La Femme à travers la littérature du XIXème siècle

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99 livres

par Aurea

Stendhal, Balzac, Zola, Flaubert, Hugo, Maupassant Charlotte Brontë, Barbey D'aurevilly, Lamartine Mérimée, Musset, Vigny, Baudelaire ou George Sand, tous nous donnent une image de la femme au travers de personnages issus de toutes les classes sociales, miroirs d'une société en pleine mutation reflétant la place et le rôle qu'y tiennent les femmes

Et merci pour leurs belles propositions à Nushku, Reno, JuDedalus, Ano, Sacha, Jackal, Kalimera, pripri, AttibaoulGounyo, Rawi, BlueMoon, Gaux-Mar, Surestimé, Theloma, BibliOrnitho, Elouan, OVBC, Plume231, OVBC, Sabri Collignon, Marthe_S, Plume231, siberiefleuveamour, fleurblanche, No_Hell, Mr-Fox (Ziran)

Image de couverture : Orgueil et Préjugés

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  • Contes cruels (1883)

    Sortie : 1883. Nouvelle.

    Livre de Auguste de Villiers de L'Isle-Adam

    L'Inconnue

    "Au balcon d'une loge venait d'apparaître une jeune femme d'une grande beauté. - Elle regardait la scène. Les lignes fines et nobles de son profil perdu s'ombraient des rouges ténèbres de la loge, tel un camée de Florence en son médaillon. - Pâlie, un gardénia dans ses cheveux bruns, et toute seule, elle appuyait au bord du balcon sa main, dont la forme décelait une lignée illustre. Au joint du corsage de sa robe de moire noire, voilée de dentelles, une pierre malade, une admirable opale, à l'image de son âme, sans doute, luisait dans un cercle d'or. L'air solitaire, indifférent à tout la salle, elle paraissait s'oublier elle-même sous l'invincible charme de cette musique."
  • Véra et autres nouvelles (2009)

    Sortie : avril 2009. Nouvelle.

    Livre de Auguste de Villiers de L'Isle-Adam

    Parue en 1874

    "La croisée, sous les vastes draperies de cachemire mauve broché d'or, était ouverte : un dernier rayon du soir illuminait, dans un cadre de bois ancien, le grand portrait de la trépassée. Le comte regarda, autour de lui, la robe jetée, la veille, sur un fauteuil ; sur la cheminée, les bijoux, le collier de perles, l'éventail à demi fermé, les lourds flacons de parfums qu' Elle ne respirerait plus.

    Sur le lit d'ébène aux colonnes tordues, resté défait, auprès de l'oreiller où la place de la tête adorée et divine était visible encore au milieu des dentelles, il aperçut le mouchoir rougi de gouttes de sang où sa jeune âme avait battu de l'aile un instant ; le piano ouvert, supportant une mélodie inachevée à jamais ; les fleurs indiennes cueillies par elle, dans la serre, et qui se mouraient dans de vieux vases de Saxe ; et, au pied du lit, sur une fourrure noire, les petites mules de velours oriental, sur lesquelles une devise rieuse de Véra brillait, brodée en perles :

    Qui verra Véra l'aimera . Les pieds nus de la bien-aimée y jouaient hier matin, baisés, à chaque pas, par le duvet des cygnes ! -- Et là, là, dans l'ombre, la pendule, dont il avait brisé le ressort pour qu'elle ne sonnât plus d'autres heures."
  • Contes (1816)

    Sortie : 1816. Nouvelle.

    Livre de E.T.A. Hoffmann

    Coppélia

    "Développant le thème fantastique des savants fous, le conte romantique de E.T.A. Hoffmann tourne autour d’une poupée, un automate , créature de l’étrange Docteur Coppélius.

    Le personnage principal est Swanilda dont le fiancé, Franz, ne cesse d’observer une jeune fille à la fenêtre, qui passe pour la fille du Docteur Coppélius. Fâchée et intriguée, Swanilda s’introduit dans l’atelier et s’aperçoit que Coppélia n’est qu’un des nombreux automates du vieux savant. Restée cachée elle assiste à une scène étrange : Franz entre dans l’atelier et Coppélius tente de s’emparer de son âme pour animer Coppélia. Swanilda prend alors la place de la poupée, laissant croire à Coppélius que sa créature a déjà pris vie."
  • Poèmes (1821)

    Sortie : 1821. Poésie.

    Livre de John Keats

    "Pieds agiles, yeux violet foncé, cheveux bien séparés.
    Mains potelées, cou de neige, poitrine blanche,
    Sont choses qui stupéfient les sens éblouis
    Au point que les yeux fascinés, fixes, oublient qu’ils regardent.
    D’un tel spectacle, ô Ciel ! je n’ai pas le courage
    De détourner mon admiration, si dépourvu
    Soit-il de ce qui mérite le respect, si dépouillé
    De l’adorable modestie et des rares vertus.


    Cependant, aussi insouciant que l’alouette, je me dégage
    De ces leurres et les oublie immédiatement — même avant d’y avoir goûté
    Ou d’avoir trois fois humecté mon palais ; mais lorsque je remarque
    Que de pareils charmes unissent leur éclat avec celui d’une bienveillante intelligence,
    Mon oreille s’entrouvre, telle la gueule rapace d’un requin,
    Pour se repaître des accents d’une voix divine"
  • Middlemarch (1871)

    Sortie : 1871. Roman.

    Livre de George Eliot

    En préface un beau texte de Virginia Woolf sur George Eliot :

    " L'issue fut triomphale pour elle, quel qu'ait pu être le destin de ses créatures ; et quand nous nous rappelons tout ce qu'elle a osé, tout ce qu'elle a accompli, la façon dont, malgré tous les obstacles qui jouaient contre elle (le sexe, la santé, les conventions), elle a cherché toujours plus de savoir, toujours plus de liberté jusqu'au jour où le corps, accablé par son double fardeau, s'effondra, épuisé, nous devons poser sur sa tombe toutes les brassées de lauriers et de roses que nous possédons. "
  • Emma (1816)

    Sortie : 1816. Roman.

    Livre de Jane Austen

    "Cinquième roman de Jane Austen, Emma décrit une héroïne très différente de celles des oeuvres précédentes. Loin de la pétillante Elizabeth Bennet ou de la timide Fanny de Manfield Park, elle est une jeune fille vaniteuse et manipulatrice, flattée par tous, sauf Mr Knightley qui n'est pas dupe. N'ayant ni le goût de la lecture, ni celui de persévérer dans quelques domaines que ce soit, elle s'amuse à créer des unions dans son entourage, n'ayant elle-même aucune envie de se marier..."
  • L'éveil (1899)

    The Awakening

    Sortie : 1899. Roman.

    Livre de Kate Chopin

    "Une villégiature en Louisiane à la fin du XIXe siècle : robes de mousseline, ombrelles, soirées musicales, villas du bord de mer et enfants sages. Un univers serein et paisible. Un peu trop, peut-être, aux yeux d'Edna pour qui cette quiétude confine à la torpeur. Une émotion amoureuse, un parfum enivrant et la vie change de registre. C'est 'l' éveil'."
  • La Lettre écarlate (1850)

    The Scarlett Letter

    Sortie : 1850. Roman.

    Livre de Nathaniel Hawthorne

    «Mais ce qui attirait tous les regards et transfigurait en quelque sorte la femme ainsi vêtue, si bien qu'hommes et femmes de son ancien entourage étaient à présent frappés comme s'ils la voyaient pour la première fois, c'était la LETTRE ÉCARLATE si fantastiquement brodée sur son sein. Elle faisait l'effet d'un charme qui aurait écarté Hester Prynne de tous rapports ordinaires avec l'humanité et l'aurait enfermée dans une sphère pour elle seule».
  • Daisy Miller (1878)

    Sortie : 1878. Nouvelle.

    Livre de Henry James

    "Isabel était douée d'une imagination remarquablement active. Aux yeux de ses contemporains elle passait pour extraordinairement profonde. Mais les profondeurs secrètes de l'âme de cette jeune fille étaient un lieu peu fréquenté."
  • Gabrielle de Bergerac (1869)

    Sortie : 1869. Nouvelle.

    Livre de Henry James

    "Une très belle nouvelle, tendre et souvent un peu naïve : ce sont les souvenirs d’un enfant de dix ans qui ne comprenait pas tout ce qui l’entourait. Bien sûr, l’homme adulte est capable d’expliquer certains points que l’enfant n’avait pas perçus. Mais des zones d’ombre demeurent concédant à la jeune fille (âgée de 21 ans au moment des faits) une part de mystère et de noblesse. Récit souvent très narratif, romanesque et émouvant d’une histoire d’amour entre deux personnages que tout devait opposer dans cette société de castes de fin d’Ancien Régime."

    Avis de BibliOrnitho
  • Madame de Mauves (1874)

    Sortie : 1874. Nouvelle.

    Livre de Henry James

    "L’histoire d’un mariage mal assorti entre une Américaine vertueuse, Euphémia de Mauves et un aristocrate parisien dépravé. Une histoire vue à travers le regard d’un jeune Américain séduit par le charme de Madame et scandalisé par le cynisme de son époux. Or Euphémia va se révéler quasi meurtrière dans sa froideur et sa rigidité. Son époux se suicide. L’évocation brillante et sans pitié des comportements de l’aristocratie parisienne rappelle Balzac et, plus encore, annonce Proust."
  • Washington Square (1880)

    Sortie : 1880. Roman.

    Livre de Henry James

    "Le docteur Austin doit bientôt se rendre à l'évidence : sa fille n'est ni intelligente, ni belle : “Catherine n'est pas immariable mais elle n'a aucune séduction”. Elle a toutefois un avantage considérable lorsque l'on songe aux Mariages de l'époque : elle est riche."
  • La Maison Tellier (1881)

    Sortie : 1881. Nouvelle.

    Livre de Guy de Maupassant

    "Elle était grande, charnue, avenante. Son teint, pâli dans l'obscurité de ce logis toujours clos, luisait comme sous un vernis gras. Une mince garniture de cheveux follets, faux et frisés, entourait son front, et lui donnait un aspect juvénile qui jurait avec la maturité de ses formes. Invariablement gaie et la figure ouverte, elle plaisantait volontiers, avec une nuance de retenue que ses occupations nouvelles n'avaient pas encore pu lui faire perdre."
  • Vanina Vanini (1829)

    Sortie : 1829. Nouvelle.

    Livre de Stendhal

    "C'était un soir du printemps de 182*. Tout Rome était en mouvement : M. le duc de B***, ce fameux banquier, donnait un bal dans son nouveau palais de la place de Venise. Tout ce que les arts de l'Italie, tout ce que le luxe de Paris et de Londres peuvent produire de plus magnifique avait été réuni pour l'embellissement de ce palais. L’affluence était immense. Les beautés blondes et réservées de la noble Angleterre avaient brigué l'honneur d'assister à ce bal; elles arrivaient en foule. Les plus belles femmes de Rome leur disputaient le prix de la beauté.

    Une jeune fille que l'éclat de ses yeux et ses cheveux d'ébène proclamaient romaine entra conduite par son père; tous les regards la suivirent. Un orgueil singulier éclatait dans chacun de ses mouvements."
  • La Conquête de Plassans (1874)

    Sortie : 1874. Roman.

    Livre de Emile Zola

    "Désirée battit des mains. C’était une enfant de quatorze ans, forte pour son âge, et qui avait un rire de petite fille de cinq ans.

    — Maman, maman ! cria-t-elle, vois ma poupée !

    Elle avait pris à sa mère un chiffon, dont elle travaillait depuis un quart d’heure à faire une poupée, en le roulant et en l’étranglant par un bout, à l’aide d’un brin de fil. Marthe leva les yeux du bas qu’elle raccommodait avec des délicatesses de broderie. Elle sourit à Désirée.

    — C’est un poupon, ça ! dit-elle. Tiens, fais une poupée. Tu sais, il faut qu’elle ait une jupe, comme une dame."
  • Bruges-la-morte (1892)

    Sortie : 1892. Roman.

    Livre de Georges Rodenbach

    "Ce fut une secousse, une apparition." Cette apparition, à la manière de celle de Madame Arnoux dans L'Education sentimentale de Flaubert, sera fatale pour le personnage. En effet, ce dernier voit alors en cette femme, qui répond au nom de Jane Scott et apparue devant lui comme un "songe", la réplique fidèle de sa propre femme défunte.

    L'admiration que le personnage voue à Jane Scott l'entraîne vers une chute profonde et douloureuse des prises de conscience de la vanité humaine, du mensonge, des chimères de la vie. Jane Scott, actrice de métier, se laisse entretenir par le fidèle Hugues Viane aveuglé par son illusion et sourd aux rumeurs qui commencent à courir sur son compte dans la ville pieuse, dont les béguinages sont si célèbres à cette époque."
  • Histoires extraordinaires (1856)

    Sortie : 1856. Nouvelle.

    Livre de Edgar Allan Poe

    Ligeia

    "Il est néanmoins un sujet très-cher sur lequel ma mémoire n’est pas en défaut. C’est la personne de Ligeia. Elle était d’une grande taille, un peu mince, et même dans les derniers jours très-amaigrie. J’essayerais en vain de dépeindre la majesté, l’aisance tranquille de sa démarche, et l’incompréhensible légèreté, l’élasticité de son pas ; elle venait et s’en allait comme une ombre.

    Je ne m’apercevais jamais de son entrée dans mon cabinet de travail que par la chère musique de sa voix douce et profonde, quand elle posait sa main de marbre sur mon épaule. Quant à la beauté de la figure, aucune femme ne l’a jamais égalée. C’était l’éclat d’un rêve d’opium, une vision aérienne et ravissante, plus étrangement céleste que les rêveries qui voltigent dans les âmes assoupies des filles de Délos."
  • Ourika (1823)

    Sortie : 1823. Roman.

    Livre de Claire-Louisa-Rose-Bonne De Kersaint Duras

    "Publié en 1823, Ourika est unique dans l'histoire de la littérature française : cet ouvrage de Mme de Duras raconte l'histoire d'une jeune Africaine, élégante et instruite, qui se sent parfaitement à l'aise dans le milieu aristocratique parisien du 18ème siècle.

    « J'arrivai jusqu'à l'âge de douze ans, dit-elle, sans avoir eu l'idée qu'on pouvait être heureuse autrement que je ne l'étais. Je n'étais pas fâchée d'être une négresse : on me disait que j'étais charmante; d'ailleurs rien ne m'avertissait que ce fût un désavantage; je ne voyais presque pas d'autres enfants; un seul était mon ami, et ma couleur noire ne l'empêchait pas de m'aimer. » (p.33)

    Le monde s'effondre lorsque la jeune fille découvre ce qu'il en coûte d'être noire à une époque d'intense ségrégation raciale. La situation précaire dans laquelle elle se retrouve la prend par surprise et démolit d'un coup ses rêves, sa confiance et l'image qu'elle a d'elle-même. D'enfant prodige choyée par la noblesse française, elle devient sans transition une jeune femme enfermée dans une prison dorée et privée d'avenir."
  • Lamiel (1841)

    Sortie : mars 1841. Roman.

    Livre de Stendhal

    Un personnage de femme très rebelle

    "L'histoire d'une jeune femme, curieuse, intelligente, se transforme peu à peu en un tableau de mœurs plein d'allégresse. Cette œuvre écrite sur fond de vieillissement et de maladie est pourtant un texte de plaisir, un roman comique, un roman païen, aussi proche du théâtre, parfois, que du conte de fées. Lamiel est aussi pour Stendhal un lieu d'expérimentation. Vingt fois sur le métier il remet son ouvrage, non pour le parfaire, mais pour en modifier les données. S'adonnant aux plaisirs de la variation, Stendhal voue Lamiel à l'inachèvement. " Ta véritable passion, écrivait-il en 1805, est celle de connaître et d'éprouver. Elle n'a jamais été satisfaite ". Lamiel aura aussi à souffrir de cette passion-là."
  • Daniel Deronda, tome 1 (1876)

    Daniel Deronda, book 1

    Sortie : 1876. Roman.

    Livre de George Eliot

    Gwendolen Harleth, personnage très fort, véritable héroïne du roman de l écrivain femme George Eliot

    "Gwendolen Harleth: la superbe fille gâtée d'une veuve. Très recherchée par les hommes, elle aime se faire courtiser, mais se révèle surtout intéressée. Au début du roman, sa famille souffre d'un grave revers financier, et elle doit envisager de devenir gouvernante pour subvenir à ses besoins et à ceux de sa famille. Cherchant une échappatoire, elle envisage de devenir actrice ou chanteuse, mais Herr Klesmer lui fait remarquer qu'elle commence trop tard, qu'elle ne connaît pas la signification du dur travail, de l'apprentissage et du sacrifice.

    Gwendolen épouse alors le cruel et dominateur Henleigh Grandcourt, bien qu'elle ne l'aime pas. Désespérément malheureuse, elle trouve de l'aide chez Deronda, qui semble la comprendre et lui offre son support moral, ainsi qu'une voie pour sortir de sa culpabilité et de sa peine. En décrivant la psychologie d'une égoïste luttant pour atteindre une meilleure compréhension d'elle-même et des autres par la souffrance, Eliot atteint son meilleur niveau en tant que romancier, et fait de Gwendolen le véritable cœur du roman. Le roman est d'ailleurs moins dédié à Deronda qu'à Gwendolen, ce qui a fait dire à F. R. Leavis que le roman aurait été meilleur encore si ses composantes « juives » avaient été supprimées, et s'il avait été intitulé "Gwendolen Harleth"."
  • Le Moulin sur la Floss (1860)

    Mill on the Floss

    Sortie : 1860. Roman.

    Livre de George Eliot

    Maggie Tulliver

    "Dans l’Angleterre de la fin du 19ème siècle, dans un moulin qui donne sur la Floss, une rivière qui sort régulièrement de son lit, vit la famille Tulliver, avec ses deux enfants Tom et Maggie.
    Le roman s’ouvre sur leur enfance. Elle, intrépide et à l’esprit vif, ne veut pas se conformer à ce qu’elle devrait être pour satisfaire les siens. Plutôt gauche, sa nature la pousse toujours à faire ce qu’elle ne devrait pas et à se mettre dans des situations où elle embarrasse sa famille, qui désespère qu’elle ne soit un jour comme il faut, docile et distinguée "
  • La dame du manoir de Wildfell Hall (1848)

    The tenant of Wildfell Hall

    Sortie : 1848. Roman.

    Livre de Anne Brontë

    " - Je ne suis pas certaine que la solitude du lieu ne m'ait pas paru un de ses charmes principaux. Je ne pense pas non plus à guetter les gens qui passent devant mes fenêtres, et j'aime la tranquillité.
    - Cela revient à dire que vous voudriez nous voir nous occuper de nos propres affaires, et vous laisser en paix.
    - Non, je déteste des relations trop nombreuses ; mais si j'ai quelques amis, je suis heureuse, bien entendu, de les voir de temps à autre. Personne ne peut vivre heureux dans une solitude éternelle. C'est pourquoi, M. Ferguson, s'il vous plaît d'entrer chez moi en ami, vous y serez le bienvenu, sinon, j'avoue que je préfère que vous vous teniez à distance."

    Publié en juin 1848, il défie la morale qui prévaut à l’époque. Un critique est allé jusqu’à affirmer qu’il est « totalement inapproprié de mettre [le roman] entre les mains de jeunes filles ».
  • Nord et Sud (1854)

    North and South

    Sortie : 1854. Roman.

    Livre de Elizabeth Gaskell

    "En même temps qu'un étonnant portrait de femme dans l'Angleterre du milieu du XIXe siècle, Elizabeth Gaskell brosse ici une de ces larges fresques dont les romanciers victoriens ont le secret."
  • L'Ensorcelée (1854)

    Sortie : 1854. Roman.

    Livre de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly

    "Jeanne-Madelaine enferma ses pensées dans son tour de gorge, dit Tainnebouy, et continua de s'occuper de son ménage et de son faire-valoir comme par le passé. Les mois s'écoulèrent: les temps des foires vinrent et elle y alla. Elle se montra enfin la même qu'elle avait été jusqu'alors et qu'on l'avait toujours connue. Elle était si forte! Seulement le sang qu'elle avait tourné, croyait maître Tainnebouy, parla pour elle.
    Il lui était monté du cœur à la tête le jour où elle avait
    rencontré l'abbé de la Croix-Jugan chez la Clotte, et ja-
    mais il n'en redescendit. Comme une torche humaine,
    que les yeux de ce prêtre extraordinaire auraient allumée, une couleur violente, couperose ardente de son sang
    soulevé, s'établit à poste fixe sur le beau visage de
    Jeanne-Madelaine. II semblait, monsieur, me disait
    l'herbager Tainnebouy, qu'on l'eût plongée, la TÊTE la
    première, dans un chaudron de sang de bœuf.»

    Elle était belle encore, mais elle était effrayante, tant elle
    paraissait souffrir, et la comtesse Jacqueline de Mont-
    survent ajoutait qu'il y avait des moments où, sur la ,
    pourpre de ce visage incendié, il passait comme des
    nuées d'un pourpre plus foncé, presque violettes, ou
    presque noires, et ces nuées, révélations d'affreux trou-
    bles dans ce malheureux cœur volcanisé, étaient plus
    terribles que toutes les pâleurs! Hors cela, qui touchait
    à la maladie, et qui finit par inquiéter maître Thomas
    le Hardouey, et lui faire consulter le médecin de Cou-
    tances, on ne sut rien , pendant bien longtemps, du
    changement de vie de Jeanne-Madelaine et , cepen-
    dant, cette vie était devenue un enfer caché, dont
    cette cruelle couleur rouge qu'elle portait au visage était
    la lueur. "
  • Le bonheur dans le crime (1871)

    Sortie : 1871. Nouvelle.

    Livre de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly

    Magnifique face à face plein de sensualité entre la femme fatale et la panthère

    "Le satin, c'était la femme, qui avait une robe de cette étoffe miroitante - une robe à longue traîne. Et il avait vu juste, le docteur! Noire, souple, d'articulation aussi puissante, aussi royale d'attitude, — dans son espèce, d'une beauté égale, et d'un charme encore plus inquiétant, — la femme, l'inconnue, était comme une panthère humaine, dressée devant la panthère animale qu'elle éclipsait"
  • Le plus bel amour de Don Juan (1867)

    Sortie : 1867. Nouvelle.

    Livre de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly

    «Elle avait les cheveux de la Nuit, - reprit Ravila, - mais sur le visage de l'Aurore, car son visage resplendissait de cette fraîcheur incarnadine, éblouissante et rare, qui avait résisté à tout dans cette vie nocturne de Paris dont elle vivait depuis des années, et qui brûle tant de roses à la flamme de ses candélabres. Il semblait que les siennes s'y fussent seulement embrasées, tant sur ses joues et sur ses lèvres le carmin en était presque lumineux ! Leur double éclat s'accordait bien, du reste, avec le rubis qu'elle portait habituellement sur le front, car, dans ce temps-là, on se coiffait en ferronnière, ce qui faisait dans son visage, avec ses deux yeux incendiaires dont la flamme empêchait de voir la couleur, comme un triangle de trois rubis ! Élancée, mais robuste, majestueuse même, taillée pour être la femme d'un colonnel de cuirassiers, - son mari n'était alors chef d'escadron que dans la cavalerie légère, - elle avait, toute grande dame qu'elle fût, la santé d'une paysanne qui boit le soleil par la peau, et elle avait aussi l'ardeur de ce soleil bu, autant dans l'âme que dans les veines, - oui, présente et toujours prête... Mais voici où l'étrange commençait ! Cet être puissant et ingénu, cette nature purpurine et pure comme le sang qui arrosait ses belles joues et rosait ses bras, était... le croiriez-vous ? maladroite aux caresses...»
  • Les Diaboliques (1874)

    Sortie : novembre 1874. Nouvelle.

    Livre de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly

    "Qui donc a dit - ce doit être un anglais - que le monde est l'œuvre du Diable, devenu fou ? C'était sûrement ce Diable-là qui, dans un accès de folie, avait créé la Rosalba, pour se faire le plaisir... du Diable, de fricasser, l'une après l'autre, la volupté dans la pudeur et la pudeur dans la volupté, et de pimenter, avec un condiment céleste, le ragoût infernal des jouissances qu'une femme puisse donner à des hommes mortels. [...] La Rosalba était pudique comme elle était voluptueuse."
  • Une histoire sans nom (1882)

    Sortie : 1882. Roman.

    Livre de Jules Amédée Barbey d'Aurevilly

    "On retrouve dans cette longue et envoûtante nouvelle. considérée avec Les Diaboliques comme l'un de ses chefs-d'oeuvre. les thèmes favoris du célèbre écrivain normand la passion, le crime, le surnaturel, le satanisme... ici magnifiés par un redoutable portrait de femme, à l'implacable volonté – double exarcerbé de l'auteur."
  • La Petite Fadette (1849)

    Sortie : 1849. Roman.

    Livre de George Sand

    Paru en 1849

    "Tu connaîtras que s'il est doux d'avoir l'amour d'une belle, il est utile d'avoir l'amitié d'une laide; car les laides ont du désintéressement et rien ne leur donne dépit ni rancune."

    "-Ecoute, Landry, lui dit-elle de sa voix douce et flatteuse, si j'étais belle, je te dirais que ce n'est le lieu ni l'heure de s'embrasser comme en cachette. Si j'étais coquette, je penserais que la nuit cache ma laideur, et qu'il n'y a ici personne pour te faire honte de ta fantaisie. Mais, comme je ne suis ni coquette ni belle voilà ce que je te dis: Serre-moi la main en signe d'honnête amitié."
  • La viaccia (1889)

    L'Eredità

    Sortie : 1889. Roman.

    Livre de Mario Pratesi

    Lui: « Tu n’es qu’… »
    Elle: « Oui, dis le… Je suis une putain. Une putain qui réfléchit. »
    Lui: « Pourquoi tu me provoques ? »
    Elle: « Pour que tu renonces à tes idées. J’ai trop souffert. J’ai vu trop d’exemples. Je n’ai jamais été bonne et je ne veux pas l’être. Dans la vie, il n’y a que l’argent qui compte, pour quand je ne pourrai plus en gagner. L’argent, c’est la seule chose qui compte. »
    Lui: « Je n’y ai jamais pensé… J’étais sincère. Je suis prêt à tout oublier… Et s’aimer, ça ne compte pas ? »
    Elle: « Non ! »