Le temps est un prédateur qui vous traque pour toujours

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175 films

par Docteur_Jivago

Citation de Star Trek : Generations, preuve que le temps est une thématique qui dépasse notre propre galaxie. Thématique qui a toujours su me marquer et particulièrement me toucher lorsqu'elle était bien exploité, voilà quelques films qui m'ont ému, fait réflchir ou tout simplement touché à travers cette thématique du temps qui passe et des choses de la vie... (surement quelques oublis mais qui seront, je l'espère, complété au fur et à mesure).

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    Trois sublimes canailles (1926)

    Three Bad Men

    1 h 32 min. Sortie : . Muet, western et drame.

    Film de John Ford avec Tom Santchi, Olive Borden, George O'Brien

    Avec Three Bad Men, il évoque le destin d'un couple durant la ruée vers l'or et plus précisément durant une "course à la terre" au Dakota où trois hors-la-loi vont s'y immiscer malgré l'oeil d'un néfaste shérif. Et là où c'est formidable, c'est que John Ford réussit à faire ce que peu ont su faire (on peut citer George Stevens et son Giant ou Victor Fleming avec Gone with the wind) à savoir faire emboiter la petite histoire dans la grande, celle de ce couple avec la fameuse ruée vers l'ouest, là où les nouvelles terres, souvent riche en matières importantes, attendaient les résidents de ce pays. Et finalement John Ford nous fait passer par tout un panel d'émotion, dès le début l'histoire est rendue intéressante, la construction du récit est remarquable, tout comme la présentation des personnages (notamment pour les trois hors-la-loi). C'est à la fois beau, triste, très drôle, touchant, lyrique ou encore passionnant, que ce soit par son contexte ou l'évolution du récit. Aucun centimètre de pellicule ne laisse indifférent, c'est d'abord intrigant, puis on s'attache très vite aux personnages, souvent surprenants d'ailleurs, comme l'ensemble du récit, ou au contraire d'autres deviennent antipathiques. Ford se montre incroyablement humaniste, notamment dans le portrait des trois hors-la-loi et il en fait ressortir toute la dimension, tout comme un soupçon de mélancolie qui plane sur l'ensemble de l'oeuvre jusqu'à un final bouleversant. Une immense oeuvre, tant dans le fond que la forme et aussi ambitieuse que majestueuse.
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    Autant en emporte le vent (1939)

    Gone with the Wind

    3 h 58 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Victor Fleming avec Vivien Leigh, Clark Gable, Olivia de Havilland

    Demeurant toujours le film le plus vu au cinéma dans l'Histoire, Autant en emporte le vent traverse le temps et garde toujours un pouvoir de fascinant, notamment par le biais du contexte de l'oeuvre, mais surtout de deux personnages et comédiens inoubliables et vecteur de nombreuses émotions.
  • Bande-annonce

    Les Fantastiques Années 20 (1939)

    The Roaring Twenties

    1 h 46 min. Sortie : . Gangster, drame et thriller.

    Film de Raoul Walsh avec James Cagney, Priscilla Lane, Humphrey Bogart

  • Sans Lendemain (1939)

    1 h 22 min. Sortie : décembre 1939. Drame.

    Film de Max Ophüls avec Paul Azaïs, Georges Lannes, Edwige Feuillère

  • Bande-annonce

    Heureux mortels (1944)

    This Happy Breed

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de David Lean avec Robert Newton, Celia Johnson, Amy Veness

  • Bande-annonce

    Lettre d'une inconnue (1948)

    Letter from an Unknown Woman

    1 h 27 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Max Ophüls avec Joan Fontaine, Louis Jourdan, Mady Christians

  • Le Colonel Blimp (1943)

    The Life and Death of Colonel Blimp

    2 h 43 min. Sortie : . Drame, guerre et romance.

    Film de Michael Powell et Emeric Pressburger avec Roger Livesey, Deborah Kerr, Anton Walbrook

    L'exemple parfait de la mélancolie liée aux temps qui passe et de l'émotion qui en découle.
  • Bande-annonce

    Qu'elle était verte ma vallée (1941)

    How Green Was My Valley

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Ford avec Walter Pidgeon, Maureen O'Hara, Anna Lee

    Très belle fresque familiale signée John Ford, qui se serait inspiré de sa propre vie pour la mettre en scène. Assez vite on y est immergé, notamment grâce à une parfaite, minutieuse et belle reconstitution de cette contré Irlandaise. John Ford arrive à aborder de nombreux thèmes différents à l'image du travail à la mine, du lynchage, des grève, l'ordre familiale ou encore la place de la religion et tous, sont traités de manière subtile et intelligente sans apporter de lourdeur au récit. Il filme sans point de vue, il observe cette famille, ses joies, déchirements et péripéties et arrive à la rendre passionnante. La mise en scène très propre est parfaitement adaptée à son récit tandis que la photographie est vraiment magnifique. Les acteurs sont très bons, et notamment une sublime Maureen O'Hara qui s'intégre parfaitement à cette ambiance mélacolique, touchante et teintée de rêves...
  • Bande-annonce

    Boulevard du crépuscule (1950)

    Sunset Boulevard

    1 h 50 min. Sortie : . Film noir et drame.

    Film de Billy Wilder avec William Holden, Gloria Swanson, Erich von Stroheim

  • Nuages flottants (1955)

    Ukigumo

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Mikio Naruse avec Hideko Takamine, Masayuki Mori, Mariko Okada

  • Bande-annonce

    Géant (1956)

    Giant

    3 h 21 min. Sortie : . Drame.

    Film de George Stevens avec Elizabeth Taylor, Rock Hudson, James Dean

    George Stevens réunit trois remarquables comédiens pour mettre en scène les débuts de la richesse du pétrole, faisant de Géant une passionnante fresque où la petite histoire se mêle à la grande, avec des personnages intrigants, un souffle parcourant l'oeuvre, de l'émotion ou encore de nombreux moments mémorables, du très grand art.
  • Vivre (1952)

    Ikiru

    2 h 23 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Shin'ichi Himori, Haruo Tanaka

  • Les Feux de la rampe (1952)

    Limelight

    2 h 17 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de Charlie Chaplin avec Charlie Chaplin, Claire Bloom, Nigel Bruce

    Séances de cinéma (8 salles)
  • Bande-annonce

    La Prisonnière du désert (1956)

    The Searchers

    1 h 59 min. Sortie : . Aventure, drame et western.

    Film de John Ford avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles

    "On peut voir et revoir maintes fois La Prisonnière du désert, y découvrir toujours plus de sens, et s'y identifier toujours plus profondément. C'est un film d'une richesse inouïe" force est de constater que Martin Scorsese a raison lorsqu'il parle de cette oeuvre. La première chose qui frappe lorsque l'on voit "The Searchers" (mal traduit dans sa version française), ce sont les décors tout simplement somptueux, grandiose et minimaliste à la fois, et comme souvent dans les westerns de Ford, rendant l'humain plus petit et vulnérable. Et puis il y a le personnage d'Ethan Edwards, haineux envers les Indiens dont on se demande même si sa quête n'est pas plus motivé par du racisme que l'envie de retrouver sa nièce, et toute la fin nous donnera cette réponse (et quelle fin ! Superbe). Et la où Ford fait très fort, c'est que l'on a de la sympathie pour ce personnage merveilleusement incarné par John Wayne, alors qu'au final ce n'est qu'un tueur raciste. Mais les Indiens ne sont pas non plus décrit comme des sains, bien au contraire et notamment le chef Commanche, violant et tuants ses victimes. Ford ne prêche pas la bonne parole, ne nous fait pas de morale et c'est tant mieux, il dresse une peinture qui peut faire le lien avec les problèmes racistes des États-Unis dans les années 1950. On notera aussi la présence de la jeune Natalie Wood, jouant cette fameuse prisonnière (et c'est sa soeur Lana qui joue ce rôle enfant). Un très grand western dont la réputation est mérité…
  • Ce n'est qu'un au revoir (1955)

    The Long Gray Line

    2 h 18 min. Sortie : . Biopic, comédie et drame.

    Film de John Ford avec Tyrone Power, Maureen O'Hara, Robert Francis

    Capable de s'attaquer avec brio à de nombreux genres différents, John Ford, avec The Long gray line, met en scène plus de cinquante ans de la vie d'un immigrant irlandais, notamment lorsque celui-ci fréquentait l'école militaire de West Point. À première vue, cet homme ne semblait pas forcément être intéressant pour un biopic mais c'était sans compter l'immense talent de John Ford, capable de faire ressortir les émotions et la richesse de toutes sortes de récit. Il arrive à le rendre intéressant, présentant un homme un peu maladroit, ne sachant guère se battre ou nager mais courageux et très optimiste et on le suit à travers de nombreuses péripéties au sein de cette école et durant trois générations qui verront deux Grandes Guerres. Ford s'intéresse surtout à l'humain et aux émotions, tout en rendant un bel hommage à son Irlande natale et en mettant en avant le temps qui passe, les dilemmes de la vie et la difficulté de celle-ci et de ses épreuves, thématique qui a toujours su me passionner et toucher lorsqu'elle était bien mise en scène. Le metteur en scène de Rio Grande capte avec brio le contexte des époques qu'il met en place, que ce soit dans les moeurs, l'ambiance ou les décors, sachant nous y immerger pour nous donner l'impression d'être aux côtés des personnages.Il signe là son premier film en Cinémascope, procédé qu'il n'aime pas, et pourtant l'effet se ressent aussitôt, bien aidée par un très beau technicolor captant parfaitement, surtout dans la seconde partie, l'atmosphère froide et de temps qui découle. 
  • Bande-annonce

    L'Homme tranquille (1952)

    The Quiet Man

    2 h 09 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de John Ford avec John Wayne, Maureen O'Hara, Barry Fitzgerald

    "C'est ma première tentative d'histoire d'amour. Je voulais tourner une histoire d'amour entre adultes"
    C'est en 1952 que sort "The Quiet Man" où John Ford nous narre l'histoire de Sean Thornton, un boxeur américain qui revient sur ses terres natales en Irlande.Ici, il met en scène une Irlande plutôt calme et paisible où débarque cet américain ne demandant qu'à être, lui aussi, paisible et vivre au calme. Passionnant de bout en bout, Ford sait prendre le temps lorsqu'il le faut et fait ressortir toute l'émotion des personnages. Il mélange différents genres où l'équilibre est parfait, allant du mélodrame à la comédie en passant par le drame pour donner à son récit une dimension tendre, lyrique et attachante. Plusieurs scènes sont marquantes et là où beaucoup les auraient rendu naïves, Ford sait les rendre belles, simples et touchantes.Lorsque ce n'est pas tourné en studio, il sublime les paysages et les contrées irlandaises qui sont déjà superbes, notamment ses longues campagnes verdoyantes. Visuellement le film est d'excellente qualité, bien aidé par un beau technicolor et une superbe reconstitution (costumes, décors...) Mais Ford sublime aussi ses acteurs, que ce soit John Wayne qui s'avère parfait dans ce rôle ou la belle rousse Maureen O'Hara.
  • Bande-annonce

    La Fièvre dans le sang (1961)

    Splendor in the Grass

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Natalie Wood, Warren Beatty, Pat Hingle

  • Bande-annonce

    Le Docteur Jivago (1965)

    Doctor Zhivago

    3 h 17 min. Sortie : . Romance et historique.

    Film de David Lean avec Omar Sharif, Julie Christie, Géraldine Chaplin

    Séances de cinéma (1 salle)
    Petite histoire dans la grande, celle d'un docteur libre intellectuellement, poète et attachant et de son amour de toujours puis celui de celle qu'il va rencontrer avec comme fond cette révolution d'abord dans les rues et qui gronde, puis mise en place dans une Russie enlisée dans la guerre et ses conventions. Une fresque romanesque, poignante, lyrique, magnifique et intelligente.
  • Bande-annonce

    L'Homme qui tua Liberty Valance (1962)

    The Man Who Shot Liberty Valance

    2 h 03 min. Sortie : . Action, drame et western.

    Film de John Ford avec John Wayne, James Stewart, Vera Miles

    "Quand la légende rejoint la réalité, on publie la légende"… Cette conclusion de John Ford résume pas mal de choses et, avec cete oeuvre immense et crépusculaire, il nous livre sa version des "légendes de l'ouest" et plus précisément sur celle de l'homme qui tua Liberty Valence. Un avocat endosse le mérite d'avoir tué un abject hors-la-loi, puis va mener une brillante carrière politique pendant que le véritable héros décèdera dans la misère et l'alcool. C'est sur son enterrement que le film s'ouvre. Le noir et blanc est sublime, et la mise en scène de John Ford l'est tout autant et il évite toute mièvrerie mal venue. Le scénario est très bien écrit et construit, on est captivé de bout en bout par ce western lent et sublime. James Stewart et John Wayne sont grandiose, comme souvent, Vera Miles est charmante et Lee Marvin est impeccable. John Ford jette un regard froid et cynique sur la construction de son pays, et il en découle un chef d'œuvre.
  • Bande-annonce

    Le Guépard (1963)

    Il Gattopardo

    3 h 07 min. Sortie : . Drame.

    Film de Luchino Visconti avec Burt Lancaster, Claudia Cardinale, Alain Delon

    Séances de cinéma (1 salle)
  • Bande-annonce

    L'Arrangement (1969)

    The Arrangement

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Elia Kazan avec Kirk Douglas, Faye Dunaway, Deborah Kerr

  • El Dorado (1966)

    2 h 06 min. Sortie : . Western.

    Film de Howard Hawks avec John Wayne, Robert Mitchum, James Caan

    Immense et magnifique western au ton mélancolique et humain, "El Dorado" voit un Howard Hawks au crépuscule de sa carrière qui observe le temps qui passe et en retranscrit toute l'ampleur et la richesse pour un film qui est très loin d'être mineur dans sa pléthorique filmographie.
  • Bande-annonce

    America, America (1963)

    2 h 54 min. Sortie : . Drame, historique et biopic.

    Film de Elia Kazan avec Stathis Giallelis, Frank Wolff, Harry Davis

  • Bande-annonce

    Baisers volés (1968)

    1 h 30 min. Sortie : . Romance et comédie.

    Film de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Claude Jade, Delphine Seyrig

  • Bande-annonce

    L'Île nue (1960)

    Hadaka no shima

    1 h 34 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kaneto Shindō avec Nobuko Otowa, Taiji Tonoyama, Shinji Tanaka

  • Bande-annonce

    Le Parrain (1972)

    The Godfather

    2 h 55 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Francis Ford Coppola avec Marlon Brando, Al Pacino, James Caan

    Dès les premières secondes, un long plan-séquence, sous une lumière obscure, où l'on découvre Marlon Brando de dos avant que la caméra n'arrive sur son visage, Coppola donne le ton. D’une immense richesse, que ce soit scénaristique (dans les thématiques abordées, les personnages, les liens entre ceux-ci…) ou cinématographique, Le Parrain se révèle remarquable de bout en bout, prenant une immense dimension tragique, immersive et émotionnelle, porté par d’exceptionnels interprètes, et ce jusqu’au final et cette dernière image où le regard de Diane Keaton fait froid dans le dos.
  • Nous nous sommes tant aimés ! (1974)

    C'eravamo tanto amati

    1 h 55 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Ettore Scola avec Stefano Satta Flores, Giovanna Ralli, Marcella Michelangeli

    Séances de cinéma (1 salle)
  • Bande-annonce

    Que le spectacle commence ! (1979)

    All That Jazz

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et musique.

    Film de Bob Fosse avec Roy Scheider, Jessica Lange, Leland Palmer

    Une fascinante, bouleversante et brillante vision auto-biographique du monde du spectacle, où l'on passe par tous les sentiments à travers le portrait d'un chorégraphe usé, campé par un inoubliable, mélancolique et très émouvant Roy Scheider.
  • Bande-annonce

    Solaris (1972)

    Solyaris

    2 h 47 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Andreï Tarkovski avec Donatas Banionis, Natalia Bondartchouk, Jüri Järvet

  • Bande-annonce

    Barry Lyndon (1975)

    3 h 04 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Stanley Kubrick avec Ryan O'Neal, Marisa Berenson, Patrick Magee

    Séances de cinéma (1 salle)
    Et si la perfection cinématographique existait ?
    On en est pas loin en tout cas avec Barry Lyndon, où tout semble parfait, des cadres aux personnages en passant par le souffle, l'émotion ou encore le contexte historique. Kubrick signe là une immense oeuvre, passionnante, tant à regarder qu'à analyser.