Mon Top : Stephen King

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8 livres

par -Alive-

Je ne suis pas fan de King, je veux dire au vrai sens de « fan ». En tout cas pas fan comme peuvent l’être ceux qui sautent sur toutes ses publications annuelles. Mais je lui reconnais un talent certain. C’est un maître dans son domaine. Alors pourquoi ne pas lire tous ses livres après tout ? Si ce n’est pas un défi officiel, c’est au moins un plaisir que je m’autoriserai dans mes prochaines années de lecture : lire chaque année un ou plusieurs King.

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  • 1

    Cujo (1981)

    Sortie : 1981. Roman.

    Livre de Stephen King

    De souvenir, c’est celui qui m’a laissé la plus forte impression. Celui où la situation affolante développée par King rejoint une réflexion amplement plus profonde sur ce qu’est l’horreur, l’horreur inévitable, le croquemitaine du placard, la peur sourde irrationnelle qui même lorsqu’elle devient palpable, reste inexpliquable. Le livre laisse au lecteur une sale impression nihiliste. Comme si cette histoire d’une mère et de son fils à la merci d’un chien enragé portait une charge universelle.
  • 2

    Christine (1983)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Stephen King

    De souvenir encore (et lui il y a vraiment longtemps que je l’ai lu), Christine tenait à la fois du récit pulp d’épouvante tout droit sortir d’un horror-comics et du grand roman psychologique. Je parlerais peut-être abusément d’une dimension dostoïevskienne, car je me souviens que King prenait le temps de raconter la lente évolution de son personnage, adolescent paumé habité par une passion criminelle et se muant petit à petit en fanatique pathétique. Et puis une voiture jalouse et meurtrière, c’est quand même sacrément cool.
  • 3

    Rage (1977)

    Sortie : 1977. Roman.

    Livre de Stephen King et Richard Bachman

    C’est un étrange livre qui doit en décevoir plus d’un. Un élève tue sa prof et prend sa classe en otage. Au fil du huis clos, la situation va évoluer et révéler la raison de cet acte et permettre aux adolescents de dire toute la rage sourde qui bouillonne dans leur quotidien. Une vraie salve contre-culturelle comme pouvait en faire King à ses débuts. On pourrait presque parler d’un Breakfast Club à la sauce Columbine. D’ailleurs après le célèbre massacre en 1999, l’auteur décida d’interrompre la publication du roman qu’on ne peut trouver qu’en occasion aujourd’hui (d’où l’ancienneté de la couverture).
  • 4

    Salem (1975)

    Salem's Lot

    Sortie : 1975. Roman.

    Livre de Stephen King

    C’est un beau pavé mais pas un grand roman. Rien de plus qu’un Dracula revu à la sauce King où Londres et remplacé par une petite ville du Maine. Je me souviens seulement de ma légère déception quant aux personnages un peu trop légers, mais quelques scènes de vampires m’ont fait froid dans le dos, comme celle de ce petit garçon mort la veille, qui revient la nuit à la fenêtre de la chambre de son meilleur ami. Tout le monde connaît la règle : on n’invite jamais un vampire à rentrer chez soi !
  • 5

    Running Man (1982)

    The Running Man

    Sortie : 1982. Roman.

    Livre de Stephen King et Richard Bachman

    Comme toute bonne dystopie, celle-ci contient une charge politique intéressante. Autant dire qu’Hunger Games pompe sans vergogne dans ce livre de King, sans jamais oser aller vers la violence inhérente à ce genre de récit. Après, vu mon exigence envers le genre dystopique, je trouve cette charge politique moindre comparée à d’autres œuvres SF. Et de toute façon, King préfère nous embarquer dans la fièvre de la course-poursuite. Un livre réussi dans sa forme donc, mais où le fond perd parfois un peu de sa puissance.
  • 6

    Écriture : Mémoires d'un métier (2000)

    On Writing : A Memoir of the Craft

    Sortie : . Autobiographie & mémoires et essai.

    Livre de Stephen King

    Le livre se divise en deux parties. La première est autobiographique, King nous raconte comment il est devenu romancier. La seconde tient du manuel d'écriture, l'auteur nous donne des conseils et nous dévoile sa technique pour écrire. Pour les fans, ce livre doit être un vrai régal. Pour les autres, comme moi, ça reste une lecture correcte mais sans grand intérêt. D'autant plus que King y tient un discours avec lequel je ne suis pas vraiment d'accord. Il donne sa vision de la littérature et ne se rend peut-être pas bien compte que ce faisant il la réduit. Pour lui un bon livre doit tout miser sur l'histoire, qui doit être originale, et sur les personnages. Je ne dis pas qu'il a tort, mais il n'a pas forcément raison. Imposez une règle en art, et il y aura toujours quelqu'un qui la transgressera avec génie.
  • 7

    Dolores Claiborne (1993)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Stephen King

    C'est un livre qui se démarque dans la bibliographie de King, par sa forme. Les fans, parait-il, ne manquent pas de souligner l'originalité de ce récit comme une qualité. Moi je trouve que King a du mal à tenir ses promesses. Tenir un monologue (confessions) d'une femme sur sa vie, lui permet de brosser un portrait réaliste et juste, mais l’entraîne dans un texte un peu trop long. Et pourtant, ça aurait été efficace avec une centaine de pages en moins. J'aurais aimé lire cette histoire en nouvelle.
  • 8

    Simetierre (1983)

    Pet Sematary

    Sortie : 1983. Roman.

    Livre de Stephen King

    Une catastrophe. C’est sidérant de voir que ce bouquin trône dans le haut du panier chez les lecteurs, car c’est une accumulation de tares. D’abord il y a ces énormes longueurs dans lesquelles nous entraîne constamment King – les personnages digressent sans arrêt, songent à des choses inutiles alors qu’ils sont en pleine action, expliquent reexpliquent des choses tout le temps, pour n’importe quoi. Puis il y a la cruelle absence de subtilité qui pousse King à nous surligner les détails pour qu’on comprenne leur importance, et les choix narratifs foireux qui l’entraîne à raconter les évènements avant qu’ils arrivent, ou à nous les raconter de manière détournée de sorte qu’aucune surprise ne vient habiter cette lecture. Certains me diront « oui mais King écrit des personnages intéressants, non ? ». Non. Vraiment. Au mieux, les personnages de Simetierre sont une belle image de catalogue. Clichés soignés, idéal de surface, famille modèle. Et finalement la seule réussite du livre sera de parler de la mort. Juste d’en parler largement, mais pas forcément de dire des choses intéressantes dessus. Car il faut se farcir 500 pages interminables avant d’atteindre un climax longuement attendu qui, je vous jure, est la fin la plus grotesque que j’ai lue chez King. On s’attend à une fin psychologique, à une horreur à taille humaine, mais non. On a du Chucky, un slasher débile, un massacre esquissé à vitesse grand V. Bref, c’est trop loooong, c’est mal écrit, c’est complètement con, et au mieux, c’est ponctué de deux ou trois scènes intéressantes.

    Ou peut-être que je lis des trucs vraiment trop excellents pour encore pouvoir trouver des qualités à Stephen King.