieil artisan, non l'usine dont les produits sortent en réalité. On peut d'ailleurs y voir une sorte d'hommage que l'industrie inhumaine rend en permanence à ce qu'elle a supprimé - cet hommage ayant bien sûr fonction d'occulter la réalité industrielle, et de favoriser son développement au détriment de la production à échelle humaine. "
  • Pour en finir avec l'économie (2015)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Serge Latouche et Anselm Jappe

    " La vie économique qui nous apparaît comme la base naturelle de toute vie humaine et le fondement de toute vie sociale existait-elle dans les sociétés précapitalistes ? L'objet même de la réflexion des économistes n'est-il pas plutôt une «trouvaille de l esprit», une invention, un imaginaire qui a désormais colonisé notre esprit et nos vies ? Si l'économie est une création historique finalement assez récente, comment fonctionnaient les sociétés pré-économiques ? Comment s'est inventée, au fil du temps, cette économie dans la pratique comme dans la réflexion ? Réfléchir à un futur différent pour notre société implique de penser l'impensable, de réaliser l'improbable, pour enfin selon le mot de Serge Latouche «sortir de l'économie». Un enjeu majeur pour notre avenir..."
  • Sans objet (2009)

    Sortie : avril 2009.

    Livre de Franck Fischbach

    "Que découvre en effet le salarié d’aujourd’hui, constamment interpelé comme sujet libre, et appelé à se montrer à tout moment comme le sujet autonome qu’il a à être, comme le sujet supposé capable de définir par lui-même ses objectifs et de conduire par lui-même ses projets ? Il découvre, le plus souvent dans l’échec, la douleur et la souffrance, qu’il ne possède aucun des moyens qui lui permettraient d’affirmer son autonomie, de conduire ses projets à leur terme et d’atteindre les objectifs fixés par lui-même […]. L’accès aux conditions et aux moyens objectifs qui lui permettraient [d’agir en sujet libre et autonome] lui est systématiquement soustrait et refusé. "
  • Accélération (2005)

    Beschleunigung. Die Veränderung der Zeitstrukturen in der Moderne

    Sortie : 2005. Essai.

    Livre de Hartmut Rosa

    "La contrainte d'adaptation, en revanche, est une conséquence de la dynamique structurelle des sociétés de la modernité tardive et, plus spécifiquement, de l'accélération de la transformation sociale. La transformation accélérée, pas seulement des structures matérielles de l'environnement, mais aussi des modèles relationnels et des formes de lien social, des orientations de l'action, entraîne inévitablement chez les sujets le sentiment existentiel de se trouver sur une pente qui s'éboule."
    Mais rassurons-nous, ce n'est pas qu'un sentiment existentiel : elle s'éboule.
  • Tueries : Forcenés et suicidaires à l'ère du capitalisme absolu (2016)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Franco Berardi

    "Le terrorisme suicidaire frappe aujourd'hui aussi bien à Columbine ou Utoya, que dans les rues de Paris. Sa violence multiforme surgit de partout et repousse chaque fois les frontières de l'horreur. Soutenir que les assassins sont des forcenés ou encore des soldats fous d'une armée ennemie ne suffit plus à comprendre un phénomène aussi effarant. Franco Beradi s'intéresse ici à la psychopathologie, mais aussi aux origines économiques et politiques de ces meurtres de masse de plus en plus fréquents. Il démêle minutieusement l'enchevêtrement de désespoir, de ressentiment, de nihilisme, d'affirmation identitaire et de quête de célébrité qui pousse ces hommes à faucher la vie des autres avant de mettre fin à la leur. En ressort cet examen d'un corps social déchiqueté par le pouvoir absolu du capitalisme, pouvoir qui nous confinent à une impasse, entre dépression et violence."
  • Théorie critique de la crise (2013)

    Sortie : . Culture & société.

    Livre de Collectif

    "Dans ce 1er volume, les auteurs qui ont accepté de participer s’appuient sur des d’analyses aussi diverses que celles portant sur l’État, l’organisation révolutionnaire, le phénomène des indignés, le fondamentalisme religieux, les affinités entre capitalisme et totalitarisme ; ils mettent en avant des concepts importants comme la totalité ou la reconnaissance, tout comme la nécessité de leur critique ; ils démontrent la nécessité de recourir à Marx, Debord ou à la phénoménologie ; enfin, ils insistent sur la nécessité de porter un intérêt au cinéma, à l’esthétisme, à la littérature, à la traduction et au langage dans notre société médiatique actuelle."
  • Maintenant (2017)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Comite Invisible

    "Le "quotidien" est par prédisposition le lieu qu'une certaine ankylose voudrait préserver des conflits et des affects trop intenses. C'est justement cette lâcheté-là qui laisse tout filer et finit par rendre le quotidien si poisseux et les relations si gluantes. Si nous étions plus sereins, plus sûrs de nous, si nous redoutions moins le conflit et ce qu'une rencontre vient bouleverser, certainement leurs conséquences seraient-elles moins fâcheuses. Et même peut-être pas fâcheuses du tout." 2017
  • Frères migrants (2017)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Patrick Chamoiseau

    Les migrants, les migrations en général, sont la réalité critique incontournable de ce monde, le nôtre, tel qu'il s'est construit avec la prise de pouvoir de la domination marchande sur la quasi totalité de son organisation. La légitimité des migrations, qu'elles soient consécutives aux guerres ou aux oppressions de toutes sortes (économiques et sociales), aux dégradations climatiques, est absolue. Vouloir rejeter les migrants, c'est rejeter le monde, c'est rejeter la vie. C'est aussi rejeter les conséquences de nos actes, de nos choix ou tout aussi bien de notre passivité; c'est rejeter l'histoire. Les migrants sont l'expression la plus visible de la nécessité du renversement d'une société régit par la logique marchande, par l'argent roi et l'égoïsme promu valeur dominante. Les migrants sont nos frères humains. La peur ne peut faire oublier que c'est juste un hasard que nous ne soyons pas à leur place. D'un coté il y a un devenir humain qui s'annonce difficile mais de l'autre, il n'y a que l'inhumanité, la barbarie et la honte.
  • Impérialisme d'exclusion et état d'exception (2018)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Robert Kurz

    Publié en Allemagne en 2003 mais édité en France en 2018, un texte d'une grande lucidité sur la nouvelle donne par laquelle le capitalisme mondial espère perdurer et "qui a déjà tous les traits de la nouvelle barbarie qui vient."
    "Partout où les mouvements sociaux et intellectuels contre la guerre et les brutales restrictions du capitalisme en crise menaçaient de franchir un seuil critique et de briser la pseudo-loi naturelle de la subordination de toutes les ressources sociales au principe irrationnel de la valorisation, les appareils démocratiques laissèrent apparaître l'hideuse face violente de l'état d'exception. (...) Le construit de la "souveraineté du peuple" s'avéra dans la pratique une contre-vérité et le travestissement idéologique d'un principe de réalité profondément répressif sous les impératifs duquel l'individu-citoyen n'est molécule de souveraineté que dans la mesure où il se livre inconditionnellement, sur le plan socio-économique, aux formes évolutives de la fin en soi irrationnelle du capitalisme et, en ce sens, s'opprime lui-même."
    "L'ensauvagement progressif des appareils sécuritaires débridés, les atteintes au droit à tous les niveaux et la "mafiaisation" de la politique se superposent à la "normalité" démocratique : la société devient une image trompe-l’œil où des moments de dictature et de représentation parlementaire, de violence délimitée et de positivisme juridique se fondent les uns aux autres. "
  • En attendant la fin du monde (2018)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Baudouin de Bodinat

    "& aussi que la plupart certainement n'avaient pas réclamé, n'avaient pas voulu en personne ces déprédations, n'avaient pas exigé en leur nom cette mise au pillage, tout ce cyclopéen d'extraction et de razzias, de récoltes à blanc, cette dénudation brutale de la vie terrestre - ni rien en particulier de ce qui a fait le lit de ce désordre menaçant; néanmoins qu'ils voulurent bien ce qu'on leur procurait, et non seulement le strict utilitaire mais encore le très superflu par rotation de porte-containers, les commodités flatteuses à la négligence et au manque de goût, toute cette profusion sous blister ou en armoires de congélation; qu'ils furent preneurs volontiers de ces innovations de l'informationnel à porter sur soi qui leur sont maintenant des indispensables à épanouir leur individu; qu'ils aient peu renâclé à cet envahissement : "Je ne suis pas le donneur d'ordre", s'exonèrent-ils ("Je n'y suis pour rien si c'est devenu comme ça", "On n'avait rien demandé, mais c'est là autant s'en servir", etc.) Qui est assez en duplicité le "Je n'ai pas demandé à vivre" de l'adolescent maussade. On lui répondra : Mais si, tu ne serais pas là sinon; et aux autres : Mais si, on n'en serait pas là sinon. "
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