Littérature Fantastique/épouvante

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30 livres

par Titanium3819
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  • L'invité de Dracula (1914)

    Dracula's Guest

    Sortie : 1914. Nouvelle.

    Livre de Bram Stoker

    Préquelle à l'oeuvre connue de tous, sous forme de nouvelle. Je n'ai pas le souvenir que cet ajout était vraiment utile à l'ambiance ou l'histoire de base, mais si on veut prolonger (ou anticiper) la lecture du chef d'oeuvre de Bram Stoker, on peut penser à cette nouvelle qui est parfois comprise dans l'édition du roman (c'était mon cas).
  • Dracula (1897)

    Sortie : 1897. Roman.

    Livre de Bram Stoker

    Le récit fondateur de toute une mythologie et qui aura fait rentrer le plus célèbre des vampires à jamais dans la postérité. Le roman a beau être épistolaire, on n'a aucun mal à rentrer dedans et je dirais même que c'est lorsqu'il s'éloigne un peu de sa forme de base, à partir du moment où le monstre atteint Londres, que les lenteurs et répétitions commencent à se faire sentir. La visite initiale de Jonathan Harker au château du comte est un grand moment d'ambiance gothique au sens premier du terme (en littérature j'entends). Un récit qui ne vieillit pas.
  • Carmilla (1871)

    Sortie : 1871. Recueil de nouvelles.

    Livre de Sheridan Le Fanu

    Bien avant le seigneur de Transylvanie, Carmilla avait donné ses lettres de noblesses à la littérature gothique et vampirique. Un soupçon d'érotisme lesbien donne la couleur particulière de ce récit qui est l'autre classique du roman de vampire.
  • Frankenstein ou le Prométhée moderne (1818)

    Frankenstein or The Modern Prometheus

    Sortie : 1818. Roman.

    Livre de Mary Shelley

    Frankenstein est une oeuvre universellement connue et fondatrice, pourtant le livre est relativement loin du mythe présent dans toutes les têtes, qui est essentiellement issu de l'influence de l'adaptation Hollywoodienne des années 30. Le roman, épistolaire comme Dracula, présente une créature douée de raison et d'intellect, dont la haine et la violence sont la manifestation de la solitude tragique et subie depuis sa "naissance". Beaucoup plus déprimant qu'il n'en a l'air, ce livre reste encore une fois terriblement d'actualité malgré un style d'écriture typique du 19ème.
  • Le Tour d'écrou (1898)

    The Turn of the Screw

    Sortie : 1898. Nouvelle.

    Livre de Henry James

    L'une des plus célèbres histoire de fantôme et l'un des fleurons de la littérature gothique anglaise. Malgré la relative lourdeur du style et la sobriété des apparitions, l'histoire - qui était plus apte à choquer les moeurs à l'époque qu'aujourd'hui - reste sympathique et moins simpliste qu'on peut le croire car elle repose sur beaucoup de non-dits. L'adaptation au cinéma sous le titre "Les Innocents" est à voir absolument.
  • L'Étrange Cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde (1886)

    Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde

    Sortie : 1886. Science-fiction, nouvelle et roman.

    Livre de Robert Louis Stevenson

    Le grand roman allégorique sur la dualité de l'homme et sa part bestiale qui ressort ici au sens propre dans la personnalité monstrueuse de Mr Hyde. La cruauté un peu brute et simpliste du personnage peut faire sourire aujourd'hui, mais il n'empêche que le récit reste un exemple dont les nombreuses adaptations postérieures et détournements (par exemple l'incroyable Hulk chez Marvel) témoignent de l'influence indiscutable.
  • Le Portrait de Dorian Gray (1890)

    The Picture of Dorian Gray

    Sortie : 1890. Philosophie et roman.

    Livre de Oscar Wilde

    Un peu comme Dr Jekyll et Mr Hyde, Dorian Gray et son portrait sont une figuration de la part d'ombre que chacun possède tapie au fond de soi, en plus d'une critique jamais masquée de l'oisiveté et de la luxure dans laquelle le personnage finit par se noyer. L'un des premiers romans fantastique que j'ai lu, et si j'ai pu m'ennuyer un peu à l'époque en lisant les aventures mondaines du personnage c'est probablement uniquement le fait de ma jeunesse. Et de toute façon le temps m'a prouvé que le récit est puissant puisque même 15 ans plus tard je me rappelle de l'essentiel du roman.
  • L'Homme invisible (1897)

    The Invisible Man

    Sortie : 1897. Science-fiction et roman.

    Livre de Herbert George Wells

    HG Wells est un peu le Jules Verne britannique, notamment connu pour ses récits de science-fiction comme La guerre des Mondes et La machine à explorer le temps. L'intrigue de l'Homme invisible pourrait laisser penser à un récit de ce type, mais pourtant il s'agit bien d'un récit qui flirte avec l'épouvante puisque le personnage principal est foncièrement mauvais et se sert de son invisibilité pour commettre des atrocités. Un siècle plus tard, le concept sera d'ailleurs même carrément adapté en tant que film d'horreur à part entière par Paul Verhoeven. Je me souviens avoir apprécié cette lecture grâce au caractère purement ordurier du personnage, qu'on souhaite constamment voir enfin démasqué.
  • L'Île du docteur Moreau (1896)

    The Island of Dr. Moreau

    Sortie : 1896. Science-fiction et roman.

    Livre de Herbert George Wells

    Avec Frankenstein, c'est un autre grand classique du récit de savant fou et c'est également l'autre grand récit à mi chemin entre SF et épouvante de HG Wells (avec l'Homme Invisible). En un sens, le monstrueux dépeint ici par les hybridations entre hommes et animaux préfigure intelligemment la crainte de l'eugénisme scientifique très présent dans les esprits et la littérature SF au siècle suivant (à commencer par le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley).
  • Le Chien des Baskerville (1902)

    The Hound of the Baskervilles

    Sortie : 1902. Roman.

    Livre de Arthur Conan Doyle

    Pas vraiment un récit fantastique en réalité, mais cette enquête de Sherlock Holmes (qui en est probablement la plus célèbre d'ailleurs) flirte énormément avec le genre puisqu'elle invoque un molosse fantomatique qui serait responsable de la mort mystérieuse de Sir Baskerville. Sherlock est absent pendant la majorité du récit mais il s'agit quand même d'une intrigue à énigme dans le style habituel du personnage. Comme toujours avec ce type de récit, c'est très dur de décrocher avant la fin donc avec la qualité d'écriture de Conan Doyle en plus, autant dire que c'est le haut du panier.
  • Nouvelles histoires extraordinaires (1857)

    Sortie : 1857. Recueil de nouvelles.

    Livre de Edgar Allan Poe

    Poe, avec son côté poète maudit, constitue l'auteur fantastique par excellence, et ce recueil contient nombre de ses plus célèbres nouvelles comme La chute de la maison Usher, Le masque de la mort Rouge, Le puit et le pendule, Le Chat noir, Le coeur révélateur, etc. A lire absolument tant les idées et l’exécution sont de qualité. Je ne connais pas le volume premier, donc je ne peux pas juger sur la qualité comparative de ces nouvelles, mais il me semble que c'est bien ce tome qui est le plus souvent plébiscité.
  • Le Horla et autres récits fantastiques (1887)

    Sortie : 1887. Recueil de nouvelles.

    Livre de Guy de Maupassant

    Classique absolu du fantastique français, le Horla est présenté dans ce recueil sous deux formes différentes puisque le récit a été remanié plusieurs fois par Maupassant. Inutile de s'étendre dessus, c'est évidemment un très bon récit qui n'a pas vieilli. Le reste du recueil est bon également, et je me suis surpris à trouver certains passages assez osés voire cruels et pleins de cynisme pour l'époque. On dit que Maupassant est un peu l'équivalent de Poe en France et c'est sans doute en partie vrai, mais ses récits m'apparaissent plus terre-à-terre et moins étranges que ceux de l'américain.
  • La Vénus d'Ille (1837)

    Sortie : . Recueil de nouvelles.

    Livre de Prosper Mérimée

    Une des premières nouvelles fantastique que j'ai lue, si ce n'est la première, et au final je m'en souviens encore comme si je l'avais lue hier. Le récit a le mérite d'être original entre toutes les histoires de morts-vivants, de fantômes ou autres vampires qui pullulaient à l'époque. Ici c'est une statue qui est source d'angoisse. Si ça peut prêter à sourire en le disant, le récit est bien amené et ne paraît donc pas ridicule.
  • La Morte amoureuse (1836)

    Sortie : 1836.

    Livre de Théophile Gautier

    Je l'ai lu dans mon édition de Dracula, le texte étant présent en bonus à la fin. C'est l'un des meilleurs exemples des récits à demi-mot misogyne de la littérature fantastique / gothique qui présentent le pouvoir de séduction des plus belles femmes - ici morte de surcroit - comme une sorte de malédiction impie dont les hommes doivent se méfier sous peine de se voir voler leur énergie vitale. On peut faire un parallèle avec le personnage de Lucy Westenra dans l'oeuvre de Bram Stoker, et le côté bestial et érotique qu'incarnera Dracula dans les adaptations de la Hammer avec Christopher Lee qui inversera de fait la malédiction vers le genre masculin.
  • Malpertuis (1943)

    Sortie : 1943. Roman.

    Livre de Jean Ray

    Le vieux et riche Cassave meurt en lançant un ultimatum à toute sa famille : pour hériter de sa fortune il faudra être le dernier encore debout et habiter sa mystérieuse demeure de Malpertuis. Dit comme tel, on croirait à une histoire de règlement de comptes en huis clos, totalement dénuée de fantastique, mais ce n'est pourtant pas vraiment le cas. Le fin mot de l'histoire est assez déroutant et inattendu pour un récit d'épouvante d'ailleurs, mais pourtant ça marche. Le classique de la maison hantée en langue française (mais d'origine belge).
  • Par-delà le mur du sommeil (1919)

    Beyond the Wall of Sleep

    Sortie : 1919. Nouvelle.

    Livre de H. P. Lovecraft

    Un recueil regroupant quelques nouvelles et l'unique roman (ou nouvelle longue?) de l'auteur: L'affaire Charles Dexter Ward. C'est d'ailleurs ce dernier qui est vraiment l'âme et l'intérêt principal de ce volume plutôt que la nouvelle dont il tire son nom (qui reste excellente malgré tout). Au final ce n'est peut-être pas le recueil le plus évident pour découvrir l'auteur mais c'est bel et bien un panel de bonne qualité. Ne pas confondre Celui qui hantait les ténèbres (présente dans ce bouquin) avec Celui qui Chuchotait dans les ténèbres (voir plus bas).
  • Le Mythe de Cthulhu (1926)

    The Call of Cthulhu

    Sortie : 1926. Recueil de nouvelles.

    Livre de H.P. Lovecraft

    S'il ne devait y avoir qu'un recueil de nouvelles de Lovecraft pour bien découvrir l'auteur, je dirais que celui-ci est un bon candidat. On démarre avec l'un des récits phares de l'auteur qui tire son nom de sa plus célèbre créature, puis on enchaine avec d'autres qui ne font pas forcément tous la part belle au mythe de Cthulhu et aux grands anciens contrairement à ce qu'on pourrait croire. La dernière - Celui qui chuchotait dans les ténèbres - est de loin la meilleure, une vraie leçon d'angoisse et de mystère. Mais d'autres comme La Couleur tombée du Ciel ou Par delà le mur du sommeil sont également des gros classiques de l'auteur. Un genre de best of quoi, et très facile d'accès de surcroit. Personnellement j'ai eu un peu de mal avec le style d'écriture tout dans la démesure lors des descriptions mais je ne sais pas bien dire si ça vient de la traduction ou si c'est intrinsèque au récit.
  • Je suis une légende (1954)

    I Am Legend

    Sortie : 1954. Science-fiction et roman.

    Livre de Richard Matheson

    Contrairement à l'adaptation avec Will Smith, visuellement réussie (dont c'est d'ailleurs probablement la seule réussite en fait), le livre original présente un héros qui n'a justement rien d'un héros à la base. Seul contre une armée de créatures vampiriques intelligentes qui furent ses anciens compatriotes, Robert Neville n'en a plus pour longtemps et il le sait mais il tient bon. Sa pugnacité et son sens de la résistance en ont fait la dernière légende du genre humain. Une référence dans le genre post-apocalyptique, bien meilleur que le film.
  • Un bébé pour Rosemary (1967)

    Rosemary's Baby

    Sortie : mars 1967. Roman.

    Livre de Ira Levin

    Encore une oeuvre dont le succès de l'adaptation au cinéma (par Roman Polanski, pas vu) a probablement supplanté la réputation pourtant excellente du récit original. Rosmary's Baby est, un peu comme l'Exorciste sorti quelques années plus tard, l'un des grands récits d'épouvante ayant pour thème le satanisme et l'occultisme. Le roman ne fait pas vraiment peur en soi, surtout de nos jours, mais on se souvient quand même bien des personnages et en particulier de l'héroïne malheureuse et impuissante dont la détresse de se retrouver au centre d'un complot démoniaque est largement palpable à la lecture. Un livre à ne pas donner à une femme enceinte.
  • Carrie (1974)

    Sortie : 1974. Roman.

    Livre de Stephen King

    Premier livre publié par Stephen King et également le premier que j'ai lu. Stephen King a fait de la transformation de problèmes universels en thèmes horrifiques sa marque de fabrique et c'est probablement ce qui lui permet de toucher un si large public. L'héroïne est une adolescente dotée de pouvoirs étranges qu'elle ignore et ne maîtrise pas. Mal dans sa peau, tiraillée entre les brimades de ses camarades et l'éducation religieuse castratrice de sa mère, Carrie n'a pas le droit de grandir comme tout le monde. Des gouttes d'eau qui vont vite faire déborder un vase qu'il aurait mieux valu ne pas secouer... Un récit fondateur sous forme de métaphore de la crise du passage à l'âge adulte qui n'a pas perdu de sa puissance, encore aujourd'hui un de mes préférés de l'auteur.
  • Shining, l'enfant lumière (1977)

    The Shining

    Sortie : 1977. Roman.

    Livre de Stephen King

    L'oeuvre la plus célèbre de l'auteur peut-être, sans doute en partie grâce à l'adaptation de Stanley Kubrick qui n'est - au fond - pas une si bonne adaptation du récit de base. Comme souvent avec King, le fantastique n'est qu'un prétexte pour dépeindre un drame terriblement humain : le personnage principal est effectivement dévoré peu à peu par la malédiction qui touche l’hôtel hanté, mais au fond c'est son alcoolisme et sa violence ordinaire qui le consument depuis bien plus longtemps déjà. Probablement le meilleur de Stephen King que j'ai lu à ce jour malgré les quelques passages dont j'avais souvent entendu qu'ils gâchaient le potentiel du livre (les buissons vivants entre autres), ce qui n'est absolument pas le cas.
  • Cujo (1981)

    Sortie : 1981. Roman.

    Livre de Stephen King

    Derrière ce huis-clos racontant le calvaire d'une femme assiégée dans sa voiture par un Saint-Bernard immense et habité par la rage, Stephen King raconte les difficultés d'un couple dévoré petit à petit par la dérive du quotidien et les secrets qu'entretiennent les personnages à l'égard de leur conjoint. L'adultère de l'héroïne est finalement peut-être la raison pour laquelle le sort s'acharne ainsi sur elle, comme un retour de bâton? Et son impuissance à trouver de l'aide est probablement le symbole de l'absence perpétuelle de son mari qui passe son temps en voyage d'affaire. Un récit un poil longuet mais qui arrive quand même à diffuser un parfum de danger permanent, chaque tentative d'échappatoire hors de la voiture étant une entreprise suicidaire.
  • Simetierre (1983)

    Pet Sematary

    Sortie : 1983. Roman.

    Livre de Stephen King

    Récit glauque au sens premier du terme. Comment surmonter une perte tragique dans son entourage? Jusqu'où est-on prêt à aller pour vaincre et empêcher la mort d'un être cher? Une nouvelle fois, le fantastique est l'élément canalisateur des puissances émotionnelles naturelles pour transformer la lourdeur du deuil en malédiction monstrueuse. A la lecture le récit peut paraître finalement un peu sage et un peu long, car il met du temps à se mettre en place, mais en y repensant après coup il s'agit de l'un des plus forts de l'auteur. Le seul qui lui ai donné des sueurs froides lui-même semble-t'il.
  • Misery (1987)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Stephen King

    L'obession et le fanatisme en toile de fond pour une séquestration morbide dont l'adaptation cinématographique avec Kathy Bates et James Caan est jugée comme l'une des meilleures adaptation de l'auteur sur grand écran. On peut aisément imaginer ici que l'auteur projette ses propres démons vers ses lecteurs. De mon côté j'ai eu un peu de mal à rester accroché jusqu'au bout, malgré de nombreuses scènes de tension assez intenses. Une version un peu plus courte aurait peut-être favorisé un meilleur rythme, mais il faut quand même reconnaître qu'il fallait bien le talent de King pour faire un récit aussi efficace à partir d'une idée aussi simple.
  • La petite fille qui aimait Tom Gordon (1999)

    The Girl Who Loved Tom Gordon

    Sortie : . Roman.

    Livre de Stephen King

    Récit horrifique aussi simple que possible, on ne suit que les errances d'une petite fille perdue dans la forêt dont le seul contact avec la civilisation est sa radio qui lui permet d'écouter les matchs de Baseball de son joueur favori. Ça marche très bien mais je ne peux pas m'empêcher de le trouver moins ambitieux que les autres récits du King que j'ai lus. Car même si on retrouve un thème du quotidien en toile de fond (les conséquences des conflits conjugaux sur les enfants), les autres personnages sont trop peu mis en avant pour étoffer réellement le drame. On a évidemment envie d'aller au bout tout de même pour savoir si la petit fille survivra ou non.
  • Spectres (1983)

    Phantoms

    Sortie : 1983. Roman.

    Livre de Dean Koontz

    La parfaite rencontre de Stephen King (auquel Dean Koontz est très souvent comparé) et de Lovecraft est synthétisée dans ce bouquin. Deux soeurs se retrouvent coincées dans une ville fantôme sous l'influence d'un mal étrange, malgré leur apparente solitude quelque chose rôde dans les parages. Certaines scènes sont vraiment réussies dans leur intensité (le soldat qui rentre dans la pièce où quelqu'un semble appeler à l'aide...). La fin a déçu pas mal de monde, pourtant elle est dans la lignée de ce qu'on est en droit d'attendre d'une oeuvre à penchants lovecraftiens. Pour moi c'est une première avec l'auteur, et même s'il ne devait pas y en avoir d'autres c'est un essai transformé.
  • Hellraiser (1986)

    The Hellbound Heart

    Sortie : 1986. Roman.

    Livre de Clive Barker

    Hellraiser est le livre qui a servi de base à l'adaptation bien connue sur grand écran. Clive Barker a marqué l'horreur au cinéma avec son univers à mi-chemin entre le gore et l'esthétique SM, dans lequel les anges de certains sont les démons des autres. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les démons drapés de cuir caractéristiques de la saga ne sont pas tellement centraux dans cette histoire qui développe essentiellement une intrigue de thriller/fantastique dans laquelle une femme se livre à des meurtres pour accomplir un genre de rite occulte pervers à la demande de son amant décédé. Très court et moins marquant que sa version filmée, Hellraiser est malgré tout un bon livre fantastique.
  • Cabale (2003)

    Cabal

    Sortie : février 2003. Roman.

    Livre de Clive Barker

    Après Hellraiser et ses Cénobites, Clive Barker crée un nouveau panthéon de démons variés, dont la vie recluse au sein de leur cité secrète Midian est menacée. Le héros de l'histoire deviendra le héros de leur prophétie en affrontant entre-autres un tueur en série masqué que n'auraient pas renié les plus grands slashers au cinéma. Pour ses personnages étonnants, le récit vaut la peine d'être lu mais il ne s'agit probablement pas du meilleur de Barker, et il ne contient au final pas tant de scènes de violence pure qu'on aurait pu s'y attendre de la part de cet auteur. Il y a en revanche plusieurs scènes de sexe explicites, ce thème étant indissociable de l'univers de Barker.
  • 13 histoires diaboliques

    Roman.

    Livre de Peter Straub, Whitley Strieber, Stephen King

    Recueil de nouvelles par les plus grands auteurs de livres d'horreur dont certains ont déjà été cités plus haut. On y retrouve notamment une histoire de vampire assez moyenne de Stephen King, une histoire pas mal du tout de Clive Barker sur la puissance résiduelle des peurs enfantines et quelques autres petits récits plutôt réussis dans leur côté répugnant (une femme qui se transforme petit à petit en genre de ver géant dévorant n'importe quoi,...). La nouvelle de Peter Straub (Le Genévrier) fait partie des récits qui m'ont le plus troublé et dégouté à la lecture.
  • Le Signal (2018)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Maxime Chattam

    C'est un hommage évident à Stephen King et Lovecraft (moins), par un écrivain plutôt habitué au thriller/policier en général et que je n'avais jamais pratiqué jusqu'à présent. L'histoire débute plutôt bien, avec une mise en place des nombreux personnages, des menaces et de la ville qui marche pas mal. Les premières scènes horrifiques sont probablement efficaces même si de mon côté j'ai eu du mal avec certains choix (l'épouvantail, sur moi ça ne marche pas). Par contre j'ai été un peu déçu du dénouement très théâtral qui fait le pari d'une surenchère de violence. L'auteur donne une explication aux phénomènes qui m'a moyennement convaincu et les différentes pistes explorées (sorcellerie, maison hantée, serial killer, etc.) sont finalement un peu désamorcées par ce choix qui n'était pas forcément le plus intéressant. Pas un mauvais livre, mais pour égaler son modèle je pense que Maxime Chattam aurait dû d'avantage se concentrer sur quelques éléments pertinents qui tombent malheureusement un peu à l'eau (autour du personnage de Gemma par exemple).