Cover La Femme à travers la littérature du XIXème siècle

La Femme à travers la littérature du XIXème siècle

Stendhal, Balzac, Zola, Flaubert, Hugo, Maupassant Charlotte Brontë, Barbey D'aurevilly, Lamartine Mérimée, Musset, Vigny, Baudelaire ou George Sand, tous nous donnent une image de la femme au travers de personnages issus de toutes les classes sociales, miroirs d'une société en pleine mutation ...

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121 livres

créee il y a plus de 12 ans · modifiée il y a 11 mois

Elégie de Marienbad et autres poèmes
7.5

Elégie de Marienbad et autres poèmes

Poésie

livre de Johann Wolfgang von Goethe

Aurea l'a mis en envie.

Annotation :

1786
Que dois-je maintenant espérer du revoir,
De la fleur close encore de ce jour ?
Le paradis et l'enfer te sont ouverts ;
Que d'émotions changeantes dans ton âme ! —
Plus de doute ! Elle s'avance aux portes du ciel,
Et t'attire dans ses bras.

Ainsi tu fus reçu au paradis
Comme si tu t'étais rendu digne de la vie éternellement belle ;
Nul vœu ne te restait à former, nulle espérance, nul souhait,
Là était le but de tes intimes tendances,
Et dans la contemplation de cette unique beauté,

Adeline Mowbray
6.2

Adeline Mowbray

Adeline Mowbray

Sortie : 1804 (France). Roman

livre de Amelia Opie

Annotation :

"Adeline Mowbray se ressent des débats de l'époque sur l'éducation des enfants, la débauche masculine et la sexualité féminine hors mariage. Mêlant satire et sentiments, Amelia Opie explore les relations mère-fille, et aborde avec franchise la question morale du désir des femmes."

Le Rouge et le Noir
7.2

Le Rouge et le Noir (1830)

Sortie : 1830 (France). Roman

livre de Stendhal

Aurea a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

"Madame de Rênal, belle, froide et hautaine en apparence mais provinciale rêveuse qui tombe amoureuse sans même s'en rendre compte du jeune et ambitieux précepteur Julien Sorel.


Mathilde de La Mole l'autre grande figure féminine du roman. Elle est construite selon une antithèse avec Mme de Rênal, car elle dévore les livres de la bibliothèque paternelle.
La scène de première rencontre avec Julien se fait dans la bibliothèque qui sert de cadre de confrontations décisives entre elle et Julien."

Gamiani ou Deux nuits d'excès
5.6

Gamiani ou Deux nuits d'excès (1833)

Sortie : juin 2008 (France). Roman, Érotisme

livre de Alfred de Musset

Annotation :

Edité en 1833

"Minuit sonnait, et les salons de la comtesse Gamiani resplendissaient encore de l’éclat des lumières.
Les rondes, les quadrilles s’animaient, s’emportaient aux sons d’un orchestre enivrant. Les toilettes étaient merveilleuses ; les parures étincelaient.

Gracieuse, empressée, la maîtresse du bal semblait jouir du succès d’une fête préparée, annoncée à grands frais. On la voyait sourire agréablement à tous les mots flatteurs, aux paroles d’usage que chacun lui prodiguait pour payer sa présence."

La Chartreuse de Parme
7.2

La Chartreuse de Parme (1839)

Sortie : 1839 (France). Roman

livre de Stendhal

Aurea a mis 8/10.

Annotation :

"1814 : Gina Del Dongo, désormais veuve, retrouve son neveu Fabrice au château près du lac de Côme : "elle a 30 ans, elle est belle et retrouve en ce lieu son coeur de 16 ans.

Devenue par son remariage La Sanseverina, elle nourrit pour son neveu des sentiments passionnés."

Féder ou le Mari d'argent
7

Féder ou le Mari d'argent

Sortie : 1855 (France). Roman

livre de Stendhal

Aurea a mis 7/10.

Annotation :

"Stendhal nous démontre une fois de plus qu'il est un chirurgien du sentiment amoureux et, plus particulièrement, des bouleversements émotionnels dont sont si souvent victimes les femmes bourgeoises au 19ème siècle."

Consuelo
7.6

Consuelo (1843)

Sortie : 1843 (France). Roman

livre de George Sand

Aurea a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

"Ce roman paru en 1842 relate environ 5 années de la vie de Consuelo. Elle s'y découvrira et mettra toutes ses forces à rester digne d'elle-même. C'est un roman d'apprentissage aussi.
Elle connaîtra deux faces de l'amour : le solaire et le crépusculaire voire sombre. Mais son destin est de servir son art, dût-elle y sacrifier l'amour."

Orgueil et Préjugés
8

Orgueil et Préjugés (1813)

(traduction Valentine Leconte et Charlotte Pressoir)

Pride and Prejudice

Sortie : 1932 (France). Roman, Romance

livre de Jane Austen

Aurea a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Elizabeth Bennet

"Deuxième d'une famille de cinq filles, affligée d'une mère sotte qui ne l'aime pas et d'un père qui l'apprécie mais se dérobe à ses responsabilités,

Elizabeth Bennet est gaie, intelligente et spirituelle. Elle observe d'un œil ironique la société étriquée et conformiste dans laquelle elle vit, celle de la petite gentry campagnarde de l'Angleterre georgienne. Alors qu'à cette époque et dans son milieu le mariage de convenance est encore la norme pour une femme de la bonne société, elle ne peut envisager pour elle-même, malgré son manque de fortune, qu'un mariage d'amour."

La Peau de chagrin
7.3

La Peau de chagrin (1831)

Sortie : 1831 (France). Roman

livre de Honoré de Balzac

Aurea a mis 9/10.

Annotation :

'Pauline est d’abord la servante de Raphaël de Valentin, une jeune femme que la disparition de son père a vouée à la misère. Raphaël se propose de lui donner des cours de piano pour faire son éducation. Elle semble être tombée amoureuse du jeune homme – et lui offre son corps pour le remercier, ce qu’il décline –, puis nie cet amour.

Elle retrouve Raphaël après que son père, réapparu dans sa vie, l’a rendue riche. Elle en tombe enfin amoureuse réellement, et tous deux se marient. Cette jeune fille est la figure de la passion et de la générosité : elle-même passionnée, elle provoque du désir chez l’autre et causera la perte de son époux."

Merci du rappel ma fleur:-)

Ferragus, chef des Dévorants
7.2

Ferragus, chef des Dévorants (1833)

Sortie : 1833 (France). Roman

livre de Honoré de Balzac

Annotation :

"L'histoire d'une femme ne sachant pas qui ni comment aimer et qui mourra tragiquement,sa faute ayant été de vouloir exister passionnément dans un monde d'hommes."

Eugénie Grandet
6.8

Eugénie Grandet (1833)

Sortie : 1834 (France). Roman, Romance

livre de Honoré de Balzac

Aurea a mis 8/10.

Annotation :

"Eugénie Grandet, jeune héritière, est prisonnière d'un père avare et despotique capable de sacrifier sa vie, et celle de sa fille, à la soif de l'or.

Les illusions se heurtent ici à un monde féroce où l'argent ruine tout. Récit de l'obsession d'un homme et de la fidélité d'une femme, ce roman est aussi le portrait d'une petite ville de province où les puissants règnent en maîtres. Eugénie et son père, décrits avec délicatesse et pénétration, sont parmi les personnages les plus frappants de La Comédie humaine."

La Fille aux yeux d'or
7

La Fille aux yeux d'or (1835)

Sortie : 1835 (France). Roman

livre de Honoré de Balzac

Aurea a mis 8/10.

Annotation :

"Roman audacieux pour l'époque qui décrit la passion entre deux femmes: la Marquise de San- Réal follement amoureuse de Paquita "la fille aux yeux d'or" et une courtisane capable de mourir d'amour."

Béatrix
7.5

Béatrix (1839)

Sortie : 1839 (France). Roman

livre de Honoré de Balzac

Aurea a mis 7/10.

Annotation :

Paraît en 1839 et c'est l'un des plus beaux portraits de femme de la Comédie humaine

"Calyste fut charmé en lisant sur la malle Mme la .Marquise de Rochefide : il savait sans en pouvoir douter qu'il aimerait cette femme."

"dans le brûlant secret de ses désirs infinis et sans objet, la jeunesse n'envoie t-elle pas toutes ses forces sur la première femme qui s'y
présente?"

Ursule Mirouët
7.3

Ursule Mirouët (1841)

Sortie : décembre 1841 (France). Roman

livre de Honoré de Balzac

Annotation :

"Ursule déployait alors la grâce
innée que les femmes gracieuses mettent à
s’acquitter des choses difficiles de leur joli métier
de femme.
Si la pensée se révèle en tout, il est
permis de dire que ce maintien exprimait une
divine simplesse.
Ursule était vêtue d’une robe de
mousseline blanche en façon de peignoir, ornée
de distance en distance de nœuds bleus. La
pèlerine bordée d’un ruban pareil, passé dans un
large ourlet et attachée par des nœuds semblables
à ceux de la robe, laissait apercevoir la beauté de
son corsage.
Son cou d’une blancheur mate était
d’un ton charmant mis en relief par tout ce bleu,
le fard des blondes.
Sa ceinture bleue à longs bouts flottants, dessinait une taille plate, qui paraissait flexible, une des plus séduisantes
grâces de la femme.
Elle portait un chapeau de paille de riz, modestement garni de rubans pareils à ceux de la robe et dont les brides étaient nouées sous le menton, ce qui, tout en relevant
l’excessive blancheur du chapeau, ne nuisait
point à celle de son beau teint de blonde."

La Femme de trente ans
6.9

La Femme de trente ans (1834)

Sortie : 1842 (France). Roman

livre de Honoré de Balzac

Aurea a mis 7/10.

Annotation :

"La marquise souffrait véritablement pour la première et pour la seule fois de sa vie peut-être. En effet, ne serait-ce pas une erreur de croire que les sentiments se reproduisent ? Une fois éclos, n'existent-ils pas toujours au fond du coeur ? Ils s'y apaisent et s'y réveillent au gré des accidents de la vie ; mais ils y restent, et leur séjour modifie nécessairement l'âme."

Une vie
7.2

Une vie (1883)

Sortie : 1883 (France). Roman

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Rêves et désillusions de Jeanne, fille de baron qui n'a longtemps imaginé sa vie qu'au travers du prisme idéalisant de ses rêves

La Parure
7.7

La Parure (1884)

Sortie : 1884 (France). Nouvelle

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

Mais combien faut-il payer parfois ces instants de bonheur qui illuminent une vie ?
La roue tourne, et la malchance peut gripper la machine du plaisir, ravalant alors la déesse d'un jour à l'esclave de toute une vie.
L'ironie terrible de l'existence, Maupassant a su la rendre avec superbe, nous donnant à voir comme jamais le succès fugace, le calvaire d'une femme et sa déchéance programmée, dans un style fluide, limpide et tellement évocateur que cette Nouvelle, la plus cruelle que j'aie pu lire, m'a marquée de façon indélébile.

Extrait de ma critique

Rose
6.8

Rose

Sortie : 1884 (France). Recueil de nouvelles

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 8/10.

Annotation :

Mme Margot sourit à peine et prononça, à voix basse :
" Je t'assure que c'est très amusant d'être aimée par un domestique. Cela m'est arrivé deux ou trois fois. Ils roulent des yeux si drôles que c'est à mourir de rire. Naturellement, on se montre d'autant plus sévère qu'ils sont plus amoureux, puis on les met à la porte, un jour, sous le premier prétexte venu, parce qu'on deviendrait ridicule si quelqu'un s'en apercevait."

Bel-Ami
7.4

Bel-Ami (1885)

Sortie : 1885 (France). Roman

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

"Ou l'ascension irrésistible d'un jeune journaliste grâce aux femmes:
Clotilde De Marelle est, dans le roman de Maupassant, la première maîtresse du personnage principal Georges Duroy, alias Bel-Ami. Elle aime s'amuser et aimer. C'est une bourgeoise bohème qui ne se soucie pas de l'argent qu'elle dépense, notamment pour Duroy.
Madeleine Forestier blonde et séduisante, double ambitieux du héros, personnage original du journalisme moderne
Suzanne Walter : femme du patron, vieille maîtresse acharnée et exclusive
Suzanne, sa fille, adolescente romanesque et naïve
Laurine: femme-enfant qui donne à George son surnom de Bel-Ami
Rachel : la prostituée qui ne le fait pas payer."

Mont-Oriol
7.3

Mont-Oriol (1887)

Sortie : 6 février 1887. Roman

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 9/10.

Annotation :

Christiane Andermatt pense à son amant et premier amour, Paul Brétigny

"Elle monta de bonne heure dans sa chambre, pour être seule et songer. Assise au fond d’un fauteuil et enveloppée d’un peignoir flottant, elle regardait les étoiles par sa fenêtre restée ouverte ; et dans le cadre de cette fenêtre, elle évoquait à toute minute l’image de celui qui venait de la conquérir. Elle le voyait, bon, doux et violent, si fort et si soumis devant elle. Cet homme l’avait prise, elle le sentait, prise pour toujours.
Elle n’était plus seule, ils étaient deux dont les deux cœurs ne formeraient plus qu’un cœur, dont les deux âmes ne formeraient plus qu’une âme. Où était-il, elle ne le savait pas ; mais elle savait bien qu’il rêvait d’elle comme elle pensait à lui. A chaque battement de son cœur, elle croyait entendre un autre battement qui répondait quelque part.
Elle sentait, autour d’elle, rôder un désir qui l’effleurait comme une aile d’oiseau ; elle le sentait entrer par cette fenêtre ouverte, ce désir venu de lui, ce désir ardent, qui la cherchait, qui l’implorait dans le silence de la nuit. Comme c’était bon, doux, nouveau d’être aimée ! Quelle joie de penser à quelqu’un avec une envie de pleurer dans les yeux, de pleurer d’attendrissement, et une envie aussi d’ouvrir les bras, même sans le voir, pour l’appeler, d’ouvrir les bras vers son image apparue, vers ce baiser qu’il lui jetait sans cesse, de loin ou de près, dans la fièvre de son attente."

La Main gauche
7.4

La Main gauche

Sortie : 1889 (France). Recueil de nouvelles

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

"La figure était étrange, régulière, fine et un peu bestiale, mais mystique comme celle d'un Bouddha, les lèvres fortes et colorées d'une sorte de floraison rouge qu'on retrouvait ailleurs sur son corps, et qui indiquaient un léger mélange de sang noir, bien que les mains et les bras fussent d'une blancheur irréprochable."

Fort comme la mort
7.7

Fort comme la mort (1889)

Sortie : 1889 (France). Roman

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 10/10.

Annotation :

Anne de Guilleroy, jolie femme dévastée par la peur de perdre sa beauté, hantée par la jalousie et l'angoisse d'être délaissée par son amant, le peintre Olivier Bertin.

"Elle vécut donc dans la terreur de le perdre, épiant ses allures, ses attitudes, bouleversée par un mot, pleine d’angoisse dès qu’il admirait une autre femme, vantait le charme d’un visage, ou la grâce d’une tournure. Tout ce qu’elle ignorait de sa vie la faisait trembler, et tout ce qu’elle en savait l’épouvantait. A chacune de leurs rencontres, elle devenait ingénieuse à l’interroger, sans qu’il s’en aperçût, pour lui faire ses opinions sur les gens qu’il avait vus, sur les maisons où il avait dîné, sur les impressions les plus légères de son esprit. Dès qu’elle croyait deviner l’influence possible de quelqu’un, elle la combattait avec une prodigieuse astuce, avec d’innombrables ressources.
Oh ! Souvent elle pressentit ces courtes intrigues, sans racines profondes, qui durent huit ou quinze jours, de temps en temps, dans l’existence de tout artiste en vue.
Elle avait, pour ainsi dire, l’intuition du danger, avant même d’être prévenue de l’éveil d’un désir nouveau chez Olivier, par l’air de fête que prennent les yeux et le visage d’un homme que surexcite une fantaisie galante.
Alors elle commençait à souffrir, elle ne dormait plus que des sommeils troublés par les tortures du doute. Pour le surprendre, elle arrivait chez lui sans l’avoir prévenu, lui jetait des questions qui semblaient naïves, tâtait son cœur, écoutait sa pensée, comme on tâte, comme on écoute, pour connaître le mal caché dans un être."

Notre coeur
8.1

Notre coeur (1890)

Sortie : 1890 (France). Roman

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 10/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

Michèle de Burne, insatiable coquette qui a surtout besoin qu'on l'aime et qu'on le lui montre, mondaine qui tient salon, s'entourant d'artistes prestigieux.

"La porte de la chambre s’ouvrit. Elle parut, et vint à lui, la main
tendue. Il se maîtrisa, et ne laissa rien voir. Ce n’était pas une
femme, mais un bouquet vivant, un inimaginable bouquet. Leur corps ainsi n’était plus qu’un prétexte à parures, un objet à orner: ce n’était plus un objet à aimer.
Elles ressemblaient à des fleurs, elles ressemblaient à des oiseaux, elles ressemblaient à mille autres choses autant qu’à des femmes."

Boule de suif
7.3

Boule de suif (1899)

Sortie : 1899 (France). Recueil de nouvelles

livre de Guy de Maupassant

Aurea a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

"La putain magnifique" prostituée généreuse et au grand coeur que l'on retrouve aussi dans Mademoiselle Fifi

Thérèse Raquin
7.1

Thérèse Raquin (1867)

Sortie : 1867 (France). Roman

livre de Émile Zola

Aurea a mis 8/10.

Annotation :

"Une vie cloîtrée, une femme instinctive que sa sensualité refoulée va conduire au crime, aidée de son amant."

La Curée
7.4

La Curée (1871)

Sortie : 1871 (France). Roman

livre de Émile Zola

Aurea a mis 9/10 et a écrit une critique.

Annotation :

"Renée Béraud du Châtel
Femme d’Aristide Rougon, dit Saccard. Née en 1836, elle est la fille aînée du président Béraud du Châtel. Sa mère meurt alors qu’elle n’est âgée que de huit ans. Elle passe sa scolarité dans un pensionnat. Pendant ces onze années loin du foyer paternel, elle découvre les curiosités et vices. Elle subit un viol brutal à l’âge de 19 ans, et tombe enceinte. Cette disgrâce poussera sa famille à la marier au plus vite, à Aristide Saccard, en échange d’une dot importante et de biens immobiliers. Elle fait une fausse couche peu de temps après son mariage, évitant la disgrâce redoutée par tous.
Elle est alors propulsée aux devants de la vie du Second Empire et mène une folle existence. Elle se livre aux mondanités tapageuses, dilapide sa fortune et enchaîne les amants. A vingt huit ans, ayant tout vécu de cette vie, elle se trouve bercée d’un ennui qui ne la quitte plus. Elle retrouvera la fougue et la passion dans les bras de Maxime, fils de son mari, et l’interdit de leur relation lui fera tourner la tête.
Elle tombe peu à peu dans la folie, et son mari profite de son infortune pour faire sa propre fortune, alors que son amant la délaisse. Elle réalise qu’elle n’est qu’un jouet à leurs yeux, et l’instrument de leur avidité, avant de fuir Paris et de mourir seule dans la demeure paternelle."

La Conquête de Plassans
7.6

La Conquête de Plassans (1874)

Sortie : 1874 (France). Roman

livre de Émile Zola

Annotation :

"Désirée battit des mains. C’était une enfant de quatorze ans, forte pour son âge, et qui avait un rire de petite fille de cinq ans.

— Maman, maman ! cria-t-elle, vois ma poupée !

Elle avait pris à sa mère un chiffon, dont elle travaillait depuis un quart d’heure à faire une poupée, en le roulant et en l’étranglant par un bout, à l’aide d’un brin de fil. Marthe leva les yeux du bas qu’elle raccommodait avec des délicatesses de broderie. Elle sourit à Désirée.

— C’est un poupon, ça ! dit-elle. Tiens, fais une poupée. Tu sais, il faut qu’elle ait une jupe, comme une dame."

L'Assommoir
7.1

L'Assommoir (1877)

Sortie : 1877 (France). Roman

livre de Émile Zola

Aurea a mis 7/10.

Annotation :

7ème roman de la série des Rougon

"premier roman sur le peuple qui ne ment pas et qui ait l'odeur du peuple"
Gervaise en est le personnage principal : boîteuse de naissance, originaire de Provence, elle a suivi son amant à Paris et a repris son métier de blanchisseuse
Femme courageuse et généreuse mais faible voire lâche elle sera peu à peu entraînée vers la paresse, la gourmandise et l'alcoolisme

Nana
7.4

Nana (1880)

Sortie : 1880 (France). Roman

livre de Émile Zola

Aurea a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Neuvième roman de la série des Rougon-Macquart

"Misère d'abord, prostitution ensuite: le parcours d'une femme poussée par la nécessité qui ne va pas tarder à tirer le maximum de ses charmes, à ruiner, voire à pousser au suicide ceux qui rêvent de la posséder."

La Joie de vivre
7.6

La Joie de vivre (1883)

Sortie : 1883 (France). Roman

livre de Émile Zola

Aurea a mis 8/10 et a écrit une critique.

Annotation :

"C’était, chez Pauline, un amour de la vie, qui débordait chaque jour davantage, qui faisait d’elle « la mère des bêtes », comme disait sa tante. Tout ce qui vivait, tout ce qui souffrait, l’emplissait d’une tendresse active, d’une effusion de soins et de caresses. Elle avait oublié Paris, il lui semblait avoir poussé là, dans ce sol rude, au souffle pur des vents de mer.

En moins d’une année, l’enfant de formes hésitantes était devenue une jeune fille déjà robuste, les hanches solides, la poitrine large. Et les troubles de cette éclosion s’en allaient, le malaise de son corps gonflé de sève, la confusion inquiète de sa gorge plus lourde, du fin duvet plus noir sur sa peau satinée de brune. Au contraire, à cette heure, elle avait la joie de son épanouissement, la sensation victorieuse de grandir et de mûrir au soleil. Le sang qui montait et qui crevait en pluie rouge, la rendait fière.

Du matin au soir, elle emplissait la maison des roulades de sa voix plus grave, qu’elle trouvait belle ; et, à son coucher, quand ses regards glissaient sur la rondeur fleurie de ses seins, jusqu’à la tache d’encre qui ombrait son ventre vermeil, elle souriait, elle se respirait un instant comme un bouquet frais, heureuse de son odeur nouvelle de femme. C’était la vie acceptée, la vie aimée dans ses fonctions, sans dégoût ni peur, et saluée par la chanson triomphante de la santé."

Aurea

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