Jamais je ne voudrais être soigné par un acteur

Avatar OVBC Liste de

47 films

par OVBC

Parce que le cinéma et la médecine, ça fait deux, voici
Une liste de critiques des gestes secouristes de base.
Une liste qui observe les incohérences médicales présentes dans les films.

> Cette liste promeut quelques gestes essentiels et s'amuse des interférences scénaristiques absurdes avec le corps médical.

> Une liste soeur, de Fry3000 : http://www.senscritique.com/liste/Les_films_ou_ils_ne_savent_pas_se_servir_de_la_ventoline/13827

> Je ne peux pas classer du pire au moins pire car ce n'est pas parce qu'un acte est bien réussi que le patient ne sera pas, par exemple, contaminé par un agent infectieux. De même, ce n'est pas parce qu'un acte est mal fait qu'une personne sera systématiquement l'hôte d'un agent pathogène. Il n' y a pas de règles en terme de guérison. Ce serait faire aussi une hiérarchie des souffrances et je me refuse à faire une pareille chose.
En revanche, en terme de fautes sanitaires, des plus grandes aux moins grandes, je peux classer sans que rien ne permette de dire qui s'en sortira et qui ne s'en sortira pas. C'est ce qu'on appelle le pronostic (Qui n'a jamais entendu au moins une fois dans un film : "le cancer de votre père a 30 % de guérison" ?).

***

Comment se servir de la ventoline : http://www.youtube.com/watch?v=0wzb7pRKqUM
Physiopathologie de l'asthme : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/24/Asthma_attack-airway_%28bronchiole%29_constriction-animated.gif

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • 1
  • 2
  • Bande-annonce

    Misery (1990)

    1 h 47 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Rob Reiner avec James Caan, Kathy Bates, Richard Farnsworth

    On peut soigner et faire des fautes. C'est coupable mais l'intention est au moins là. Misery, c'est pervers : soigner, déglinguer, soigner, déglinguer, etc.

    Non. On ne peut pas être soignant et bourreau à la fois. Quoique cela crée du travail...

    Un gros big up à notre société de chômage qui soigne ses travailleurs en donnant tout aux patrons : nous souffrons tous d'un bon gros gros syndrome de Stockholm collectif.
  • Bande-annonce

    Matrix (1999)

    The Matrix

    2 h 16 min. Sortie : . Action, science-fiction et arts martiaux.

    Film de Lilly Wachowski et Lana Wachowski avec Keanu Reeves, Laurence Fishburne, Carrie-Anne Moss

    Se soigner à la seule force de sa volonté de se dire que tout n'est qu'illusion passe encore... Mais embrasser un homme dans une revisite idéalisée, grossière et inversée de la Belle au Bois Dormant, alors que son interlocuteur agonise de quinze balles en pleine poitrine

    EST PARFAITEMENT EGOISTE.

    Oui, madame. Ah si c'était aussi facile, on serait tous déguisé en défibrillateur pour la Saint-Valentin.

    Coup de foudre ? Mon cul.
    Réanimation ? Oui, oui.

    Bas les pattes, sale nécrophile ! Tu seras jugée pour ce que tu as fait. Mais là, le fist fucking dans la poitrine, c'est hard.
  • Bande-annonce

    Crime Story (1993)

    Cheung ngon cho

    1 h 47 min. Sortie : . Action, policier et drame.

    Film de Kirk Wong et Jackie Chan avec Jackie Chan, Kent Cheng, Law Kar-ying

    Un inspecteur de la police criminelle de Hong-Kong défibrille la femme d'un patron qu'il a kidnappé avec des pinces croco branchées sur la batterie. Il a ainsi ranimé cette femme au niveau du cou pour espérer toucher une rançon.

    Attention les enfants ! Ne reproduisez jamais cela ! C'est caca !

    A noter aussi la présence d'un médecin du travail très sexy dans un cabinet à la lumière feutrée. Attention là aussi, on ne le dira pas assez, attention hein, à la distance avec le patient et à veiller à un entretien dans un environnement adapté et neutre.
  • Bande-annonce

    Nurse 3D (2013)

    Nurse 3-D

    1 h 24 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Douglas Aarniokoski avec Paz de la Huerta, Corbin Bleu, Katrina Bowden

    La pire soignante depuis très longtemps. D'habitude, les professionnels font un effort. Pas elle.
  • Bande-annonce

    The Human Centipede (2009)

    The Human Centipede (First Sequence)

    1 h 32 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Tom Six avec Dieter Laser, Ashley C. Williams, Akihiro Kitamura

  • Bande-annonce

    Dr Rictus (1993)

    Dr Giggles

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie, drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Manny Coto avec Larry Drake, Holly Marie Combs, Cliff De Young

  • Bande-annonce

    Le Dentiste (1996)

    The Dentist

    1 h 32 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Brian Yuzna avec Corbin Bernsen, Linda Hoffman, Michael Stadvec

    > Un dentiste sème la crise chez ses confrères en spéculant sur des caries inexistantes. Cas de capitalisme buccal aigu rarissime.

    > La guérison pour le soignant est possible en cas de reconversion professionnelle vers le métier de prothésiste.

    > Investissez chez Mousseline et chez Miko car la purée et la glace connaîtront un essor relatif au creusement engendré par cette crise.

    > Mais pour l'heure, on tâchera surtout de préserver l'intégrité physique de la dent, de la gencive et de la mâchoire.
  • Dr. Jekyll et Mr. Hyde (1931)

    Dr. Jekyll and Mr. Hyde

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de Rouben Mamoulian avec Fredric March, Miriam Hopkins, Rose Hobart

  • Bande-annonce

    J'ai rencontré le diable (2010)

    Akmareul Boattda

    2 h 21 min. Sortie : . Policier, drame, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Kim Jee-woon avec Lee Byung-hun, Choi Min-sik, Jeon Kuk-hwan

    Proposition et commentaire de CrAZ :

    "J'ai rencontré le diable" pousse bien la chose à fond avec par exemple un petit coup de couteau dans le tendon d'achille mais en appelant une infirmière juste après pour faire soigner sa victime.
  • Bande-annonce

    Le Kid (1921)

    The Kid

    1 h 08 min. Sortie : . Comédie dramatique et muet.

    Film de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Jackie Coogan, Carl Miller

    Le petit "kid" est malade.

    Alors Chaplin fait appel au médecin de quartier.
    Le médecin arrive et enfourne aussitôt sans prêter attention au patient le thermomètre dans la bouche de... Chaplin. Lui prend le pouls avant de se rendre compte de sa méprise.
    Le médecin se dirige vers l'enfant, lui prend le pouls. Il prend son stéthoscope et ausculte le petit patient... au travers de son pull. "Dîtes Aaaaaah". Chaplin fait "Aaaaah". Le médecin se vexe et demande s'il est le père de l'enfant. Chaplin dit "enfin presque". Le médecin en fait une affaire personnelle.

    Diagnostic : "Cet enfant a besoin de soin et d'attention !"

    Le médecin se retire.
  • Bande-annonce

    Daylight (1996)

    1 h 54 min. Sortie : . Action, catastrophe et thriller.

    Film de Rob Cohen avec Sylvester Stallone, Amy Brenneman, Viggo Mortensen

    C'est soit le pire ou bien le plus inconscient ex-secouriste que j'ai pu voir à l'écran. Dépassement de fonction, gestes inappropriés, mise en danger de soi et des autres. On est pas loin du dîner de cons.

    Note à part : Jésus nous sauvera ("enlevez la croix du mur" !)
  • Bande-annonce

    Casino Royale (2006)

    2 h 24 min. Sortie : . Action, thriller et aventure.

    Film de Martin Campbell avec Daniel Craig, Eva Green, Mads Mikkelsen

    Non, Monsieur Bond, on ne se défibrille pas soi-même. Je veux bien que cela fasse de vous un héros épique de l'impérialisme britannique mais, quand même, à ce stade... Mais il y a un pire exemple dans Mission Impossible IV.

    Allons, ce n'est pas un jouet les enfants !
    Un peu de pédagogie, que diable !
  • Bande-annonce

    Hyper Tension (2006)

    Crank

    1 h 23 min. Sortie : . Comédie, drame, action et thriller.

    Film de Mark Neveldine et Brian Taylor avec Jason Statham, Amy Smart, Jose Pablo Cantillo

    Il a l'air con comme ça ce film, on pourrait croire qu'il est bourré d'incohérences médicales... et puis non. Plein de choses sont expliquées et donne une certaine crédibilité.
    - Pour autant, l'épinéphrine en spray nasal est mis sous clé et ne se pose pas sur le comptoir d'un hôpital. Les muqueuses nasales ne sont pas ce qu'il y a de plus immédiat, on préférera les muqueuses situées sous la langue ou ... celles du cul ; les utilisateurs de trinitrine en savent quelque chose (enfin bon hein j'essaie pas de dire qu'on se sauve de la crise cardiaque avec un doigt dans le cul... mais presque... les personnes toxicomanes en savent quelque chose, les malades du sida aussi)

    - Utilisation non conventionnelle d'un défibrillateur.

    - Se brûler (sans stopper la brûlure) n'est pas la meilleure chose à faire quand on est en bradypnée. Courir non plus, tu me diras.

    - Les deux piqûres sont très approximatives. On ne fait effectivement pas de piqûres au niveau de la nuque... mais pourquoi pas étant donné que la glande surrénale qui est visée (ce qui explique la longueur anormale de la seringue).

    - L'intégrité physique du corps à l'atterrissage me paraît peu probable (ainsi que son clignement d'oeil évidemment)

    Hypertension 2 ne se base sur aucune crédibilité médicale, c'est dommage.
  • Bande-annonce

    Président d'un jour (1993)

    Dave

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Ivan Reitman avec Kevin Kline, Sigourney Weaver, Frank Langella

    Erreur de traduction ou erreur médicale manifeste, la supposée embolie ayant plongé dans un coma végétatif s'appelle en réalité un accident vasculo-cérébral.
    Dans la scène, en pleine effort sexuel, la victime s'évanouit, à l'emporte-pièce, comme mort instantanément au-dessus de sa partenaire.
    Bon, c'est peu de chose mais l'embolie, c'est plutôt l'embolie pulmonaire.

    La méconnaissance de la santé rend très peu crédible la suite du film.

    Rappelons ce à quoi le film échappe. Un AVC :-/
    > C'est une perte de la motricité, de la sensibilité et de la force d'un bras, d'une jambe, de la moitié du visage (déviation de la bouche) ou de la totalité d'un côté du corps (hémiplégie).
    > C'est une difficulté soudaine à trouver les mots ou à les exprimer : les phrases ou les mots sont incompréhensibles ; difficulté soudaine à parler, à bouger la langue, impossibilité d'avaler la salive
    > C'est un trouble soudain de l'équilibre et de la marche, pouvant conduire à la chute.

    On récapitule :

    Vous trouvez quelqu'un à terre, il respire, il a les yeux ouverts : prenez lui les DEUX mains et demandez-lui de la serrer (est-ce que la personne serre ? Est-ce qu'elle serre plus d'un côté ?) ; parlez lui, demandez-lui de raconter sa journée. Evaluez.
    Accompagnez la personne jusqu'à l'arrivée des secours. Etre rassurant tout en étant efficace.

    Donc, par pitié, messieurs-dames les scénaristes, une personne qui a un AVC n'a pas besoin d'un BAVU pour respirer ! Elle a besoin qu'on lui désintègre un caillot au plus vite.

    Quant à la mort final du sosie du président, seule une maladie cardiaque de type syncopale peut arriver à ce résultat de chute de tension.
  • Bande-annonce

    Kill Bill : Volume 1 (2003)

    Kill Bill: Vol. 1

    1 h 51 min. Sortie : . Arts martiaux et action.

    Film de Quentin Tarantino avec Uma Thurman, Lucy Liu, Vivica A. Fox

    Sur proposition de Krokodebil.

    La séquence à l'hôpital ne sert pas vraiment au caractère du personnage, volontaire et hors norme de la mariée.

    La mariée passe 4 ans dans le coma.

    Est-il déjà possible après un trimestre de coma de retrouver toutes les fonctions, les capacités et les sensibilités de nos membres à la seule force de sa volonté et en quelques secondes ? Alors, on se dit plus c'est invraisemblable, plus c'est exceptionnel. Hé bien non, on se dit seulement que ce n'est pas possible et cela enlève du crédit au personnage.

    Dès le réveil de Béatrice, rien ne va. Elle n'a aucune machine autour d'elle. Et puis même un réveil n'est pas prévisible, il y a parfois des signes qui permettent d'aiguiller la thérapeutique.

    Et surtout, surtout, surtout... Béatrice se fout royalement des soins de suite, de rééducation et de réadaptation (SSR). Si, en effet, tout dépend (oui, tout dépend) des individus et de leur assimilation rééducatrice, "la mariée" échappe à plusieurs mois (années ?) d'effort et de retour à la vie potentielle.

    A quoi échappe Béatrice ?

    A la kinésithérapie (massages amincissants, revitalisants et relaxants, aqua gym, électrothérapie – physiothérapie, drainages lymphatiques et pressothérapie pour les jambes lourdes et fatiguées, cabines d’enveloppement d’algues et boues, multijet).

    A l'ergothérapie (bilan des capacités gestuelles, indépendance, retour à un maximum d’autonomie : maintien, récupération et acquisition de l’autonomie dans les gestes quotidiens).

    A l'éducation sportive adaptée,
    A l'orthophonie pour traiter les troubles de la communication,
    A l'orthoptie pour traiter les troubles binoculaires,
    A la psychomotricité,
    A l'art-thérapie.
    A la psychothérapie et à l’action préventive, par l’éducation et l’apprentissage adaptée au handicap, la limitation du handicap par la rééducation, la réadaptation afin de pallier tout déficit transitoire ainsi que l’accompagnement psychologique

    Et

    A l'auxiliaire de vie (aide à l’habillage, déplacements au sein de l’établissement, aide à la toilette, à l'alimentation, surveillance et à son soutien psychologique)

    Non, décidément, Béatrice est du pain béni pour la sécurité sociale... Si tous ces fainéants de comateux sionistes pouvaient en faire autant, on pourrait redresser la dette du pays, putain de bordel à chameau.
  • Bande-annonce

    Une séparation (2011)

    Jodái-e Náder az Simin

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Asghar Farhadi avec Leila Hatami, Payman Maadi, Shahab Hosseini

    Passons sur le cas du grand-père atteint d'Alzheimer et sous oxygène (hein, on ne fait pas joujou avec, c'est caca).

    Ce qui m'a choqué, dans ce film, c'est l'absence totale de secret professionnel : en Iran apparemment, on peut se présenter à l'accueil chercher une personne dont on ne connaît que le prénom et vaguement le nom et l'infirmière balance toutes les informations illico, avec le motif d'hospitalisation en prime.

    Même chose au téléphone, le père téléphone pour connaître le gynécologue de son ancienne aide à domicile : l'information est donnée sans problème.

    Cela ne se fait pas. En tous cas, pas en France. Et heureusement.

    Ce qui me permet de délivrer une définition du secret professionnel pour ne pas mourir idiot : "Le secret professionnel est la non divulgation à des tiers non concerné de tout renseignement d'ordre médical ou personnel concernant une personne soignée."

    ◘ Loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.
    ◘ Articles 226-13 et 226-14 du Code pénal, article L. 1110-4 du Code de Santé publique
    ◘ Articles 4,45,72 et 73 du Code de déontologie médicale
    ◘ Article L162-2 du Code de la Sécurité Sociale, jurisprudence et obligations d’ordre statutaire (droits et obligations des fonctionnaires sur la discrétion professionnelle).

    C'est dire si dans "Une séparation", ethnocentrisme ou non, on se fout de notre gueule.
  • Bande-annonce

    Le Dernier Roi d'Écosse (2006)

    The Last King of Scotland

    2 h 03 min. Sortie : . Biopic, drame, historique et thriller.

    Film de Kevin Macdonald avec Forest Whitaker, James McAvoy, Kerry Washington

    Je ne sais pas où ce médecin a appris à faire des piqûres ni pourquoi il les fait mais si j'étais dictateur - mon objectif dans la vie - je le ferais écarteler et équarrir pour mon petit déjeuner.

    Je suis de plus outré par la romance sympathique qui entoure le médecin. Disons que... Il est un peu moins gentil en réalité. Par exemple, il ne promettra aucun avortement à Kay Amin alors que, dans le film, la tragédie veut qu'il pratique un avortement suite à sa coucherie avec Kay.

    Dans le film, le médecin s'occupe d'une crise d'épilepsie alors qu'en vrai, le médecin a juste retiré une brique de Lego dans son nez.

    Dans le film, le Dr Garrigan se fait pécho en tentant d'empoisonner le dictateur alors qu'en vrai, il n'en a jamais rien fait. Au contraire, il a tout balancé direct.

    En vrai, Garrigan et Amin sont comme cul et chemise. Alors pourquoi cette imagerie mirifique sur le personnage du médecin ? Parce qu'un médecin, c'est forcément bon parce-que-ça-sauve-des-vies ?
  • Bande-annonce

    À bout portant (2010)

    1 h 25 min. Sortie : . Policier.

    Film de Fred Cavayé avec Gilles Lellouche, Roschdy Zem, Gérard Lanvin

    > Un aide-soignant soigne une blessure par balle et recoud. Mais bien sûr !

    > De plus, il a accès à l'adrénaline et sait faire des piqûres.

    S'il sait faire tout ça, c'est dû aux compressions de postes dans le personnel ou bien... ?
  • Bande-annonce

    L'Aventure intérieure (1987)

    Innerspace

    2 h. Sortie : . Comédie et science-fiction.

    Film de Joe Dante avec Dennis Quaid, Martin Short, Meg Ryan

    > D'entrée de jeu, un scientifique fait une belle piqûre intra-musculaire (une IM qu'on appelle ça dans le jargon) et le petit vaisseau miniaturisé atterrit dans les cellules graisseuses. Chelou. Fallait piquer dans le bras, là à la rigueur j'aurais rien dit.

    > Jack Putter dans une crise d'anxiété, de type attaque panique, avale un flacon d'aspirine. Nous avons affaire à une sévère intoxication aux salicylés qui engendre, sans traitement au charbon actif pour lavage gastrique, au moins une cytolyse hépathique et une insuffisance rénale. Le héros s'en sort indemne et devient un bel exemple pour la jeunesse gothique.
    Si un pareil cas arrive autour de vous et qu'il est trop tard pour faire vomir, mettre la personne, même très consciente, en position décubitale gauche (PLS) de sorte à placer le duodénum au-dessus de l'estomac. Cela ralentira la progression de l'intoxication et permettra l'arrivée d'une belle ambulance avec ces gyrophares bleutés.

    > A un moment, le médecin de Jack Putter parle d'hystérie théosophique, à soigner avec un tisonnier chauffée à blanc. De cette maladie, n'étant pas recensée par le DSM IV, je ne puis confirmer ou infirmer l'efficacité d'un tel traitement.

    > Dans son module miniaturisé, Tuck Pendleton éteint un incendie à l'aide d'un extincteur. Le vaisseau étant un espace très confiné, l'usage d'un extincteur peut s'avérer dangereux. Le problème de cette scène n'est pas tellement l'usage de l'extincteur mais bien la poudre blanche qui s'en dégage, et qui est archi-déconseillé dans ce type de milieu en raison de l'insuffisance des échanges entre l'oxygène et le dioxyde de carbone.
    On recommandera un extincteur ABC (à poudre bleue).

    > A un moment, Tuck souhaite un verre. Son vaisseau fait vraiment n'importe quoi dans ce film. Il dissèque ici. Il dissèque là. Il passe des ventricules cardiaques à l'oesophage, on ne sait comment. Il dissèque.... alors qu'il pourrait profiter de la capillarité des vaisseaux sanguins.
    De même, lors du transfert du vaisseaux de la bouche de Jack à celle de Lydia Maxwell, le vaisseau aurait se trouver dans une des glandes salivaires et ce n'était pas le cas.
    La conception du corps est un peu floue à ce point de vue.

    > Le film est encore d'un grand intérêt anatomique. Peu de choses ont changé en terme d'anatomie depuis le moyen-âge.
    La problématique autour de la pressurisation est peu essentielle. La modification électronique des nerfs et muscles du visage suscite davantage d'intérêt.
  • Bande-annonce

    Black Christmas (1974)

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Bob Clark avec Olivia Hussey, Keir Dullea, Margot Kidder

    Proposé par Fry3000 en hommage à tous ces films qui désinforment sur l'utilisation rituelle d'un aérosol-doseur bronchodilatateur au salbutamol.

    Et pour bien insister sur cette prise de conscience élémentaire qui, par ailleurs, ne concerne pas que les asthmatiques
    (vous vous baladez dans la rue et vous tombez sur un mannequin suédois en mini short, oui mais elle fait, sous vos yeux ébahis, une crise d'asthme. Que faire alors ?),
    Je vais vous conter la fabuleuse histoire du mécanisme physiopathologique de l'asthme.
    Tout d'abord, l'asthme provient du mot latin de 951 emprunté au grec en verlan asthma en 241 - mot déjà présent dans l'Iliade. Il signifie "essoufflement" avant de s'écrire "asma" pour signifier, plus généralement, une angoisse. Hippocrate, lui, se chargera de donner à cette suffocation atroce un caractère plus médical : "respiration pénible". Asma devient une affection respiratoire au début du XVème ("ceulx qui ont courte alaine") et fin XVIème, le mot retrouve son orthographe d'origine mais gardera la prononciation (Ambroise Paré). Au XVIIème, apparaissent les premiers traitements (http://download.thelancet.com/images/journalimages/0140-6736/PIIS0140673608614294.fx1.lrg.jpg).
    Le traitement actuel au salbutamol date des années 70.

    Pour être juste dans mon enseignement, il me faudrait revenir sur la physiologie respiratoire, vous dire par exemple que l'inspiration est une activité régulée, au niveau des poumons, par le système parasympathique - ce qui fait qu'en cas d'inflammation, les sécrétions générées spécifiquement par le système immunitaire sont très embêtantes - mais non, je ne suis pas juste. J'ai juste pas le temps, ni la place.

    Donc, l'asthme est, par définition, une maladie chronique des voies aériennes réversible spontanément, caractérisée par une inflammation de la paroi bronchique qui, par un effet d'accumulation, va entraîner une bronchoconstriction par bronchospasmes afin d'évacuer tout ce merdier (cf. liens en intro). D'où provient l'inflammation ? C'est pas la question et puis, j'ai piscine dans une demi-heure. Cette bronchoconstriction donc, c'est elle qui est responsable de la polypnée paroxystique sibilante avec cette sensation d'oppression thoracique. Il faut dès lors écarter la source de l'inflammation (un facteur allergène ? stress ?) et si la personne a un traitement habituel, qu'elle le prenne. Accompagnez-la (surtout si elle est suédoise). Interdiction formelle de l'allonger (oui, je sais, c'est dommage).
  • Copycat (1996)

    2 h 04 min. Sortie : . Policier.

    Film de Jon Amiel avec Sigourney Weaver, Holly Hunter, Dermot Mulroney

    > Lors de la prise d'otage dans le commissariat, flingue sur la tempe, le policier braqué finit par se faire descendre dans le dos. La balle est ressortie. Tout ce que sa collègue trouve à faire , c'est de pleurnicher sur son collègue inanimé.
    Non, mes chers amis, ce n'est pas comme ça qu'il faut s'y prendre. Il faut savoir si l'être respire encore : si oui, comprimer la plaie avec un linge propre ; si non, commencer la réanimation cardiaque aussitôt jusqu'à l'arrivée des secours !

    > Dans un couloir, cette même collègue trouve un policier inanimé. Tout ce qu'elle trouve à faire, c'est de prendre un pouls distal. Encore non, non et non. On ne prend pas un pouls distal sur un corps inanimé. Ce n'est pas ainsi que nous savons la marche à suivre ! Devant l'inconscience, sans notion de délai, commencer immédiatement la réanimation cardiaque. Un vrai danger public cette flic décidément. Mais où a-t-elle appris à prendre le pouls d'abord ?

    > Pendant une descente de la police dans une piaule étudiante, un policier prend rapidement un pouls à la jugulaire pour juger de l'état de la victime. Sauf qu'il... a oublié de retirer ses gants. Sans commentaire !

    > Point positif du film qui va intéresser tous nos amis suicidaires attirés par la pendaison : la pendaison est un des cas où la prévalence est élevée : sept fois sur dix, la victime succombe au traumas du rachis ou à l'anoxie provoquée par la strangulation.
    Le personnage de Sigourney Weaver est pendu par un câble métallique, un méfait du serial killer. Ses pieds touchent tout juste la cuvette des toilettes. Ce que je remarque dans cette scène - ce qui marque la vraisemblance - est que le noeud est placé en arrière. Cela évite toute lésion traumatique osseuse. C'est tellement efficace qu'elle peut même se permettre le luxe de prononcer quelques mots. Par conséquent, ce personnage avait mis toutes les chances de son côté pour survivre à cette douloureuse épreuve une fois décrochée. Amis suicidaires, veillez à bien placer le noeud sur la gorge et à vous placer à une hauteur suffisante pour réussir votre forfait (pardon aux victimes, aux familles des victimes, tout ça, tout ça).


  • Bande-annonce

    Le Client (1994)

    The Client

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Joel Schumacher avec Susan Sarandon, Tommy Lee Jones, Mary-Louise Parker

    En prison, l'enfant simule un malaise au sol pour pouvoir s'échapper.

    Un première personne, affolée, va alerter le médecin.
    Le médecin de la prison arrive dans les dix secondes. Première incohérence : je ne connais pas de prison où les médecins sont en permanence à la prison, peut-être que je me trompe. Chaque fois que j'ai eu à faire avec un médecin, c'était un médecin de ville qui se déplaçait et encore en râlant.

    La simulation du garçon ressemble à un état de choc avec sueurs.
    Le médecin pose sa main sur le torse du garçon et déclare : "Son coeur va lâcher !"

    Super le médecin... Encore un qui a foiré sa première année !
  • Bandaged (2009)

    1 h 32 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Maria Beatty avec Janna Lisa Dombrowsky, Martine Erhel et Hans Piesbergen

    A faaaaaaaaaaaire

    distance aui patient, ciprofloxacine, traitement brûlure chimique )à l'acide sulf.
  • Bande-annonce

    Gerontophilia (2014)

    1 h 22 min. Sortie : . Comédie romantique.

    Film de Bruce LaBruce avec Pier-Gabriel Lajoie, Walter Borden, Katie Boland

    C'est le parfait revers masculin de Bandaged, à cette différence près que le film s'est un peu renseigné sur les gestes à faire... Ou alors c'est un pur hasard... Mais je ne crois pas au hasard de la mise en scène (surtout chez LaBruce qui a toujours été confronté au budget minimal et donc, à des premières prises à la fois spontanées et maîtrisées). Enfin bref, je ne suis pas là pour causer cinéma mais tsoin-tsoin.

    Avec deux principales séquences :

    - la scène du sauvetage en piscine. Que voit-on ? Le maître-nageur n'a pas vu la noyade. Il saute aussitôt. Retourne le corps pour le rapprocher du bord le plus vite possible. Le noyé est dos au sol et attend d'être secouru.

    Jusqu'ici c'est même plutôt très bien.

    Interférant avec la personnalité fétichiste du maître-nageur, le film insiste sur le bouche-à-bouche. Il vérifie si la personne alors si la personne respire (quoique la vérification est très légère). Le constat est clair : le noyé ne respire pas.

    Moi et le film, nous n'allons pas être d'accord à partir de là.
    Le plus important est de commencer immédiatement le massage cardiaque, bras tendus et perpendiculaires au corps, les paumes l'une sur l'autre au niveau bas gauche du sternum, à mesure de 100 pulsations minutes. Demandez un défibrillateur à quelqu'un (il y en a un normalement), appelez les secours avec un autre.

    Le maître-nageur décide, lui, de commencer direct la ventilation artificielle. D'abord, il bascule la tête en arrière de sorte à libérer la trachée. Et là, perdu dans ses émotions, il souffle en pinçant le nez et en tenant le menton. Impeccable. Sauf que...
    Je suis opposé à la ventilation artificielle dans le cadre de la piscine en raison du risque de vomissement. Je ne connais pas cette personne, elle n'est pas cyanosée : pourquoi j'irai lui faire une ventilation ? Attendons d'abord de faire connaissance, non ? Genre 2 minutes. Le fait que le maître-nageur n'ait pas vu la noyade ne justifie pas qu'on lui roule une pelle gratos !

    Dans une deuxième séquence, nous voyons une grande scène pour tous les amoureux du "care" : la toilette.
    Si, globalement, la distance au patient et la notion de pudeur sont à revoir, je peux dire que la toilette est un peu bordélique-angélique. Non, on ne commence pas par le torse ! On commence par voir ce que la personne arrive à faire elle-même, et elle commencera par le visage, en oubliant pas les oreilles. Elle rincera son gant, resavonnera. Elle fera ses mains et son torse.
  • Bande-annonce

    Supercondriaque (2014)

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Dany Boon avec Dany Boon, Kad Merad, Alice Pol

    Le film est bon, contre toute attente. Mais Merad en médecin n'est pas du tout crédible.

    Gros gros problème de distance, agrémentée d'un coup de boule et de faux diagnostiques.
  • Bande-annonce

    L'Étrange Vice de Madame Wardh (1971)

    Lo Strano vizio della signora Wardh

    1 h 38 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Sergio Martino avec George Hilton, Edwige Fenech, Conchita Airoldi

    Réanimation avec un mouchoir sur la bouche et deux compressions. Toutefois cela part d'un bon sentiment...
  • Bande-annonce

    Une époque formidable... (1991)

    1 h 36 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Gérard Jugnot avec Gérard Jugnot, Richard Bohringer, Victoria Abril

    Toubib (Borhinger), ancien brancardier, soigne Berthier (Jugnot) qui présente une entaille de trois cm à l'arcade sourcilière gauche externe et coagulée. La succession de plans champ / contre-champ prête à sourire.

    1° Quand une arcade sourcilière est ouverte, elle saigne beaucoup. Ici, peu de sang en regard de la plaie.

    2° Toubib le soigne avec un coton-tige et ramasse le sang comme s'il peignait un Picasso. Non, Toubib voyons ! Au moins, mouillez donc votre coton et, si vous n'avez pas de désinfectant sous la main, vous en avez un forcément dans la bouche : la salive. Vérifiez la non-présence de corps étrangers dans la plaie et nettoyez de l'intérieur vers l'extérieur, soit en étoile soit en escargot. Surveillez la plaie si elle reste douloureuse à la cicatrisation.

    Un jour, il faudra que je vous explique la chouette odyssée de l'hémostase. Mais, pour l'heure, la plaie de Berthier n'est absolument pas soignée.
  • Bande-annonce

    Titicut Follies (1967)

    1 h 24 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

  • Bande-annonce

    Thirst, ceci est mon sang (2009)

    Bakjwi

    2 h 13 min. Sortie : . Comédie, drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Park Chan-wook avec Song Kang-ho, Kim Ok-Vin, Kim Hae-sook

    scène d'ouverture avec massage cardiaque : infirmière et prêtre étudiant médecine + scène de la première gorgée de sang avec sang dans la poche (???) associée à sérum.
  • Bande-annonce

    Trainspotting (1996)

    1 h 34 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Danny Boyle avec Ewan McGregor, Ewen Bremner, Jonny Lee Miller

    Un des protagonistes du nom de Tommy est mort. A la cérémonie, on raconte qu'il a succombé à toxoplasmose sur immunodépression due à une HIV. Si la description de la maladie est fidèle, je reste incrédule devant le récit.

    Pour deux raisons :

    - Selon mes souvenirs, la toxoplasmose intervient à une très basse immunodépression. Sachant les conditions d'existence de Tommy, il a mille fois l'occasion de crever d'autres choses, plutôt que de toxoplasmose.

    - La toxoplasmose, ami hypochondriaque, tout le monde l'a... Ou presque. 80 % d'entre nous a cette maladie dans son corps. Ce qui nous en protège est le système immunitaire. Il nous en prémunit. Ainsi, s'il faut bien avoir été en contact avec un chat un jour dans sa vie - enfin certains chats - il n'était pas nécessaire d'inclure le chat dans l'histoire... Quoique ce chaton minuscule et mignon prend l'allure d'un cadeau empoisonné.
  • 1
  • 2