Journal d'un bédéphile : année 2016

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56 bd

par Marius Jouanny

Mon carnet de bord des bandes dessinées lues et relues en 2016...

Cuvée 2015 : http://www.senscritique.com/liste/Journal_d_un_bedephile_annee_2015/727625#page-1/

Mes coups de cœurs (au moins 8/10, uniquement les découvertes) :
- Terminus - Transperceneige, tome 4 8/10
- Pilules bleues 8/10
- Une mystérieuse mélodie - Mickey vu par..., tome 2 8/10
- Lupus (toute la série) 8/10 dont volume 4 9/10
- A la recherche de Peter Pan 8/10
- Nausea 8/10
- L'odeur des garçons affamés 8/10

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  • Le Transperceneige, tome 1 (1984)

    Sortie : février 1984.

    BD franco-belge de Jean-Marc Rochette et Jacques Lob

    Deuxième lecture. Note inchangée : 9.

    Un morceau fondateur de la SF contemporaine. Par un concept redoutablement efficace, déployant un univers à fort potentiel, des personnages peu nombreux mais parfaitement caractérisés, des dialogues ciselés, des purs moments d'émotions, ce premier tome remporte ma complète adhésion. Le classicisme des dessins de Rochette sont d'ailleurs redoutablement maîtrisés, expressifs et gérant bien les cadrages pour un huis-clos (le plus difficile à mettre en scène, je le rappelle, surtout sur une centaine de pages). D'une inventivité exemplaire, un indispensable de la BD française.
  • L'Arpenteur - Le Transperceneige, tome 2 (1999)

    Sortie : octobre 1999.

    BD franco-belge de Jean-Marc Rochette et Benjamin Legrand

    Deuxième lecture. Note inchangée : 7.

    Quinze ans après le magistral "Transperceneige", le dessinateur initial Rochette s'allie avec un nouveau scénariste pour publier une suite, dans un autre train. Si le virage graphique du dessinateur a de quoi laisser admiratif (ça, c'est une vraie remise en question artistique) le trait est parfois hésitant là où il était parfaitement maîtrisé dans le tome 1. Les planches de ce tome 2 gagnent en efficacité et en mouvement ce qu'elles perdent en expressivité et en réalisme.

    C'est surtout les écueils de scénario qui pêchent : le récit se veut synthétique, laissant le lecteur dubitatif sur certains événements, un flou narratif souvent maladroit (notamment sur le cliffhanger final). Il y a aussi une incohérence notable : alors que les militaires du tome 1 utilisent des flingues parfaitement contemporains, ceux du tome 2 sont futuristes, alors que cela ne se passe que quelques années après le tome 1. Cette incohérence technologique est d'ailleurs présente à travers d'autres objets.

    Non, l'intérêt de ce tome 2 est finalement un renouvellement du propos : le tome 1 symbolisait la lutte des classes, il est ici question de la description d'un régime autoritaire, qui manipule les masses par les médias, emprisonne ses ennemis dans des tiroirs (idée reprise dans le film, d'ailleurs) et masque la vérité pour instaurer un climat de peur.
  • La Traversée - Le Transperceneige, tome 3 (2000)

    Sortie : septembre 2000.

    BD franco-belge de Jean-Marc Rochette et Benjamin Legrand

    Deuxième lecture. Note inchangée : 7.

    Au-delà de ses dialogues insipides, de ses rebondissements artificiels et de ses personnages archétypaux, ce troisième tome du "Transperceneige" prend un virage vers une tension plus accrue, et une réelle mise en danger du convoi qui doit plus que jamais faire face à une survie précaire. Cette volonté, cet espoir dans la tourmente est particulièrement bien retranscrit dans l'oeuvre : l'idée que les dirigeants du train cherchent des solutions à tâtons au prix de centaines de vies humaines, un mal nécessaire pour progresser dans cette mer gelée sans fin. Sa conclusion, douloureuse et amère, méritait bien un épilogue qui nous a été servit cette année avec la publication d'un quatrième tome que je m'apprête à dévorer. En espérant qu'il soit à la hauteur.
  • Transperceneige : L'Intégrale (2013)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Jean-Marc Rochette, Benjamin Legrand et Jacques Lob

    L'intégrale des trois premiers tomes du Transperceneige dans un grand format : même si le tome 1 est le seul véritable chef-d'oeuvre du lot, ses suites valent largement le coup.
  • Terminus - Transperceneige, tome 4 (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Jean-Marc Rochette et Olivier Bocquet

    Voir critique.
  • Le Mangeur d'or - Undertaker, tome 1 (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Ralph Meyer et Xavier Dorison

    Deuxième lecture. Note inchangée : 8. Toujours excellemment bien mis en scène (avec Dorison, en même temps, pas étonnant), imposant des personnages et des dessins hauts en couleurs. Un fort potentiel pour la suite, que je m'apprête à lire (le tome 2).

    Pour un avis plus développé, voir ma critique :
    http://www.senscritique.com/bd/Le_Mangeur_d_or_Undertaker_tome_1/critique/47225207
  • La Danse des vautours - Undertaker, tome 2 (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Ralph Meyer et Xavier Dorison

    Voir critique.
  • Pilules bleues (2001)

    Sortie : octobre 2001.

    BD franco-belge de Frederik Peeters

    Avec "Pilules bleues" Frederik Peeters réalise le cas d'école de la BD autobiographique réussie, pertinente et mature. Se focalisant sur ses rapports avec sa compagne atteinte du sida, il n'occulte ni l'intimisme, ni les difficultés de la situation, mais surtout propose une réflexion sur la différence, la maladie, pour combattre les préjugés qui l'accompagnent. La BD en plus de s'avérer un indispensable absolu pour toutes personnes concernées de près de ou de loin par le problème, ne manque ni d'humour, ni d'émotion, et la légèreté de son trait cache une expressivité remarquable, et quelques expérimentations graphiques qui font la différence. Ce Frederik est définitivement un "grand" de la BD actuelle.
  • Le Guide du mauvais père, tome 2 (2014)

    Sortie : .

    BD (divers) de Guy Delisle

    Note inchangée : 6

    Toujours la même (bonne) recette : des gags très simple et rafraîchissant sur l'irresponsabilité gentillette d'un père de famille. Inoffensif, ça laisse sur sa faim (on le lit en 1/4 d'heure) mais c'est parfois très drôle.
  • Wonderland (2015)

    Sortie : .

    BD (divers) de Tom Tirabosco

    Avec Wonderland, la démarche de Tom Tirabosco trouve une substance, une cohérence qui manquait souvent à ses précédentes publications comme "la fin du monde" et "sous-sol". En racontant avec intimisme, sensualité et poésie son enfance, l'auteur parvient à transporter son univers si atypique vers un récit qui accroche au lecteur, qui tire son intérêt autant d'événements futiles que d'autres lourds de sens et de drame. Un bel opus autobiographique donc, tendre, doux-amère et toujours avec ces propositions graphiques hautement intéressante.
  • Le Maître d'armes (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Joël Parnotte et Xavier Dorison

    Je voulais écrire une critique de ce nouveau remarquable one-shot scénarisé par Dorison, mais j'ai dû trop écrire sur lui ces derniers temps (en bien) : l'inspiration n'est pas venue. Je dirais en tout cas que c'est superbement mis en scène, que le fond idéologique et historique est passionnant, les personnages ambivalents et complexes... Tout ça mis en valeur pas des dessins hauts en couleurs qui donnent toute son épaisseur au souffle épique de la narration et au spectaculaire des (nombreuses) scènes d'action.
  • Sens (2014)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Marc-Antoine Mathieu

    Un 7 finalement pas si loin du 6 pour ce dernier Marc-Antoine Mathieu. Si l'univers développé est toujours aussi fascinant, cet opus manque en effet de l'étincelle de génie qui transcende et réfléchi profondément sur la bande dessinée. Qu'à cela ne tienne, la mise en scène est remarquable, l'épure graphique est toujours aussi parfaitement maîtrisé, et la BD ne manque pas de passages marquants. Mathieu est loin de tomber dans le conceptualisme vain.
  • Capa, l'étoile filante (2016)

    Sortie : .

    BD de Florent Silloray

    Voir critique.
  • Black Rock - Tyler Cross, tome 1 (2013)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Brüno Thielleux et Fabien Nury

    Note inchangée : 8.

    J'ai pris encore plus de plaisir qu'à la première lecture. Des dialogues ciselés, une mise en scène au cordeau, des personnages hauts en couleurs, un microcosme de ploucs texans mis sans dessus dessous dans une tuerie délectable... Même le nihilisme ambiant ne m'a pas gâché mon plaisir : il s'apparente plus à un cynisme enjoué. Je me jette sur le tome 2 !
  • Angola - Tyler Cross, tome 2 (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Bruno Thielleux (Brüno) et Fabien Nury

    Clairement pas aussi abouti que le tome 1, aussi bien dans l'écriture que la caractérisation des personnages. Les fulgurances de mise en scène comme celles graphiques sont néanmoins toujours présentes... Seulement, le récit d'évasion est tellement codifié, cet album rentre tellement dans les clous du genre qu'il surprend moins que son prédécesseur.
  • Celui qui part - Les Vieux Fourneaux, tome 3 (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Paul Cauuet et Wilfrid Lupano

    Lupano gère avec ce troisième album un nombre record de sous-intrigues, au point de perdre quelque peu le lecteur. La recette s’essouffle pas mal, les dialogues pédalent de plus en plus dans la semoule... La surcharge d'informations laisse un récit quelque peu fouillis et superficiel. Ce sera probablement sans moi pour les épisodes suivants, la série semblant perdre en consistance au fur et à mesure des nouveaux épisodes.
  • Sous le soleil de minuit - Corto Maltese, tome 13 (2015)

    Sortie : .

    BD (divers) de Ruben Pellejero et Juan Diaz Canales

    Du très bon boulot, cette reprise de Corto Maltese. Aussi bien graphiquement que d'un point de vue narratif, il retranscrit à merveille l'esprit d'Hugo Pratt, se balade entre moult lieux et personnages avec une fluidité impeccable. Cela manque certainement de panache, d'audace et reste une suite très scolaire... Mais pourquoi bouder son plaisir, tellement ça transpire le soucis de bien faire par tous les pores ?
  • Une mystérieuse mélodie - Mickey vu par..., tome 2 (2016)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Cosey

    voir critique.
  • L'Odeur des garçons affamés (2016)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Frederik Peeters et Loo Hui Phang

    Un one-shot métaphysique qui, comme le troisième tome de "Aama" du même Frederik Peeters, m'a décontenancé au point d'hésiter franchement sur la noté à lui attribuer. Ici épaulé par la scénariste et réalisatrice Loo Hui Phang, l'auteur comptant parmi les plus talentueux de la BD française actuelle s'attaque ici au western en prenant à contre-pied total les codes du genre. Ici, il n'est question de rien d'autre que du désir humain sous toute ses formes, mêlé à des manifestations spirituelles et autres expérimentations graphiques absolument sublimes, avec en toile de fond les prémices de l'invasion du capitalisme dans l'Ouest amérindiens.

    C'est superbement mis en scène et dessiné, l'émotion et la tension sexuelle dégagée sont proches du viscérale et côtoie toujours des sommets, mais les excentricités verbales de la scénariste rendent le tout un peu artificiel, comme la greffe d'un personnage antagoniste qu'on sait pas trop ce qu'il fout là ! Sans oublier une fin ambigu qui botte en touche : bref la proposition n'est pas parfaite, mais fichtrement audacieuse et remuante.
  • Pandora n°1 (2016)

    Sortie : .

    BD (divers) de Collectif

    Se voulant un aperçu nourri, varié et épais du panel d'auteurs de la bande dessinée mondiale, ce premier tome du collectif "Pandora" regroupe des histoires courtes plus ou moins longues (ça va de deux pages à une vingtaine). Son intérêt est de mélanger sans complexe les vieux baroudeurs déjà consacrés par tous les pores (Katsuhiro Otomo, Rossi, Alfred, Bastien Vivès, Art Spiegelman) qui proposent de très bons récits (bien que trop courts pour certains, c'est frustrant !) avec la proposition d'auteurs beaucoup plus méconnus, faisant ainsi un florilège détonnant et audacieux. Mais si des auteurs de la nouvelle génération comme Tripp, Mangin, Mattotti, ou J-C Menu font du bon boulot, d'autres comme Blutch sont en panne sèche d'inspiration. Et beaucoup trop sont anecdotiques, proposant des dessins et scénario faisant vraiment tache parmi ceux cités ci-dessus. Une sélection plus rigoureuse aurait donc été nettement plus enthousiasmante...
  • California Dreamin' (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Pénélope Bagieu

    voir critique.
  • Sainte Famille (2001)

    Sortie : 2001.

    BD (divers) de Xavier Mussat

    Le récit et les dessins, tout en finesse du petit trait, sont bels et bien maîtrisés. Mais cette histoire autobiographique d'une famille déchirée, plutôt typique, narrée en gaufriers systématiquement accompagnés de pavés narratifs, peine à se distinguer. Certes, le tout est bien construit, bien illustré, mais ce manque d'audace formel est plutôt frustrant tant il ne permet pas de rentrer dans la peau des personnages.
  • La Mort et le Mourant - Zombies, tome 0 (2012)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Leoni et Olivier Peru

    "Zombies", scénarisée par Olivier Peru, est probablement la meilleur série de BD sur nos chers têtes décomposés de ces dernières années. Et ce préquel, se focalisant sur l'ex-acteur de... films de zombies un peu raté, est jouissif tout comme les autres. Il maîtrise ses références, son écriture détachée mais non dénuée d'émotion de bout en bout. Drôle, corrosif, dramatique et ne lésinant pas non plus sur le spectaculaire, ce tome 0 est une très bonne introduction à la série. Il n'est pas le premier sorti, il n'est pas dessiné par le dessinateur principal de la série (un peu plus talentueux que celui de cet épisode) mais il s'articule comme une histoire en un album à la dramaturgie et aux personnages bien construits.
  • La Divine Comédie - Zombies, tome 1 (2010)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Sophian Cholet, Simon Champelovier et Olivier Peru

    -1

    Ce premier tome pose les bases du premier cycle avec un certain talent : même si la narration "d'exposition" des personnages et des enjeux rend le tout pas toujours très bien rythmé, le mélange comédie-drame marche plutôt bien. Certes, les gags et autres répliques bien trouvés seront plus affinés par la suite, certes le cliffhanger de fin était un peu facile (bien que sacrément osé) mais l'efficacité et la maîtrise du récit sont bien là. Ce double registre parodie/drame permet en tout cas à l'oeuvre de redoubler d'astuces tout en ayant conscience de ses propres limites. Cette démarche rappelle d'ailleurs Carpenter, sous certains aspects.
  • De la brièveté de la vie - Zombies, tome 2 (2011)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Sophian Cholet et Olivier Peru

    -1.

    Dans la continuité du tome 1, ce "Zombies" perfectionne l'écriture des personnages et des événements : il apporte toujours sinon plus de consistance narrative pour tenir le lecteur en haleine. On en viendrait presque à regretter que la série ne s'attarde pas plus sur l’atmosphère, l'aspect psychologique, mais sa maîtrise de mise en scène, la jouissance propre au genre post-apocalyptique est ici menée tambour battant.
  • Précis de décomposition - Zombies, tome 3 (2013)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Sophian Cholet et Olivier Peru

    Note inchangée : 8 + coup de cœur.

    Ce troisième épisode en acmé (il conclut le premier cycle de la série, magistralement) est certainement le plus abouti de tous. En multipliant les intrigues il maintient le lecteur en haleine, diversifie les registres et actes narratifs tout en étant plus fluide que jamais. Les dessins semblent aussi de plus en plus détaillés et expressifs. C'est finalement en confrontant les hommes entre eux, à la manière d'un "Délivrance" de John Boorman que l'album trouve une profondeur supplémentaire, un renouvellement profond du propos et un dernier acte qui prend aux tripes. Le drame y est à son sommet, bien que le tout reste un poil caricatural, le tableau reste suffisamment nuancé, aussi bien dans son portrait des forces que dans le ton, vagabondant entre tragique, morbide, et ironique, optimisme et pessimisme. Le versant humoristique est finalement presque absent désormais, l'oeuvre n'en gagne curieusement qu'en cohérence et force émotionnelle, mais surtout en amertume.
  • Les Moutons - Zombies, tome 4 (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Sophian Cholet et Olivier Peru

    Peru et Cholet accouchent d'un début de deuxième cycle aux petits oignons. Plus fluide (les différents récits développés en parallèles s'enchaînent à la perfection) et dense que jamais, c'est déjà une réussite narrative remarquable. Peru renouvelle de fond en comble ses thèmes (ici, il s'attaque au fanatisme religieux et à l'eugénisme, notamment) et les enjeux. Si l'empathie pour les personnages est un peu moins forte que dans le tome précédent, dû à l'exposition de nouveaux protagonistes et d'un univers qui a bien changé. On en redécouvre aussi d'autres dont la psychologie a beaucoup évoluée, depuis le tome 3. Les ambitions deviennent donc aussi psychologiques, prenant le pas depuis le tome 3 sur l'humour. Enfin, les planches de Cholet, avec une nouvelle mise en couleur beaucoup plus naturelle et organique, et un style côtoyant un peu plus le manga, en sont d'autant plus abouties.
  • Les Misérables - Zombies Néchronologies, tome 1 (2014)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Nicolas Petrimaux et Olivier Peru

    -2

    Le propos anarchiste de l'album m'a clairement aveuglé à la première lecture ! Certes, le récit est efficace, certes, il y a au moins un personnage qui sort un tant soit peu du lot (la grand-mère de 80 ans) mais tout le reste est très superficiel, du duo "garde du corps froid et pragmatique mais avec un bon fond/imbécile heureux mais avec un bon fond" à cette fin qui héroïse son personnage principale jusqu'au ridicule. De plus les dessins tiennent assez peu la route, le dessinateur se débrouille pas trop mal pour un premier album mais cela reste esthétiquement très banal et très peu expressif, figé. Au final, rien que pour son regard acerbe sur la démocratie, ce spin-off en histoire complète de la série "Zombies" vaut le coup d’œil, mais reste qu'il manque de mordant.
  • Mort parce que bête - Zombies Néchronologies, tome 2 (2015)

    Sortie : .

    BD franco-belge de Arnaud Boudoiron et Olivier Peru

    Je clôt ma rétrospective de la série "Zombies" par ce deuxième tome des spin-off "Néchronologies", dont le premier était clairement moyen. Celui-ci remonte la barre, tout d'abord grâce à un choix de dessinateur plus aguerri qui s'en sort très bien, nous livrant des planches détaillée, expressives et aux décors post-apo bien construits. Le scénario est toutefois un peu léger, prenant la forme d'un huis clos remplis de développeurs d'un jeu vidéo de zombie qui voient leur idées de gameplay devenir réalité. Tout l'intérêt du récit est dans son personnage principal, meneur ambigu et à l'ambivalence bien exploitée. Mais encore une fois, l'histoire n'a pas le temps de s'épanouir en un tome, et ne peut marquer tant sa fin est abrupte, voire nihiliste.
  • L'homme qui ne disait jamais non (2016)

    Sortie : .

    BD (divers) de Olivier Balez et Didier Vasseur (Tronchet)

    Récit classique sur un amnésique, ce one-shot souligne les clichés du genre pour mieux s'y engouffrer. Malgré des dessins rafraîchissants, le tout peine vraiment à convaincre, je m'attendais à nettement mieux de la part de Tronchet qui est seulement scénariste pour cet album. L'humour distillé est peu efficace, quant aux twists scénaristiques, ils ont le mérite de surprendre quelque peu, sans impliquer franchement le lecteur. Quelques bons choix, de très bonnes intentions, mais une superficialité constante.
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