Moi, mon fessier, et un strapontin - Saison 3

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129 films

par Sherns Valade

Tous les avis écrits ici le sont juste après les séances des films dont ils parlent. Je ne reviens jamais sur mes écrits à chaud, sauf pour les corriger sur le plan de l’orthographe. Vous avez donc à chaque fois un avis direct, juste après, ou quelques heures après la visualisation de l'élément.

RAPPEL IMPORTANT - la bonne tenue en salle : https://youtu.be/oR20uKKtkiA

Classement 2016 : https://www.senscritique.com/top/Les_meilleurs_films_de_2016/1490277
Classement 2017 : https://www.senscritique.com/top/Les_meilleurs_films_de_2017/1596489
Classement 2018 : https://www.senscritique.com/top/Les_meilleurs_films_de_2018/1965049
Classement 2019 : https://www.senscritique.com/top/Les_meilleurs_films_de_2019/2313482

Score final 2017 : 54 films vus
Score final 2018 : 43 films vus (et 2 concerts)
Score actuel 2019 : 30 films vus

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Classement uniquement des films d'animation que j'ai vu :
Année 2016 : https://www.senscritique.com/liste/L_animation_a_voir_en_2016/1473934
Année 2017 : https://www.senscritique.com/liste/L_animation_a_voir_en_2017/1711774
Année 2018 : https://www.senscritique.com/liste/L_animation_a_voir_en_2018/1963151
Année 2019 : https://www.senscritique.com/liste/L_animation_a_voir_en_2019/2321572
Ceux que je n'ai pas encore vu : https://www.senscritique.com/liste/L_animation_a_voir_Un_jour/1963152

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J'adore le cinéma.
Ou plus particulièrement, j'adore les salles de ciné. De préférence pas trop remplies, voire carrément vides. Aucune source de bruit, pas même un chuchotement à droite ou à gauche, et sans téléphones portables non-éteints. Dans de bonnes conditions, avec un son ni trop faible, ni trop fort, assis dans un siège confortable, centré par rapport à l'écran. Et là, on savoure. C'est même meilleur encore que le meilleur des repas, et dans ces conditions, les films les plus mauvais revêtent des allures plaisantes.
Il n'y a pas meilleur cocon de relaxation qu'une bonne salle de cinoche, quel que soit le prix de la place. Grand fana de l'IMAX, c'pas pour autant que j'irais payer un ticket le prix de douze jeux Steam tous les jours. Néanmoins, il ne me rebute jamais vraiment, car le plaisir d'un film en salle obscur n'a pas de prix, c'est bien connu.
A partir de janvier 2017, je lance cette liste, afin de me remémorer tout ce que j'ai pu voir dans quelque salle de cinéma que ce soit. On va bien voir où cela va nous amener. En tout cas, merci d'être venu vous perdre dans ce recoin de sens critique ! N'hésitez pas à partager vous avis, et les confrontez aux miens !

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    Quelques minutes après minuit (2017)

    A Monster Calls

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de J.A. Bayona avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

    Vu le 04 Janvier 2017 (jour de sortie fr) en VF 2D, au Pathé Vaise.

    Premier film de 2017 ; découverte en mode #YOLO. Je ne connaissais pas du tout, j'ai décidé au jour le jour d'aller voir, en ne lisant qu'un synopsis, et sans visualiser la moindre BA. C'est le casting, qui m'aura convaincu, et une soirée où je n'avais strictement rien de précis à faire.

    Vraiment très sympa, même pas trop long, avec des idées et des éléments du casting qui colles vraiment bien à l'esprit du film. J'ai trouvé que tout s'imbriquait correctement, et que les dialogues étaient toujours juste, surtout ceux du protagoniste.
    Le personnage de Sigourney Weaver est le plus intéressent à mes yeux, torturé au possible, sans jamais totalement le montrer. La justesse entre ce qui est visible et l'implicite, est particulièrement bien réussie, et sert les intérêts de l'intrigue.
    La BO est pas mal, et s'incruste assez bien dans l'ensemble, surtout à la fin, déjà assez sombre sans elle.

    Par contre WTF la VF de Liam Neeson :/ Bon, je suppose que Samuel Labarthe ne rendait pas assez bien en monstre... Dommage !
    EDITION : confirmation qu'il s'agissait bien de Frédéric Van Den Driessche. Au temps pour moi, même si sa voix reste méconnaissable !

    Du reste, même si j'aime bien l'aspect onirique de la chose, je ne raffole pas des expériences qui tentent de s'en prendre à mes émotions. Tant qu'à jouer avec mes sentiments, allez-y franco, je vous mettrais directement la note maximale. Sinon, si vous ne savez pas sur quel pied danser, alors évitez de faire ça aux gens, c'est malsain de procurer tant d'émotions contraire chez une seule personne !

    En bref : agréable et sympa, pour une petite découverte sur le tas.
  • Bande-annonce

    La Grande Muraille (2017)

    The Great Wall

    1 h 44 min. Sortie : . Aventure, action et fantasy.

    Film de Zhang Yimou avec Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal

    Vu le 11 Janvier 2017 (jour de sortie fr), en VF 2D, au Pathé Carré de Soie.

    Bon okay, c'est chaud de défendre le fait que j'adore le cinéma, et de devoir écrire quelques lignes sur ce truc. Mais bon, j'avais envie, et de temps à autre, un bon film comme ça, bah ça repose, on va dire.

    Contrairement au film précédent, je savais ce que j'allais voir, sur ce coup-là. J'avais vu les bandes-annonce, le casting, les news... J'aurais même pu me faire spoiler, ça ne m’aurait fait ni chaud ni froid. Simplement parce que je n'attendais rien de ce film. Et, au final, s'en est tant mieux !
    Pas révolutionnaire pour deux sous, c'est une pure transposition du film apocalypse lambda au temps d'une Chine médiévale. Mélange improbable entre le final de Transformers 3, et la bataille du gouffre de Helm dans Les Deux Tours, c'est clairement ultra calibré "Blockbuster international". Alors si les cascades improbables défiant la gravité ne vous dérangent pas, tout comme les effets spéciaux pour le moins douteux, ou encore des dialogues la plupart du temps absolument pas nécessaire, sans compter un scénario qui se prend les pieds dans tous les clichés possible et imaginables, alors ouaip, vous allez passer un bon moment.

    Content de revoir ce bon vieux Willem Dafoe, que je n’avais pas croisé depuis... The Grand Budapest Hotel, j'crois. Et grosse surprise sur la BO, que j'ai beaucoup aimé ! Sympathiquement cool, que de retrouver Ramin Djawadi pour la première fois depuis WestWorld ; j'ai fait comme tout le temps, j'ai attendu jusqu'à ce que son nom apparaisse au générique, pour apprendre que c'était lui, à la composition. En tout cas, le mec ne me déçoit toujours pas, et me rappel un peu ce que faisait Dieu, il y a une dizaine d'années.

    Ouaip, c'était cool. Trop calibré et cliché, mais en posant mon cerveau sur le siège d'à côté, je crois pouvoir affirmer que lui aussi a passé un bon moment.
  • Bande-annonce

    Live by Night (2017)

    2 h 08 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Ben Affleck avec Ben Affleck, Zoe Saldana, Elle Fanning

    Vu le 18 Janvier 2017 (jour de sortie fr), en VF 2D, au Pathé Carré de Soie.

    Un bon "Mouaip". La critique complète est dispo ci-dessous, trop longue pour tenir ici.
    https://www.senscritique.com/film/Live_by_Night/critique/114724380
    Quoi qu’il en soit, le film est bon, sans rien apporter de nouveau au genre, un peu en roue libre ces derniers temps.
    L'acteur est toujours aussi bon, mais le réalisateur n'est pas franchement au mieux de sa forme. Dommage !

    En termes de ciné, ça reste le Carré de Soie, le pire cinéma de Lyon après l'UGC Part-Dieu catastrophique. Donc forcément, le son était trop faible, et ça a participé franchement à me ruiner une partie de l'expérience, lors de certains dialogues. J'aurais eu la zappette de la télé, j'aurais monté le volume.
  • Bande-annonce

    La Mécanique de l'ombre (2017)

    1 h 33 min. Sortie : . Thriller et action.

    Film de Thomas Kruithof avec François Cluzet, Denis Podalydès, Sami Bouajila

    Vu le 30 Janvier 2017 en VF (VO) 2D, au UGC Ciné Cité Internationale.

    Je n'étais pas super chaud au début. Une part de moi souhaitait voir ce film, l'autre voulait passer outre. Après tout, j'ai vraiment du mal avec le cinéma français, de manière générale. Tout ce que j'en savait, c'est ce que je me souvenais de la bande annonce : pas grand-chose, à part François Cluzet. N'ayant rien de particulier contre cet acteur (je crois vraiment que la dernière fois que je l'ai vu, c'était dans Intouchables... Non non, sérieusement !) je me suis laissé tenter. Malgré les nombreux films que j'ai encore à voir en priorité, c'était celui-là qui passait au bon moment. Alors allons-y !

    Au final, je souhaitais rencontrer à nouveau cette sensation plaisante, que j'avais ressenti après "L'outsider", de Christophe Barratier, l'an passé. C'est ce que, je crois, on connait lorsqu'un film pourtant pas si populaire que ça, nous touche sincèrement. On sait que, même si d'autres ont moyennement apprécié le spectacle, nous, et personnellement nous, avons passé un bon moment. C'est exactement cette sensation que j'ai retrouvée. Donc j'ai passé une bonne soirée.

    Ce film n'est pas parfait, mais honnêtement, je dois avouer que les défauts se retrouvent noyés sous deux énormes points qui m'ont foutu une claque, mais une de ces CLAQUES :
    - La partition de Grégoire Auger. Parfaitement adaptée. Ou parfaite tout court ? Bref, sombre, prenante, et entêtante. Différente aussi, sans équivalence que je connaisse avec d'autres Bandes originales.
    - La prestation (assez courte quand même) de Sami Bouajila. Ce type respire la prestance qu'il doit incarner. Il fond dans son rôle, pourtant pas si grand en termes de scènes, s'en est génial.

    Du reste, le film n'est pas extrêmement long, et n'a pas de réelles longueurs. Le rythme est prenant, et on a franchement aucune envie de se retrouver à la place du protagoniste, pour les deux/trois choix importants qu'il fait à divers moments du film.
    En bref, très sympa et très plaisant. Pas révolutionnaire non plus, mais juste assez pour me faire vibrer le temps d'un film FRANÇAIS ! Et ça, c'est cool.
  • Bande-annonce

    Lumière ! L'aventure commence (2017)

    1 h 26 min. Sortie : .

    Documentaire de Thierry Frémaux avec Thierry Frémaux

    Séances de cinéma (1 salle)
    Vu le 1er Février 2017 en VF (VO) 2D (sans déconner), au Pathé Bellecour.

    Film d'utilité public, à voir absolument.
    Au départ, ce n'était qu'une simple curiosité. Des 108 Films-Lumière de 50 seconde chacun, projetés durant cette séance, je n'en avais vu qu'une petite dizaine, avant cela durant ma vie. C'est pour cette raison, et pour ma propre culture générale du cinéma, que je me devais écouter M'sieur Frémaux, détenteur des sceaux du 7ème Art, me compter une part de l'histoire des Origines. Et puis bon, étant donné l'intégriste patriotiquo-fanatique Lyonnais que je suis, s'aurait été mal de ne pas se renseigner plus que cela sur un pan complet de l'histoire de ma ville.

    Les Lumières, donc. Auguste et Louis, considérés comme Inventeurs du cinéma. Ça, c'est ce que tout le monde sait. Mais ce film va plus loin, car il nous montre également qu'en plus d'être à l'origine de la forme, ils sont à l'origine du fond. Ce que la voix narrative de Frémaux nous répète souvent, c'est qu'ils n'ont pas seulement créé la machine, mais également un certains nombres de styles de film, de techniques, de construction de l'image, de mise en scène... En bref, ce film tente de nous montrer qu’aucuns réalisateurs, aussi talentueux soient-ils, n'aura par la suite révolutionné le domaine comme Louis l'aura fait derrière la caméra. Tout sera du bricolage, de la réutilisation d'un principe déjà exploité par les Lumières.

    C'est incroyable de pouvoir voire le monde, tel qu'il était, au crépuscule du XIXème siècle. La pureté, quinze grosses années avant la mondialisation par les armes. C'est phénoménal de pouvoir contempler ces scènes, relevant pour certaines d'un banal absolu ! Un quotidien à peine dérangé par une caméra, posée au coin d'une rue, et faisant se retourner bon nombre de visages curieux.
    De Lyon à Moscou, en passant par Istanbul, New York, La Tour-Eiffel, le Sphinx, Big Ben... Des bateaux, des tramways, des chameaux, des voitures... Tout est passé sous les yeux des caméras Lumières, de par le monde ! Des enfants joueurs, les militaires dansants, des vieillards jouant à la boule Lyonnaise ; même des chats, des poissons ou des cochons !

    Un Humour omniprésent, et pas seulement dans L'arroseur arrosé, saupoudre l'ensemble d'une forme de bienveillance : le cinéma était l'invention ultime. On s'en servit pour capter toutes les formes de beautés dont regorgeait le monde, dans tout ce que cela a de plus simple.

    J'ai vu le monde d'il y a 120 ans. Il était Merveilleux. Bravo.
  • Bande-annonce

    La La Land (2017)

    2 h 08 min. Sortie : . Comédie musicale, comédie dramatique, romance et musique.

    Film de Damien Chazelle avec Ryan Gosling, Emma Stone, John Legend

    Vu le 06 Février 2017 en VOSTFR 2D, au Cinéma Lyon Comoedia

    Que dire, que dire... Comment rebondir sur tout ce qui a déjà été dit de ce film ? Après tout ce que j'ai pu entendre, l’encensement permanent à son égard, difficile d'aller dans une salle obscure tout en essayant de rester neutre. D'autant plus que, même si je n'ai rien contre les comédies musicales, ce n'est pas non plus mon style de prédilection. A la longue, voir des personnes chanter et danser à tendance à me mettre mal à l'aise...
    Et puis bon, on peut considérer que ma dernière "comédie musicale" en date viens de "Ave, César ! " des frères Coen... Film que je n'ai PAS DU TOUT aimé. Enfin, je dirais juste que je n'ai toujours pas vu Whiplash, au moment d'écrire ces lignes, ce qui n'aide VRAIMENT PAS.

    Mais bon, vous savez quoi ? On s'en fous de tout ça. Parce que La La Land est bien. Très bien même.

    Après une scène d'introduction monumentalement, anthologiquement et magistralement bien menée, qui mérite un 10/10 à elle toute seule, le film se calme un peu, et rentre dans le vif du sujet. Emma Stone est parfaite, dès les premières secondes, et mérite mille fois un oscar cette année pour sa performance (wait & see !). Un peu moins convaincu par Gosling, qui reste quand même très bon, bien qu'un peu en retrait, par rapport à son acolyte féminin, j'ai trouvé.

    Les musiques sont TOUTES géniales, sans la moindre exception, l'intro, et "City of Stars" restant mes préférées.

    Tout est bon à prendre ; les décors comme le casting, en passant par les costumes et les seconds rôles, sans oublié l'humour omniprésent et génialement bien intégré, à la juste frontière entre l'Age d'Or d'Hollywood et notre époque. Ce parallèle est d'ailleurs toujours bien traité, et pas simplement réservé à l'humour.

    Après, j'ai trouvé l'ensemble un peu long. Certaines choses traînaient en longueur, même si je ne vois pas, en disant cela, comment raccourcir l'ensemble sans le briser...
    Je n'ai pas aimé la fin, qu'on soit claire. C'est peut-être véritablement ce point-là qui m'empêche de mettre la note maximale à ce magnifique Chazelle.

    Mais bon, après tout on s'en fiche, car ce film reste tout de même vraiment excellent. Pas déçus, sauf par la fin. Je le recommande chaudement, et ce, à n'importe quel publique !
  • Bande-annonce

    Silence (2017)

    2 h 41 min. Sortie : . Aventure, drame et historique.

    Film de Martin Scorsese avec Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson

    Vu le 08 Février 2017 (jour de sortie fr) en VOSTFR 2D, au Cinéma Lyon Comoedia


    "Raconte-moi une histoire. Raconte-moi ton histoire."

    Telle est la seule et unique chose que je demande à un film, lorsque je m’apprête à aller le voir, cacher dans une salle obscure, au fond d'un siège pourpre.
    Le rôle premier d'un film est la transmission. De toi, création originale du Septième Art, une connaissance ou une information me sera transmise, à moi. Que l'on parle de leçon, de morale, de faits s'étant produits ou simplement d'une invention visant à divertir l'interlocuteur, tout film se doit de respecter cette simple règle.
    Je n'en demande pas moins.
    Mais je peux toujours en attendre plus.

    Silence. Scorsese nous narre une histoire.

    C'est donc cela le cinéma ? Toutes ces années j'ai donc été trompé ? Me suis-je fourvoyé, en me contentant d'une narration épique, et en attendant si peu de chose de l'œuvre visionnée ? De ce fait, et de par mes connaissances si limitées dans la très longue histoire qu'est celle du cinéma, j'ignorais que l'on pouvait atteindre un degré de narration aussi élevé.
    J'essaie de mettre des mots, mais cela ne fonctionne pas. De la même manière qu'on ne peut nommer ce qui provient d'un rêve, on ne peut nommer ce qui provient des tréfonds du cœur. Tel un songe justement, les sensations de cette expérience cinématographique s'estompent. Bientôt elles ne seront plus. Mais alors, aurais-je toujours vu ce film ? Cela n'aurait-il pas simplement pu être un rêve ? Comment me le prouver...

    Bouleversement sans précédent dans mon petit univers bien à moi. La seule et unique antécédence que l'on pourrait trouver à l'état d'esprit qui m'habite, provient d'Interstellar. Seconde fois de ma vie, que je me retrouve à devoir faire le point de cette manière-là, et que mes acquits volent en éclat. Ainsi, un mur vient de s'effondrer, et mes convictions s'y sont subtilement glissées.
    Soyez-en assuré ; demain, le cinéma n'aura plus la même saveur, à mes yeux.

    Silence. Je redécouvre le cinéma. Cet Art, qui peut être, et je le sais à présent, autre chose qu'une simple narration épique.

    J'ai l'impression que ce film a durée douze heures, et non pas trois. Un mal pour un bien. Une descente longue et périlleuse dans un univers morne et triste, ou la Foi et les Croyances se brisent et se font la guerre. Le réel contre le réel, deux aspects du même monde, géographiquement diamétralement opposés, mais dévotement si proches.

    Tout se brise et se reconstruit.

    Silence.
  • Bande-annonce

    Tous en scène (2017)

    Sing

    1 h 48 min. Sortie : . Comédie, drame et comédie musicale.

    Long-métrage d'animation de Garth Jennings et Christophe Lourdelet avec Matthew McConaughey, Reese Witherspoon, Seth MacFarlane

    Séances de cinéma (1 salle)
    Vu le 11 Février 2017, en VF 2D, au cinéma Ciné Festival

    J'avais très envie de le voir, celui-là. Même s'il n'était pas prioritaire si la liste des trucs à voir en ce début d'année, il reste quand même mon premier long métrage d'animation de 2017 ! Il y a un an, j'en avais déjà vu plusieurs, comme "Le garçon et la Bête", ou "Dofus"... Mais cette nouvelle année commence très calmement, au niveau des dessins animés.

    Le dernier film d'Illumination Studio, pour rappel, c'est "Comme des bêtes", qui, il faut bien l'avouer, était un peu simple et long... J'avais apprécié, mais sans plus. Tandis que pour Tous en Scènes, même la bande-annonce m’avait hypé. Ayant finis par trouver un créneau pour me rendre en salle (avec une semaine de retard, car la séance prévue originalement était en 3D donc NON), voici mon verdict : QUE DU BON !

    C'est très plaisant, de ressortir de la salle avec une pêche d'enfer, car on vient de voir un film rythmé et foutrement sympa ! Ça n'arrive pas toujours, et je dirais même que c'est assez rare, alors je le mentionne ; ce film m'a foutu de très bonne humeur. C'est un cocktail de beaucoup de petites choses qui est à l'origine de cela, mais je dirais que principalement, cela vient de son magistral final.

    Avant d'aller plus loin, il faut savoir que Tous en Scène n'est pas juste un film pour enfant. C'est un film familial, qui, grâce à son humour qui fait souvent mouche, à son character design généralissime (et très mignon !), ainsi qu'à sa Bande Originale rythmé au possible, permet à tout un chacun de l'apprécier différemment. Les papas et les mamans en ressortiront également ragaillardies !

    Par bien des aspects, ce film pourra rappeler Zootopie, et c'est tant mieux. En fait, j'ai presque eu l'impression de voir une version "comédie musicale" de ce Disney, à certains moments. Et même s'il ne reprend pas toujours toutes les règles de la comédie musicale, Tous en Scène se permet des choses différentes d'un Disney standard (du genre, et heureusement, les chansons ne sont pas traduites !)

    L'animation est très jolie, les choix des différents personnages sont globalement géniaux, et leurs caractères respectifs sont variés. Mention ultra spéciale à Miss Crawley, l'espèce de lézarde qui sert d'assistante à Moon. Absolument tordante ; il faut vraiment être sans cœur par ne pas rire de ses malheurs, même si elle garde constamment un coté chaleureux.

    Enfin, au vu du casting américain, à essayer de voir en VOST. Ça peut être très sympa !
  • Bande-annonce

    A Cure for Life (2017)

    A Cure for Wellness

    2 h 26 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Gore Verbinski avec Dane DeHaan, Jason Isaacs, Mia Goth

    Vu le 22 Février 2017, en VF 2D, au Pathé Vaise.

    Encore une très bonne surprise ! Décidément, cette nouvelle année s'annonce prometteuse !
    ... Ou bien est-ce moi qui suis juste trop bon publique ? C'est une idée, en effet.

    Critique trop longue pour tenir ici, vous pouvez la retrouver là : https://www.senscritique.com/film/A_Cure_for_Life/critique/114291415

    Du reste, la séance étant à Vaise, je n'ai jamais eu de problèmes dans ce cinéma, donc RAS !


  • Bande-annonce

    John Wick 2 (2017)

    John Wick : Chapter 2

    2 h 02 min. Sortie : . Action, thriller et policier.

    Film de Chad Stahelski avec Keanu Reeves, Common, Laurence Fishburne

    Vu le 23 Février 2017, en VF 2D, au UGC Part-Dieu

    Pas grand-chose à en dire, de celui-là. On devait se faire une soirée ciné entre collègues de boulot, alors autant en choisir un qui n'a pas trop de scénario, pour aider. Du coup je me suis maté le premier en début de semaine (je ne l'avais jamais vu), et j'ai bien aimé, dans le genre bourrin. Le film d'origine tire plus vers le Hitman que vers le Taken, même s'il développe sa propre ADN et ses propres composantes.

    Autant dire que je n'attendais rien de cette suite. J'avais lu de ci de là qu'elle était aussi bonne que l'épisode précédent, ce qui me confortait dans l'idée que j'allais passer un "agréable moment", à regarder un genre de FPS géant sur grand écran.

    Au final, je n'ai jamais été aussi proche de la vérité. Soyons clair : John Wick 2 n'a pas ce petit quelque chose qu'avait le premier, cette saveur unique, cette raison de vengeance, cette noirceur permanente, et cette simplicité détonante. Auparavant, il n'y avait que la vengeance. Maintenant, il y a tout un semblant de scénario, de retournement de situation, de complexification de l’intrigue, notamment toute la fin que ne sert qu'à ouvrir l'histoire vers un très probable troisième film à venir.

    Ce film reprend l'essence même de l'épisode original, ces idées, ses personnages, son humour et ses règles de combats, tout en allant plus loin, et en proposant de nouvelles choses (heureusement !), avec notamment de nouveaux personnages (je veux Hugo Weaving dans une hypothétique suite, please). Mais cela ne suffit jamais à se hisser à la hauteur exacte de son prédécesseur.

    Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit ; John Wick 2 est un très bon film bourrin, qui satisfera totalement les fans du premier, et dégouttera ses détracteurs pour les mêmes raisons ; ils sont très similaires sur bon nombre de points. Même caméra, même BO, même ambiance... Dommage que le scénario ait décidé d'autant se complexifier, car il gâche certains moments. Néanmoins, il se suffit à lui-même, et offre les qualités indéniables que l'on attend d'une digne suite. En cela, ce film est réussi.

    Après, soyez juste certain de ce que vous allez voir : c'est un jeu de tire à la troisième personne auquel on a ajouté des IA en mode "peaceful". Et un godmod pour le protagoniste. C'est du bon cela dit, dans sa catégorie.
  • Bande-annonce

    Split (2017)

    1 h 57 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley

    Vu le 27 Février 2017, en VOSTFR 2D, au Pathé Carré de Soie.

    Shyamalan est vraiment un type considéré comme strange. Peut-être. Qui suis-je pour juger ? En tout cas, j'ai bien aimé "Sixième Sens" et "Signes", qui sont les seuls éléments de sa filmographie que j'ai pris le temps de regarder. A la date de cette "kritikachô", je n'ai pas noté Signes sur Sens Critique, car il me faut le revoir, pour m'en refaire un véritable avis. En tout cas, Sixième Sens, avec son twist légendaire, m'a bien plus marqué...

    Depuis, le bonhomme n'a plus vraiment marqué le monde du Septième Art. A tel point que Split est bel et bien le premier film de sa carrière que j'allais voir au cinéma, et que j'avais ENVIE de voir au cinéma, plus précieusement. Soyons honnête, à l'origine, la seule chose qui m'intéressais vraiment était la prestation de McAvoy, et ses très très nombreuses personnalités. Je n’attendais vraiment rien d'autre, sauf peut-être que le réalisateur nous sorte un petit élément supplémentaire dont seul lui a le secret.

    Au final, je ne vais pas dire que j'ai été déçu, car j'ai vu ce que je m'attendais à voir. Un James McAvoy phénoménalement crédible dans son rôle, capable de switcher entre un certain nombre de personnalités différentes, chacune ayant ses particularités et ses caractéristiques. Je voulais voir cela, on va donc dire que j'en ai eu pour mon argent. Oui mais voilà...

    ... Un seul énorme point positif ne suffit pas à rattraper le reste, incroyablement "normal". Le jeu d'acteur des trois adolescentes terrorisées et retenues prisonnières, la manière de filmer de longs couloirs ténébreux, la musique oppressante et continue, le scénario et son avancée sans véritable surprise... Tous ces éléments sont simplement bon. Pas mauvais, mais loin d'être extraordinaires, ou tout du moins bien intégrés, comme ils avaient pu l'être dans A Cure for Life. Ici, on a affaire à un film qui refuse de prendre trop de risques, pour être certain de se faire aimer de son publique. Au final, c'est ce qu'on a : un bon film, qui avance, se déroule, et se termine...


    ... D'ailleurs, à propos de la fin, S'il y a une personne dans l'assemblée pour m’expliquer le twist final (Shyamalan oblige), qu'elle se manifeste maintenant. Parce que j'ai bien peur de ne pas l'avoir compris. Ou d'en voir une réponse bien trop complexe pour être réaliste.

    Enfin bref, ne vous en privez pas, car son ambiance, et le jeu d'acteur de James McAvoy sont très bon. Du reste... Bah, à vous de voir !
  • Bande-annonce

    Logan (2017)

    2 h 15 min. Sortie : . Action, science-fiction et aventure.

    Film de James Mangold avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keen

    Vu le 28 Février 2017 (avant-première), en VOSTFR 2D, au UGC Ciné Cité Confluence

    De tous les films de super-héros que je souhaitais voir en 2017, Logan tenait le haut du podium depuis un moment maintenant. Autant dire que cette séance, je l'attendais vraiment, et que j'escomptait véritablement une forme de renouveau, à travers cette nouvelle vision de la saga X-Men. Depuis Deadpool en fait, et ce moment où je me suis rendu compte qu'un film de super héros ne pouvais véritablement fonctionner qu'en reprenant l'essence même du matériau d'origine (à savoir le comic-book), je pense que j'ai placé "Logan" sur un piédestal, celui de ma plus grande hype en milieu héroïque. Je ne vous raconte même pas mon état à la sortie de la première bande-annonce...

    Au final, je peux le dire maintenant. J'ai vu mon premier film en avant-première de 2017, et je ne le regrette pas du tout. Une salle pleine de fans en délires, tous plus à fond dans l'histoire les uns que les autres, pour assister à une des premières projections d'un film qui, je l'espère vraiment, fera date dans l'histoire des super-héros au cinéma.

    Alors que DC s'enfonce en compagnie de David Ayer dans les méandre d'une situation Hollywoodienne catastrophique rongée par des producteurs avides de rentrées financières, la Fox et Marvel semblent avoir pigé le truc. Il leur aura fallu dix ans d'immenses saga, mais on dirait qu'ils ont fini par comprendre comment un VRAI film traitant de comics héroïque devait être mené. Avec toute la violence et la noirceur de ce que l'on attend de ce genre de production. Surtout, n'édulcorons rien. Tout doit y passer. Tous doivent y passer.

    Voilà ce qu'est Logan. Un film de super-héros tel que l'on souhaite en voir tout le temps. Une œuvre qui frôle par moment le plagia, tant elle s'amuse avec le personnage de Logan originel des comics. Un média à ne surtout pas spoiler au fan du personnage, tant chaque instant est appréciable et bon à prendre. Dans un futur proche sans saveur, la cruauté atteint des sommets, en même temps que la beauté tente de se frayer un chemin pour reprendre ses droits.

    Logan est un magnifique moyen d'opérer un virage à 180° dans cette industrie pourrie qu'est celle des films héroïques. Une forme de baroud d'honneur, tout autant qu'un reboot réussis, mettant ainsi définitivement un terme à ces 17 longues années de X-Men.

    Plus géant et plus violent que jamais, voici l'apocalyptique final de l'histoire de Logan.
  • Bande-annonce

    Rock'n' Roll (2017)

    2 h 03 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Guillaume Canet avec Guillaume Canet, Marion Cotillard, Gilles Lellouche

    Vu le 1er Mars 2017, en VF (VO) 2D, au cinéma l'Horloge.

    Que vais-je bien pouvoir dire de ce film ? Déjà, fait assez rare pour être souligné, j'avais envie de le voir. Je me suis rendu au cinéma pour voir une comédie française de mon propre chef. Certes, je n'y suis pas aller seul (pas pour ce genre de connerie familiale), néanmoins, personne n'aura eu à m'y pousser pour que j'accepte. L'idée de voir Guillaume Canet passer en mode "jusqu'auboutiste" me plaisais bien. Et pourtant, je l'ai déjà souvent répété, mais je n'aime pas les comédies françaises.

    Au final, bien que ce film soit très très très loin du pur chef-d’œuvre, je l'ai aimé, parce qu'il fait son taf. Il va là où il souhaitait aller, et nous emmène bien plus loin dans le délire que tout ce à quoi nous aurions pu nous attendre. Pour moi, il y a une très bonne note, qui qualifie superbement le fait qu'un film réussisse son œuvre correctement : le 8.

    Malgré quelques grosses longueurs (le film accuse quand même ses deux heures, ce qui est énorme pour une comédie fr), le film parvient à tenir son spectateur éveillé, grâce à un flot continue d'humour premier degré au possible. Pas une scène ne sert vraiment à quelque choses (l'instant Johnny bat quand même tous les records d’inutilité au cinéma, mais qu'est-ce qu'elle est jouissive !), et on se demande même quelle est l'utilité de produite un tel truc...

    La vérité ? Bah, pour la déconnade. Parce que n'importe qui se marre devant ce genre de chose, de par la débilité des différentes actions, la montée crescendo dans le Wtfisme le plus total, jusqu'à un final aberrant. Guillaume réalise, et Guillaume assume. Tout.

    La surenchère atteint des sommets apocalyptiques, frôlant de peu de chose l'humour Monty Python dans sa dernière partie. Guillaume et Marion s'amuse devant la caméra, tout autant que Guillaume s'amuse derrière, ou face à son script.

    Ici, on se fout cordialement du talent des acteurs. Ils n'ont de toute façon plus rien à prouver, sauf peut-être nous montrer qu'ils peuvent encore être jeune, dans leurs têtes sinon dans leurs corps. Et voilà à quoi sert ce film ; une mise en abyme assez osée et géniale de l'ensemble du propos dont traite le Guillaume à l'intérieur du film et qui se répercute dans ce qu'en dit notre Guillaume à nous.

    Des larmes de rires vers la fin. Des situations qui laisseront parler le "cringe" intense pour mieux nous divertir. En cela, ce film fonctionne. Et on le remercie de nous avoir détendu à ce point !
  • Bande-annonce

    Shining (1980)

    The Shining

    1 h 59 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Stanley Kubrick avec Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd

    Vu le 02 Mars 2017, en VOSTFR 2D, au UGC Astoria

    Je fais partie de cette catégorie très fermée de personnes, qui s’autoproclames "fan de cinéma", mais qui pourtant, n'ont toujours pas vu bon nombre de films cultes. Ce soir, j'ai rattrapé en grande pompe, lors d'une rétrospective au cinéma, une de mes plus grosses erreurs. Car oui, on peut se définir comme "fan de cinéma", et à 22 ans, ne toujours pas avoir vu The Shining, que je qualifierais de "plus culte tu meurs".

    Commençons directement par calmer le jeu (et un peu pour m'éviter d'être lapidé par des fanatiques du Tout Puissant K.) : je ne dirais pas que Shining est un mauvais film. Je vais au contraire dire que je ne l'ai pas aimé. Mais comment ne pas aimer un film et pour autant lui attribuer une telle note ? Bah, ça s'appelle le respect, mon gars.

    Je vais éviter de trop m'attarder sur les détails. Sur la forme, le film fait très bien son boulot. Sur la forme "physique", plus précisément, dans la modélisation de ses plans, de ses labyrinthes de tapis, de murs et de végétaux, Kubrick nous montre l'étendue de son talent. Disons que si je ne devais juger ce film que sur la forme, alors il mériterait directement la note maximale. Seulement voilà ; il y a le fond.

    Quel dommage, que je sois né trop tard pour l’apprécier à sa juste valeur. Trop de choses ont vieillis, qui m'ont sorti de l'intrigue à beaucoup de moment. Cela étant, il n'y a pas que l’âge, qui soit un coup dur pour le film ; la prestation de Shelley Duvall fait partit de cette myriade d'éléments qui m'ont dérangé... Et quand je dis "dérangé", je ne parle pas de m'avoir mis mal à l'aise, car le film ne réussis même pas cette mission première sur moi. Non, je parle d'avoir été, à chaque instant, légèrement déçu ne pas être en mesure d'apprécier correctement ce que tout un chacun appel "un vrai chef-d’œuvre".

    Certains éléments restent tout de même formidables ; viennent en premier lieu les magnifiques plans de Kubrick, sans la moindre faille de la première à la dernière seconde. La prestation livrée par Nicholson, soi-disant "légendaire", ne fonctionne véritablement bien qu'aux deux-tiers du film. Avant cela, elle est juste bonne. Après, elle devient phénoménale. La Bande Original, et son agonie de violons suraiguës, reste peut-être l'élément le plus oppressant de l'intrigue, celui qui, dans le domaine de la peur, à le moins vieillis.

    Bref, j'ai vu Shining, film que, au même titre que 2001, je vais respecter, sans pour autant l'approuver.
  • Bande-annonce

    Kong: Skull Island (2017)

    1 h 58 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Film de Jordan Vogt-Roberts avec Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, John Goodman

    Vu le 07 Mars 2017 (avant-première), en VF IMAX 3D, au Pathé Carré de Soie.

    Ça y est, nous y somme. La suite tant attendue et tant redoutée du monstrueux blockbuster qu'était le Godzilla de Gareth Edwards. Ici, on change tout pleins de détails, sans pour autant que la recette en soit altérée.

    L'évolution de ce film (qui est en réalité une préquelle de l'œuvre précédemment nommée) permet d'avoir une approche particulièrement retravaillée du mythe démentiel qu'est la légende du Roi Kong. Ici, tout va plus loin. Tout va trop loin même, et ce, pour notre plus grand bonheur.

    Une ambiance de fin de Guerre du Vietnam pour de valeureux militaires américains, encadrés par le (toujours) très bon Samuel -fucking- L. Jackson. Pour le casting, autant vous dire que c'est du très lourd. On regrettera juste l'absence d'Andy Serkis, qui avait rendu la version de Jackson si excellente. Néanmoins, toute les têtes d'affiches ont leurs instants de gloires, et toutes s'en servent avec brio.

    Du point de vue de la réalisation et de la mise en scène, pas grand-chose non plus à reprocher du coté de Jordan Vogt-Roberts. Cet inconnu au bataillon s'en sort vraiment pas mal, avec le matériau qu'il a sous la main. On regrettera juste une utilisation VRAIMENT surabusive de ralentit, utilisés dans l'unique but de souligner la puissance de certaines scènes. Du reste, les plans iconiques et magistraux s’enchaînent les uns après les autres, pour notre plus grand plaisir.

    La musique fait son job, bien que ne proposant pas de leitmotiv marquant. La VF n'est pas trop mauvaise, sans non plus être au top... C'est tout de même toujours cool d'entendre Thierry Desroses faire son job ! Les effets spéciaux, eux, sont impressionnants, et l'effet de puissance et de brutalité s'en ressent constamment. Le budget assure, on va dire. Ou peut-être sont-ce les petits gars de chez ILM...

    De plus, ce film partage bon nombre de choses avec son prédécesseur, comme son univers (Monarch, les Massive Unidentified Terrestrial Organism...) ses plans gigantesques filmés à hauteur d'homme, ou son aspect généralement démesuré.

    En bref, ce Kong manque de bien peu de choses, pour réussir à se hisser au niveau du Godzilla de Edwards, que je considère comme le meilleur film de monstre du cinéma récent, si l'on veut bien faire abstraction du démentiel Kong de Jackson. Je reste très confiant sur l'avenir de cet univers étendu remplis de tous les plus grands monstres Hollywoodiens.
  • Bande-annonce

    Les Figures de l'ombre (2017)

    Hidden Figures

    2 h 07 min. Sortie : . Drame et biopic.

    Film de Theodore Melfi avec Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe

    Vu le 08 Mars 2017 (jour de sortie fr) en VF 2D, au Pathé Carré de Soie.

    La bande annonce de celui-là, et son pitch initial ayant pas mal titillés ma curiosité, c'était une certitude, que je devais le voir cette semaine, pour ne pas prendre trop de retard sur mon planning. C'est que j'ai encore pas mal de choses à visualiser en mars, moi !

    Mais du coup, que vaux ce "Hidden Figures", venant d'un réalisateur que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam ? Eh bien c'est assez plat.

    Pas évident d'expliquer simplement les raisons pour lesquelles j'ai eu l'impression par moment de regarder un encéphalogramme plat, sur l'échelle du cinéma. En lui-même, le film n’est pas si mauvais. Sur son fond, et sur le papier, il avait tout pour être très bon ; le casting, féminin comme masculin, l'idée à utiliser, et tous ses aspects très intéressent à exposer, ainsi que sa BO (HANS MOTHERFUCKIN' GOD HIMSELF).

    Le film réussis certains de ces éléments, comme de nous montrer dans tout ce que cela implique, une Amérique ségrégationniste. Une fouillitude de petits détails qui fonctionnent et qui énervent les spectateurs, face à l'injustice profonde de la situation. Le casting est réussi, Kevin Costner dans son rôle à responsabilités, tout autant que les trois protagonistes ou Kirsten Dunst, qui mériterais d'être baffée par moments. Je ne doute pas de la véracité de bon nombre de choses, tant sur les données de la Nasa (très jolie reconstruction des locaux, pendant qu'on y est) que sur les infos d'IBM, et ses premiers calculateurs informatiques.

    Mais du reste... j'ai eu bien du mal à me passionner par ce qui se passait, tant peu de choses nous montre la puissance des enjeux en cours. Pas de panique, de rebondissements forts, de remises en causes, ou de tout autres éléments plus ou moins natifs du cinéma. Ici, on nous montre la situation de ces trois femmes, et c'est tout. A très peu de moments nous avons droit à des situations qui nous permette de nous replonger véritablement dans le film. L'humour est utile, mais pas toujours utilisé à bon escient, ce qui est un peu dommage, au vu des caractères forts des trois protagonistes. Je ne vais pas parler longuement de la BO extrêmement discrète, parce que cela serait une hérésie que d'oser critiquer Dieu (Hans, je t’attends en Juillet, je te rappel). En revanche, Pharrell Williams fournis un travail plus qu'agréable à entendre, c'est important de le souligner.

    Enfin voilà ; un film bien, mais pas vraiment passionnant. Dommage !
  • Bande-annonce

    The Lost City of Z (2017)

    2 h 21 min. Sortie : . Aventure, biopic, drame et historique.

    Film de James Gray avec Charlie Hunnam, Robert Pattinson, Sienna Miller

    Vu le 19 Mars 2017 en VOSTFR 2D, au UGC Ciné Cité Confluence.
    Printemps du cinéma - premier film.

    Bonsoir à tous, et surtout bonsoir aux places de ciné à 4€ ! C'est suivant une après-midi fortement riche en soleil, en ballade à la confluence de ma ville-chérie, et en bons films, que je m'autorise cette pause critique à chaud. C'est aussi la première fois de l'année que j’accepte d'aller voir deux films à la suite. La plupart du temps j'évite, car j'ai peur que cet avis soit maintenant biaisé avec celui du film ci-dessous, que j'ai vu juste après. Je crois aussi que c'est la première fois que je me permets de voir deux films en VO à la suite. Bilan : lire autant de textes blancs dans une salle noir pendant si longtemps, ça file une petite migraine, quand même.

    Mais bref, The Lost City of Z. THANKS GOD ils ont pas francisé le titre, c'est déjà ça. Du coup le film et moi partions copain, car la bande-annonce ne spoilait pas, et je ne l'avais vu qu’une seule fois. J'ignorais tout (ou presque) du casting, et je n'avais jamais vu un seul film de James Gray (pas même The Immigrant). Du coup, pour ne pas changer, séance découverte, avec un film qui me paraissait avoir un capital-sympathie assez développé.

    Au final, pas du tout déçu, si ce n'est légèrement par la fin, et encore... Le film se concentre bien plus sur certains aspects secondaires que je ne le pensais. En fait, il ne prend pas du tout le chemin que je lui traçais à l'avance, ce qui est sacrément cool. Imprévisible (sauf peut-être pour ceux ayant lu le livre d'origine "La Cité perdue de Z"), il surprend à de nombreux moment, et va plus loin que ce à quoi on s'attend.

    La réalisation est impeccable, la reconstruction de civilisations indigènes (je déteste parler d'indiens en Amazonie) est incroyable, et la densité de la jungle, tout comme la cendre d’un champ de bataille est assez impressionnante.
    Le casting s'en sort encore mieux que cela ; Charlie Hunnam est vraiment très bon, et je pèse mes mots. Robert Pattinson est simplement méconnaissable, et Tom Holland commence vraiment à m'intéresser. On va voir si sa carrière va réussir à s'envoler hors-Marvel, mais pour l'instant, c'est du tout bon !

    Ce film n'a pas vraiment de gros pont noir, mais quelques petits défauts tout de même apparent ; sa Bande-Originale souvent trop discrète, qui ne sert pas vraiment le film, par exemple. L'œuvre en elle-même est un chouïa trop longue, et s'attarde des fois un peu longuement à certains endroits.


    A voir !
  • Bande-annonce

    Miss Sloane (2017)

    2 h 12 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de John Madden avec Jessica Chastain, Mark Strong, John Lithgow

    Vu le 19 Mars 2017 en VOSTFR 2D, au UGC Ciné Cité Confluence.
    Printemps du cinéma - deuxième film.

    La bande annonce m'avais marqué. Jessica Chastain marque toujours. En Murphy Cooper, ou en Commandant Lewis, j'adore toujours cette actrice. John Madden n'est pas un nom qui me parle, aussi ne m'attendais-je à rien, niveau réalisation. Tout ce que je savais, c'est que je sortais d'une séance en VOSTFR plaisante, et qu'après une grosse demi-heure de break, j'allais y retourner. Si j'avais su que lire vite filait la migraine, je crois que j'aurais attendu une séance VF.

    Est-ce un mal ou un bien que de voir ce à quoi on s'était préparé à voir ? Je ne sais pas. En tout cas Miss Sloane ne surprend jamais vraiment. Ou quand il surprend, c'est lorsqu'on s'attendais à être surpris. Le twist final par exemple, je l'ai senti venir à trois kilomètres, mais il n'en demeure pas moins impressionnant, car au-delà de son aspect prévisible, il reste extrêmement bien amené.
    En bref, j'ai eu l'impression de voir le futur, l'espace de deux rapides heures. Le scénario est linéaire, mais n'est absolument pas gâché par cet état de fait. Brillant !

    Pour le casting, on ne dira rien sur la prestation de Jessica, parce que ce n'est vraiment pas nécessaire. Mark Strong ! Lui par contre, je ne le voyais pas venir, et pourtant, il s'en sort très bien ici. Surprise : sa voix originale est très proche de sa VF, ce qui n'est pas DU TOUT le cas de Miss Chastain. Les autres font tous correctement leurs jobs, bien que s'en retrouvant constamment écrasé par le monolithe qu'est la protagoniste.

    L'intrigue est bien ficelée, et me rappel à certains moment un petit "Outsider" français, dans sa façon de faire, et de nous amener d'un point A à un point B.

    Tout va très vite dans ce film. Très très vite, comme le montrait la Bande-Annonce. En VO, cela se traduit par un rythme de texte assez dingue, aussi je recommande de le voir en français, pour ceux ayant du mal à tout piger rapidement.

    Absolument pas déçu par cet "OCNI", à la réalisation, à la Bande-Originale, et au casting brillant. Un film/sport, qui trace son chemin à deux-mille à l'heure, pour notre plus grand plaisir !
  • Bande-annonce

    Traque à Boston (2017)

    Patriots Day

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Peter Berg avec Mark Wahlberg, Kevin Bacon, John Goodman

    Vu le 20 Mars 2017 en VOSTFR 2D, au Pathé Carré de Soie.
    Printemps du cinéma - troisième film.

    C'est vraiment très plaisant de constater qu'un film, duquel on n’attendait pas tellement de résultat, réussis pourtant son pari de nous en mettre plein la vue. Sur le papier, tout partait pourtant déjà bien : une reconstitution des attentats d'avril 2013, avec Berg à la réal’ pour nous en foutre plein la vue et Wahlberg dans son habituel rôle de "j'en fait des caisses". J'arrive plus à le regarder sans penser à Transformers, m'voyez ? Du coup je restais un peu septique ; c'est le genre de casting rêvé pour américaniser à mort l'incident survenu, et éviter autant que possible de coller au réel. Rien que le titre original me faisait peur, "Patriot's Day" !

    Fort heureusement, mes craintes étaient infondées. Au final, je remercie grandement ce film, qui, de ce que j'en ai lu après coup, colle vraiment très bien aux éléments survenus durant et en aval de l'attentat. On assiste ici à une docu-fiction de grande qualité, qui ne se perd que rarement dans ses travers américains. Bien sûr qu'il y a des ratés, et que certains éléments sont vraiment trop gros pour être gobé si facilement. Mais la grande majorité du temps, le film reste sobre dans ses ambitions, et ne lasse jamais son publique.

    Plusieurs éléments sont à saluer : Mark Wahlberg n'est au final pas vraiment le seul protagoniste, et cet aspect de l'œuvre qu'est de de center l'intrigue sur une multitude de personnes plutôt que sur un unique "patriot" donne un certain charme au film. Tous les personnages secondaires ou presque sont intéressent, et peuvent être considérés comme des protagonistes, autant que Mark. J.K. Simmons est vieux, John Goodman est vénère et Kevin Bacon respire la prestance.

    A noter que la composition musicale de Trent Reznor et Atticus Ross est très intéressante pour le rythme et le suspense de certaines scènes très tendues. Et elle n'est d’ailleurs pas sans rappeler leur job sur The Social Network. Une réussite également sur cet aspect-là, que je ne néglige jamais.

    La reconstitution fidèle s'accompagne d'une réalisation indéniablement osée, dans sa manière de filmer et de retranscrire, souvent caméra au poing, les différents événements survenus. Le film s’arrête sur la capture des Terroristes, et permet de suivre l'ensemble des éléments sur la durée, jusqu'à au "happy ending" final, qui libère à la fois les habitats de Boston, et les spectateurs du film.

    Une réussite à bien des niveaux !
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    La Belle et la Bête (2017)

    Beauty and the Beast

    2 h 10 min. Sortie : . Fantastique, comédie musicale et romance.

    Film de Bill Condon avec Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans

    Vu le 24 Mars 2017, en VF 2D, au cinéma Ciné Festival

    Curieuse expérience, que ce remake du dessin animé éponyme de chez Disney. Plus encore que le mots "remake", j'aurais pu employer celui de "copie", tant ici tout est proche du matériau d'origine, à un point que je n'avais encore jamais vu. Certain arguerons que des éléments supplémentaires non présent dans le dessin animé se sont glissés à divers endroit, pour enrichir l'expérience du spectateur, le divertir d'avantage, ou simplement différemment. Il n'empêche que ces ajouts ne sont pas toujours des plus intéressent, même si certains peuvent avoir été bien pensé.

    C'était une curiosité que je souhaitais voir au cinéma, qui plus est en français, pour comparer le doublage musical à celui de son illustre original. Sur ce point-là, tout commence honnêtement bien, même si les choses se gâtent au fur et à mesure. Au-delà du simple fait de reprendre l'aspect chanté du dessin animé, ce film se voit obligé d'inclure ses propres chansons, parfois de manière assez courte, voir ponctuelles... Mais parfois de manière, disons-le, carrément chiantes.

    Très difficile exercice que de voir ce film comme une œuvre à part entière, tant il n'est en réalité qu'une transposition pure et simple d'une autre œuvre précédente. C'est malheureusement là que le bât blesse, car la prestation des acteurs a beau être intéressante, les décors grandement réussis et les costumes impeccables, ce film n'a pas réellement d'âme, à proprement parlé. Il n'apporte rien de concret, et les petites scènes ajoutées n'y changes pas tellement la donne.

    Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit ; la transposition en elle-même, si tant est que cela soit l'objectif principal de l’œuvre, est très réussie. L'original s'en voit très peu détourné, et si je devais juger ce que j'ai vu simplement sur cet aspect-là, alors nous serions face à une grande réussite. Dommage que ce ne soit pas le cas...

    Maintenant, j'ai un peu peur pour Ghost in the Shell, mardi prochain...
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    Ghost in the Shell (2017)

    1 h 47 min. Sortie : . Action, policier et science-fiction.

    Film de Rupert Sanders avec Scarlett Johansson, Pilou Asbæk, Takeshi Kitano

    Vu le 28 Mars 2017 (avant-première) en VOSTFR 3D Dolby ATMOS, au Pathé Bellecour.

    Un avis immensément trop long pour tenir dans ce petit encart ! Vous pouvez donc la retrouver ici :
    https://www.senscritique.com/film/Ghost_in_the_Shell/critique/105230151
    Bonne chance pour tout lire, je me suis un peu amusé, on va dire...

    [TL;DR] => J'ai beaucoup aimé le film en lui même et son esthétisme, mais pas du tout son adaptation du premier film d'animation GitS. Le scénario ne sait pas comment jongler entre son origine, et ce qu'il veux rendre original. Casse gueule qui empêche le film de Sanders d'être la perfection qu'il aurais dû être ! Dommage, mais ça ne l'empêche pas d'être vraiment très bon comme film seul uniquement. Je le recommande vraiment à tout fan de SF qui se respect !
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    Sword Art Online Movie (2017)

    Gekijō-ban Sōdo Āto Onrain -Ōdinaru Sukēru-

    2 h. Sortie : . Animation, action et aventure.

    Long-métrage d'animation de Itou Tomohiko avec Ryan Bartley, Christine Marie Cabanos, Yoshitsugu Matsuoka

    Vu le 20 Avril 2017 (avant-première) en VOSTFR 2D, au UGC Ciné Cité Internationale.

    Fichtre, presque un mois sans film ! Il était temps de rattraper ça, et quitte à faire les choses bien, autant aller jusqu'au bout ! De l'animation de qualité, je n'en ai pas vu des masses en 2017, année très pauvre face au monstre qu'était 2016. Alors je rattrape doucement ce manque, avec le long métrage d'animation "Ordinal Scale", issue de la saga Sword Art Online.

    Ma critique complète est à retrouver ici :
    https://www.senscritique.com/film/Sword_Art_Online_Movie/critique/106109814

    En bref, disons que j'ai vu exactement ce que je m'attendais à voir. Les qualités comme les défauts, tout pareil ! Alors du coup, impossible de mettre une superbe note, puisque ça reste du SAO,et donc, fortement perfectible, mais tout de même ! Je suis heureux, parce que j'ai vraiment vu ce que je voulais voir, comme je souhaitais le voir. De plus, l'animation était vraiment violente, ça fait super plaisir.

    Enfin, bref, petit délire de fan sans prétention, si ce n'est celle de réveiller le fan-boy qui sommeille en chacun d'entre nous !
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    Les Gardiens de la galaxie Vol. 2 (2017)

    Guardians of the Galaxy Vol. 2

    2 h 17 min. Sortie : . Action, science-fiction et comédie.

    Film de James Gunn avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista

    Vu le 26 Avril 2017 (jour de sortie fr), en VF 2D, au UGC Part-Dieu

    Il est vrai que je l’attendais pas mal, ce film. Après l’échec que fut pour moi le premier (je ne l'ai pas du tout apprécié au ciné, un peu plus les fois suivantes en dvd), j'avais très envie de me plonger dans cette suite, pour voir la direction que prendrait Gunn. Rester sur les choix porteurs du précédent, ou prendre des risques et essayer de nouvelles choses ?
    Au final, c'est ironique que d'en conclure ceci : cette suite prend des risques, mais réussis malgré tout à me décevoir en partie.

    Les deux plus gros points forts de ce film sont son humour, et son visuel. Les deux sont brillants, frisant la perfection à plus d'un moment, sans jamais vraiment tomber dans la surenchère. Dommage que cet humour qui fait toujours mouche (même en vf !) soit un tantinet omniprésent, et ruine certaines scènes qui auraient gagnées à être plus sérieuses. En contreparties, on se fend la poire et c'est assez dingue, même pour un film du MCU.

    Les acteurs sont bons, certains meilleurs que d'autres (le Juge Dredd est cool) mais dans l'ensemble c'est honorable. Je continu de penser que Chris Pratt est tout aussi génial que sa vf est miteuse. Il y a quelques autres points positifs, comme la réalisation, qui méritent également d'être mentionnés, bien qu'ils n'égalent pas non plus le niveau de génialitude des deux aspects traités un peu plus haut.

    En revanche, le rythme du film ainsi que son scénario, et sa volonté de placer la "famille" des gardiens en premier plan frise tellement le cliché que je l'ai trouvé insupportable. En gros, bien que le principal reproche que je faisais du premier ai été corrigé, un autre béant s'ouvre sur cette suite, qui m'empêche de l'apprécier comme je le devrais. Sérieusement, les discours dans protagonistes racontant leurs passé, ça va bien deux minutes ! Je trouve aussi que l'antagoniste aurait gagné à être mieux travaillé, et mieux compris... Et puis il y a cette fin à rallonge (je ne parle pas des scènes post-génériques cool), qui s'attarde inutilement beaucoup trop longtemps !

    En bref, une digne suite du premier. Et c'est vraiment le pan du MCU que j'ai le plus de mal à apprécier. Dommage !

    6,5/10, arrondis au-dessus pour le générique d'ouverture franchement badant.

    PS : on a enfin compris qui est Thanos, dans le MCU... En fait, c'est Stan Lee !
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    Alien : Covenant (2017)

    2 h 02 min. Sortie : . Science-fiction et Épouvante-horreur.

    Film de Ridley Scott avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup

    Vu le 09 Mais 2017 (Avant-Première), en VF IMAX 2D, au Pathé Carré de Soie.

    Sixième film de la saga "Alien", fondement même d'une forme de SF qui lui est propre, Covenant a la lourde tâche de devoir succéder à Prometheus, film maintes fois critiqué. Papy Scott reste aux commandes, et nous entraîne plus loin encore, dans cette immense fresque jouant entre le créateur, et la créature.

    J'avais très envie de voir ce film. Très hâte aussi, ce qui m'aura poussé à me rendre dans une salle obscure la veille de sa sortie officielle. Je ne fais pas partit de cette catégorie de personnes qui avaient fait le choix de basher littéralement Prometheus, en lui reprochant des défauts qu'il n'avait pas. Même si ce film n'était pas un véritable préquel au premier du nom, il possédait un certain charme, dans son esthétisme ou ses parti pris.

    Aujourd'hui, Ridley Scott nous permet d'assister au chaînon manquant, œuvre transversale de son univers, tout autant "Prometheus 2" que "Alien 0". Bien évidemment, ce film ne répondra pas non plus à toutes les questions que vous vous posez (faut pas déconner, il y a matière à en tirer encore un ou deux épisodes !), mais offrira tout de même une certaine dose de satisfaction à tous les fans de la licence et de l'univers dans lequel évoluent les Xénomorphes. J'approuve !

    La réalisation n'est pas trop mauvaise, sans jamais être excellente. Les décors simples mais somptueux nous rappelle que le film a été tourné en Nouvelle-Zélande, et le travail sur le bestiaire monstrueux mérite que l'on en parle. Le casting est sympa, mais s'oublie malheureusement trop vite, à l'exception de Katherine Waterston, assez bonne dans son rôle d’ersatz de Ripley, et de Michael Fassbender, qui crève littéralement l'écran, pour devenir le second personnage le plus emblématique de la saga.

    Très grosse surprise sur la BO, qui fait péter à elle seule le quota de fan-service, et ce, dès l'ouverture du film, en nous rappelant constamment que nous nous baladons quelque part entre Prometheus et Alien. Ces deux thèmes, tellement mythiques, qui en accueil un nouveau, pour le moins oppressant.

    En abreuvant le fan que je suis d'information sur l'univers, en faisant suite (assez directement) à Prometheus, et grâce au jeune savant fou enfanté par Peter Weyland, ce film parvient à surclasser son prédécesseur, et à devenir le véritable préquel que l'on attendais plus, au chef-d’œuvre de 1979. Une ambiance sombre, malaisante, gore, et profondément jouissive !
  • Bande-annonce

    Fenêtre sur cour (1954)

    Rear Window

    1 h 52 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec James Stewart, Grace Kelly, Thelma Ritter

    Séances de cinéma (1 salle)
    Vu le 11 Mais 2017, en VOSTFR 2D, au Pathé Bellecour.

    Je continue à essayer de me faire régulièrement des séances ciné de films cultes, de préférence que je n'aurais pas vu. Par chance, ma culture cinématographique antérieur aux années 70 est si limitée, que c'est pas bien dure de me faire voir un truc nouveau. Par exemple, aujourd'hui, j'ai pu voir mon troisième film d'Hitchcock. Oui, troisième seulement, après "Psycho" et "The Birds". Le premier dont je garde un excellent souvenir, et le deuxième que je n'ai absolument pas aimé, et que j'ai même du mal à respecter (contrairement à ce que je disais sur Shining il y a quelques mois).

    Aujourd'hui, je me suis engagé en terre inconnue, encore une fois, car je ne connaissais rien de ce film (comme se doit tout bon inculte qui se respecte). J'y ai découvert le synopsis et le casting sur le tas, ce qui n'est pas forcément un mal.

    Pour faire court, disons que, sans être non pas vraiment déçu, je pense que je m'attendais à légèrement mieux. Pas au niveau de la réalisation, non ; là le travail est remarquable ! Nous sommes à des années lumières des meilleurs souvenirs que je garde de The Birds, et presque au même niveau que Psycho ! Mise à part une caméra tremblotante qui m'a agacé à plus d'un moment, je n'ai vraiment rien à redire de la réalisation.

    Mon gros souci vient plutôt du scénario, qui ne sort pas vraiment des sentiers battus. On connait le déroulement à l'avance, et rien ne vient perturber l’enchaînement des faits. Je déplore un peu qu'il n'y ait pas eu quelques rebondissements supplémentaires, surtout que c'est bien la peine de nous faire découvrir tout ce voisinage, si c'est pour si peu l'exploiter. Un certain twist dans l'intrigue, une innocence finale du suspect par exemple : voilà qui m'aurais un peu plus convenu. Cette absence de complexité est difficilement défendable, et représente un véritable préjudice à l'œuvre, de mon point de vue.

    Du reste, les décors taille réelle sont grandioses, l'humour foutrement plaisant, et les acteurs merveilleux ! James Stewart est pince-sans-rire et ne lâche rien, charismatique et foutrement sympatrique. Grace Kelly est belle et intelligente, forte et complexe, se dévoilant plus en aventurière, à mesure qu'avance l'intrigue. Les seconds rôles, et notamment Thelma Ritter s'en sortent plus que bien, et sur ce point, il n'y a, une fois de plus, vraiment rien de reprochable.

    Bref, une histoire convenue porte préjudice à un film pourtant fort plaisant à regarder !
  • Bande-annonce

    Le Roi Arthur : La Légende d'Excalibur (2017)

    King Arthur: Legend of the Sword

    2 h 06 min. Sortie : . Action, aventure, drame et fantasy.

    Film de Guy Ritchie avec Charlie Hunnam, Àstrid Bergès-Frisbey, Jude Law

    Vu le 17 Mai 2017 (jour de sortie fr), en VF 2D, au Pathé Carré de Soie.

    Guy Ritchie, je ne le connais que pour deux films : les deux épisodes de la saga Sherlock Holmes, petit bijou d’inventivité et d’excentricité. Du coup, j’avais hâte de voir ce que le bonhomme pouvait bien nous pondre, si on décidait de lui donner les clés du royaume de Camelot. D’autant plus que le synopsis d’origine laissait entendre que cette libre adaptation de la légende arthurienne allait sacrément se lâcher dans le domaine de la Fantasy (et j’adore la fantasy).

    Commençons déjà par être clair sur un point : ce film a de la gueule. Mais genre, pas qu’un peu. Ce film possède vraiment un emballage en platine, magnifié en permanence par le jeu de caméra de Ritchie, par la qualité des acteurs qu’il dirige, par la beauté de ses décors, le capharnaüm de ses foules, et sa débauche d’effets numériques (presque) toujours utile. Et encore, je ne vous parle pas de la Bande-originale de Daniel Pemberton, incroyablement dans le ton et dans la justesse de l’epicness absolu qui transpire à chacune des scènes du film ! Un grand bravo à tous ces éléments, et à tous ceux qui ont fait de ce film le parangon d’un genre de Fantasy BADASS qui a de la gueule ! Sauf peut-être à David Beckham que je n’ai pas du tout reconnu avant que son nom ne s’affiche au générique…

    En bref, nous dirons simplement que sur la forme, ce film est un sans-faute. Un divertissement fort agréable qui fait ce qu’on lui demande, et le fait bien : il divertit le spectateur. Si je ne devais noter ce film que sur sa forme, il obtiendrait donc une note quasi-maximale.

    Oui mais voilà. Derrière l’emballage en diamant, à l’intérieur de cette sublime coquille très subtilement stylisée, on ne trouvera qu’une seule chose : du vent. Car oui, ce film est vide. Totalement vide dans tout ce qui relève des éléments standards faisant un bon film. Les motivations de chacun se confondent, lorsqu’elles ne sont pas juste flou, voire carrément mal traitées. Les rebondissements s’enchainent sans se structurer, sans tenir compte de ce qui se passait avant (les barrons disparaisses après l’épisode en ville ?) et rien ne prend vraiment le temps de se poser, pour rendre un minimum crédible la légende qui se forme devant nos yeux. Il faut attendre la mort de l’antagoniste pour que le récit pète un coup et s’autorise à ralentir la cadence pour nous rappeler qu’il y avait véritablement une histoire.

    En bref, une excellente forme, un fond déplorable.
  • Bande-annonce

    Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar (2017)

    Pirates of the Caribbean: Dead Men Tell No Tales

    2 h 09 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et fantastique.

    Film de Joachim Rønning et Espen Sandberg avec Johnny Depp, Javier Bardem, Brenton Thwaites

    Vu le 06 Juin 2017, en VF 2D, au UGC Part-Dieu.

    Après l'échec du quatrième opus, je ne m'attendais à rien de ce côté-ci de la firme Disney, trop occupée à atomiser des licences à droite et à gauche pour s'autoriser un répit et espérer voir un bon film pointer le bout de son nez. Disons même que la bande annonce ne me hypait même pas, et que l'absence de Dieu à la partoche m'avais totalement congelé sur place. C'est donc plus par obligation envers un ami qu'autre chose, que je suis entré dans cette salle obscure (vieux ciné pourri de la Part-Dieu !) en espérant voir un casting limiter la casse...

    Et c'est bien ce que j'ai vu. Un film pas totalement moisis, qui tente de nouvelles choses par moment, ce qui le rend légèrement plus folichons que son prédécesseur. En somme, j'ai le même avis sur cette suite que bon nombre de personnes sur Sens Critique. Depp est assez souvent à côté de la plaque, et ce n'est pas vraiment lui qui mène l'humour de l'œuvre, pourtant primordiale dans un PDC. Bardem est vraiment pas mauvais, Rush surprend à nous attendrir, et Scodelario est très mignonne. Ouf, le casting n'est donc pas totalement moisi.

    Au fond du fond, nous sommes bien face à un "Pirates des Caraïbes", et l'histoire s'en ressent. Pas toujours bien maniée et correctement dosée, elle tente tout de même de surfer sur ce qu'étaient les trois premiers films, et s'en sort... Disons pas trop mal. Beaucoup de superflu et d'inutile, comme par exemple une Bande Originale nullissime, qui se contente de reprendre l'Ultime Symphonie composée jadis par Dieu en personne. Ou encore des Anglais, clones les uns des autres au point que ça en devient drôle. Les effets spéciaux sont corrects, les décors anecdotiques, et la VF catastrophique, la pire de la saga.

    En gros, quelques bons éléments côtoient beaucoup de moyen, et une certaine dose de mauvais. Mais le film tente le coup et prend des risques, ce qu'on ne peut absolument pas lui reprocher.


    Tuez juste le compositeur, et offrez le en pâture aux adeptes du Zimmerisme dont je fais partit, s'il vous plait.
  • Bande-annonce

    Wonder Woman (2017)

    2 h 21 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique, science-fiction et comédie.

    Film de Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright

    Vu le 07 Juin 2017 (jour de sortie fr), en VF 2D, au UGC Part-Dieu.

    Voilà un joli petit projet que je n'aurais loupé pour rien au monde. Comment Warner & DC allaient-ils s'y prendre pour dépoussiérer la licence Wonder Woman ? Rude question, pour un projet confié à une réalisatrice dont je n'avais jamais entendu parler. Fort heureusement, pour le reste, nous somme en terrain connu. Il y avait donc assez peu de chance d'être déçu.

    La première guerre mondiale n'est pas un terreau propice aux films super-héroïques. On ne peut pas dire qu'ils foisonnent, et ce simple postula rend le projet en lui-même très intéressent. Scénaristiquement bien ficelé (du moins jusqu'au moment où Snyder est entré en scène), le film ne s’embarrasse pas de certains aspects monstrueusement démesurés que l'on peut voir dans toutes les dernières productions du genre (Logan mis à part). La première partie est franchement rafraîchissante, et très agréable à regarder. Gal Gadot est magnifique, Chris Pine est très crédible, et (miracle !) leurs VF respectives sont d'excellentes facture. Le film n'en demeure pas moins très long, et la seconde partie prend bien son temps à se mettre en place, dans un Londres bien retranscrit. Heureusement, viens le front de guerre, et le déchaînement visuel habituel des productions héroïques, lors d'une scène très franchement époustouflante ! C'est dommage que le rythme se rendorme à nouveau par la suite, offrant bien trop de longueur jusqu'au final... Ou le Snyder scénariste/producteur s'est réveillé, pour offrir le "trop", comme il l'avait fait dans ses deux derniers films. Un final à rendre jaloux Michael Bay, pas vraiment raccord avec les deux précédentes heures du film, malheureusement. A croire que la surenchère est l'apanage du DC Universe...

    Pour le reste, le p'tit frère Gregson-Williams offre une partition vraiment très cool. Les décors et costumes sont réussis, et le casting est bon, si on accepte qu'un loup-garou (à moustache) fasse le Dieu Grec de la guerre.

    C'est vraiment dommage que de si grosses longueurs entachent les magnifiques scènes de bastons disséminées dans le film. Même ce final totalement dans la surenchère (et peu crédible, vraiment) tente de rattraper le coup, sans véritablement y parvenir... L'idée, le scénario, et tous les autres aspects réunis forment tout de même entre eux un très bon divertissement.

    Ah, et n'attendez pas la fin du générique, il n'y a pas de scène bonus dans celui-là.
  • Bande-annonce

    The Wall (2017)

    1 h 28 min. Sortie : . Thriller et guerre.

    Film de Doug Liman avec Aaron Taylor-Johnson, John Cena et Laith Nakli

    Vu le 08 Juin 2017, en VOSTFR 2D, au UGC Ciné Cité Confluence

    Premier film Amazon Studios, et deuxième film de Liman que je vois. Après l'excellent Edge of Tomorrow, il serait peut-être temps que je me fasse une petite rétrospective de ce réalisateur... Il est quand même le type à l'origine de la saga Jason Bourne (que je verrais un jour) !

    The Wall m'intriguait. Cela faisait plusieurs mois que j'en avait vu le trailer, et que ma curiosité face à un tel huit-clos s'en trouvait entamée. Au final, qu'avons-nous ? Trois acteurs, dont un qu'on ne verra jamais, une réalisation toujours très proche du protagoniste, comme pour contrebalancé l'omniprésence d'un lointain sniper, le tout accompagné d'une absence totale de musique, histoire d'oppresser encore plus le spectateur. Car c'est bien cela qui ressort de ce petit film de 90 minute : un total sentiment d'oppression, un malaise intense face à une survie précaire, que l'on veut espérer, mais que l'on sait être impossible. Juba l'invisible est juste parfait, du début à la fin.

    Un film sale, qui respire la poussière et la sécheresse. Le réalisateur nous fait vivre le long, l'éternel et infini cauchemar du sergent Allen Isaac (génial Aaron Taylor-Johnson, qui rejoint Di Caprio comme recordman du nombre de "fuck" à la seconde). Liman nous colle la caméra si proche de sa tronche qu'on n'a pas vraiment le choix de s'identifier ou non au personnage... Et la peur omniprésente d'un opposant invisible, immortel et indestructible nous emplit progressivement de désespoir. Que faire derrière un simple mur, dernier vestige d'une école bombardé ?

    C'est également l’intérêt de ce petit film, qui pose, via son antagoniste, toute une ribambelle de questions à propos de la présence américaine en Irak. Des questions qui resteront en suspens, tant que vous n'en aurez pas formulez votre propre réponse.

    Le film respect son cadre. La réalisation fait exactement son job, et l'histoire ne s'attarde jamais trop sur la même scène, sur la même action. La durée de l'œuvre est parfaite, ni trop courte no trop longue, et se termine de la seule manière dont elle devait finir. J'applaudis d'ailleurs l'audace de ce finish impeccable, et de la musique composé pour ce court générique (c'est sûr que le staff n'a rien à voir avec le film d'hier !). Enfin, quelques mots pour John Cena, second rôle finalement assez peu exploité... Peut-être le seul véritable reproche que je peux faire à ce petit film très bien foutu.

    A dans quatre mois, Doug !
  • Bande-annonce

    La Momie (2017)

    The Mummy

    1 h 51 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Alex Kurtzman avec Tom Cruise, Annabelle Wallis, Sofia Boutella

    Vu le 14 Juin 2017 (jour de sortie fr), en VF 2D, au UGC Part-Dieu.

    La bande annonce laissait bien présagé qu'il ne s'agissait pas que d'un simple remake du film de '99, mais bien d'un reboot, en vu de la création du Monsters Cinematic Universe. Je savais donc à quoi m'attendre : nouveaux persos, nouvelle histoire, nouveaux enjeux. Je me suis malheureusement laissé attendrir, par mon plus grand défaut au cinéma : j'adore les univers étendus.

    Rendons déjà à César ce qui est à César : ce film est moyen. Pas mauvais, ni médiocre, bien que certains points laissent sacrément à désirer. Cela n'en fait pas non plus un bon film. La réalisation est franchement pas terrible, et se contente d'appliquer sauvagement ce que d'autres ont fait pendant plus d'un siècle, sans jamais se triturer les méninges pour offrir un peu plus. Le fait de déplacer la quasi-intégralité de l'intrigue en Angleterre n'est pas non plus la meilleure idée qu'un scénariste ait pu apporter. Enfin, et plus grave encore, l'antagoniste de l'oeuvre est bâclée au possible, et n'apporte absolument RIEN de neuf avec lui. Ses motivations s'effacent dès la fin du flashback initial, qui raconte son passé dans l'Egypte antique. Pourquoi faire venir un Dieu sur Terre, alors qu'elle ne voulais que le pouvoir de gouverner ?

    En bref, ces quelques points auraient pu suffire à me dégoutter de l'oeuvre, et a en faire un produit totalement éphémère que j'auras très vite oublié... Mais voilà, ils se trouvent contrebalancés par pas mal de bonnes petites choses, et par deux énormes points positifs. Dans cette catégorie des petits éléments sympa, on trouve par exemple la BO, simple mais cool de Brian Tyler, la VF qui fait correctement son job, ou encore Jake Johnson aussi inutile que hilarant. L'humour du film est également un gros plus, tout comme ses effets spéciaux assez bien foutu !

    Mais véritablement, si j'ai pris un certain plaisir à regarder ce film, c'est grâce à deux acteurs/personnages :
    - Tom Cruise, toujours aussi génial en lui-même, et son perso, Nick Morton, très bien travaillé, qui tiens vraiment la quasi-totalité du film à lui tout seul. On pourrait même dire que, vu l'absence d'antagoniste, c'est son film à lui, et qu'il n'aurait jamais du d'intituler "La Momie"...
    - Mais surtout, c'est grâce à Russell Crowe, et à la géniale introduction d'Henry Jekyll et de son poto Hyde, que le film a pour moi pris toute sa saveur ! Quelques scènes fabuleuses ! :D